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  • 10-07-2014 L’âgisme au Québec : inacceptable

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ s’insurge contre les propos tenus hier par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, demandant au père de l’assurance maladie, Claude Castonguay, de prendre sa retraite. L’organisme, qui représente 315 000 personnes de 50 ans et plus au Québec, considère que le ministre a nettement fait preuve d’âgisme et lui demande de retirer ses paroles par respect pour tous les aînés.

    « Il est inacceptable qu’en 2014, il y ait encore ce genre de propos et pire encore qu’ils viennent du ministre de la Santé. Le gouvernement doit donner l’exemple et non entretenir des préjugés sur les aînés comme l’a fait hier le ministre Barrette. Les aînés ne sont pas des citoyens de deuxième classe, qu’on se le dise », dénonce Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ.

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  • 10-07-2014 Ouverture officielle du 4e Festival international de pétanque de Trois-Rivières

     

    Source : Réseau FADOQ

     

     

     

    C’est au milieu des 50 terrains déàgrouillants d’activitédu Parc des Ormeaux (secteur Cap-de-la-Madeleine) qu’aura lieu l’ouverture officielle du 4e Festival international de pétanque de Trois-Rivières, le lundi 14 juillet, à 11 heures.

    Prendront la parole lors du lancer protocolaire : Pierre-Michel Auger, député provincial de Champlain, Robert Aubin, député fédéral de Trois-Rivières, Maurice Dupont, président du RéseauFADOQ et Paul Blanchette, du comité organisateur.

     

    Du 11 au 20 juillet, 2500 joueurs d’Europe, des Éats-Unis, du Canada et du Québec sont attendus àce Festival qui regroupe des joueurs de péanque de tous les niveaux, beau temps, mauvais temps. Plus de 10 000 $ seront remis en bourses au cours de l’événement.

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  • 02-07-2014 Une ligne 24 heures sur 24 pour les animaux mais pas pour les aînés

    Johanne Roy, Journal de Québec

    Le gouvernement québécois met en place une ligne téléphonique sans frais accessible 24 heures sur 24 pour les animaux, alors que la ligne Aide Abus Aînés ne peut être jointe qu’entre 8 h et 20 h, dénonce le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU).

    «Tante Alice doit choisir ses heures pour demander de l’aide à la ligne Aide Abus Aînés, mais elle peut dénoncer à toute heure du jour ou de la nuit la maltraitance dont est victime la chèvre de M. Séguin», s’insurge le directeur général du RPCU, Pierre Blain.

    Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), Pierre Paradis, a annoncé, lundi, la création de la ligne 1 844 ANIMAUX, qui permet de communiquer en tout temps directement avec les représentants du MAPAQ, afin de signaler une situation susceptible de mettre en danger la santé et la sécurité d’un animal.

    Cette triste ironie rappelle l’importance d’un accès permanent à des services de soutien pour les aînés vulnérables et les jeunes victimes d’intimidation, affirme M. Blain, soulignant au passage que la ligne Gai Écoute est uniquement accessible de 8 h à minuit.

    Priorités gouvernementales

    «Sans rien enlever à l’enjeu du bien-être animal, nous estimons que les aînés vulnérables et les jeunes victimes d’intimidation doivent faire partie des priorités gouvernementales. Nous recommandons au Forum sur la lutte contre l’intimidation d’accorder le financement nécessaire aux lignes d’écoute téléphonique qui viennent en aide à la population, afin d’étendre les heures de service 24 heures sur 24», exhorte M. Blain.

    Il fait en outre remarquer que ces services d’aide ont une incidence réelle sur la santé physique, la santé mentale et la vie des personnes en difficulté. Ils sont parfois leur seul recours et même le dernier recours dans certains cas.

  • 30-06-2014 Jamais trop tard

    Ariane Krol, La Presse

    Bonne nouvelle, les années d'études peuvent retarder l'apparition de troubles cognitifs durant la vieillesse. Meilleure nouvelle encore: exercer un travail suffisamment complexe - ou se livrer à des activités stimulantes à un âge plus avancé - peut compenser une scolarisation moins élevée, montre une recherche menée à la célèbre Clinique Mayo.

    Près de 2000 résidants du Minnesota âgés de 70 à 89 ans ont participé à l'étude publiée la semaine dernière dans la revue scientifique JAMA Neurology. Aucun ne souffrait de démence, mais un peu plus du quart étaient porteurs du gène apo E4, qui augmente le risque d'être atteint de la maladie d'Alzheimer. Les résultats sont particulièrement frappants chez ces derniers. Maintenir un niveau de stimulation intellectuelle élevé tout au long de leur vie pourrait retarder l'apparition des troubles cognitifs de près de neuf ans, constatent les auteurs.

    Les chercheurs ont pris deux mesures de la stimulation intellectuelle. La première est une combinaison du niveau de scolarité et de l'occupation principale à l'âge adulte. La seconde tient compte des activités cognitives de 50 à 65 ans et dans les 12 mois précédents. Ils ont ensuite évalué la performance cognitive avec une batterie de neuf tests.

    Les résultats concordent avec ceux d'autres études montrant que l'éducation, le travail et les activités stimulantes peuvent exercer un effet protecteur contre le déclin des facultés cognitives et l'alzheimer. Toutefois, les distinctions et comparaisons entre les années de formation-travail et les activités à un âge plus avancé ajoutent un éclairage particulièrement intéressant.

    L'impact positif d'un diplôme avancé (quatre ans d'études postsecondaires ou plus) est un argument supplémentaire en faveur de l'éducation. Par contre, l'éducation et l'occupation principale ayant le même poids dans la première mesure, un individu ayant seulement terminé son secondaire (niveau de scolarité moyen) mais occupant une profession spécialisée (niveau d'occupation élevé) est considéré comme ayant un degré d'activité intellectuelle relativement élevé. De même, un entrepreneur qui mène plusieurs tâches de front aura une note moyenne-élevée à la composante occupation, peu importe le temps passé sur les bancs d'école.

    Les activités auxquelles une personne s'adonne à un âge avancé ont en général moins d'impact. Cependant, les personnes ayant un faible niveau de scolarité ou d'emploi en tirent de plus grands bénéfices, montre l'étude. Chez les porteurs du gène apo E4 qui s'y adonnent au moins trois fois par semaine, ces activités pourraient retarder l'apparition des troubles cognitifs de plus de trois ans. Pour le reste de la population, l'effet protecteur serait de plus de sept ans.

    Lire des livres ou des magazines, faire de la musique, de l'informatique ou des menus travaux, participer à des jeux ou à des activités artistiques ou sociales sont autant de sources de stimulation recommandées. On peut imaginer plus triste comme prescription.

  • 30-06-2014 Aide médicale à mourir: rien n’est joué

    Alain Vadeboncoeur, L’actualité

    La loi n’est pas tant un aboutissement qu’un début. Ce n’est pas demain qu’on verra les médecins pousser sur le piston de la seringue pour permettre à un patient de terminer dans la dignité une vie devenue insupportable.

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    Suite à l’adoption du projet de loi portant sur l’aide médicale à mourir, l’ex-ministre Véronique Hivon se disait heureuse du dénouement, « un résultat fort et éloquent. » Sans doute, mais les plus gros défis sont encore devant nous.

    Associée depuis le début à ce projet novateur et courageux, la députée a d’excellentes raisons de se réjouir : la qualité du projet, l’absence de politique partisane tout au long du parcours et la grande ouverture marquée par les parlementaires sont autant d’exemples de politique éclairée qu’on aimerait observer plus souvent.

    Après réflexion, j’ai moi-même appuyé le projet, vu l’importance de donner toute la place au choix du patient dans ces circonstances extrêmes. Dans le contexte bien décrit par le texte de loi, le patient devrait choisir ce qu’il advient de sa vie – et de sa mort – puis recevoir l’aide appropriée pour que ce choix se réalise.

    Mais comme l’a fait remarqué à l’ex-ministre Hivon un de mes collègues, le gériatre David Lussier, spécialiste de la prise en charge de la douleur, la loi n’est pas tant un aboutissement qu’un début. Je suis d’accord avec lui : ce n’est pas demain qu’on verra les médecins pousser sur le piston de la seringue pour permettre à un patient de terminer dans la dignité une vie devenue insupportable.

    La loi : avancées essentielles

    Bien sûr, la loi réalise des avancées importantes; mais pour chacun des gains, on ne pourra éviter les effets collatéraux. Soulignons d’abord l’importance de la proposition d’étendre l’offre en soins palliatifs, qui devront dorénavant être offerts dans tous les établissements.

    Du côté positif, la loi définit et encadre juridiquement ce qui se faisait déjà, mais de manière plus ou moins cachée; elle permettra ainsi aux médecins d’accélérer la fin de vie quand le patient juge son état insupportable et en fait la demande, dans un cadre qui met en place toutes les balises requises pour éviter les dérapages.

    Ensuite, elle donne au médecin traitant un rôle central dans cette décision conjointement établie – comme toutes les décisions médicales complexes – de mettre fin aux jours en cas de souffrance insupportable, ce qui est très bien.

    Par ailleurs, elle oblige les établissements de santé à offrir l’aide médicale à mourir, quitte à demander à un autre médecin – et sans doute à le désigner pour ce rôle – d’agir pour assurer l’accès si le médecin traitant ne souhaite pas y participer.

    Enfin, elle établit des procédures et règles de fonctionnement claires pour assurer que la décision d’aider les patients à mourir rencontre un certain nombre d’obligations, notamment que ce soit une demande libre de toute pression externe et qu’elle soit validée par un second médecin.

    Sur papier, cet encadrement et les processus décrits apparaissent bien conçus, pertinents et pétris d’humanisme. Mais dans la réalité, j’ai bien peur que ce ne soit plus complexe.

    Les médecins suivront-ils?

    Comme la plupart des gens, les médecins ne souhaitent pas contrevenir aux lois. Or, malgré les assurances données par les gouvernements successifs du Québec, la loi sur l’aide médicale à mourir entre bel et bien en contradiction avec le Code criminel canadien, même si les soins sont de juridiction provinciale.

    L’euthanasie demeure en effet un meurtre (prémédité), avec les conséquences connues : la possibilité de prison à vie. On sait que le procureur général du Québec demeure responsable de l’application de la loi et peut ou non décider d’engager des poursuites.

    Mais je crains que l’assurance qu’il n’y aura pas de poursuites ne soit pas suffisante pour rassurer les médecins. D’autant plus qu’il n’y a pas de prescription pour les actes criminels et qu’un gouvernement québécois pourrait toujours, en théorie, penser un jour autrement.

    Ce doute est renforcé par l’attitude belliqueuse des groupes sociaux minoritaires qui ont combattu l’adoption du projet et continueront de le combattre juridiquement, s’il le faut jusqu’en Cour suprême, semble-t-il. Nul doute qu’ils suivront de très près tout développement allant dans le sens d’une aide médicale à mourir et feront tout un boucan pour manifester publiquement leur désaccord, ce qui fera pression sur les pouvoirs politiques et judiciaires.

    Une pression qui trouver une oreille attentive à Ottawa, parce que visiblement, le gouvernement Harper n’entend pas laisser passer sans réagir des gestes médicaux contraires à la loi fédérale. On souligne d’ailleurs que la loi québécoise reste en contradiction avec le Code criminel. « Respecter les sanctions existantes du Code criminel » est d’ailleurs le conseil donné par le ministre Peter McKay aux médecins, ce qui n’est guère rassurant.

    Je parie que les médecins, même les mieux disposés, seront hésitants à avancer sur ce terrain miné; on ne défie pas une loi criminelle impunément et les médecins sont naturellement prudents.

    Quant aux autres partis fédéraux – sauf le Bloc québécois –, ils ont une position pour le moins mitigée, le NPD soulignant une contradiction possible entre les lois québécoises et le Code criminel et Justin Trudeau souhaitant obtenir d’abord un avis de la Cour suprême. Comme quoi le sujet est très sensible au Canada anglais, où ni les médecins ni la population ne semblent prêts à bouger aussi rapidement que le Québec dans la direction choisie.

    Je suis aussi curieux de voir la position des assureurs des médecins sur la question : appuieront-ils la pratique d’un geste condamné par le droit criminel canadien, par exemple en cas de poursuite civile? Il serait intéressant qu’ils se prononcent à ce sujet, les médecins agissant rarement contre l’avis de leur assureur.

    Même ceux qui pratiquaient de temps en temps, on s’en doute, une forme d’euthanasie à l’abri des regards pourraient se retrouver dans une position plus difficile, puisque la loi propose un encadrement qui les obligerait dorénavant à mettre de la lumière sur ces gestes médicaux.

    Il faut clarifier le contexte juridique

    L’obligation faite aux établissements de rendre disponible l’aide médicale à mourir pourrait se heurter à une résistance plus ou moins ouverte des médecins, qui craindraient de s’avancer sur ce terrain alors qu’ils seront nécessairement au cœur de ces décisions médicales.

    Le ministre de la Santé, le docteur Gaétan Barrette, qui a non seulement fait adopté le projet, mais l’avait solidement appuyé auparavant comme président de la FMSQ et compte bien le défendre bec et ongles, se veut rassurant : « Il n’y aura pas de poursuite intentée au Québec pour des gens qui pratiquent l’aide médicale à mourir ».

    Au-delà d’établir cette position de principe, le ministre devrait demander à Ottawa, voire à la Cour suprême, d’émettre une position claire sur le sujet, s’il veut que le texte législatif adopté au Québec amène des gestes concrets de ses collègues sur le terrain.

    Ni le code de déontologie du Collège des médecins ni le serment des nouveaux médecins ne proscrivent l’euthanasie, comme je l’avais montré dans cette comparaison avec le serment d’Hippocrate. Mais son président, le docteur Charles Bernard, s’est montré visiblement prudent en entrevue: « Nous, notre message, c’est qu’on ne fait rien tant que toutes les étapes ne sont pas prêtes et franchies et que les contestations légales ne sont pas terminées. »

    Après avoir appuyé le projet, le Collège devrait rassurer ses membres en spécifiant dans son code que les pratiques visant l’aide médicale à mourir sont conformes à la déontologie quand elles sont exercées dans le respect des lois existantes.

    Bref, nous ne sommes pas à la fin, mais bien au début de quelque chose qui ne sera pas facile à implanter sur le terrain.

  • 30-06-2014 Début de l’épargne-retraite pour tous

    Rémi Leroux - Protégez-vous

    Le Régime volontaire d’épargne-retraite (RVER) entre en vigueur le 1er juillet 2014. Voici comment vous pouvez en bénéficier… si vous en avez envie.

    Au Québec, un travailleur sur deux n’a pas de régime de retraite offert par son employeur. Avec le RVER, le gouvernement du Québec souhaite que tous les travailleurs aient accès à un régime de retraite collectif peu coûteux afin de maximiser les économies nécessaires pour leurs vieux jours. Avec ses frais de gestion peu coûteux et son offre de placement peu complexe, le RVER pourrait devenir une bonne solution de rechange à un REER.

    Êtes-vous concerné?
    Le RVER vise d’abord les travailleurs qui n’ont accès à aucun régime d’épargne-retraite collectif dans le cadre de leur emploi. «Sont concernés avant tout les employés du secteur privé œuvrant dans de petites entreprises», précise Patrik Marier, professeur agrégé et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politiques publiques comparées au Département de science politique de l’Université Concordia. Le site de la Régie des rentes du Québec possède un outil interactif permettant de vérifier soi-même si l’employeur est tenu ou non de mettre en place un RVER.

    Pour cotiser à un RVER, le travailleur doit avoir 18 ans et plus, et compter un an de service continu dans l’entreprise. Le RVER sera également accessible aux travailleurs autonomes et aux travailleurs dont l’employeur offre déjà un régime de retraite autre que le régime public obligatoire du Régime de rentes du Québec. Ces personnes pourront participer à un RVER offert par un administrateur autorisé afin de mettre plus d’argent de côté pour leurs vieux jours.

    Le site de la Régie des rentes du Québec mentionne que la liste de ces administrateurs sera en ligne dès le 1er juillet 2014.

    C’est l’employé qui cotise
    Seul le travailleur cotise au RVER: des cotisations fixées par défaut entre 2 et 4 % du salaire brut seront prélevées à la source et réduiront son revenu imposable à la manière d’un investissement dans un REER. De son côté, l’employeur n’est pas obligé de mettre des sous dans le bas de laine de retraite de ses employés. S’il choisit de le faire, il bénéficiera de certains avantages sur le plan fiscal.

    L’employeur est cependant tenu d’aviser par écrit ses employés de l’entrée en vigueur du régime dans son entreprise. C’est aussi lui qui doit inscrire ses employés au RVER. L’économiste spécialiste du système québécois des retraites, Michel Lizée, rappelle toutefois qu’un salarié «peut renoncer à son adhésion dans les 60 jours suivant la date où l’employeur l’aura avisé de la mise sur pied du RVER».

    À noter que l’employeur est aussi tenu d’effectuer la retenue des cotisations sur les salaires avant de les remettre à l’administrateur du secteur financier (gestionnaires de fonds d’investissement, institutions financières, compagnies d’assurance). Et c’est l’administrateur choisi par l’employeur qui est chargé de faire fructifier les sommes investies.

    4 questions sur le RVER

    En quoi un RVER est-il différent d’un REER personnel?
    Comme les REER, les cotisations au RVER sont déductibles d’impôt et les sommes accumulées, capital et intérêts, restent à l’abri de l’impôt tant qu’elles ne sont pas retirées. Toutefois, dans le cas du RVER, l’employeur doit fournir la possibilité de faire des prélèvements à la source à chaque paie, ce qui peut faciliter l’épargne. De plus, les administrateurs de RVER doivent offrir des frais de gestion bas afin de ne pas trop gruger les rendements et ainsi maximiser la cagnotte.
    Peut-on modifier les cotisations au RVER?
    Les employés peuvent augmenter ou réduire leur taux de cotisation, c’est-à-dire le pourcentage du salaire prélevé sur leur chèque de paie. Ils peuvent aussi décider d’interrompre ou de suspendre leur participation au RVER.
    Peut-on retirer l’argent avant la retraite?
    Oui. Si l’argent provient des cotisations de l’employé, celui-ci peut bénéficier des sommes épargnées (la loi prévoit des frais d’au maximum 50 $). L’employé peut ensuite transférer cet argent, par exemple dans un REER pour pouvoir bénéficier du régime d’accession à la propriété (RAP).
    Quelles sont les limites du RVER?
    «Alors que l’employeur n’est pas tenu de cotiser, il choisit non seulement l’administrateur privé du RVER, mais il peut aussi décider de le changer, et l’employé n’aura rien à dire. L’argent de l’employé suivra le choix de l’employeur», explique Michel Lizée. L’économiste fait aussi remarquer que les frais de gestion ne sont pas si bas. «La loi prévoit des frais de gestion de 1,25 % pour le RVER. À titre de comparaison, ils sont de 0,5 % pour les régimes publics, comme le Régime de rentes du Québec, explique-t-il. En fin de compte, le régime public paie des rentes environ deux fois plus élevées qu’un RVER.» Cela dit, les frais de gestion facturés par les administrateurs d’un RVER devront se situer entre 1,25 et 1,50 %, soit des taux moins élevés que pour d’autres types de fonds d’investissement, qui peuvent grignoter jusqu’à 2,5 % de vos rendements annuels bruts!

  • 27-06-2014 Grands-mères et en colère

    Caroline Montpetit, Le Devoir

    Sur le calendrier produit par les Raging Grannies de Montréal, Joan Hadrill, 84 ans, pose nue, le visage, les jambes et les bras souillés du pétrole craché par les sables bitumineux.

    Joan Hadrill est la fondatrice du chapitre montréalais des Raging Grannies, qui célèbre son 25e anniversaire cette année. Pour cette occasion, Montréal accueille pour la première fois cette semaine le « non-congrès » international des Grannies. Enchapeautées, bariolées, enragées, les 115 grands-mères en colère réunies dans un hôtel de Montréal protestent contre les pratiques du gouvernement Harper, entre autres en matière de paix, de justice sociale et d’environnement. Ce qui ne les empêche pas de verser volontiers dans l’autodérision. Dans une salle de l’hôtel, un groupe de grannies d’Ottawa pratique, en s’accompagnant de tambours, des chansons écrites pour dénoncer l’appétit des entreprises, la destruction de l’environnement, notamment en ce qui a trait à l’exploitation des sables bitumineux.

    « Cette année, l’exploitation des gaz de schiste, le réchauffement climatique et le projet de pipeline XL sont au coeur des préoccupations des Grannies », confirme Joan Hadrill.

    À l’époque de la fondation du chapitre montréalais des Grannies, Joan Hadrill, une anglophone de l’ouest de l’île, faisait partie d’un mouvement de son quartier pour le désarmement nucléaire. Au cours d’une manifestation tenue à Ottawa, elle rencontre les grands-mères qui ont fondé le mouvement à Victoria, en Colombie-Britannique.

    « Elles avaient beaucoup d’humour. Elles étaient habillées de façon folichonne et chantaient des chansons. Jusque-là, mon groupe avait toujours milité très sérieusement », raconte-t-elle. Avec quatre aînées de son groupe d’activistes, elle décide de fonder le chapitre de Montréal. C’était l’époque de la guerre du golfe Persique. « Il n’y avait pas d’Internet », dit-elle. « Un jour, j’ai reçu un coup de téléphone du réseau des Raging Grannies nous enjoignant de nous rendre au poste de recrutement de l’armée dans leur ville et d’offrir aux militaires de s’enrôler à la place de nos petits-enfants », raconte Joan Hadrill.

    Revendications diverses

    Lors d’une manifestation semblable à New York, 18 grannies sont arrêtées par la police, comme on peut le voir dans le film Granny Power, du défunt réalisateur Magnus Isacsson, diffusé en avant-première jeudi soir à Montréal. Granny Power retrace l’histoire du mouvement depuis sa fondation en 1987, à Victoria. « C’est le film que Magnus voulait faire », raconte Jocelyne Clarke, la femme du réalisateur, qui a produit le film aux productions La Pléiade. Il y a quelques années, Magnus Isacsson a réalisé le film Super mémés, qui suivait deux grands-mères en colère du Québec. Granny Power promène pour sa part sa caméra jusqu’à Victoria et aux États-Unis.

    « De fil en aiguille, nous avons réalisé qu’il y avait un lien entre les choses. Une guerre serait aussi désastreuse sur le plan écologique », raconte Joan Hadrill. Les revendications des Raging Grannies se diversifient. À l’époque, Joan Hadrill avait près de 60 ans. Aujourd’hui, elle en a 84. Au fil des ans, le mouvement des grands-mères en colère a fait des petits. Durant les années 2000, un groupe de grands-mères francophones de Montréal, les Mémés déchaînées, a vu le jour, mené entre autres par Louise Édith Hébert. Les Raging Grannies de Montréal ont quant à elle désormais quelque 16 membres. Mais à chaque congrès, un petit service funéraire est célébré à la mémoire des grannies qui ne sont plus, raconte Joan Hadrill, la larme à l’oeil.

    « Depuis un an et demi, quatre d’entre nous sont décédées », dit-elle. Mais de nouveaux membres se joignent au groupe chaque année. Les Raging Grannies n’ont pas établi d’âge minimum pour adhérer au mouvement, mais les membres ont en moyenne autour de 70 ans. « Vous allez voir beaucoup de cheveux gris », dit Joan Hadrill.

    Certaines grannies réunies à Montréal se déplacent avec une canne ou une marchette. Mais, comme le dit un dicton africain repris par le mouvement : « Si tu peux parler, tu peux chanter. Si tu peux marcher, tu peux danser. »

    Joan Hadrill souhaite par ailleurs que le mouvement des grannies conserve cette aura que confère la vieillesse. « Je crois qu’en tant que vieilles dames, nous arrivons davantage à aller dans des endroits où on ne veut pas qu’on aille. » « En vieillissant, on ne devient pas moins radical, on le devient plus », disait Margaret Laurence, citée dans le film Granny Power.

    « Dans un sens, nous sommes plus libres parce que nous ne craignons pas de perdre nos emplois », explique une granny interrogée dans Granny Power. Elles ont aussi plus d’expérience. « Quand nous parlons de la guerre, nous n’en parlons pas en théorie », ajoute-t-elle. Tout récemment encore, dix membres des Raging Grannies ont été arrêtées en Caroline du Nord, où elles protestaient contre des compressions dans l’éducation préscolaire et universitaire, ainsi que contre un accès facilité aux armes à feu.

    L’an dernier, les grannies se sont rendues à Ottawa pour protester contre le muselage des scientifiques par le gouvernement Harper. Elles portaient des sarraus, et s’étaient fermé la bouche avec du papier collant. Vendredi, les Raging Grannies manifesteront en marchant des résidences de McGill, sur l’avenue du Parc, à l’église du Christ, sur la rue Sainte-Catherine.

    « Nous allons distribuer des bulletins pour que les passants donnent leur évaluation du gouvernement Harper », explique Joan Hadrill. Pour sa part, la grand-mère de Montréal a produit une large bannière sur laquelle elle donne au gouvernement Harper la note « F ».

  • 26-06-2014 Le 4e Festival international de pétanque de Trois-Rivières s'installe au Parc des Ormeaux à Trois-Rivières du 11 au 20 juillet

    Source : Réseau FADOQ

    C’est en compagnie du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, que le Réseau FADOQ a dévoilé aujourd’hui la programmation de la 4

    e édition du Festival international de pétanque de Trois-Rivières qui se déroule cette année au Parc des Ormeaux dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine.

    Lire le communiqué

    2500 joueurs d’Europe, des États-Unis, du Canada et du Québec sont attendus à ce Festival qui gagne en popularité d’année en année. Cet événement incontournable pour tous les joueurs de pétanque se déroulera du 11 au 20 juillet.

  • 20-06-2014 Avons-nous peur des vieux ?

    Sophie Durocher - Journal de Montréal

    Sommes-nous dégoûtés par les rides, effrayés par les pattes d'oie, terrorisés par les cheveux blancs ?

    C'est la question que je me suis posée en voyant la une du magazine Le bel âge de juillet-août 2014. On y voit une superbe jeune femme, sans une seule ride sur le visage. Elle semble avoir 40 ans, 45 ans gros max.

    Allô? Le bel âge, ce n'est pas une revue qui s'adresse aux retraités, donc les 65 ans et plus? On nous annonce un article «Plus que cinq ans avant la retraite?» donc théoriquement le magazine s'adresse aussi à des gens de 60 ans. Mais la fille à la une en a 15 de moins! Changez le nom du magazine, misère! Appelez ça L'âge de ceux qui ne veulent pas se voir vieillir.

    Quel âge d'Or ?
    Mettre une petite jeunesse à la une d'un magazine qui s'adresse aux aînés, c'est ridicule, trompeur et assez hypocrite. C'est comme si tu faisais un magazine sur les antiquités mais que tu mettais sur la couverture la photo d'une table de salle à manger qui sort des usines de Brault et Martineau

    Tu n'es pas censé célébrer la patine de l'âge, vanter l'expérience du vécu, faire l'éloge de l'expérience acquise au fil des ans? Cette une de magazine me désespère. Mais elle est le reflet de ce qui se passe dans la société. On ne veut pas voir les vieux. On ne veut pas penser aux vieux. On ne veut pas imaginer qu'on va devenir vieux. Et on ne veut même pas appeler les vieux des « vieux ». Je sais que le terme «les aînés» regroupe maintenant tous les gens de plus de 50 ans. La preuve, la FADOQ recrute ses membres à partir de la cinquantaine. Mais cette jolie fille à la une du Bel âge n'a pas 50 ans, jamais de la vie.

    Je comprends que le magazine Le bel âge offre du rêve à ses lecteurs. Je comprends qu'ils suivent la même logique que les magazines féminins en présentant des femmes «idéalisées» à leur lectorat.

    Dissonance cognitive
    Mais ici, on assiste à un cas de dissonance cognitive grave. On sait tous très bien qu'une retraitée ou une préretraitée n'a pas l'air de ça. Même en faisant beaucoup d'exercice, même en mangeant du kale et en buvant du jus de citron pendant toute sa vie, une femme de 50 ans n'a juste pas un visage comme celui-là. Ça va être quoi le mois prochain? Une femme de 30 ans? Sincèrement, si même Le bel âge n'assume pas son âge, où les aînés vont-ils sentir qu'on les accepte, qu'on les respecte et qu'on les aime comme ils sont ? Même le magazine qui leur est consacré a honte de montrer leur vrai visage.

  • 20-06-2014 Les résidences pour aînés plus populaires que jamais

    Mylène Péthel - Agence QMI

    Les Québécois sont les plus nombreux au pays à choisir de s’installer dans les résidences pour personnes âgées. Près d’une personne sur cinq âgée de 75 ans et plus choisit ces établissements, beaucoup plus que la moyenne canadienne de 8,9 %.

    Le taux d’inoccupation des places standard au Québec a atteint 7,5 % en février 2014, comparativement à 8,7 % à la même période en 2013.

    «Depuis quelques années, on assistait à une certaine stabilité, mais cette fois on note un léger resserrement du marché. Difficile de confirmer le début d’une nouvelle tendance, mais nous approchons d’une époque où la demande va aller en augmentant», a indiqué Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL pour le Québec.

    Les dernières années ont été marquées par une forte hausse des mises en chantier pour ce type d’établissements. Le ralentissement amorcé depuis peu, combiné à une augmentation de la demande, peut en partie expliquer cette baisse du taux d’inoccupation.

    La région de Québec affiche encore le taux d’inoccupation le plus faible (5,7 %) alors que celle de Trois-Rivières présente toujours le taux le plus élevé (13,6 %).

    Le segment des places avec soins assidus s’est également légèrement resserré. Le taux d’inoccupation est passé de 5,2 % à 4,9 %. «C’est un marché plus spécifique, mais avec le vieillissement de la population qui s’accélère, le secteur privé devrait s’adapter à cette nouvelle réalité», a dit M. Hughes.

    La SCHL note dans son Enquête 2014 sur les résidences pour personnes âgées que la grande variété d’offres dans ce domaine peut expliquer l’attrait envers ces établissements.

    Loyers en hausse
    En février 2014, le loyer moyen des places standards était de 1557 $ par mois, une hausse de près de 450 $ par année si on se fie aux données de l’année dernière.

    Kevin Hughes appelle à la prudence dans l’analyse de cette augmentation. «On peut voir les loyers augmenter de façon plus importante que l’inflation, mais le résultat ne reflète pas les services rendus. L’arrivée d’une nouvelle résidence avec des soins assidus dans une région peut brouiller les cartes», a-t-il expliqué, mentionnant que de façon générale, le loyer moyen n’a pas connu de hausse significative.

    C’est au Saguenay où le loyer est le plus faible, à 1375 $.

    Ailleurs au pays
    Au Canada, le taux d’inoccupation est également en baisse, il est passé de 10,3 % en 2013 à 9,7 % en 2014. Le nombre total de places disponibles a continué à augmenter, mais pas autant que le nombre total de résidents.

    Le loyer mensuel moyen des studios et des chambres individuelles incluant au moins un repas par jour a augmenté de 2,4 %. Il s'élevait à 2043 $ en 2014, alors qu'il était de 1995 $ en 2013. Le loyer moyen le plus élevé a été enregistré à l'Île-du-Prince-Édouard (2782 $) et le plus bas, au Québec.

    Entrevue avec Danis Prud'homme directeur général du Réseau FADOQ

    Depuis l’implantation d’une certification obligatoire, en 2007, pour les résidences privées pour aînés, le marché a beaucoup évolué. La loi a depuis été resserrée, en 2013. Actuellement, 1932 établissements du genre sont en opération au Québec, soit environ 500 de moins qu’avant la mise en place de cette réglementation. Seulement dans la dernière année, 111 établissements ont fermé leurs portes.

    Qu’est-ce qui motive l’entrée dans une résidence privée?
    Danis Prud’homme: «L’âge moyen des résidents dans ces établissements est de plus de 80 ans et rendu là, les gens sont souvent à la recherche d’une plus grande sécurité. Certains se retrouvent sans ressource, par exemple lors du décès d’un conjoint, et craignant l’isolement, ils se tournent vers les résidences privées. La hausse du prix des logements et l’écart qui se creuse entre les revenus et les dépenses (taxes foncières en hausse) amènent aussi certaines personnes à quitter leur résidence.»

    Pourquoi les Québécois sont les plus nombreux au Canada à choisir les résidences privées?

    Danis Prud’homme: «Sans dénigrer ce qui se fait ailleurs, le Québec est la province où ce secteur est le mieux organisé, et le plus encadré.»

    Peut-on s’attendre à ce que le taux d’inoccupation poursuive sa baisse dans les années à venir?

    Danis Prud’homme: «Le créneau des 65 ans et plus continue d’augmenter progressivement, donc oui, on peut s’attendre à une baisse du taux d’inoccupation à long terme. Par contre, on sent un tournant vers le maintien à domicile. Ça ne se fera pas en un coup de baguette magique, mais ça pourrait avoir éventuellement un impact sur les données.»

    Est-ce que l’offre du marché correspond bien à la demande?

    Danis Prud’homme: «Généralement oui. L’offre est très variée, mais il faut continuer de s’assurer qu’on ouvre encore des résidences avec un loyer mensuel raisonnable. La moitié des 65 ans et plus ont un revenu de moins de 20 000 $ par année. De grands projets sont en chantier, mais il faut se demander s’il s’agit de places accessibles, et non pas à 3000 $ par mois.»

  • 20-06-2014 Le Réseau FADOQ souhaite un avenir meilleur aux régimes de retraite

    Source : Réseau FADOQ

    À la suite du dépôt du projet de loi 3 concernant la restructuration des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal, le Réseau FADOQ souhaite un avenir meilleur aux régimes à prestations déterminées. De fait, les études démontrent la pertinence de ce type de régimes pour assurer une santé financière aux retraités et pour la préservation de l’équité entre les générations.

    « Nous voyons dans ce projet de loi la volonté du gouvernement d’assurer la pérennité de ce type de régimes, et pour les participants actifs et pour les retraités, a déclaré Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ. Toutefois, il est souhaitable que les retraités soient présents à toutes les étapes de la négociation devant ce qui s’avère être un bouleversement de leurs acquis. »

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  • 15-06-2014 Le Réseau FADOQ pédale! Son équipe cycliste Énergie grise performe au Grand défi Pierre Lavoie

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est très fier de son équipe de cyclistes, Énergie grise, composée de cinq personnes qui sont âgées de 46 à 66 ans, qui a participé au 1000 kilomètres du Grand défi Pierre Lavoie pour une 4e année consécutive. Comme les mille autres coureurs, l’équipe a donc pédalé depuis le Saguenay-Lac-Saint-Jean jusqu'à Montréal. Grâce à leurs efforts, près de 25 000 $ ont été amassés dont 14 000 $ seront remis à quatre écoles afin de promouvoir de saines habitudes de vie et contribueront à soutenir la recherche sur les maladies héréditaires orphelines.

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  • 11-06-2014 Des conférenciers prestigieux au Congrès du Réseau FADOQ

    Source : Réseau FADOQ

    Coup d'envoi, aujourd’hui, du 44e Congrès annuel du Réseau FADOQ au Marriott Château Champlain de Montréal. Cette journée de réflexion rassemble une quinzaine d’intervenants-clés en matière de vieillissement, qui débattront de l’épineuse question soulevée par le thème du Congrès : « Qualité de vie + vieillissement… une équation réalisable ? »

    Les thèmes des conférences qui se tiendront en table ronde sont déclinés selon les quatre assises du nouveau contrat social en faveur d’une qualité de vie adéquate des aînés proposé par le Réseau FADOQ, soit la santé, le bien-être, l’appartenance et la sécurité. Plusieurs conférenciers de renom ont accepté l’invitation à débattre de ces enjeux dans le contexte d’un Québec vieillissant, dont Chloé Sainte-Marie, Pierre Curzi et François Saillant (FRAPRU). De plus, le maire de Montréal, Denis Coderre, fera le point sur Montréal, métropole amie des aînés, à l’occasion d’un dîner-conférence.

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  • 06-06-2014 Vers des jours meilleurs pour les aînés locataires

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est heureux de l’ouverture dont fait preuve le gouvernement libéral en appelant le projet de loi 190 visant à protéger les aînés locataires, déposé aujourd’hui par la députée Françoise David.

    Le Réseau FADOQ soutient le projet de loi proposé par Québec Solidaire et entend participer à la commission parlementaire cet automne. Le projet de loi 190 va directement dans le sens du contrat social en faveur d’une qualité de vie adéquate pour les aînés du Québec, mis de l’avant par le Réseau FADOQ, et signé l’automne dernier de la main d’Amir Khadir et de représentants des trois autres partis politiques à l’Assemblée nationale...

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  • 05-06-2014 La restructuration du système de santé, grande oubliée du budget

    Source : Réseau FADOQ

    Satisfait de constater le maintien, voire la bonification de certains programmes dédiés aux aînés dans le budget provincial déposé hier, le Réseau FADOQ s’étonne de ne pas y trouver d’orientations visant la restructuration du système de santé.

    « La mise en oeuvre du virage du maintien et des soins à domicile nécessite dès maintenant des mesures et des investissements importants afin de garantir à l’usager un continuum de soins et surtout un choix quant à son parcours de vie », fait remarquer Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ...

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  • 30-05-2014 Il faut protéger les personnes aînées

    Françoise David, Députée de Gouin, co-porte-parole de Québec solidaire - Le Devoir

    Luc (nom fictif) a 78 ans. Il habite le même logement depuis 15 ans, dans la Petite-Patrie à Montréal. Il est seul et ses revenus sont modestes. Luc a ses habitudes : le dépanneur qu’il connaît bien, le CLSC qui le suit pour son diabète, le Club de l’âge d’or où il retrouve ses amis, la petite librairie de livres usagés qu’il fréquente souvent. L’hiver dernier, un coup de tonnerre l’a terrassé : un avis de reprise de possession de son logement par son propriétaire pour fin d’agrandissement. Agrandir pourquoi, pour qui ? Luc l’ignore. Ce qu’il sait, ce qu’il ressent douloureusement, c’est qu’il va devoir quitter un logement à prix raisonnable et surtout oublier tout ce qui constitue son univers, tous ses repères.

    Luc peut aller à la Régie du logement pour contester l’éviction. Le problème, c’est qu’il devra prouver que son propriétaire est de mauvaise foi. Comment démonter cela alors qu’il faut un simple permis d’agrandissement au propriétaire désireux de récupérer un logement locatif ?

    Cela se passe de plus en plus dans les quartiers centraux de Montréal. Des propriétaires s’unissent dans des copropriétés indivises pour acheter des immeubles locatifs, en évincent les locataires, puis se transforment en copropriétés divises, les fameux condos. Ils revendent rapidement ces immeubles à prix fort. Les conséquences sont néfastes : hausse de la valeur des immeubles, rendant l’acquisition de logements plus difficiles pour les familles et diminution du nombre de logements à loyer alors que beaucoup de Montréalais et Montréalaises peinent à se loger à prix abordable.

    Il faudra bien trouver des solutions à ce fléau d’une spéculation immobilière sans retenue. Entre-temps, il est impératif de protéger les personnes aînées. Voilà pourquoi j’ai présenté le projet de loi 190 à l’Assemblée nationale. Un projet de loi tout simple, inspiré d’une loi française efficace, deux articles : dans le cas où une personne aînée est en situation de vulnérabilité financière, physique ou psychologique, un propriétaire pourra encore reprendre son logement, mais il devra aider son locataire à se trouver un logement comparable dans le même arrondissement ou la même petite ville. Aucune éviction pour reprise ou agrandissement ne pourra avoir lieu en hiver. Normal, non ?

    La société québécoise compte de plus en plus de personnes aînées seules, pauvres, en difficulté physique ou psychologique. Les déménagements sont souvent vécus par ces personnes comme des drames. Certaines en perdent leurs repères et deviennent moins autonomes. Voudrions-nous cela pour notre père, notre mère ? Je suis certaine que non. Je propose donc un projet de loi qui fait appel à la solidarité sociale, à commencer par celle des propriétaires. Je pense que l’immense majorité d’entre eux veulent prendre soin des personnes aînées. Je souhaite de tout mon coeur que le projet de loi 190 soit débattu, enrichi et adopté par une Assemblée nationale qui mettra les considérations partisanes de côté. Pour l’amour des personnes aînées

  • 30-05-2014 Aînés en CHSLD : qui les protégera ?

    Josée Legault - Journal de Montréal

    Les familles peuvent-elles ou non installer une caméra dans la chambre de leurs aînés vivant en Centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) ?

    Entre le droit des aînés d'être protégés contre «toute forme d'exploitation» et le droit à la «vie privée» des employés, la Cour supérieure devra trancher dans la cause d'une femme âgée résidant en CHSLD.

    Complexe, la question touche en fait de nombreuses personnes vulnérables en hébergement public ou privé subventionné. Personnes aînées, mais aussi handicapées intellectuelles et/ou physiques, tous âges confondus, qui les protégera? Car au-delà des arguments juridiques, il y a la réalité. Quand une famille songe à installer une caméra, elle ne le fait pas de gaieté de coeur. Elle le fait parce que des incidents réels ou soupçonnés ont brisé le lien de confiance avec la «ressource» où habite un des leurs. Elle le fait pour protéger son parent, frère, soeur ou enfant vulnérable. Elle le fait aussi pour dissuader tout geste possible d'abus verbal, physique ou matériel. La chambre étant dorénavant un «milieu de vie».

    Certains ridiculisent les familles inquiètes. D'autres les accusent de se déresponsabiliser en préférant une caméra à des visites plus fréquentes. Ces jugements sont aussi superficiels qu'injustes. Ceux vivant ou ayant vécu des situations d'abus savent que même des visites fréquentes de la famille, aussi cruciales soient-elles, n'offrent pas de garantie blindée en son absence.

    Dans un mode idéal
    Dans un monde idéal, les caméras seraient inutiles. On agirait plutôt «en amont», comme disent les experts. Si tel était le cas, tous les préposés au public et au privé subventionné auraient une formation et une rémunération adéquates. Tous les responsables de «ressources intermédiaires», sans exception, seraient aimants et dévoués à leurs «clients», comme on dit.

    Dans un monde idéal, plusieurs familles rebaptisées «proches aidants», choisiraient de garder la personne vulnérable avec elles. Elles pourraient le faire parce qu'elles recevraient un soutien financier et des services suffisants pour pouvoir travailler à l'extérieur et éviter l'épuisement: soins à domicile, répit, gardiennage. Ce qui, en plus, coûterait moins cher à l'Etat.

    Dans un monde idéal, il n'y aurait pas de compressions. Il y aurait moins de structures, moins de cadres et plus de soins directs à la population. Dans un monde idéal, les proches aidants seraient des surhumains.

    Malheureusement, nous ne vivons pas dans ce monde idéal. Nous vivons dans le nôtre. Un monde où les personnes vulnérables seront aussi de plus en plus nombreuses.

    Dans ce monde-là, les caméras sont un palliatif. Un outil de protection dans les cas spécifiques d'abus et de soupçon d'abus. Ou même, puisque ces choses arrivent parfois, de vols. Dans un monde idéal, les caméras serviraient ailleurs que dans la chambre d'une personne âgée ou handicapée.

  • 27-05-2014 Tous les partis doivent s'engager pour les droits des aînés locataires!

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ offre tout son appui au projet de loi déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale par Québec solidaire (QS), qui vise à protéger les droits des aînés locataires. Face aux transformations du marché locatif, il ne fait aucun doute qu’une loi doit venir en aide aux aînés les plus vulnérables.

    À Montréal, près de 65 % des ménages sont locataires et 21 % d’entre eux ont plus de 65 ans. Ce projet de loi proposé par QS est en droite ligne avec les préoccupations fondamentales du Réseau FADOQ. « Trop de cas de bumping d’aînés ou de relocalisation lors de fermetures de résidences sont rapportés par nos membres et dans l’actualité. Ces évictions se déroulent sans égard pour la sécurité et le bien-être de la personne. Une protection accrue pour les aînés locataires s’impose », affirme Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ.

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  • 15-05-2014 Des coûts de santé qui exploseront

    Mathieu Perreault -La Presse

    Le vieillissement de la population fera augmenter, d'ici 2030, de 43% à 68% la part du budget provincial consacrée à la santé, selon une nouvelle analyse dévoilée lors d'un colloque sur la démographie, au congrès de l'ACFAS. Le nombre de personnes âgées vivant en institution passera notamment de 100 000 à 400 000 d'ici 2050, selon Steeve Marchand, de l'Université Laval.

    «Une portion de cette augmentation est due au fait que la médecine est de plus en plus chère, parce qu'on réussit à garder en vie des patients ayant des maladies chroniques, dit M. Marchand. Avant, un diabétique mourait rapidement. Ce n'est plus le cas, mais il a ensuite plus de risques d'avoir des maladies cardiovasculaires, par exemple. Cela dit, environ le tiers de l'augmentation des coûts de santé d'ici 2030, 12 milliards en dollars de 2014, est uniquement due au vieillissement de la population.»

    Certaines études avancent que la morbidité grave précédant immédiatement la mort - la période la plus coûteuse pour le système de santé - a tendance à diminuer, ce qui pourrait faire mentir les prévisions de M. Marchand. «Mais c'est encore flou, ce n'est pas certain que cette période très chère en soins médicaux dure moins longtemps. Ce qu'on voit assez clairement, même si encore là on n'en est pas certain, c'est que la durée de vie totale augmente plus rapidement que la durée de vie indépendante. Les gens restent de plus en plus longtemps en institution.»

    L'autre paramètre qui pourrait enrayer la hausse de la portion santé du budget public est la productivité accrue des personnes âgées que la médecine garde en santé. «On sait que les personnes plus riches, souvent plus en santé, ont tendance à travailler plus longtemps que les personnes pauvres, dit M. Marchand. Si ce phénomène affecte aussi la classe moyenne, l'effet du vieillissement de la population sur la quantité de main-d'oeuvre sera moins grand.»

    Une chose est certaine: la hausse de l'âge réglementaire de la retraite augmentera la pauvreté. Entre 2023 et 2029, le gouvernement conservateur fera passer l'âge d'admissibilité au Régime de pension de 65 à 67 ans. «On sait que le taux de faible revenu passe actuellement de 25% quand les gens ont 64 ans à 55% quand ils ont 66 ans, dit M. Marchand. Les pauvres ont souvent plus de difficulté à trouver du travail, parfois en raison d'invalidités.»

    Des études américaines ont montré que le fait de prendre sa retraite était difficile pour une personne de la classe moyenne supérieure, mais augmentait l'estime de soi des gens qui étaient au chômage avant leur retraite.

  • 13-05-2014 Les baby-boomers: dépensiers, ils craignent la retraite

    Source : Finance et investissement

    Quarante-sept pour cent des baby-boomers non retraités affirment avoir de la difficulté à boucler leurs fins de mois, selon une enquête sur les finances personnelles menée pour le compte de Capital One.

    Plus des deux-tiers des baby-boomers non-retraités, soit 64 %, se disent préoccupés par leur avenir financier. En comparaison, 19 % des baby-boomers retraités ont des difficultés à boucler leurs fins de mois et la moitié se disent préoccupés par leur avenir financier. D'ailleurs, qu'ils soient retraités ou non, ils sont 56 % à craindre un jour manquer d'argent pour financer leur retraite.

    Parmi les baby-boomers qui ont participé à l'étude, 41 % sont retraités alors que 51 % sont toujours actifs sur le marché du travail. Ces derniers estiment, dans une proportion de 59 %, qu'ils auront besoin d'un revenu supplémentaire à la retraite. D'ailleurs, les non-retraités prévoient travailler à temps partiel dans une proportion 50 % plus élevée que les baby-boomers actuellement retraités.

    Selon l'enquête, 54 % de l'ensemble des baby-boomers affirment que la consommation demeure un symbole important pour donner un sens à la vie, alors que 71 % déclarent aujourd'hui avoir moins envie d'acheter qu'avant. Il y a dix ans, cette proportion était de l'ordre de 53 %, ce qui démontre une tendance vers la réduction des dépenses.

    Les données présentées dans ce document proviennent d'une enquête sur les finances personnelles réalisée auprès d'un échantillon de Québécois âgés de 50 à 67 ans, ainsi que de données obtenues de l'enquête sociale PANORAMA réalisée par la maison CROP. Finalement, certaines informations proviennent des bases de données de Capital One Canada.

  • 08-05-2014 Les retraités pourraient être appelés à renflouer les coffres

    Marco Bélair-Cirino - Le Devoir

    Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, n’écarte pas l’idée de faire appel aux employés municipaux à la retraite pour renflouer les régimes à prestations déterminées.

    « Il faudra voir », a-t-il affirmé à son arrivée au Conseil des ministres mercredi avant-midi. Avant d’afficher ses couleurs sur cette question délicate, M. Moreau entend rencontrer à tour de rôle les représentants des syndicats et des municipalités. Il se prêtera à cet exercice à compter de lundi prochain.

    En revanche, M. Moreau s’est montré inflexible sur un partage des déficits futurs des régimes de retraite à parts égales, 50-50, entre les municipalités et les employés. « C’est une équation qui ne changera pas », a-t-il fait savoir au lendemain d’un entretien avec les maires de Montréal, Denis Coderre, et de Québec, Régis Labeaume.

    Un an pour négocier
    Le ministre a souligné l’importance de « bien capitaliser les régimes pour nous assurer de ne jamais revenir dans les ornières dans lesquelles nous sommes présentement ». « La façon de voir cela est simple : il faut régler le passé. On a une situation qui ne peut pas continuer, il faut que les gens y contribuent, et il faut avoir des mesures pour s’assurer qu’à l’avenir, cette situation ne se reproduira plus jamais », a-t-il expliqué lors d’une mêlée de presse.

    Le ministre entend déposer « le plus rapidement possible » après l’ouverture de la session parlementaire, le 20 mai prochain, un projet de loi visant à restructurer les régimes de retraite.

    Celui-ci accordera aux municipalités et aux employés une période de négociation d’un an au maximum pour en arriver à une entente sur le partage des déficits passés des régimes de retraite. Ceux-ci sont évalués à quelque 5 milliards de dollars dans le secteur public. En cas d’échec, une période d’arbitrage de six mois s’ouvrirait. « L’arbitre devra décider sur la base des paramètres qui sont clairs, la pérennité du régime, l’équité intergénérationnelle, la capacité de payer, etc. », a expliqué M. Moreau.

    Il n’est « pas dans les cartons » du ministère des Affaires municipales de confier la résolution des différends à la Commission des relations du travail (CRT), a-t-il précisé.

  • 06-05-2014 Résidences pour aînés : une centaine de fermetures

    André Dubuc - La Presse

    Le gouvernement du Québec a serré la vis aux résidences pour personnes âgées en vue d'assurer la sécurité des résidants. Deux fois plutôt qu'une en 2013. Devant la flambée des frais d'exploitation et les revenus qui peinent à suivre, une centaine de résidences privées ont fermé leurs portes au cours de la dernière année, a appris La Presse. Une tendance inquiétante quand on sait que le nombre de personnes âgées est à la veille d'exploser.

    «Actuellement, 17,6% des personnes âgées de 75 ans et plus habitent en résidence au Québec, souligne Pierre Godin, propriétaire de Villa Ste-Rose, citant les chiffres de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Si cette part de marché reste stable, il faut ouvrir 4000 places en résidence par an.»

    Dans son rapport 2013 sur le marché des résidences pour personnes âgées, la SCHL écrit que la croissance de la population âgée de 75 à 84 ans recommencera à s'accélérer en 2016.

    Réal Bouclin, président des résidences privées Réseau Sélection, avance pour sa part qu'au cours des 15 prochaines années, le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus augmentera de 1,2 million de personnes au Québec.

    6000 places de moins
    Or, le nombre de résidences privées pour aînés a baissé de 96 dans la dernière année. On compte près de 6000 places de moins.

    «Plusieurs exploitants ont transmis au ministère de la Santé et des Services sociaux [MSSS] des avis de cessation des activités, écrit dans un courriel Stéphanie Ménard, des relations avec les médias. Certains ont fait le choix de fermer la résidence et de relocaliser leur clientèle, alors que d'autres ont modifié la vocation de leur bâtiment pour du locatif uniquement.»

    Mme Ménard prend la peine de préciser que la loi oblige l'exploitant qui cesse ses activités à en aviser l'agence de santé régionale au minimum six mois avant la fermeture. L'agence de santé et le centre de santé et de services sociaux (CSSS) du territoire doivent offrir un soutien et un accompagnement aux personnes âgées qui doivent déménager.

    Le MSSS explique la baisse du nombre de résidences par l'entrée en vigueur, le 13 mars 2013, du nouveau règlement sur la certification des résidences, plus exigeant que le précédent, de même que par l'entrée en vigueur, le 18 mars 2013, du nouveau chapitre Bâtiment du Code de sécurité de la Régie du bâtiment.

    Pratiquement du jour au lendemain, les exploitants de résidences ont dû absorber des coûts importants pour répondre à de nouvelles exigences concernant la formation obligatoire des préposés, les systèmes d'appel à l'aide, l'embauche de personnel supplémentaire pour assurer un seuil minimal en tout temps, la vérification des antécédents judiciaires du personnel et l'installation de mitigeurs d'eau chaude et autres dépenses prévues pour la mise en application du chapitre Bâtiment du Code de sécurité.

    Les mitigeurs contrôlent la température de l'eau du bain à un maximum de 43 degrés Celsius. Il en coûte environ 400$ par baignoire. «C'est rendu que la clientèle autonome fait bouillir son eau parce que le bain n'est pas assez chaud autrement», dit Pierre Godin.

    Le problème, c'est que les loyers n'augmentent pas à la même vitesse que les coûts parce que ceux-ci sont soumis au contrôle de la Régie du logement, soutient le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA). Le règlement sur la fixation des loyers, qui a été adopté avant l'apparition des résidences comme on les connaît aujourd'hui, n'est pas adapté au contexte des bas taux d'intérêt. «Le délai de recouvrement des dépenses en capital dans un logement atteint maintenant 33 ans», déplore Yves Desjardins, son PDG.

    «Un déséquilibre»
    «Les revenus en résidence sont les loyers, poursuit-il. Si on augmente les coûts et qu'on ne peut pas faire suivre les loyers, ça crée forcément un déséquilibre.»

    Même une réforme, pour le moment improbable, de la grille de fixation des loyers ne réglerait pas tout. La capacité de payer des aînés est limitée. «Une personne sur deux qui est placée en résidence à Laval a une capacité de payer de 1500$ ou moins par mois», dit Pierre Godin, ancien représentant lavallois du RQRA.

    Les nouvelles normes font exploser les coûts
    Quand la résidence de soins Villa Ste-Rose, à Laval, rouvrira ses portes en octobre 2014, le loyer moyen aura grimpé de 2300$ à 3000$ par mois.

    Son propriétaire depuis 2005, Pierre Godin, n'a pas le choix. Un incendie a rasé sa résidence en février 2013. Dieu merci, le drame est survenu à 18h un vendredi. Tous les résidants s'en sont sortis sains et saufs.

    M. Godin a tout reconstruit à neuf... aux normes de 2014. «Pour respecter ce que le gouvernement m'exige, je suis rendu à un coût de construction de 142 000$ par logement, sans tenir compte du terrain», dit-il.

    Au total, il lui en coûtera 14 millions de dollars pour sa nouvelle résidence privée d'environ 100 unités. L'assureur en paie une bonne partie, mais M. Godin a dû néanmoins trouver 3 millions pour couvrir la différence.

    «Je suis dans la cuisine pendant que je vous parle», nous dit-il dans un entretien téléphonique.

    «On m'exige deux panneaux isolants de laine de roche, à 2275$ chacun. Avant l'incendie, je n'avais pas ça. À un moment donné, il faut que ça arrête», lance-t-il, excédé.

    Pierre Godin est inquiet. «Ma facture de taxe foncière va tripler ou quadrupler. Je payais 35 000$ avant l'incendie quand j'étais évalué 3 millions. Il va falloir que je prenne l'argent quelque part.»

    Le propriétaire de 57 ans craint que ses résidants n'aient pas les moyens de payer un loyer aussi élevé. «On va faire quoi avec nos personnes âgées au Québec? se demande-t-il. On va les mettre où?»

  • 06-05-2014 Êtes-vous victime d’intimidation ?

    Source : Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve

    L’intimidation, c’est le sujet de l’heure ! En effet, au cours des dernières années, différentes lois ont été votées afin d’en prévenir les conséquences à l’école et maintenant sur le Web. Mais qu’en est-il de l’intimidation au travail? Ou encore en milieu de vie? L'âge en tant que synonyme de sagesse est trop souvent tenu pour acquis. L’âgisme c’est aussi cela!

    Plusieurs intervenants qui travaillent auprès des aînés, en résidence par exemple, sont inquiets de constater que l’intimidation est bien présente au quotidien. Que ce soit lors des activités de groupe (jeux, conférences, repas collectifs) ou simplement dans l’organisation de son quotidien (aller à la poste, l’épicerie, se reposer dans la cour). Plusieurs personnes ne se sentent pas à l’aise de se retrouver en groupe ou encore dans les endroits communs. Mais dans le cas d’un milieu de vie, ont-elles vraiment le choix!?

    L’intimidation, qui est caractérisée par le déséquilibre de pouvoir, la répétition et l’escalade laissent d’importantes traces et les conséquences peuvent être très graves. Aussi très peu de ressources s’offrent aux cibles d’un tel comportement en dehors du milieu scolaire. Par contre, l’intimidation, dans toutes circonstances, c’est criminel.

    Voici donc différentes réactions possibles si l’on se retrouve victime d’intimidation.

    • D’abord, il est possible d’ignorer le comportement ou les paroles de l’autre.
    •  Ensuite, les personnes ciblées peuvent nommer ceux-ci, prendre position face à la problématique. Il est important d’avoir conscience que tous ont du pouvoir, soit le pouvoir d’agir et de choisir, et qu’il est important d’avoir suffisamment confiance en soi pour ne pas laisser une autre personne prendre ce pouvoir.
    • Finalement, si ces actions ne sont pas suffisantes, les victimes peuvent aller chercher de l’aide auprès de ses proches, mais aussi chez différents organismes œuvrant auprès des aînés ainsi qu’auprès de la police.

    Il est aussi important de prendre position lorsqu’on est témoin d’intimidation. Encore une fois, il faut nommer le comportement qui dérange et ainsi prendre une position claire contre l’intimidation, ensuite il est possible de rassurer la cible de l’intimidation en lui rappelant, par exemple, de ne pas écouter l’intimidateur, qu’elle est une bonne personne, ou simplement en l’incluant dans une activité afin de briser l’isolement. Finalement, c’est le devoir de tous de porter assistance à une personne en danger et donc, dans ce cas-ci, cette assistance peut se traduire par un accompagnement pour aller chercher de l’aide, ou encore, le faire pour la personne si la situation urgente.

  • 02-05-2014 Lecture et sommeil, secrets des seniors bien dans leur peau

    AFP - Le Journal de Québec

    Des chercheurs espagnols auraient trouvé la formule magique pour permettre aux personnes âgées de garder toutes leurs facultés mentales malgré le poids des années.

    Après avoir analysé le mode de vie de 245 seniors, âgés de 65 ans et plus, des chercheurs de l'université CEU Cardenal Herrera University de Valence (Espagne) ont trouvé que ceux qui dormaient trop ou pas assez ou qui ne s'adonnaient pas à des activités intellectuelles couraient plus de risques de développer des troubles cognitifs.

    A en croire leurs recherches, parues dans la revue Revista de Investigacion Clinica, les personnes du panel qui dormaient plus de huit heures ou moins de six par nuit, étaient 2,6 fois plus susceptibles d'enregistrer des troubles cérébraux que celles qui restaient dans les bras de Morphée entre six et huit heures par nuit.

    De même, l'absence d'activités mentalement stimulantes, comme la lecture, contribuait aussi au déclin cognitif. Ainsi, les personnes qui reconnaissaient ne pas lire voyaient leur risque se multiplier par 3,7, alors que celles qui lisaient occasionnellement avaient un risque 2,5 fois plus élevé de déclin que les lecteurs assidus.

    Au final, 12 % des sujets du panel souffraient de troubles cognitifs. Les chercheurs soulignent par ailleurs que le déclin cérébral touche actuellement environ 35,6 millions de personnes à travers le monde. A en croire le World Alzheimer Report, ce chiffre pourrait dépasser les 100 millions de cas en 2050.

  • 24-04-2014 Le Réseau FADOQ réclame une politique nationale du vieillissement

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ tient à féliciter Francine Charbonneau, députée de Mille-Îles et ministre responsable des Aînés, de la Famille, de la lutte à l'intimidation et de la région de Laval. Le nouveau gouvernement démontre ainsi son intérêt envers les aînés et plus largement à l’égard des défis liés au vieillissement de la population.

    Lire le communiqué

  • 23-04-2014 Francine Charbonneau nommée ministre des Aînés

    Diane Hameury - Courrier Laval

    La députée de Mille-Îles, Francine Charbonneau, accède au Conseil des ministres à titre de ministre des Aînés, responsable de la Famille et de la lutte à l'intimidation ainsi que ministre responsable de la région de Laval.

    La nouvelle a été annoncée cet après-midi, à Québec, alors que le nouveau gouvernement libéral dévoilait l'identité des membres de ce Conseil.

    Élue pour un troisième mandat consécutif le 7 avril avec plus de 8000 voix devant la candidate vedette du Parti québécois, Djemila Benhabib, Mme Charbonneau devient ministre pour la toute première fois de sa carrière.

    Rappelons que Francine Charbonneau a fait le saut dans l'arène politique en 2008, après avoir été présidente de la Commission scolaire de Laval.

    Contrairement aux rumeurs qui circulaient récemment, le député de Fabre, Gilles Ouimet, ne s'est pas vu confier la responsabilité d'un porte-feuille.

  • 16-04-2014 Aînés au volant : un système d’évaluation adéquat selon la SAAQ

    Simon Leblanc - L’Écho de Shawinigan

    Voyant leurs capacités de conduire réduire au fil des années, certaines personnes âgées peuvent représenter un danger, non seulement pour eux, mais pour les autres sur les routes. Cependant, la SAAQ considère avoir un bon système d’évaluation.

    Au Québec, les conducteurs de 65 ans et plus représentent 17 % des détenteurs de permis de conduire. Au cours des cinq dernières années, ils ont été impliqués dans 12 % des accidents.

    Cependant, c’est seulement à partir de l’âge de 75 ans que les conducteurs doivent remplir un formulaire médical et subir un test de la vue afin que la SAAQ obtienne un portrait de santé des automobilistes. Environ 100 000 conducteurs remplissent ces formulaires chaque année.

    À partir de cette méthode d’évaluation, la SAAQ évalue si l’état du conducteur peut représenter un impact sur ses capacités à conduire et s’il représente un danger pour sa sécurité et celle des autres.

    «Notre façon de faire fonctionne bien pour encadrer ces personnes. Les 75 ans et plus sont la tranche d’âge la plus suivie par la SAAQ. Le formulaire est conçu pour obtenir les informations qui permettent de prendre les meilleures décisions», soutient un relationniste à la SAAQ, Gino Desrosiers.

    À partir de 80 ans, le formulaire de santé doit être rempli aux deux ans.

    M. Desrosiers mentionne que trois options sont possibles à la suite de l’évaluation. Le renouvellement du permis de conduire de façon normale, un renouvellement avec certaines conditions, comme de conduire uniquement en ville, d’avoir l’obligation de porter des lunettes ou des lentilles cornéennes ou encore une suspension du permis de conduire, car la personne est jugée trop dangereuse, et pour sa santé, et pour celle des autres automobilistes.

    Gino Desrosiers précise qu’environ 10 000 personnes âgées perdent leur permis en raison de problèmes de santé chaque année dans la province. «C’est vraiment évalué au cas par cas», ajoute-t-il.

    Les policiers sont également en mesure de signaler qu’un conducteur n’a peut-être plus les capacités de conduire un véhicule et qu’il aurait besoin d’une évaluation.

    Des conseillers en sécurité routière rencontrent également les personnes âgées afin de les sensibiliser sur leurs capacités d’automobilistes.

    Des méthodes imparfaites
    Malgré tout, selon des propos recueillis dans un article de nos collègues du Journal de Montréal d’un médecin-conseil à la SAAQ, les meilleures méthodes disponibles pour identifier les conducteurs inaptes restent imparfaites.

    «Il n’y a pas de test qui peut prédire à 100 % ce qui va arriver sur la route. On a un système qui fonctionne relativement bien», affirme le spécialiste de la santé des conducteurs, Dr Jamie Dow.

    Dans tous les cas, c’est la SAAQ qui conserve le dernier mot pour juger des capacités des conducteurs et Gino Desrosiers précise que le système d’évaluation a été peaufiné au cours des dernières années.

  • 09-04-2014 L’art de limiter le droit de vote des aînés

    Source : Réseau FADOQ

    Le contexte postélectoral au Québec ne doit pas nous faire perdre de vue le projet de loi fédéral C-23 sur « l'intégrité des élections », qui est à mon avis inacceptable dans sa forme actuelle. Les nouvelles règles touchant l’identification des électeurs sont particulièrement inadmissibles, car elles éliminent les deux méthodes d’identification les plus utiles aux aînés : la carte d’information de l’électeur qui atteste l’adresse et l’identité ainsi que le système de répondant permettant à une personne de s’identifier en faisant authentifier son identité et son lieu de résidence par un tiers.

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  • 07-03-2014 Élections 2014 — Le Réseau FADOQ propose une plateforme idéale pour les 50 ans et plus

    Source : Réseau FADOQ

    Alors que s’amorce la campagne électorale provinciale 2014, la moitié des électeurs appelés aux urnes sont âgés de plus de 50 ans. Ils s’apprêtent à faire un choix déterminant pour leur avenir, possiblement pour les quatre prochaines années. Au nom de ses 300 000 membres, le Réseau FADOQ interpelle les chefs des différents partis afin qu'ils présentent leurs engagements à l’égard d’une partie importante de la population, leurs solutions aux enjeux pressants d’un Québec vieillissant et aux défis à surmonter collectivement. Le Réseau FADOQ invite les partis à démontrer leur reconnaissance de cet état de fait en prenant exemple sur la plateforme idéale pour les aînés.

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  • 28-02-2014 Pas d’argent frais pour l’assurance autonomie

    Amélie Daoust-Boisvert - Le Devoir

    Québec demande au réseau de la santé de puiser les 110 millions promis pour financer les soins à domicile et l’assurance autonomie à même l’enveloppe globale. Cela forcera un réseau déjà pris à la gorge à couper dans plus de services, avertissent les établissements de santé. Le manque à gagner total pourrait atteindre 618 millions.

    Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a confirmé mardi à l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) que l’argent promis pour le soutien à domicile est compris dans l’augmentation de 3 % du budget de la santé. Le réseau devra donc couper 110 millions de services ailleurs, avertit la directrice générale de l’AQESSS, Diane Lavallée.

    « C’est le réseau public qui est mis en danger », scande-t-elle, catégorique.

    Le bureau du ministre de la Santé Réjean Hébert a refusé de confirmer cette information, affirmant que les crédits budgétaires seraient dévoilés «en temps et lieu».

    Un défi impossible ?
    En déposant le projet de loi sur l’assurance autonomie à l’automne, Québec avait promis une enveloppe « supplémentaire » de 500 millions jusqu’en 2017-2018, dont 110 millions en 2014-2015. Ces sommes doivent être dédiées aux soins à domicile, mais le projet de loi n’a pas encore été adopté: la Caisse autonomie n’existe pas encore. Le virage vers les soins à domicile est toutefois amorcé afin de mettre la table pour l’entrée en vigueur en avril 2015.

    L’AQESSS approuve le projet d’assurance autonomie. « Mais dans quels services va-t-on devoir couper pour le financer ? » demande Mme Lavallée.

    L’attachée de presse du ministre Hébert, Ariane Lareau, continue d’affirmer que le gouvernement a « doublé l’enveloppe récurrente des soins à domicile », et que ces derniers sont « résolument priorisés ». Le cadre budgétaire de l’assurance autonomie, que le ministre avait promis pour le début de la commission parlementaire, n’a toujours pas été rendu public. Avec les élections probables, il y a peu de chance que cette commission se tienne à court terme.

    Avec cette nouvelle tuile à son budget, l’AQESSS calcule qu’il lui reste un maigre 226 millions pour honorer des engagements de 844 millions, nécessaires au maintien des services actuels. Cela comprend un déficit anticipé de 150 millions pour l’année qui s’achève. Ou, si on regarde les chiffres par l’autre bout de la lorgnette, qu’il faudra couper 618 millions dans les services pour équilibrer le budget. « On ne peut pas penser qu’on va pouvoir donner les mêmes services », avertit Mme Lavallée.

    « Les gens vont être encore malades demain, indépendamment du budget du Québec », s’indigne-t-elle. Elle promet que ses membres ne vont pas « rester les bras croisés ».

    Elle demande à Québec de tenir un débat « transparent » sur les « choix de société » qui devront être faits. « Il va falloir mettre les chiffres sur la table et dire ce qu’on peut se payer en attendant d’aller chercher de nouveaux revenus ». La question est pressante. « Les choix, c’est cette année qu’il faut les faire. Si ce n’est pas Québec qui les fait, ce sera chaque établissement, à la pièce, et ça, ce serait inéquitable ! »

    Si le ministre de la Santé, Réjean Hébert, arrive à négocier avec les médecins un étalement de leurs hausses salariales, la pression sur le réseau se relâcherait un peu, sans être résorbée. Reste que « ces négociations doivent donner des résultats, urge Mme Lavallée, car il en va du maintien des services à la population ».

    Un système trop coûteux ?
    Pour justifier la hausse de 3 % consentie au secteur de la santé, contre un engagement précédent de 4,8 %, le ministre des Finances a affirmé en entrevue à Radio-Canada Première vendredi dernier que le Québec qu’il fallait contenir les coûts. « On fait ce que toutes les provinces font », a répondu M. Marceau à Marie-France Bazzo, ajoutant qu’« au Québec, on dépense plus, que ce soit par habitant ou en fonction du PIB [produit intérieur brut] ». Il félicite aussi l’Ontario, qui a su compresser la hausse des dépenses de santé à 1,9 % pour 2014-2015.

    Le dernier rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) stipule que le Québec se situe plutôt en queue de peloton en matière de dépenses publiques de santé par habitant. En 2012, elles se sont élevées à 3792 $, contre une moyenne canadienne de 4148 $.

    Au ministère des Finances, on explique que si on ajuste les données de l’ICIS au coût de la vie par province, le Québec n’est plus dernier, mais troisième quant à l’importance des dépenses publiques de santé par habitant. « On est en fait assez dans la moyenne », dit le porte-parole du ministère Jacques Delorme. En fonction du PIB par habitant, le Québec se classe au 5e rang, avec 8,5 %, toujours selon les calculs du ministère des Finances. L’Ontario s’en tire en investissant 7,8 %, la Colombie-Britannique, 8,3 %.

    Devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain jeudi, le ministre Marceau a aussi dit fonder beaucoup d’espoir sur le financement axé sur le patient, une nouveauté annoncée au dernier budget. Cette réforme est nécessaire pour « augmenter la valeur de chaque dollar investi » et « relever les défis » du système de santé, croit M. Marceau.

  • 28-02-2014 Éviter une «commission Charbonneau» en santé

    Ariane Lacoursière - La Presse

    Le monopole qui s'installe dans certaines régions du Québec en matière de contrats de ressources intermédiaires pour aînés choque certains observateurs. Pour la CSN, le gouvernement doit agir «avant qu'il n'y ait une commission Charbonneau en santé».

    «Il y a tellement d'argent qui va au privé en santé. Il faut développer des règles pour qu'il n'y ait aucune question sur la façon dont ces contrats sont donnés», affirme le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley.

    Pour sa part, Québec solidaire dresse un parallèle entre l'octroi de places en ressources intermédiaires pour personnes âgées et le scandale qui a secoué le milieu des garderies il y a quelques années.

    Depuis 2006, le nombre de contrats de ressources intermédiaires (RI) pour aînés est passé de 20 à près de 400 au Québec. Dans un reportage publié hier, La Presse révélait que dans certaines régions, les contrats sont concentrés entre les mains des mêmes entrepreneurs. Certains étant de grands donateurs aux fondations des établissements avec lesquels ils signent des contrats.

    Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, n'a jamais caché son intention de poursuivre le développement des RI dans la province. À Montréal seulement, un peu plus de 800 places de ressources intermédiaires doivent encore être développées.

    Pour la coporte-parole de Québec solidaire Françoise David, il faut au contraire «mettre un frein à la pratique». Mme David critique fortement le fait que les règles d'octroi de contrats ne soient pas claires, comme le révélait notre reportage. «C'est révoltant d'entendre un des promoteurs avouer candidement que pour obtenir un contrat de RI, «il faut être ami avec les décideurs». Après le scandale des garderies sous les libéraux, sommes-nous en train d'assister au scandale des RI pour aînés avec les péquistes?»

    Critique de l'opposition officielle en matière de santé, Yves Bolduc estime pour sa part que le développement des ressources intermédiaires doit se poursuivre, mais «en respectant les règles d'appels d'offres et en respectant les barèmes».

    Le ministre Hébert n'a pas rappelé La Presse.

  • 25-02-2014 Jacques Languirand devient « porte-parole silencieux » de la Fédération québécoise des sociétés alzheimer

    Source : La Fédération Québécoise des Sociétés Alzheimer

    La Fédération Québécoise des Sociétés Alzheimer est fière d’annoncer que Jacques Languirand a accepté d’être son « porte-parole silencieux ».

    Pendant toute sa vie, Jacques Languirand a œuvré pour accompagner l’être humain dans ses questionnements. Que ce soit à travers ses écrits, son site internet ou sa célèbre émission « Par 4 chemins », son humour et son immense culture ont été mis au service de l’épanouissement de la conscience de milliers de lecteurs et d’auditeurs.

    Après plus de 60 ans de présence à Radio-Canada, il a récemment annoncé qu’il était atteint de la maladie d’Alzheimer et devait se retirer de la société d’état dont il était devenu une icône. Toujours poussé par sa volonté d’être utile, Jacques Languirand a adressé aux 125 000 Québécois également touchés par cette maladie, ce message émouvant.

    « J’ai accepté d’être le porte-parole « silencieux » de la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer.

    « Silencieux » parce que les mots commencent parfois à me manquer mais aussi parce que j’aimerais vous donner la parole au lieu de la prendre. Vous permettre de parler de votre état sans en avoir honte, de voir votre situation avec humour si c’est possible, de dire vos besoins autant physiques que psychologiques que sociaux… Tous ces sujets que vous devez pouvoir aborder avec sérénité. Vous vous sentez seuls, vous avez peur de ce qui vient, vous souffrez dans votre cœur, dans votre âme, dans votre corps ? Vous devez pouvoir le dire.

    Cette parole, je voudrais la donner à tous ceux qui sont touchés par cette maladie ou par une maladie apparentée, que ce soit la personne atteinte ou celles qui voient à leur confort relatif, ceux qu’on appelle les « aidants ».

    Ce geste de ma part se veut une demande à tous ceux qui ne sont pas touchés par cette maladie. Si vous pouvez aider, faites-le. Donnez. Du temps, de l’argent, de l’attention, une écoute attentive. Donnez ce que vous pouvez. Tendez la main à tous ceux qui ne sont plus ce qu’ils ont déjà été, à tous ceux qui ont besoin d’aide parce que le poids est souvent trop lourd s’il n’est pas partagé.

    Aidez. Parce que c’est un geste égoïste qui fait tellement de bien. »

  • 25-02-2014 Vers une nouvelle ère d'aînés marquée par... le divorce

    Baptiste Ricard-Châtelain - Le Soleil

    Les baby-boomers changent radicalement le portrait du couple âgé. La génération qui a démocratisé le divorce, l'union libre et le mariage de conjoints de même sexe bouscule les idées reçues sur pépé et mémé!

    En 30 ans, le nombre d'aînés qui ont divorcé ou se sont séparés a triplé, nous informe Mireille Vézina, analyste au Centre canadien de la statistique juridique de Statistique Canada. Ils sont encore minoritaires - autour de 12 % de nos aïeuls ont déjà rompu au moins une union stable -, mais la tendance est lourde. Le tiers de la prochaine cohorte de retraités, ceux qui ont aujourd'hui entre 55 et 64 ans, ont «expérimenté plus d'une union dans leur vie».

    «C'est la génération du baby-boom qui arrive», enchaîne Mme Vézina. La même qui a connu l'adoption de la première véritable législation sur le divorce, en 1968. Et qui a participé à accroître l'accessibilité par une nouvelle loi votée durant les années 80.

    Mais ces divorcés ne veulent pas nécessairement rester seuls jusqu'au dernier repos. Plus de 75 % des hommes et 55 % des femmes ont fondé un nouveau ménage! Et la majorité se sont remariés. Les vieux en couple ne forment pas nécessairement de vieux couples, en somme.

    N'empêche, même si le mariage a encore la cote, les aînés vivent aussi de plus en plus en union libre, observe Statistique Canada. Surtout dans la Belle Province, société distincte. «Au Québec, la proportion des unions libres a toujours été plus importante. On le voit même chez les personnes plus âgées. C'est une autre tendance qui gagne du terrain.»

    Réglons tout de suite l'essentiel : la majorité des couples de plus de 65 ans sont toujours et encore mariés. Quelque 11 % des papis et mamies vivent néanmoins hors du mariage, dans la même maisonnée. Deux fois plus que dans le Rest of Canada (ROC). D'ici quelques années, près du quart des couples aînés du Québec seront concubins!

    Mireille Vézina fait également remarquer que, «depuis 30 ans, il y a beaucoup plus de personnes âgées qui vivent en couple, que ce soit en union libre ou mariées». Malgré les divorces, il y a plus de couples âgés qu'avant? Voilà qui mérite explication... «Avant», l'homme décédait pas mal plus jeune que sa douce. Celle-ci parcourait donc les dernières saisons seule. «Au cours des dernières années, l'espérance de vie des hommes a augmenté plus rapidement que celle des femmes.» Voilà qui permet à plus de couples de rester ensemble et à plus d'âmes esseulées de se réunir.

    Et oubliez (un peu) le préjugé voulant que Monsieur convole avec une jeunesse. Dans la moitié des ménages de plus de 65 ans, les amants ont moins de trois ans d'écart. Il demeure que 46 % des hommes sont âgés d'au moins quatre années de plus de leur conjointe. C'est parfois l'inverse : dans 6 % des ménages, c'est la femme qui cumule au moins quatre ans de plus que son homme.

    Cas de solitude
    Au-delà des chiffres sur les couples, il ne faut pas oublier d'entrevoir la solitude importante vécue par tous les autres, ceux et celles qui ne se rembarquent pas dans l'aventure, commente le sociologue Richard Lefrançois, lui-même retraité. Il était professeur à l'Université de Sherbrooke et chercheur à l'Institut universitaire de gériatrie.

    «Les couples vivent plus longtemps en couple», certes. Mais lorsqu'un conjoint décède ou que le mariage éclate, tous ne sont pas enclins à chercher une nouvelle âme soeur. «Plus ça arrive tard chez les femmes, moins elles ont tendance à être intéressées à revivre en couple. C'est plus difficile pour les hommes d'accepter la solitude.»

    «Les femmes ont une espérance de vie plus longue», explique-t-il. «La solitude de la vieillesse touche donc beaucoup plus les femmes.»

    Les familles vont aussi être ébranlées, analyse Richard Lefrançois. «La dynamique» change quand grand-papa, fraîchement divorcé après un long mariage, débarque avec sa nouvelle flamme... Enfants et petits-enfants devront s'ajuster.

    Parlant d'ajustement, soulignons que les couples homosexuels et lesbiens franchissent lentement mais sûrement le cap de la retraite. Statistique Canada en compte environ 4000. Au cours de la prochaine décennie, le groupe devrait croître rapidement pour atteindre au moins 10 000 couples de même sexe de plus de 65 ans.

  • 25-02-2014 Jeunes et moins jeunes ciblés par l’hameçonnage

    La Presse canadienne - La Presse

    Les jeunes Canadiens branchés sont devenus des cibles fréquentes de fraudes par hameçonnage, selon un nouveau sondage effectué par Visa Canada.

    Le sondage révèle que 92 % des répondants de moins de 35 ans ont confirmé avoir été ciblés par des fraudeurs qui envoient des messages hameçons dans l'espoir d'obtenir leurs numéros de compte, leurs mots de passe, leurs numéros de carte de crédit ou leur numéro d'assurance sociale.

    Les fraudeurs ciblent aussi les personnes âgées, mais ils le font généralement avec des appels hameçons à leur domicile.

    Au total, 84 % des personnes sondées ont indiqué recevoir fréquemment des messages hameçons et les deux tiers d'entre elles ont affirmé qu'elles signaleraient ce type de fraude si elles savaient à qui s'adresser.

    Le sondage a été rendu public lundi en prévision du mois de la prévention de la fraude, en mars.

    Le tiers des Canadiens sondés ont admis avoir été victimes d'hameçonnage.

    Les courriels non sollicités et les messages incitant leurs destinataires à «agir maintenant» et à «vérifier leur nom d'utilisateur et leur mot de passe» sont des tactiques régulièrement utilisées par les fraudeurs. Ceux-ci souhaitent ainsi mettre de la pression sur les destinataires des messages et les inciter à répondre.

    Les mots mal épelés et les fautes de grammaire sont souvent un signe qu'un courriel reçu est frauduleux, mais le chef des risques et services aux acquéreurs nord-américains chez Visa Canada, Gord Jamieson, souligne que les fraudeurs se sont améliorés sur ce point.

    Les faux messages peuvent sembler provenir de banques, d'entreprises ou de compagnies de cartes de crédit demandant des mots de passe ou numéros de compte, mais M. Jamieson rappelle que les banques et Visa n'envoient jamais de courriels demandant aux clients de révéler de l'information personnelle.

    Il ajoute que quelque 156 millions de messages hameçons sont envoyés chaque jour dans le monde et que bien qu'il ne soit pas recommandé de les ouvrir, les destinataires devraient s'assurer de les transmettre aux autorités, au Centre antifraude du Canada (info@antifraudcentre.ca), à Visa (phishing@visa.com) ou à reportingphishing@apwg.org.

    Les résidents de la Colombie-Britannique sont ceux qui reçoivent le plus de messages hameçons (89 %), selon le sondage. À l'opposé, ce sont les Québécois qui en reçoivent le moins (77 %), mais ils sont également les plus susceptibles de télécharger par inadvertance un maliciel (31 %).

    Le sondage a été effectué par Pollara Strategic Insights, au nom de Visa Canada, auprès d'un échantillon en ligne de 1007 Canadiens, du 13 au 16 janvier 2014. La marge d'erreur d'un échantillon aléatoire de cette taille est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

  • 24-02-2014 Les aînés en couple vivent plus longtemps chez eux qu'en logement

    Pierre Saint-Arnaud - La Presse

    Les aînés canadiens vivent davantage en couple et restent plus longtemps chez eux.

    Les données à ce sujet rendues publiques par Statistique Canada lundi indiquent que 92% des personnes de plus de 65 ans vivaient en ménage privé contre 8% en logement collectif en 2011. La moitié des personnes vivant en logement collectif étaient âgées de plus de 85 ans.

    Cependant, la proportion d'aînés en logement collectif est en baisse constante, particulièrement chez les plus âgés. Ainsi, on constate qu'entre 1981 et 2011, la proportion des personnes de plus de 85 ans vivant en logement collectif est passée de 41 à 35% chez les femmes et de 29 à 23% chez les hommes.

    Quant aux aînés vivant en ménage privé, trois hommes sur quatre - une proportion pratiquement inchangée en 30 ans - et une femme sur deux vivaient en couple comme conjoints mariés ou comme partenaires en union libre. Chez les femmes, il s'agit d'une nette augmentation, la proportion passant de 40 à 49% entre 1981 et 2011.

    Cette situation s'explique notamment par une augmentation de l'espérance de vie chez les hommes.

    Pourtant, malgré une hausse de la proportion de couples, on constate toujours la présence d'une proportion importante d'aînés vivant seuls en 2011, soit 35% des femmes et 17% des hommes, des chiffres qui ont très peu changé en 30 ans et même qui sont en hausse de 3% chez les hommes.

    Une des raisons qui expliquent cette apparente contradiction se situe du côté de la baisse du nombre de personnes âgées qui partagent un ménage privé avec un parent et qui, donc, ne forment pas un couple. Le nombre de femmes dans cette situation est passé de 23 à 16% et le nombre d'hommes a également fléchi de 11 à 7% entre 1981 et 2011.

    Par ailleurs, Statistique Canada note une progression importante du nombre d'aînés divorcés ou séparés, qui est passé de 4 à 12% durant ces 30 années. Plusieurs d'entre eux ont cependant formé une seconde union à la suite d'un divorce ou d'une séparation.

    Sans surprise, la situation des personnes de 55 à 64 ans - soit la prochaine cohorte d'aînés - était encore plus diversifiée, avec une proportion de 20% de personnes divorcées ou séparées et environ 3 d'entre elles sur 10 ont formé au moins deux unions durant leur vie, en comparaison de 2 sur 10 chez les aînés actuels.

  • 21-02-2014 Mourir dans la dignité : chronique d’une mort annoncée

    Amélie Daoust-Boisvert - Le Devoir

    Les parlementaires ont quitté le salon bleu à 18 h jeudi sans avoir voté sur le projet de loi 52. Il mourra vraisemblablement au feuilleton, ayant échappé au vote après le refus du Parti libéral du Québec de prolonger les travaux parlementaires.

    La ministre Véronique Hivon n’a pas caché sa déception en point de presse à 15 h, alors que le destin du projet de loi sur les soins de fin de vie et l’aide médicale à mourir semblait scellé. « La population est perdante. La démocratie vit un jour difficile », a-t-elle estimé.

    Chronique d’une mort annoncée
    La Coalition avenir Québec et Québec solidaire avaient donné leur consentement, mais le Parti libéral du Québec a refusé de poursuivre les échanges sur le projet de loi 52 à l’heure du midi et en soirée jeudi, ce qui a tué tout espoir de procéder au vote avant la relâche. Si des élections sont déclenchées, le projet de loi sur les soins de fin de vie et l’aide médicale à mourir mourra au feuilleton.

    Cela paraît improbable, mais le projet de loi pourrait encore être débattu le 11 mars, avant le débat sur le budget, si tous les partis y consentaient. Mais Véronique Hivon n’a pas montré une grande ouverture devant cette possibilité. « À partir du 11 mars, c’est le débat sur le budget qui aura préséance. Ce qu’on voulait, c’était protéger le projet de loi des aléas qui viennent avec le dépôt d’un budget », a-t-elle plaidé.

    « Ce qui rend ce projet de loi politique et partisan aujourd’hui, c’est la décision de Mme Marois d’aller en élection », a accusé de son côté le chef du PLQ, Philippe Couillard. Selon lui, le gouvernement a créé un « sentiment d’urgence artificiel » autour du projet de loi. Il explique son refus de siéger plus longtemps pour permettre le vote en affirmant qu’il refuse de « tomber dans le panneau » d’une « manœuvre bassement partisane du Parti québécois ». M. Couillard a en outre affirmé qu’il était hors de question de limiter le temps de parole de ses députés sur une question aussi importante.

    Le leader du gouvernement, Stéphane Bédard, alors que la mort au feuilleton plus que probable du projet de loi se profilait à l’heure du midi, a affirmé qu’il vivait le « moment le plus décevant » de toute sa carrière. « C’est faux qu’on manque de temps, a-t-il martelé en conférence de presse. J’aurais accepté d’entendre jusque dans la nuit ceux qui voulaient s’exprimer. »

    Stéphane Bédard et Bernard Drainville ont tous deux mis en doute le leadership de Philippe Couillard dans la journée. Selon M. Bédard, M. Couillard a « abdiqué ses responsabilités. Je pense qu’il souhaitait surtout ne pas voter sur le projet de loi 52  ».

    Rendez-vous reporté
    La CAQ et Québec solidaire ont déploré la tournure partisane des événements, accusant tant le gouvernement que les libéraux. « Ceux qui sont les plus pénalisés, ce sont les gens qui souffrent ; ils auront raison d’être déçus », a lancé la députée caquiste Hélène Daneault.

    Françoise David « renvoie le PQ et le PLQ, deux adolescents, dos à dos ». « Ç’aurait pu se terminer ce soir. Le PQ a créé la crise de toutes pièces, mais le PLQ se refuse à la résoudre. Nous étions tous prêts à rester jusqu’à minuit. »

    Si des élections sont déclenchées, le projet de loi pourra être ramené au calendrier au retour des parlementaires à Québec, peu importe la couleur du nouveau gouvernement : tant le PLQ que le PQ s’y sont engagés.

  • 20-02-2014 Fin de livraison à domicile de Postes Canada: 100 000 adresses annoncées

    La Presse canadienne - Le Devoir

    La Société canadienne des postes identifie les onze premières communautés canadiennes qui devront se résoudre au service de livraison dans des boîtes communautaires plutôt qu'à domicile, dès l'automne prochain.

    Cette première annonce, qui touche environ 100 000 adresses postales, s'inscrit dans un plan quinquennal annoncé il y a deux mois qui prévoit l'abolition de la livraison du courrier à domicile dans les zones urbaines.

    Parmi les communautés touchées dès l'automne prochain figurent cinq municipalités du Québec, toutes de la région de Montréal: Rosemère (3350 adresses), Lorraine (2550 adresses), Bois-des-Filion (2750 adresses), Charlemagne (1300 adresses) et Repentigny (14 400 adresses).

    Les autres collectivités affectées sont situées à Calgary et Fort McMurray, en Alberta, Winnipeg, Oakville et Kanata, en Ontario, et Halifax.

    La Société canadienne des postes dit avoir choisi ces secteurs, car plusieurs reçoivent déjà le courrier à des boîtes communautaires. Elle les croit donc bien placés pour permettre une conversion efficace.

    Les entreprises conserveront la livraison à la porte si elles sont situées dans des secteurs commerciaux bien établis, si elles sont établies dans des corridors d'affaires ou si elles reçoivent un volume relativement élevé de courrier et de colis.

    Les résidants touchés par un changement du mode de livraison vont recevoir par la poste une trousse d'information contenant un sondage et d'autres renseignements sur la conversion.

  • 20-02-2014 Les gens se fient sur leur maison pour assurer leur retraite

    Agence QMI

    Près du quart des Canadiens prévoient utiliser leur résidence comme principale source de revenus après avoir quitté le marché du travail, selon une étude de la Financière Sun Life. Ce type de financement fait toutefois sourciller les experts.

    Les auteurs de cette étude précisent que dans un marché qui est déjà en surchauffe, les personnes qui approchent de leur retraite pourraient ressentir encore plus de pression si elles prévoient utiliser leur maison comme principale source de revenus. «En raison de ces conditions économiques, les gens pourraient devoir envisager déménager dans une propriété plus petite afin de bénéficier d'un revenu additionnel», note Anne Meloche, vice-présidente régionale affaires institutionnelles, Québec et Est du Canada chez Placements mondiaux Sun Life.

    Marché déprimé
    Le planificateur financier et président d'Option Fortune, Richard Giroux, est du même avis. «Souvent, on se met la tête dans le sable et on pense qu'on va pouvoir demeurer dans notre maison et que tout va bien aller. Sauf que lorsqu'on fait un budget, et qu'on manque de revenus, on se dit qu'on va vendre la maison. On voit cela de plus en plus.» M. Giroux prévient toutefois que le montant obtenu de la vente de la propriété ne sera peut-être pas aussi élevé qu'attendu, s'il s'avère que le marché est déprimé.

    Quant à ceux qui songent à obtenir une marge hypothécaire pour financer leur train de vie, ils pourraient aussi avoir une mauvaise surprise, parce que les institutions financières pourraient leur offrir une marge moindre qu'espérée. Les personnes interrogées ont aussi indiqué que leurs autres sources de revenus proviendront des régimes de l'État (30 %), de leur épargne personnelle (27 %), des régimes d'employeurs (23 %) ou d'héritage (5 %).

    Retraite progressive
    D'autre part, l'étude révèle que la retraite progressive est devenue une stratégie de plus en plus répandue. Ainsi près de 50 % des répondants ont indiqué qu'elles prévoient occuper un emploi à temps partiel avant de quitter définitivement le marché du travail.

    Parmi les personnes qui prévoient une retraite tardive, 25 % ont indiqué continuer à travailler pour pouvoir payer les dépenses de première nécessité, 21 % pour bien vivre et 16 % parce qu'elles ne croient pas que les prestations de retraite des gouvernements seront suffisantes.

    En moyenne, les Canadiens prévoient avoir besoin d'un revenu de retraite annuel de 46 000$ et ils prévoient passer une vingtaine d'années à la retraite. L'âge moyen auquel les Canadiens s'attendent à prendre leur retraite a atteint son niveau le plus bas des quatre dernières années; il est de 66 ans cette année, comparativement à 69 ans en 2011.

    Le sondage a été réalisé en ligne par la firme Ipsos Reid entre les 12 et 20 novembre dernier auprès de 3 005 travailleurs canadiens âgés entre 30 et 65 ans.

  • 20-02-2014 2e budget provincial du gouvernement : un budget pour qui? Pas pour les aînés !

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est déçu de ne rien trouver dans ce budget sur la réalité des aînés particulièrement dans le contexte du vieillissement accéléré de la population. Qualifié de prospère ou d’austère selon les intérêts de tout un chacun, le Réseau FADOQ le juge non cohérent devant la notion d’une qualité de vie adéquate pour les citoyens.

    Lire de communiqué

  • 18-02-2014 Budget Québec 2014 - Choc démographique au Québec : pénurie de main-d'œuvre à l'horizon

    Vincent Maisonneuve – Radio-Canada

    Plusieurs experts le répètent : le choc démographique est bel et bien arrivé au Québec. Pour la première fois en 2014, le nombre de Québécois âgés de 15 à 64 ans va diminuer et le bassin de main-d'œuvre va commencer à se vider.

    Dans plusieurs entreprises québécoises, le recrutement des travailleurs qualifiés est déjà assez complexe. Michel Picard dirige, avec deux associés, l'entreprise CNC production, à Joliette. L'usine compte une vingtaine d'ouvriers qui découpent et assemblent des structures d'acier.

    « De l'ouvrage, il y en a », répète le directeur général de CNC Production. Pour lui, décrocher de nouveaux contrats n'a jamais été un problème. C'est la main-d'œuvre qui est de plus en plus difficile à trouver, notamment parce que plusieurs entreprises s'arrachent les travailleurs qualifiés.

    « On essaie de recruter quelqu'un pour travailler sur une de nos machines depuis deux mois et on ne trouve personne. »— L'entrepreneur Michel Picard

    Michel Picard dresse le constat suivant : « Le jeune va sortir de l'école et va venir travailler ici. On lui donnera le salaire qu'on est capable de lui donner parce qu'il doit encore être formé. Quand il sera formé, t'as une grande entreprise qui va venir le chercher. »

    Au Québec, la bataille pour le recrutement des travailleurs compétents ne fait que commencer. De 2000 à 2010, le nombre de Québécois âgés de 15 à 64 ans a augmenté en moyenne de 39 000 personnes chaque année. L'an dernier, la croissance de la population en âge de travailler a chuté de façon draconienne : à peine 11 000 personnes de plus chez les 15-64 ans. Au rythme où vieillit la population, le nombre de Québécois de 15 à 64 ans va commencer à diminuer dès cette année, et le bassin de travailleurs québécois commencera à se vider.

    « Il va y avoir une concurrence féroce pour la main-d'œuvre qualifiée », assure Éric Grenier, le rédacteur en chef de Jobboom. Selon lui, bien des entreprises vont devoir se battre uniquement pour combler les départs à la retraite.

    « On parle d'un million de postes d'ici 2021 qui seront disponibles en raison des départs à la retraite. C'est considérable. »— Éric Grenier, rédacteur en chef de Jobboom

    L'économiste Pierre Fortin rappelle que le choc démographique sera plus brutal et plus rapide au Québec qu'ailleurs au pays. « On avait les taux de natalité les plus élevés en Amérique du Nord autrefois, et on est descendu aux taux de natalité les plus faibles » explique le professeur émérite de sciences économiques à l'UQAM.

    Dans ce contexte, pour les patrons de PME comme Michel Picard qui rêvent de voir grossir leur entreprise, le recrutement sera un véritable casse-tête. Michel Picard avoue que ça leur fait peur : « Ça fait deux mois qu'on cherche un machiniste. Alors si je grossis le moindrement et que j'ajoute deux machines, il me faudra deux machinistes de jour et deux machinistes de soir. Ça fait quatre machinistes à trouver. Quand tu prends deux mois pour en trouver un, ce n'est pas très encourageant. »

    L'intégration des immigrants qualifiés devient essentielle. C'est d'ailleurs en recrutant un Ukrainien nouvellement arrivé au pays que Michel Picard a pu pourvoir un poste-clé de programmeur. Mais pour une véritable expansion, il faut investir et se moderniser. Les trois associés de CNC production ont misé sur l'achat d'un nouveau robot capable de fabriquer cinq fois plus de pièces qu'une machine ordinaire. « Les pièces sortent plus rapidement, dit Michel Picard. Alors, si je manque de machinistes, j'ai une machine qui va compenser ».

    Avec le déclin du bassin de main-d'oeuvre qui est à prévoir dans les prochaines années, bien des entreprises devront apprendre à faire beaucoup plus avec moins d'employés.

  • 17-02-2014 Éviter la solitude et faire de l'exercice pour vivre plus longtemps

    Agence France Presse

    Faire de l'exercice régulièrement et éviter de vivre seul permettent aux personnes âgées de bien vieillir et de vivre plus longtemps, assurent des chercheurs américains.

    «Se sentir extrêmement seul peut accroître de 14 % le risque de mort prématurée chez une personne âgée. L'impact est aussi néfaste que le fait d'être défavorisé socialement», selon John Cacioppo, professeur de psychologie de l'Université de Chicago, citant une analyse de plusieurs études scientifiques publiée en 2010.

    Ces travaux menés sur un groupe de 20 000 personnes révèlent que le sentiment de grande solitude s'accompagne d'un sommeil perturbé, d'une tension artérielle élevée, d'une altération des cellules immunitaires et d'un accroissement des états dépressifs.

    «Prendre sa retraite en Floride, dans un climat plus chaud, mais au milieu d'inconnus, n'est pas forcément une bonne idée si cela implique de vous couper des personnes qui vous sont chères», a relevé le psychologue, qui a présenté dimanche ses travaux à la conférence annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science, à Chicago.

    Et trop souvent la solitude s'accompagne d'une hygiène de vie sédentaire, un facteur qui contribue nettement à affaiblir l'état de santé.

    «L'exercice, comme le simple fait de marcher régulièrement à vive allure, peut réduire de près de moitié les risques cardiovasculaires et de développer la maladie d'Alzheimer. L'activité physique freine aussi le vieillissement normal du cerveau des personnes plus âgées», a expliqué à l'AFP, Kirk Erickson, professeur de psychologie à l'université de Pittsburgh, en marge de la conférence.

    Plasticité cérébrale
    Avec l'âge, le cerveau se réduit, et l'activité physique permet d'en améliorer le fonctionnement général et d'accroître le volume de l'hippocampe de 2 % ce qui revient à inverser le vieillissement cérébral de un à deux ans, selon lui, une étude sur 120 personnes de 65 ans et plus à l'appui.

    «Cette recherche démontre que le cerveau continue à se modifier avec l'âge», a souligné ce chercheur. Même «si le cerveau à tendance à rétrécir en vieillissant, ce processus ne paraît pas aussi inéluctable et l'exercice physique semble parfait pour tirer avantage de cette plasticité cérébrale», a poursuivi Kirk Erickson.

    De plus, «il n'est pas nécessaire de faire beaucoup d'exercice pour obtenir cet effet», a-t-il relevé tout en concédant ne pas encore être en mesure de déterminer la fréquence, la durée et l'intensité permettant une réponse optimale du cerveau.

    «Nous avons beaucoup appris de ce phénomène mais il reste encore un long chemin à parcourir dans cette recherche», a admis ce psychologue.

    «L'activité physique semble être l'une des approches les plus prometteuses pour promouvoir la santé du cerveau chez les adultes vieillissants» dont le nombre s'accroît considérablement avec le vieillissement de la génération des baby-boomers.

    Selon le Pew Center, un institut de recherche américain, les baby-boomers ont commencé à atteindre 65 ans en 2011. Depuis, chaque jour il y en aura environ 10 000 de plus, jusqu'en 2030, a relevé John Cacioppo.

    Certains voient dans le vieillissement de la population l'inévitable accroissement des cas de démence et d'une détérioration de la santé de ce groupe, a ajouté le chercheur.

    Mais en réalité, cette analyse a été largement altérée par «les avancées médicales et grâce au fait que ces personnes commencent à mieux se soigner», a-t-il expliqué.

    Malheureusement, la pratique de l'exercice physique reste peu fréquente au sein des personnes du troisième âge car le mode de vie sédentaire est devenu la norme, déplore ce psychologue.

    «Mais nous avons de nouvelles études sur le vieillissement et le grand public apprend de plus en plus à mieux vieillir», selon lui.

  • 17-02-2014 Colère face aux fermetures chez Desjardins

    Olivier Bourque - Argent

    Le Mouvement Desjardins est en mode minceur sur le terrain. Le nombre de caisses ou succursales a chuté en deux ans, tout comme le nombre de guichets, en net recul. Une stratégie qui provoque de plus en plus l’incompréhension et la colère chez les clients.

    Dernier exemple en date, une