Région Rive-Sud-Suroît
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  • 22-06-2016 La réforme du RPC laisse la classe moyenne en plan

    Source : Ruth Rose et Michel Lizée économistes

    Le Réseau FADOQ souhaite partager l’analyse des économistes Ruth Rose et Michel Lizée au sujet de l’entente intervenue entre les ministres des Finances du fédéral et de huit provinces dans le cadre de la rencontre portant sur la bonification du Régime de pensions du Canada (RPC). Le Québec et le Manitoba ne se sont pas ralliés aux provinces signataires.

    En tant qu’organisation représentant le plus grand groupe d’aînés au Québec, le Réseau FADOQ considère qu’il est urgent que le Québec agisse pour stopper la progression de la pauvreté chez les aînés. C’est en octobre prochain que le Québec entreprendra sa propre consultation sur le Régime des rentes du Québec. Rappelons que six travailleurs sur dix n’ont pas de régime complémentaire de retraite de leur employeur et que les régimes publics constitueront l’essentiel de leur revenu de retraite.

    Le Réseau FADOQ est partenaire, avec plusieurs organisations, de l’Observatoire de la retraite afin que de réelles solutions émergent pour les retraités. Lire l'analyse

  • 16-06-2016 Les doyens du 1000 km portent le maillot de l’Énergie grise FADOQ!

    Source : Réseau FADOQ

    C’est avec beaucoup de fierté que l’équipe cycliste du Réseau FADOQ, l’Énergie grise, a pris ce soir le grand départ de Saguenay vers Montréal pour parcourir le circuit de 1000 km du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL). Bien que l’équipe se distingue d’année en année par l’âge de ses membres (50 ans et plus), l’Énergie grise compte les coureurs, homme et femme, les plus âgés de cette 8e édition du 1000 km. En effet, Guy Lussier a 71 ans et Hélène Jutras, 68 ans ! Tous les deux sont préretraités. Ils maintiennent une activité professionnelle tout en consacrant de nombreuses heures à l’activité physique. Lire le communiqué

  • 15-06-2016 Supplément de revenu garanti

    Le gouvernement fédéral a annoncé l'inscription automatique au Supplément de revenu garanti (SRG) pour tous les 65 ans et plus à compter de 2018. Vous êtes peut-être admissible à le recevoir en vous inscrivant dès maintenant. 

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  • 13-06-2016 Tournoi de hockey du Réseau FADOQ : Les Leafs de Trois-Rivières remettent leur prix au Centre prévention suicide les Deux Rives

    Source : Réseau FADOQ

    Les Leafs de Trois-Rivières ont remis 900 $ pour soutenir la mission et les activités du Centre prévention suicide les Deux Rives. Représentée par son capitaine Alain Tremblay, l'équipe ayant remporté le premier prix de la division 60 ans et plus lors de l'édition 2016 du tournoi de hockey du Réseau FADOQ, la Coupe du Québec 50+, est heureuse de contribuer ainsi à la prévention du suicide dans la région. La remise du chèque s'est faite dans les locaux du Centre prévention suicide les Deux Rives en compagnie du directeur de l’organisme trifluvien, Luc Massicotte et du président du Réseau FADOQ, Maurice Dupont.

     Don

    Légende : Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ - Alain Tremblay, capitaine des Leafs - Luc Massicotte, directeur général, Centre prévention suicide les Deux Rives

     

  • 03-06-2016 Loi modifiant le Code civil du Québec afin de protéger les droits des locataires ainés : une victoire pour les aînés à faible revenu

    Quatre des principales associations d’aînés et de retraités du Québec unissent leurs voix pour souligner le travail entamé en 2015 par la députée de Gouin, Françoise David et la collaboration du gouvernement du Québec sur les droits des locataires aînés. L’adoption du projet de loi 492, Loi modifiant le Code civil du Québec afin de protéger les droits des locataires ainés, représente un avancement considérable pour les aînés à faible revenu. Ce projet de loi modifie les conditions de la reprise de logement et de l’éviction prévues dans le Code civil afin de protéger les droits des aînés.

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  • 30-05-2016 Enfin l’inscription automatique au Supplément de revenu garanti! Le Réseau FADOQ crie victoire

    Le Réseau FADOQ crie victoire pour les milliers d’aînés à faible revenu qui pourront finalement recevoir la prestation du programme de Supplément de revenu garanti (SRG) à laquelle ils ont droit, grâce à l’inscription automatique promise à partir de 2018 par le gouvernement fédéral. « Nous aurions préféré que cette démarche puisse se faire dès maintenant. Néanmoins, nous nous réjouissons de cet aboutissement très attendu, pour lequel nous militons depuis une dizaine d’années », déclare Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ. En attendant cette date, l’organisation tentera par tous les moyens de joindre le plus de personnes admissibles possible et de les inciter à s’inscrire elles-mêmes. « Comptez sur nous pour propager la bonne nouvelle et pour surtout sensibiliser les aînés ayant droit à la prestation de s’inscrire sans plus tarder », ajoute Maurice Dupont.

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    Le Réseau FADOQ crie  victoire pour les milliers d’aînés à faible revenu qui pourront finalement recevoir la prestation du programme de Supplément de revenu garanti (SRG) à laquelle ils ont droit, grâce à l’inscription automatique promise à partir de 2018 par le gouvernement fédéral. « Nous aurions préféré que cette démarche puisse se faire dès maintenant. Néanmoins, nous nous réjouissons de cet aboutissement très attendu, pour lequel nous militons depuis une dizaine d’années », déclare Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ. En attendant cette date, l’organisation tentera par tous les moyens de joindre le plus de personnes admissibles possible et de les inciter à s’inscrire elles-mêmes. « Comptez sur nous pour propager la bonne nouvelle et pour surtout sensibiliser les aînés ayant droit à la prestation de s’inscrire sans plus tarder », ajoute Maurice Dupont.

  • 10-05-2016 Feux à Fort McMurray : Le Réseau FADOQ pose un geste concret de solidarité

    Source : Réseau FADOQ

    Solidaire de la population de Fort McMurray et avec une pensée particulière pour les aînés de cette communauté, le Réseau FADOQ remet 2000 $ à la Société canadienne de la Croix-Rouge afin d’atténuer les impacts des feux sur les sinistrés rudement éprouvés par la catastrophe sans précédent qui sévit dans cette région de l’Alberta.

    Pour soutenir les efforts de la Société canadienne de la Croix-Rouge, vous pouvez vous aussi faire un don en cliquant ici

  • 05-05-2016 Frais accessoires : Le Réseau FADOQ exige une action immédiate et concrète pour les patients

    Source : Réseau FADOQ

    Deuxième volte-face aujourd’hui du ministre de la Santé du Québec à la suite du recours judiciaire déposé à la Cour fédérale hier par le procureur du Réseau FADOQ Me Jean-Pierre Ménard, Ad. E., avocat spécialisé dans la défense des droits des patients, pour forcer le gouvernement du Canada à faire cesser la pratique des frais accessoires. En effet, le ministre Barrette a annoncé qu’il souhaitait interdire les frais accessoires d’ici l’été dans le cadre de négociations avec les fédérations de médecins. Cette simple déclaration n’est cependant pas suffisante pour faire cesser la surfacturation actuelle des frais accessoires qui continuent à être payés par les patients du Québec.

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  • 03-05-2016 Conférence de Presse : Frais accessoires

    Le Réseau FADOQ et des patients qui ont dû payer des frais accessoires illégaux déposent un recours judiciaire contre le gouvernement du Canada pour faire cesser la pratique illégale des frais accessoires. La requête a été déposée en leur nom par Me Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé dans la défense des droits des patients. Une conférence de presse, organisée par le Réseau FADOQ, a présentement lieu pour expliquer les enjeux considérables de cette démarche.

    Conférence de presse

    De gauche à droite : Dr Hugo Viens - Association médicale du Québec, Dr Brian Hutchinson - Canadian
    Doctors for Medicare, Lucie Levasseur - Syndicat canadien de la fonction publique, Danis Prud’homme -

    Réseau FADOQ, Me Jean-Pierre Ménard - Ménard, Martin avocats

    Crédit photo : Louis-Étienne Doré

  • 03-05-2016 FRAIS ACCESSOIRES - Recours judiciaire pour forcer le gouvernement fédéral à faire cesser la pratique des frais accessoires immédiatement

    Source : Réseau FADOQ

    « En ayant recours à la voie judiciaire, nous souhaitons forcer l’intervention de la ministre fédérale dans le dossier des frais accessoires au Québec, pour faire appliquer la Loi canadienne sur la santé (LCS) », clame le Réseau FADOQ, à titre de requérant, appuyé par des dizaines d’organisations de la société civile, syndicales, de patients, de médecins, etc. Une requête en mandamus a donc été déposée hier devant la Cour fédérale du Canada par Me Jean-Pierre Ménard Ad. E., avocat spécialisé dans la défense des droits des patients. Le but d’une telle requête est de forcer, par ordonnance d’un tribunal, une autorité publique (ici, la ministre de la Santé du Canada) à accomplir un devoir que la loi lui impose. Dans notre cas, la ministre a l’obligation d’empêcher la surfacturation de frais accessoires.

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  • 14-04-2016 Dix questions pièges sur la vie en condo

    Agnès Delavault - Protégez-vous

    Assemblée annuelle, frais de condo, rénovations, droit de vote lors des assemblées… La vie en condo n’a pas de secrets pour vous? Prouvez-le en répondant à ce quiz!

    1. Vous êtes locataire et vous souhaitez acheter un condo. Pour connaître votre capacité de payer, il suffit de faire le calcul en vous basant sur le montant de votre loyer mensuel.

    C'est faux. Il ne suffit pas de prendre en compte le montant de votre loyer pour évaluer votre capacité de payer. Vos futurs frais de logement comprendront le remboursement du prêt hypothécaire, les frais de condo, les taxes foncières et l’assurance.

    2. La déclaration de copropriété est un contrat.

    C'est vrai. La déclaration de copropriété est un contrat qui lie tous les copropriétaires. On y trouve entre autres les conditions d’utilisation des parties communes et des condos, ainsi que les droits et obligations des copropriétaires.

    3. Lorsqu’on vit dans une petite copropriété où tout le monde s’entend bien, il n’est pas obligatoire de tenir une assemblée générale annuelle.

    C'est faux. L’obligation de tenir une assemblée générale annuelle vaut pour toutes les copropriétés, petites ou grandes. C’est à ce moment que sont discutés et votés le budget, les frais de condo, les travaux d’entretien, etc.

    4. En copropriété, il est interdit d’utiliser un barbecue sur son balcon.

    C'est vrai et faux. Tout dépend du règlement de l’immeuble inclus dans la déclaration de copropriété. Certaines copropriétés autorisent les barbecues, d’autres non. C’est pourquoi il est important de bien consulter la déclaration de copropriété avant de faire l’acquisition d’un condo.

    5. Lors de l’assemblée générale, chaque copropriétaire dispose du même nombre de voix.

    C'est faux. En copropriété, le principe d’une personne un vote ne s’applique pas. Chaque copropriétaire détient un nombre de voix proportionnel à la valeur relative de sa fraction et à sa quote-part des parties communes. Le nombre de voix tient donc compte du logement et des parties communes conformément à ce qui est indiqué dans l’acte constitutif de la déclaration de copropriété.

    6. Un copropriétaire peut perdre son droit de vote s’il ne paie pas ses frais de condo depuis deux mois.

    C'est faux. La perte automatique du droit de vote est un outil mis à la disposition du syndicat de copropriété pour sanctionner un copropriétaire qui ne paie pas ses frais de condo depuis plus de trois mois.

    7. Des frais de condo bas signifient que la copropriété est bien gérée et sont un avantage indéniable pour de futurs acheteurs.

    C'est faux. Généralement, des frais de condo bas signifient que les réserves du fonds de prévoyance sont maigres. En cas de travaux importants à réaliser, les copropriétaires risquent de faire face à des cotisations surprises qu’ils n’auront peut-être pas les moyens de payer. Avant d’acheter un condo, il est essentiel de consulter l’étude du fonds de prévoyance et le plan de financement qui en découle. Vous ne voulez pas payer pour des travaux découlant d’une usure antérieure à votre arrivée et voir le vendeur s’en tirer avantageusement en ayant payé des frais de condos peu élevés.

    8. À l’intérieur de votre logement (partie privative), vous pouvez faire les rénovations que vous souhaitez sans consulter les autres copropriétaires.

    Vrai et faux. Tout dépend de la nature des travaux. Si les travaux que vous envisagez risquent d’avoir un impact sur les droits des autres copropriétaires, ils doivent être approuvés par l’assemblée générale des copropriétaires. Par exemple, si vous décidez d’abattre un mur pour agrandir une pièce, il est possible que la cloison en question soit un mur porteur. Sa modification pourrait affecter l’ensemble du bâtiment. En revanche, si vous décidez de changer vos armoires de cuisine, vous devriez pouvoir le faire sans demander l’autorisation des autres copropriétaires.

    9. Comme l’ensemble de la copropriété est protégé par une couverture d’assurance qui intègre les parties communes et les parties privatives, les copropriétaires ne sont pas obligés d’avoir une assurance habitation personnelle.

    C'est faux. Les copropriétaires doivent se protéger contre les risques affectant leurs biens et leur responsabilité civile. Si un copropriétaire est responsable d’un sinistre, le syndicat et les autres copropriétaires ayant subi des dommages pourront lui réclamer une indemnisation. D’où l’importance d’avoir une assurance.

    10. Si vous n’êtes pas présent lors de l’assemblée générale, vous n’avez pas le droit de prendre part au vote des questions inscrites à l’ordre du jour.

    C'est faux. La procuration vous permet de vous faire représenter par un mandataire si vous ne pouvez pas assister à l’assemblée générale des copropriétaires. Vous pouvez nommer qui vous voulez comme mandataire, à condition que cette personne soit majeure.

  • 14-04-2016 Barrette s'engage à investir dans les soins à domicile... un jour

    Élisabeth Fleury - Le Soleil

    Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, convient que Québec doit en faire plus en matière de soins à domicile et assure que «si des marges [budgétaires] se dégagent, elles iront spécifiquement dans la prise en charge des personnes âgées».

    «Ce que les oppositions veulent, c'est créer des situations déficitaires. Elles n'ont aucun intérêt à être rationnelles, nous, on l'est», a déclaré le ministre Barrette en mêlée de presse, mercredi, avant de convenir qu'il fallait effectivement en faire plus pour les soins à domicile, «ça, il n'y a aucun doute là-dessus».

    «Mais est-ce qu'il y a quelqu'un qui pense que de la poudre de perlimpinpin, ça paie des employés? Il faut payer les gens et avoir les moyens de les payer, et ça, ça passe par l'équilibre budgétaire», a martelé le ministre de la Santé, accusant son prédécesseur péquiste, Réjean Hébert, d'avoir «fait des accroires du père Noël» en mettant sur la table «un projet [le livre blanc sur l'assurance autonomie] non financé».

    Mercredi, le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) ont réagi à la sortie de la FADOQ, de la Fédération interprofessionnelle de la santé, du Conseil pour la protection des malades, du Regroupement des aidants naturels et de l'avocat spécialisé en santé Jean-Pierre Ménard démontrant les lacunes dans l'accès aux soins à domicile pour les aînés.

    «Les services publics ne sont pas en mesure de fournir l'entièreté de ces soins dans les délais prescrits, ce qui crée des listes d'attente et des bris de service. Les aînés n'ont d'autre choix que de se procurer ces services essentiels à leur maintien à domicile au privé», résument les organismes dans un communiqué. Selon leur enquête, environ 16 500 personnes âgées seraient en attente de soins à domicile, et le temps d'attente serait de 6 à 12 mois.

    En point de presse, le PQ a rappelé que l'investissement de 60 millions $ annoncé cette année par le ministre de la Santé était «bien en deçà» de la promesse électorale des libéraux, qui s'étaient engagés pour 150 millions $ par année pendant cinq ans. «Le 60 millions $, ça correspond déjà à 390 millions $ de retard qui n'est pas là», a calculé la députée Diane Lamarre, porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé.

    «C'est un mauvais calcul de la part du ministre, parce qu'il y a des économies à faire si on déploie adéquatement les soins à domicile», a ajouté Mme Lamarre, soulignant que les patients qui ne reçoivent pas chez eux les soins requis par leur condition risquent d'aboutir à l'urgence (et donc de coûter plus cher au système de santé).

    Le porte-parole de la CAQ en matière de santé, François Paradis, estime lui aussi qu'il faut investir «massivement» dans les soins à domicile. «Il y a des solutions. Avec la désincorporation des médecins, on peut aller chercher facilement 150 millions au fédéral et au provincial qui pourraient être injectés directement dans les soins à domicile», a réitéré le député de Lévis.

     

  • 13-04-2016 Soins à domicile : Demandez et vous recevrez peu…ou pas !

     Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, le Conseil pour la protection des malades (CPM), le Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ) et Me Jean-Pierre Ménard démontrent l’impact des lacunes d’accès aux soins à domicile pour les aînés à partir d’un portrait type d’une personne dont l’état requiert des soins. Le premier portrait concerne une personne de 78 ans présentant une perte d’autonomie légère (profil 3 selon le Système de mesure de l’autonomie fonctionnelle (ISO-SMAF)). Nous avons ensuite analysé les besoins d’une personne de 85 ans ayant un profil plus lourd et présentant des pertes cognitives (profil 8). À titre d'exemple, les personnes admises en CHSLD ont généralement un profil ISO-SMAF de 11 ou plus.

    Quelques données
    Le portrait de notre dame dont les besoins sont évalués en fonction du profil 3 nécessite 10 heures d’aides à la vie domestique (AVD) et 12 à la vie quotidienne (AVQ) par mois. N’étant pas admissible à l’aide provenant des services publics, elle doit combler en achetant ses services auprès d’organisations privées et subventionnées. En ce qui concerne le portrait du profil 8, l’évaluation des besoins lui prescrirait 70 heures de services par mois. Les services publics lui assureraient 45 heures, elle devrait quand même combler 25 heures. Dans les deux cas, selon le budget simulé de cette personne, elle aurait un manque à gagner d’une centaine de dollars par mois.

    Simulation complète

    Impact majeur
    « L’évaluation détermine le nombre d’heures de soins et d’aide requis pour des personnes qui sont en perte d’autonomie à des degrés divers. Or, les services publics ne sont pas en mesure de fournir l’entièreté de ces soins dans les délais prescrits, ce qui crée des listes d’attente et des bris de service. Les aînés n’ont d’autres choix que de se procurer ces services essentiels à leur maintien à domicile au privé, d’où la privatisation des soins aux aînés. Avec ces portraits nous démontrons, une fois de plus, l’impact du désengagement de l’État à l’égard des aînés en perte d’autonomie », soutiennent les porte-parole des organisations présentes.

    Revendications
    « Le ministre de la Santé dit que le maintien à domicile est une priorité. Mais ce n’est pas vrai qu’avec les 60 millions de dollars annoncés lors du dernier budget, les aînés en perte d’autonomie, les proches aidants et les intervenants de première ligne pourront souffler ! »,font remarquer les organisations. L'insuffisance et la difficulté d'accès aux soins à domicile ont des impacts très importants sur les droits des patients. Nous revendiquons une nouvelle politique publique de maintien à domicile soutenue par un financement adéquat et récurrent et une garantie de services et de soins mieux encadrés pour assurer une qualité de vie adéquate aux personnes parmi les plus vulnérables de notre société.

  • 12-04-2016 Les vertus de la généalogie

    Martine Desjardins, L’acutalité

    Mou­rir par curiosité est une œuvre de maturité, visiblement nourrie par l’expérience de l’auteure.

    S’il existe des thérapies par le rire, les animaux ou la musique, pourquoi n’y aurait-il pas aussi des thérapies par la généalogie ? Après tout, le récit de notre filiation forge, dès l’enfance, une partie de notre identité.

    Christiane Duchesne en sait sûrement quelque chose, elle qui met souvent en scène des grands-parents dans ses romans jeunesse (elle en a écrit une soixantaine, en plus d’avoir traduit quelque 700 albums illustrés). Son quatrième roman pour adultes, Mou­rir par curiosité, est une œuvre de maturité, visiblement nourrie par son expérience propre, qui montre de façon lumineuse les vertus des racines et leurs pouvoirs merveilleux.

    Toute l’action se passe dans une chambre d’hôpital où, pendant 40 jours, un adolescent gît totalement paralysé mais pleinement conscient, après avoir été victime d’un accident. Passionné de science, de planche à roulettes et de danse classique, Emmanuel sait qu’il risque de ne jamais recouvrer l’usage de ses jambes et il ne voit aucune raison valable de s’éveiller de son « coma ». À cet égard, il est emblématique de tous ces jeunes vissés à leur écran, isolés, renfermés, incapables de communiquer leurs émotions et leurs sentiments.

    Comme une fée marraine, la grand-tante Rose veille à son chevet. Habituée à s’occuper des cas lourds dans les écoles, elle entreprend d’aider Emmanuel à sortir de son silence et de son immobilité en lui racontant des histoires. Mais pas n’importe lesquelles : celles de ses ancêtres les plus singuliers. Ésaü le bossu, Onésime le revenant, Aurore l’amnésique, Marcel le meurtrier, Anasthésie enlevée par les bohémiens, Ismaël l’inventeur des lunettes fumées — sans oublier le grand-père, mort assommé par une oie gelée…

    Le charme et l’enchantement de ces contes sont si irrésistibles qu’il est impossible d’en ignorer le message : c’est par les histoires de sa famille qu’un enfant prend racine et qu’il peut ensuite établir un lien significatif avec les autres générations. À vos arbres généalogiques, donc.

  • 11-04-2016 Maladie d’Alzheimer : pourquoi la personne ne reconnaît plus ses proches?

    Institut universitaire de gériatrie de Montréal

    Souffrir de la maladie d’Alzheimer, ce n’est pas seulement oublier des événements, c’est aussi ne plus reconnaître les personnes qui nous sont chères. Cette étape accroît le fossé séparant la personne atteinte de ses proches. Une étude vient de démontrer que la maladie d’Alzheimer, au-delà des troubles de la mémoire, touche également la perception visuelle des visages. Cette explication aide les proches à mieux comprendre ce moment douloureux, et pourrait aboutir à de nouvelles méthodes pour le retarder.

    Les travaux de l’équipe du Dr Sven Joubert, Ph. D., chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal et professeur au Département de psychologie à l’Université de Montréal, seront publiés demain dans le Journal of Alzheimer’s Disease.

    La perception des visages joue un rôle fondamental dans la communication humaine. C’est pourquoi l’Homme a développé une expertise spécifique pour détecter et identifier très rapidement un visage. Cette faculté reposerait sur la capacité de percevoir un visage comme un tout. Cette perception globale se distingue d'une analyse locale et détaillée qui permet de percevoir les éléments individuels d'un visage (yeux, nez, bouche, etc.). La présente étude a démontré que la capacité à percevoir un visage de manière globale serait altérée par la maladie d’Alzheimer.

    L’équipe de Montréal a étudié la capacité de percevoir des photographies de visages et de voitures à l'endroit et à l’envers, chez des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et chez des personnes âgées en bonne santé. Le Dr Joubert explique les résultats : « Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ont obtenu des résultats semblables à ceux du groupe contrôle en ce qui concerne l'exactitude des réponses et la vitesse de traitement des visages et des voitures à l’envers. Pour ces tâches, le cerveau doit traiter les informations perçues par l’œil de manière analytique et locale, en analysant les différentes composantes de l'image. Par contre, les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer étaient beaucoup plus lentes et commettaient plus d’erreurs que les personnes en bonne santé pour les visages à l’endroit. Ceci nous porte à croire que c’est précisément la reconnaissance globale du visage qui est altérée. Par ailleurs, les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer avaient des performances normales en ce qui concernait la reconnaissance des voitures à l'endroit et à l’envers, ce qui suggère que les difficultés de perception visuelle concernent spécifiquement les visages dans la maladie. » Cet effet est d’autant plus surprenant qu‘il est observé à un stade léger de la maladie.

    L'étude du Dr Joubert permet de mieux expliquer la nature des difficultés rencontrées par les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer à reconnaître des personnes familières (personnes proches, personnalités connues, etc.). La mise en évidence que la difficulté à reconnaître les visages pourrait provenir d’une difficulté de perception globale, et non pas seulement d’un trouble de la mémoire, ouvre la voie à la mise en place d’autres types de stratégies pour que les patients reconnaissent leurs proches plus longtemps, tels que travailler sur la reconnaissance des particularités des visages ou s’appuyer sur d’autres sens (reconnaître la voix), etc.