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  • 20-01-2016 Le nombre d’automobilistes très âgés a doublé en cinq ans au Québec

    Christopher Nardi - Le Journal de Montréal

    Le nombre de conducteurs très âgés augmente sans cesse sur les routes du Québec, à tel point que les trois plus vieux ont maintenant 101 ans.

    En cinq ans, le nombre de personnes de 90 ans et plus détenant un permis de conduire valide a doublé, selon les données obtenues par Le Journal auprès de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ).

    Les experts de la sécurité routière prennent cette situation au sérieux, car ces conducteurs très âgés sont impliqués dans plus d’accidents que la moyenne des automobilistes.

    La tendance des conducteurs âgés est loin de s’estomper, croit le directeur général de la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ).

    «Les Québécois vieillissent et vivent plus longtemps en bonne santé, alors je pense que ce nombre va continuer à augmenter, estime Danis Prud’homme. De plus, les personnes âgées de la nouvelle génération ont grandi entourées de la voiture, alors ça a toujours fait partie de leur vie et ils veulent la garder.»

    Plus d’accidents
    En plus des trois conducteurs de 101 ans, on en retrouve cinq ayant atteint l’âge vénérable de 100 ans.

    L’augmentation du nombre d’aînés au volant (voir tableau) est très remarquée auprès des compagnies d’assurance canadiennes, qui ont vu un bond important dans le nombre d’accidents causés par des personnes de l’âge d’or depuis 10 ans.

    En effet, la fréquence des sinistres causés par des personnes de plus de 75 ans a bondi de 10 % chez les hommes et de 17 % chez les femmes entre 2004 et 2014, alors que celle des jeunes de 16 à 20 ans a chuté de 27 % durant la même période.

    «Les jeunes sont toujours les plus impliqués dans les collisions, mais ils s’améliorent beaucoup, ce qui n’est pas le cas chez les personnes âgées. Celles-ci conduisent plus longtemps et, sur 10 ans, on a remarqué une augmentation du nombre d’accidents», analyse Anne Morin, porte-parole du Bureau d’assurance du Canada.

    Réapprendre à conduire
    Les experts consultés croient que les membres de l’âge d’or devraient suivre un cours spécialisé pour réapprendre à conduire avec leurs facultés physiques vieillissantes.

    «Avec l’âge, nos réflexes deviennent moins rapides et nos mouvements aussi. Un cours permet donc d’apprendre à observer ce qui se passe autour de nous, d’adapter notre conduite aux conditions routières, surtout l’hiver, et de bien partager la route, particulièrement avec les camions», explique Gabriel Pinard, directeur général de l’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP), qui offre un cours de conduite spécialisé à ses membres.

    PERDRE SON PERMIS SERAIT UN DRAME
    Qu’on leur enlève leur permis de conduire signifierait isolement, solitude et, pour certains, une mort à petit feu, témoignent plusieurs aînés rencontrés parLe Journal.

    «Si on m’enlevait mon permis du jour au lendemain à cause de mon âge, ce serait dramatique. On est tellement dépendants de l’automobile, surtout en région, que pour moi ce serait une perte de liberté totale. Je deviendrais dépendant des autres et ça mènerait à mon isolement», déclare Marcel Michaud, un homme de 79 ans qui réside à Rimouski.

    C’est une réaction très commune parmi les aînés qui se font subitement enlever leur permis de conduire après avoir échoué à un examen médical ou visuel après 80 ans, souligne le directeur général de l’AQRP, Gabriel Pinard.

    «Il y a des gens qui perdent ou qui se font enlever leur permis de conduire et ils en meurent. Un membre de ma famille a perdu 60 livres et est mort peu de temps après avoir perdu son permis pour des raisons de santé», raconte M. Pinard.

    Conduite difficile
    Deux conductrices âgées ont confié au Journal que tout va très vite autour d’elles sur la route, et que les autres automobilistes manquent souvent de respect à leur égard.

    «Ils ne me klaxonnent pas souvent, mais ils vont souvent me couper sur la route. C’est beaucoup plus traître et dangereux! Les jeunes qui conduisent aujourd’hui sont plus rapides et beaucoup moins attentionnés qu’ils l’étaient avant», déplore Raymonde Lapierre, 80 ans.

    Selon Barbara Auclair, une dame âgée de 86 ans, les cellulaires et autres appareils mobiles rendent la conduite encore plus dangereuse comparativement à il y a 10 ans.

    «Je remarque qu’il y a de plus en plus de gens qui me coupent en regardant leur tablette ou en parlant au cellulaire. Je suis constamment sur la défensive au volant et j’essaye de choisir les moments où je prends la route pour qu’il y ait moins de gens autour de moi», raconte-t-elle.

    EXAMENS PLUS FRÉQUENTS?
    Plusieurs aînés reconnaissent qu’on devrait surveiller de plus près les détenteurs d’un permis de conduire quand les cent ans approchent.

    Une conductrice âgée se serait trompée entre le frein et l’accélérateur, en juin 2015, à Châteauguay. Une de ses passagères, une femme de 80 ans, est décédée. Les personnes âgées sont tout de même moins sujettes à avoir des accidents que les jeunes.

    Actuellement, la SAAQ n’impose aucun âge limite pour conduire. Elle exige seulement un rapport d’examen médical et visuel tous les deux ans dès l’âge de 80 ans (voir ci-contre).

    Devrait-elle exiger un bilan médical tous les ans à partir de 90 ans, ou bien exiger un examen pratique, par exemple?

    Barbara Auclair, 86 ans, croit que ce ne serait pas une mauvaise idée.

    «Je connais plusieurs personnes de mon âge avec lesquelles je n’oserais jamais embarquer dans une voiture s’ils sont au volant. Je suis très à l’aise en conduisant, alors ça ne me dérangerait pas de passer un nouvel examen pratique», juge-t-elle.

    Système engorgé
    Même son de cloche chez l’octogénaire Raymonde Lapierre, qui souligne que l’état d’une personne aînée peut se détériorer gravement en quelques mois seulement.

    «Il ne faut certainement pas faire de l’âgisme et exclure tout le monde dès qu’ils atteignent l’âge d’or», nuance-t-elle toutefois.

    La gériatre Lucie Boucher est d’avis que le gouvernement pourrait en faire plus pour vérifier les aptitudes de conduite des personnes âgées, mais que le système est trop engorgé pour accueillir la demande additionnelle.

    «On devrait trouver une façon de faire des contrôles plus efficaces, sinon on va embourber le système. Pour la majorité, un examen routier à 75 ans ne serait pas pertinent et prendrait beaucoup trop de ressources humaines à la SAAQ», analyse la Dre Boucher.

    DES FACULTÉS QUI DIMINUENT
    On observe un ralentissement des mouvements qui affecte la vitesse de réaction.

    On observe un ralentissement intellectuel qui affecte le traitement de plusieurs informations simultanément, comme la signalisation et les changements de voie.

    Les maladies chroniques, comme l’arthrose et l’arthrite, peuvent rendre difficiles de simples mouvements comme tourner sa tête pour vérifier les angles morts et les miroirs.

    Des maladies visuelles, telles que des cataractes ou des problèmes de rétine, peuvent diminuer la vision de façon importante, notamment durant la nuit ou les tempêtes.

    Des troubles de mémoire affectent le comportement sur la route.

    Ces effets se font souvent ressentir à partir de 75 ans.

    PLUS EXIGEANT POUR LES AÎNÉS
    Dès 75 ans, la SAAQ exige un rapport d’examen médical et un rapport d’examen visuel signés par un médecin qui seront valides pendant 5 ans.

    Dès 80 ans, le détenteur de permis doit refaire ces deux examens tous les deux ans et les soumettre pour évaluation à la SAAQ.

    Pour les conducteurs de camions, autobus et taxis, il faut faire un examen médical à 45, 55, 60 et 65 ans et tous les deux ans par la suite.

    La SAAQ se réserve le droit d’exiger un examen médical ou de la vue si les autorités jugent que le comportement routier du chauffeur est dangereux.

  • 19-01-2016 Pouvoir d’achat: de moins en moins d’argent dans vos poches

    Annick Poitras - Protégez-vous

    Pour une deuxième année d’affilée, ce sont les Québécois qui ont le revenu disponible par habitant le plus bas au pays. Quant à leur pouvoir d’achat, sa croissance est presque nulle.

    Hausse du prix du panier d’épicerie, des taxes municipales, de l’électricité, des frais scolaires… Avec le coût de la vie qui ne cesse d’augmenter, vous avez l’impression d’avoir de moins en moins de marge de manœuvre pour honorer vos factures? Vous ne rêvez pas!

    Le revenu disponible par habitant des Québécois est de 26 046 $ nets par an, le plus bas au Canada. Même s’il a progressé de 1,5 % au Québec entre 2013 et 2014, un taux d’inflation de 1,4 % est venu saper cette hausse, réduisant la croissance du pouvoir d’achat des Québécois presque à néant, soit à + 0,1.

    Ainsi, les Québécois n’ont pratiquement pas eu d’argent supplémentaire à dépenser en 2014, affirme l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). L’organisme vient de mettre à jour son étude annuelle portant sur le revenu disponible, soit le montant qui reste à la disposition des ménages pour consommer et épargner, une fois les impôts, transferts et cotisations sociales payés. Cette étude analyse les données les plus récentes disponibles sur la rémunération au pays (2014).

    «C’est la plus faible croissance du pouvoir d’achat enregistrée au Québec depuis neuf ans, explique Stéphane Ladouceur, analyste régional à l’ISQ. Ce ralentissement est surtout dû à la faible progression des salaires et des transferts gouvernementaux, ainsi qu’à la hausse marquée des cotisations payées par les employés à leur régime de retraite à prestations déterminées.»

    Toutefois, la bonne nouvelle, c’est que le Québec figure tout de même parmi les provinces et territoires où l’évolution du pouvoir d’achat est demeurée au-dessus de zéro, de pair avec la Nouvelle-Écosse (+ 0,3 %), l’Île-du-Prince-Édouard (+ 0,5 %), le Nunavut (+ 1,1 %), l’Alberta (+ 1,1 %) et Terre-Neuve-et-Labrador (+ 2,3 %).

    À l’opposé, il a reculé au Yukon (- 0,1 %), en Ontario (- 0,4 %), au Manitoba (- 0,4 %), au Nouveau-Brunswick (- 0,8 %), dans les Territoires du Nord-Ouest (- 2,5 %) et en Saskatchewan (- 3 %).

    Bonnes et mauvaises mines
    Même s’il est en queue de peloton au Canada, le revenu disponible par habitant augmente à l’échelle de la province. Il a crû dans l’ensemble des régions administratives, sauf en Outaouais (- 0,6 %) et sur la Côte-Nord (- 0,1 %). «La plupart des MRC dont l’économie repose sur l’exploitation des ressources minières connaissent une croissance du revenu disponible faible, voire négative», souligne Stéphane Ladouceur.

    Les régions les mieux nanties sont la Montérégie (27 246 $), la Capitale-Nationale (27 219 $) et la Côte-Nord (26 917 $). À l’opposé, la Mauricie (23 555 $), la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (23 324 $) et le Bas-Saint-Laurent (23 317 $) sont les plus pauvres.

    La région administrative de Montréal occupe le 5e rang (26 481 $), mais a tout de même bénéficié de la plus forte hausse du revenu disponible en 2014 (+ 2,4 %).

    14 500 $ de moins qu’en Alberta
    Jusqu’en 2014, c’étaient les Albertains qui avaient le portefeuille le mieux garni du pays, avec un revenu disponible de 40 495 $, soit quelque 14 500 $ de plus que les Québécois. Mais c’était avant la débandade du secteur pétrolier en 2015; la prochaine étude sur le revenu disponible permettra de quantifier à quel point cette province pourrait s’être appauvrie depuis.

    Les Québécois ont aussi environ 5 500 $ de moins que le reste de Canadiens (31 539 $) pour faire rouler l’économie. Et cet écart s’accentue: en 2014, le revenu disponible des Québécois était de 18 % inférieur à celui en vigueur au Canada, comparé à 12 % en 2004.

    Ce retard «historique» s’explique par le fait que «les Québécois travaillent moins d’heures et sont aussi moins nombreux à travailler. De plus, le taux d’emploi et les taux horaires sont moins élevés ici», explique Stéphane Ladouceur. Les charges fiscales expliquent également l’écart entre le reste du Canada, mais dans une moindre mesure. En effet, le Québec accuse un retard de 4 200 $ avec le reste du pays juste au chapitre de la rémunération des salariés.

    Les salaires ne suivent pas le coût de la vie: vrai ou faux?
    On entend souvent dire que le coût de la vie augmente, mais que les salaires ne suivent pas... Or, c’est faux! Depuis 2000, le revenu disponible par habitant, dont la principale constituante est le salaire empoché, augmente toujours plus que l’inflation, affirme Stéphane Ladouceur, de l’ISQ. «Mais l’enrichissement s’affaiblit depuis six ans, confirme-t-il, les taux étant de plus ou moins 1 %.»

    En effet, le maigre 0,1 % de croissance du revenu disponible par habitant enregistré en 2014 fait pâle figure si on le compare, par exemple, au sommet de 3,9 % atteint en 2008 et 2001.

    Ces maigres hausses permettent difficilement de faire face à des factures salées qui dépassent le seuil de l’inflation, comme celles de certaines denrées alimentaires, notamment la viande et les légumes, dont le prix a explosé de 15 à 20 % en quatre ans! De quoi alimenter la rumeur…

  • 18-01-2016 Les Boomers ont 70 ans

    Marie-Claude Lortie - La Presse

    Quand les baby-boomers ont commencé à avoir 50 ans, en 1996, tout le monde en a parlé. C’était majeur. La génération incarnant la jeunesse frappait le demi-siècle et, à l’époque, l’idée qu’une personne de 50 ans puisse écouter les Rolling Stones ou David Bowie et fumer du pot semblait révolutionnaire.

    Quand les boomers ont atteint les 60 ans, on en a encore beaucoup discuté. Oh, les cheveux gris deviendront-ils à la mode ? Faut-il tout investir massivement dans le marché de l’antiride ? La robotisation prendra-t-elle son envol pour pallier les pertes d’autonomie personnelle à prévoir ?

    Cette année, les boomers commencent à avoir 70 ans, et c’est comme si plus personne ne s’en préoccupait.

    « Il y a un tabou social sur le vieillissement. T’as pas envie de te le faire rappeler », résume François Forget, vice-président de la stratégie à l’agence Sid Lee, quand on lui demande où sont les boomers dans la publicité, les campagnes de marketing et autres vitrines culturelles de la consommation.

    Pourtant, les baby-boomers, nés entre le 1er janvier 1946 et le 31 décembre 1964, si on choisit la définition américaine et dominante du concept, constituent près de 30 % de la population canadienne.

    Oui, c’est un groupe démographique encore important, reconnaît M. Forget. Et c’est un groupe qui, selon l’American Association of Retired Persons, prend 50 % des décisions de consommation. Mais on ne s’adresse plus à lui globalement. Il n’est interpellé que par 10 % des messages publicitaires.

    Pourquoi ? Peut-être parce que les stratégies se sont raffinées et que les boomers sont divisés et redistribués en une foule de catégories de consommateurs de plus en plus pointues. Peut-être parce qu’ils sont, en réalité, partagés surtout en deux grandes catégories, avance Jacques Nantel, professeur de marketing à HEC Montréal. « Il y a de 3 à 5 % d’entre eux qui vont générer 40 % des achats. Et il y a tout le reste. » La réalité des boomers, explique le professeur, c’est qu’ils ont été durement frappés par la débandade boursière de 1997 et la crise bancaire de 2008. Leurs placements, qu’ils pensaient si efficaces pour leurs revenus de retraite, n’ont pas apporté la richesse espérée. « Ils n’ont plus les moyens financiers d’être les trends-setters qu’ils ont toujours été. »

    Quand ils ont eu 20 ans, ils voulaient refaire le monde. À 40 ans, ils sont devenus plus conformistes et ont démocratisé une nouvelle consommation de luxe omniprésente dans les années 80. À 50 ans, on leur a attribué la popularité du cocooning, retour à la maison et à son confort douillet avec lequel les Réno-Dépôt de ce monde ont fait leur succès.

    Mais à 70 ans ?
    Ils n’ont pratiquement plus accès au crédit, plus de possibilités de se refaire financièrement. Ils sont prudents. Et ils n’ont plus les mêmes préoccupations. Ils achètent autrement.

    Et même si on sait que ce sont souvent davantage des boomers de 50 ans et plus – qui ont enfin du budget pour eux après avoir élevé leurs enfants – qui achètent des voitures chères, de grands voyages de luxe et des produits électroniques de pointe, on ne commercialise pas ces produits pour eux. « Veux-tu vraiment voir papi dans une pub de Mercedes S ? demande Martin Beauvais, fondateur de l’agence de pub Open. Ce qui marche, c’est le gars qui a des cheveux gris, mais n’a que 40 ans. » Et à part quelques excentriques, peu de marques de luxe pour femmes – vêtements, produits de beauté, sacs à main, bijoux – mettent de l’avant des femmes d’âge mûr, même si ce sont elles qui achètent ces biens à gros prix, pas les jeunes de 20 ans, comme les mannequins des annonces.

    BAISSE DE LA CONSOMMATION
    Reste qu’à partir d’un certain âge, la consommation tombe naturellement. La tendance est claire.

    « Avant 60 ans, c’est “go-go-go”. À partir de 70 ans, c’est “no go”. Tous les besoins ont diminué. Évidemment, tout dépend de la forme. Mais on l’observe clairement, notamment à la SAQ : ils prennent des demi-portions.»

    — Danièle Bergeron, vice-présidente de SAIL et membre du conseil d’administration de la Société des alcools du Québec (SAQ)

    Le créneau qui va devenir de plus en plus porteur pour ceux qui veulent travailler avec le marché des baby-boomers, c’est tout ce qui est rattaché directement au corps, au vieillissement, ce qui les concerne donc spécifiquement, explique Martin Beauvais, d’Open. On pense aux médicaments, aux produits d’hygiène, à l’alimentation… Tout ce qui est lié à la mobilité, aux soins de santé.

    Mais cette consommation et toute la mise en marché qui l’entoure n’auront surtout pas à être vieillottes.

    Par exemple, Open a mis au point il y a quelques années une campagne de pub pour un lubrifiant destiné aux femmes ménopausées. Non seulement l’emballage est totalement moderne, mais toute la conception de la marque incarne l’esprit d’une jeunesse réinventée, améliorée. Un des slogans ? « Préparez-vous à vous sentir comme une ado, mais avec pas mal plus de jugement. »

    Dans le même esprit ludique, la marque très branchée Céline a mis en vedette l’octogénaire Joan Didion dans une récente campagne de pub pour ses lunettes. Et le gris est maintenant une couleur de cheveux hautement à la mode, même chez les jeunes.

    Est-ce le début d’un temps nouveau ?

  • 15-01-2016 Front commun des aînés contre les frais accessoires

    Roxane Léouzon - Métro

    Huit associations de personnes aînées ont dénoncé jeudi la normalisation des frais accessoires en santé, la qualifiant de «taxe santé aînée».

    Selon ces organisations, qui représentent en tout plus de 500 000 personnes, ces frais contribuent à l’appauvrissement des personnes âgées, qui sont parmi les plus susceptibles de recourir à des soins de santé. Certaines sont incapables de payer ou doivent «faire le choix entre l’épicerie et une coloscopie».

    «Une personne est arrivée dans un centre médical parce qu’elle s’était déchiré un doigt. Ça coûtait 35 ou 45$ pour l’anesthésie. Elle n’avait pas l’argent pour payer, alors on l’a cousu à froid», a raconté Pierre-Paul Côté, président de l’Association des retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ).

    «Le problème est plus global que les frais accessoires, a pour sa part estimé Donald Tremblay, président de l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP). L’appauvrissement des aînés est documenté. Plus les gens s’appauvrissent, plus ils sont malades, plus ils sont malades, plus ils s’appauvrissent. C’est une roue sans fin.»

    Ils réclament que le ministre de la Santé Gaétan Barrette fasse marche arrière sur cette question. La facturation directe aux patients à un niveau plus élevé que les coûts réels de produits, médicaments et services médicalement nécessaires, parfois alors qu’ils sont couverts par la Régie de l’assurance maladie, est une pratique courante dans les cliniques médicales pour couvrir une partie de leurs frais de fonctionnement. Le projet de loi 20, adopté à en novembre dernier, indique que les frais désormais autorisés seront déterminés par un règlement qui sera déposé prochainement.

    «Il est encore temps de changer les choses», a fait valoir Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ.

    Ces intervenants estiment que les frais accessoires contreviennent à la Loi canadienne sur la santé et remettent en question l’accessibilité aux soins. Ils demandent au gouvernement fédéral d’intervenir.

    Plusieurs autres organismes tiennent le même discours, comme Médecins québécois pour le régime public et la Confédération des syndicats nationaux. L’Alliance des patients pour la santé, qui regroupe 25 associations de patients, a d’ailleurs envoyé un communiqué jeudi pour appuyer les revendications des organismes de défense des droits des aînés.

    «N’oublions pas que c’est le parti Québécois qui, en 1979, a introduit la possibilité pour les médecins de charger des frais directement à leurs patients, dans la Loi sur l’assurance maladie. Les frais accessoires étaient donc déjà « normalisés »», a pour sa part réagi Joanne Beauvais, attachée de presse du ministre Barrette.

  • 14-01-2016 Frais accessoires : les aînés veulent qu'Ottawa mette Québec au pas

    ICI Radio-Canada.ca

    Les aînés québécois unissent leurs voix pour dénoncer la légalisation des frais accessoires par l'adoption du projet de loi 20 en novembre dernier. Un regroupement d'associations représentant un demi-million d'aînés québécois dénonce la normalisation de ces frais qui réduisent l'accessibilité aux soins de santé.

    La normalisation des frais accessoires touche particulièrement les aînés, selon le regroupement des huit associations, puisqu'ils ont plus souvent recours aux soins de santé. Ils qualifient d'ailleurs les frais accessoires de « taxe santé aînée » et ils demandent au gouvernement de faire marche arrière dans le dossier. Lire la suite

  • 13-01-2016 Les aînés s’opposent aux frais accessoires en santé

    Source : Réseau FADOQ

    Des associations regroupant plus d’un demi-million de personnes aînées dénoncent la décision du gouvernement libéral de légitimer les frais accessoires dans le réseau de santé québécois. Elles croient que le gouvernement doit faire marche arrière, notamment parce que les aînés du Québec sont directement visés par cette « taxe santé aînée », une véritable brèche dans l’accessibilité aux soins de santé.

    Lire le communiqué

  • 13-01-2016 Le ministre fédéral de Finances à l’écoute des aînés

     

    Le Réseau FADOQ a reçu la visite du ministre fédéral des Finances, M. Bill Morneau, dans le cadre de sa tournée pré-budgétaire pancanadienne.

    Au menu, les enjeux financiers concernant les aînés, le vieillissement de la population canadienne et les mesures qui seront inscrites au premier budget du gouvernement fédéral.

    Voici les revendications présentées par le Réseau FADOQ. Lire la suite

    rencontre avec le ministre fédéral des finances

  • 12-01-2016 Aide médicale à mourir: ce n'est pas un «bar ouvert»

    Ariane Lacoursière - La Presse

    La Loi concernant les soins de fin de vie, entrée en vigueur au Québec le mois dernier, soulève bien des questions auprès de la population. À un point tel que le Collège des médecins demande au gouvernement de lancer une campagne d'information pour préciser que le Québec n'est pas un « bar ouvert » pour l'euthanasie.

    « Ce que la loi québécoise prévoit, ce n'est pas un bar ouvert. Les patients ne peuvent pas réclamer l'euthanasie comme ils le veulent. Plusieurs critères existent. On aurait aimé une campagne du gouvernement à ce sujet », affirme le secrétaire du Collège des médecins du Québec, le Dr Yves Robert.

    Depuis l'adoption de la Loi concernant les soins de fin de vie, le 10 décembre, des patients questionnent leur médecin pour savoir s'ils ont droit à l'aide médicale à mourir.

    Selon le Dr Lussier, qui a été nommé à la Commission des soins de fin de vie, chargée d'étudier tous les cas de patients qui réclameront l'aide médicale à mourir au Québec, le gouvernement devait lancer une campagne d'information en prévision de l'entrée en vigueur de la loi, le 10 décembre. « Mais il semble que les procédures judiciaires entourant l'entrée en vigueur de la loi aient bloqué cette campagne », dit le Dr Lussier.

    Au cabinet du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, on confirme que la campagne d'information entourant la loi a été suspendue.

    Mettre fin à la désinformation
    L'avocat Jean-Pierre Ménard, spécialisé en défense des droits des patients, reçoit lui aussi des demandes de patients au sujet de l'aide médicale à mourir. « On pourrait faire plus pour informer la population. D'autant plus que plusieurs commentateurs continuent d'insinuer que la loi québécoise permet un accès quasi illimité à l'euthanasie, alors que ce n'est pas du tout le cas. Il faudrait le dire clairement », dit-il.

    Lorsqu'elle était ministre responsable du dossier, Véronique Hivon avait indiqué à plusieurs reprises qu'une vaste campagne d'information sur la question des soins de fin de vie et de l'aide médicale à mourir aurait cours. Antonine Yaccarini, attachée de presse de Mme Hivon, souligne que pour la députée péquiste, la campagne doit avoir lieu, « bien qu'il aurait été souhaitable qu'une telle campagne démarre avant l'entrée en vigueur de la loi ».

    Parmi les patients qui se demandent s'ils remplissent les conditions requises pour obtenir l'aide médicale à mourir, certains sont atteints de sclérose en plaques. Le Dr Robert explique que parmi les critères encadrant l'accès à l'aide médicale à mourir, seules les personnes « en fin de vie » peuvent l'obtenir.

    Même si aucune définition de « fin de vie » n'est offerte dans la loi, le Dr Robert affirme que le patient doit être en « phase terminale ». « La mort doit être dans le décor dans quelques semaines, un an tout au plus », affirme-t-il. Le Dr Robert estime que certains patients risquent d'être frustrés de voir qu'ils ne sont pas admissibles et que le gouvernement devrait clarifier la situation.

  • 12-01-2016 Télécoms: des services télé plus abordables en 2016

    Annick Poitras - Protégez-vous

    Plusieurs changements feront sourire les amateurs de télévision cette année, notamment l’arrivée de forfaits abordables et de canaux à la carte.

    En 2015, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a mené une vaste consultation portant sur l’avenir de notre système de télévision.

    Plusieurs décisions ont été adoptées. Les entreprises telles Bell et Vidéotron devront notamment offrir d’ici mars 2016 un service d’entrée de gamme à 25 $ par mois ou moins, incluant des chaînes d’information continue. D’ici la fin de l’année, elles devront aussi offrir la possibilité de s’abonner à davantage de canaux à la carte ou à de petits forfaits abordables.

    «C’est un virage positif, car ces changements répondent à la volonté des consommateurs. Toutefois, il faudra surveiller si, par ricochet, les tarifs facturés pour les chaînes en demande ou pour la location de décodeur augmenteront», souligne Sophy Lambert-Racine, analyste en télécommunications à l’Union des consommateurs.

    Fournisseurs mieux surveillés dès 2017
    Dans la foulée, le CRTC a aussi adopté un Code de conduite pour les fournisseurs de services de télévision, à l’instar du Code sur les services sans fil instauré il y a plus de deux ans.

    Ce code, qui entrera en vigueur à l’automne 2017, «aidera les Canadiens à faire des choix plus éclairés par rapport à leurs fournisseurs de services de télévision et à résoudre les différends de manière équitable et efficace», a précisé le CRTC par voie de communiqué la semaine dernière.

    Ce Code obligera notamment les fournisseurs à offrir une information plus claire sur le contenu des forfaits, les prix, les frais connexes, les offres spéciales et le temps requis pour obtenir un service d’installation ou de réparation. Ils devront aussi donner un préavis de 30 jours pour toute modification de tarifs. De plus, ce Code fera en sorte qu’il sera plus facile de modifier des options de programmation ou d’annuler un abonnement.

    «C’est une bonne nouvelle pour les consommateurs, et le nombre de plaintes pourrait baisser», commente Sophy Lambert-Racine. Elle se réjouit du fait que ce Code sera aussi administré par le Commissaire aux plaintes relatives aux services de télécommunication (CPRST), qui gère le Code sur les services sans fil. En 2014-2015, cet ombudsman indépendant a traité quelque 10 000 plaintes liées aux services sans fil, un nombre en baisse de 7 % par rapport à l’année précédente.

    Vers des téléchargements plus rapides?
    Le CRTC a aussi amorcé une autre consultation portant sur les services de télécommunication de base «visant à assurer que les Canadiens aient accès aux services de classe mondiale leur permettant de participer activement à l’économie numérique», explique l’organisme fédéral.

    Ce processus révisera entre autres choses les vitesses de téléchargement et de téléversement minimales à l’ère du «streaming». Ce ne sera pas un luxe, souligne Sophy Lambert-Racine. «Actuellement, la vitesse minimale en vigueur au pays est de 5 mégaoctets par seconde, comparée à 25 aux États-Unis, par exemple, explique-t-elle. En région rurale, la bande passante pour avoir accès à certains services Web est souvent déficiente.»

    Tous les Canadiens sont invités à participer à l’audience publique du CRTC qui débutera en avril 2016 et qui clôturera cet exercice de consultation (no 2015-134).

    Tarifs élevés
    Une étude de l’Union des consommateurs publiée en 2014 constate que les tarifs Web sont souvent plus élevés au Canada à cause, notamment, des limites de téléchargement imposées par les fournisseurs, ce qui n’est pas le cas dans plusieurs autres pays.

    «Afin de bien protéger les consommateurs, il serait donc logique que le CRTC adopte un Code de conduite pour l’ensemble des services de télécoms, incluant Internet et les services filaires», conclut l’analyste.

    Selon le CRTC, «en 2014, les ménages canadiens ont dépensé en moyenne 203 $ par mois pour leurs services de communication, soit une hausse de 12 $ ou de 6,2 % par rapport à 2013. Cette croissance provient en grande partie des services sans fil et d’Internet».

  • 12-01-2016 Un Québec pour tous les âges

    Source : Réseau FADOQ

    Vers la fin de l’année 2015, des milliers de personnes ont été témoins de certains propos tenus par des animateurs, journalistes ou autres personnalités, qui ont fait sursauter : en vieillissant, nous devenons un fardeau, le vieillissement coûte cher alors que la contribution des aînés est moindre, devrait-on traiter ou soigner les personnes plus âgées ou prioriser les plus jeunes, etc.

    Lire le communiqué

  • 08-01-2016 Une assurance santé inutile?

    Élisabeth Fleury - Le Soleil

    Le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) se questionne sur l'éthique et la légalité du programme Protection-santé mis sur pied récemment par le Conseil pour la protection des malades et en vertu duquel les patients doivent payer 50 $ annuellement pour obtenir certains services d'aide, d'informations et de conseils.

    Le programme en question prétend faciliter l'accès «à une meilleure relation avec votre médecin», «à un diagnostic ou à un document détenu par un établissement de soins» ou «à la recherche d'un lieu d'hébergement pour vous-même ou pour un proche».

    Il offre également des «conseils juridiques» sur le consentement aux soins, les ordonnances de soins forcés et les dommages corporels subis dans un établissement de santé même que de l'aide en cas de plainte à l'égard du réseau ou de professionnels de la santé.

    «Ce sont des patients qui nous ont contactés après avoir entendu parler du programme et qui se demandaient si ça valait la peine d'y adhérer. On est tombé par terre. C'est un commerce disgracieux et totalement inapproprié. Comment peut-on se dire pour la protection des malades et en même temps exiger des frais d'eux pour des services qui sont déjà offerts gratuitement auprès des comités des usagers du réseau de la santé?» s'indigne en entrevue au Soleil le président du RPCU, Pierre Blain.

    L'initiative est d'autant inappropriée selon lui que le débat fait rage depuis plusieurs mois sur l'accès aux soins, les frais accessoires et les abus financiers envers les personnes âgées. «Ce programme-là s'adresse à des personnes malades, à des personnes vulnérables», souligne M. Blain.

    Demandes aux autorités
    Le président du RPCU demande par ailleurs aux autorités compétentes de déterminer si le programme Protection-santé constitue de l'exercice illégal de la médecine ou du droit et s'il contrevient aux règles régissant la vente de produits d'assurance. Il invite également le gouvernement et les partis politiques à prendre clairement position contre ce genre d'initiative.

    Personne au Conseil pour la protection des malades et au ministère de la Santé n'avait retourné nos demandes d'entrevue au moment d'écrire ces lignes, jeudi.

  • 08-01-2016 Pour compenser la hausser de vos taxes municipales

    André Boulais - Le Journal de Montréal

    Lors de son dernier budget, le gouvernement du Québec a mis en œuvre une nouvelle subvention pour les aînés afin de les aider à contrer les hausses importantes de leur compte de taxes municipales.

    Qui pourra bénéficier de cette subvention?

    Les personnes ayant 65 ans au début de l’année seront admissibles à la subvention. Cependant, elles devront remplir les conditions suivantes :

    • Leur revenu familial ne doit pas excéder 50 000 $ pour l’année 2016. Ce montant sera indexé à compter de 2017.
    • Elles devront être propriétaires au 31 décembre de l’année précédente et être propriétaires de leur résidence depuis au moins 15 années consécutives. Il est à noter que les années pendant lesquelles la résidence était détenue par le conjoint seront considérées.
    • Elles sont les personnes à qui s’adresse le compte de taxes.
    • Leur résidence est leur résidence principale. De plus, la personne concernée ne doit pas louer d’espace dans sa résidence. Celle-ci comporte un seul logement et est entièrement résidentielle au rôle d’évaluation de la municipalité.

    Il est à noter que les condos et les maisons mobiles sont également admissibles à ce programme de subvention.

    Comment se calcule le montant de la subvention?
    Le montant de la subvention se calcule en fonction de l’augmentation de la valeur de la résidence selon le rôle d’évaluation de votre municipalité. Règle générale, le calcul sera fait pour les trois années lors de l’évaluation triennale de votre municipalité. Si ce rôle est déjà en vigueur lors de votre demande, le calcul sera basé sur les données du rôle en vigueur, et ce, depuis la première année. Ainsi, si l’augmentation de la valeur de votre résidence a excédé de plus de 7,5 % l’augmentation moyenne des immeubles d’un logement de la municipalité, une partie des taxes foncières sur cette augmentation vous sera remboursée.

    Exemple: Si l’augmentation moyenne du rôle d’évaluation est de 12,5 %, vous serez admissible à la subvention si la valeur foncière de votre résidence est de 20 %, soit 12,5 % + 7,5 %. Cela semble difficile à déterminer. Rassurez-vous, votre municipalité sera tenue de vous indiquer annuellement le montant de la subvention admissible si vous remplissez les autres conditions.

    Comment sera versé le montant de la subvention?
    Ce montant pourra être versé après la production de votre déclaration de revenus annuelle, soit par dépôt direct ou par chèque. Il est également possible d’utiliser le montant de la subvention pour réduire la somme que vous devez payer en impôt.

    CONSEILS

    • Vous devez faire votre demande lors de la préparation de votre déclaration de revenus. Ainsi, pour l’année 2016, votre demande devra être faite dans votre déclaration 2015 au plus tard le 30 avril 2016 ou le 15 juin 2016 pour les travailleurs autonomes.
    • Il faudra également remplir le formulaire Subvention pour aînés relativement à la hausse de taxes municipales et le joindre à votre déclaration fiscale.
    • Soyez attentif lors de la réception de votre compte de taxes municipales en février de chaque année, il vous donnera la somme de la subvention que vous pourriez recevoir.
  • 07-01-2016 Congé de compassion : les libéraux visent toujours la flexibilité

    Hélène Buzzetti - Le Devoir

    Le gouvernement libéral fédéral ne renonce pas à son intention de rendre le congé de compassion plus « flexible ». L’obligation faite à l’heure actuelle d’attester que le proche qu’on veut aider mourra bientôt devrait disparaître.

    Le congé de compassion permet à des travailleurs de prendre un congé payé, à même le programme d’assurance-emploi, pour s’occuper d’un proche malade. Depuis dimanche, la durée maximale autorisée du congé est passée de six à 26 semaines, mais une condition d’admissibilité subsiste : le médecin doit fournir un document attestant que le malade est condamné.

    Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) s’est plaint cette semaine du maintien de cette condition. Au ministère Emploi et Développement social, on souligne que le nouveau gouvernement libéral a l’intention de l’abolir. On renvoie à un communiqué de presse dans lequel la ministre MaryAnn Mihychuk déclare que « le gouvernement s’est engagé à rendre les prestations de compassion plus flexibles, plus faciles d’accès et plus englobantes ». Aucun échéancier n’a cependant été fourni.

    En campagne électorale, le Parti libéral de Justin Trudeau s’est en effet engagé à rendre accessible le programme aux travailleurs s’occupant d’un proche malade chronique qui n’est pas mourant pour autant. Le congé serait aussi accessible aux parents s’occupant d’un enfant qui ne peut se rendre à l’école pour une « période prolongée ».

  • 18-12-2015 Le travail autonome recule au Québec depuis le début du millénaire

    Éric Desrosiers, Le Devoir

    Loin d’être le « rouleau compresseur » que l’on entend dire souvent, le travail autonome a même reculé depuis une quinzaine d’années au Québec, constate le Mouvement Desjardins.

    L’emploi autonome a connu une croissance marquée à partir du milieu des années 70, passant de l’équivalent d’environ 10 % de l’ensemble des emplois au Québec à un sommet de 15,4 % à la fin des années 90, rapporte l’économiste de Desjardins, Joëlle Noreau, dans une brève analyse dévoilée jeudi. Mais la tendance s’est ensuite arrêtée, pour ne pas dire renversée. Portée à augmenter un peu plus vite durant les récessions économiques et lorsque les conditions du marché du travail sont difficiles, la proportion des emplois autonomes oscille depuis le début du millénaire entre 13 % et 14,7 % et s’établit aujourd’hui à 13,5 %, ou 560 000 emplois.

    Ces chiffres sont inférieurs aux moyennes en Ontario et dans l’ensemble du Canada, qui tournent toutes deux aux alentours de 15 % à 16 %.

    « Bref, écrit Joëlle Noreau, la perception selon laquelle la progression du travail autonome s’apparente à celle d’un rouleau compresseur ne résiste pas à l’analyse à court et à moyen terme. »

    Le secteur où se retrouvent le plus de travailleurs autonomes reste le milieu agricole, en dépit d’un recul depuis 15 ans d’une proportion de 60 % de la main-d’oeuvre à 50 %. Arrive en second avec presque 33 % le vaste groupe que Statistique Canada qualifie des « autres services » et qui comprend entre autres : la réparation automobile, la coiffure, les services funéraires et les soins aux animaux. Ils sont suivis de près par les services professionnels, scientifiques et techniques (avocats, ingénieurs, comptables, traducteurs…). Arrivent un peu plus loin, avec 25 %, les métiers de la construction ainsi que les services aux entreprises. Le domaine de la fabrication ferme la marche avec moins de 4 % de travailleurs autonomes.

    La place des femmes a augmenté dans ce domaine comme dans d’autres depuis 1976, passant de 27 % de l’ensemble des travailleurs autonomes à 38 %. Le travail autonome est aussi une question d’âge, le quart des 55 ans et plus occupant un emploi étant dans cette situation, contre 15 % chez les 45-54 ans, 12 % chez les 25-44 ans et 2,5 % chez les 15-24 ans.

    Les raisons de cette plus forte prévalence chez les travailleurs plus âgés sont multiples, explique Joëlle Noreau : difficultés de retrouver du travail dans une entreprise, volonté de choisir ses dossiers et ses horaires, démarrage à son propre compte après une nouvelle formation ou une retraite hâtive, ou encore besoin de se renflouer financièrement.

    On peut se demander dans ce contexte si le vieillissement de la population aura pour effet d’augmenter la proportion de travailleurs autonomes dans l’économie ou s’il incitera plutôt les entreprises à s’adapter à la réalité des travailleurs plus âgés afin de répondre à la rareté de main-d’oeuvre.

    Il est possible aussi que tous les efforts déployés pour stimuler l’entrepreneuriat forgent une nouvelle génération d’entrepreneurs et de travailleurs autonomes, observe l’économiste de Desjardins. « Il sera intéressant de suivre l’effet produit par ces différentes forces dans les prochaines années. »

  • 15-12-2015 Le point sur l’utilisation des tablettes et téléphones intelligents

    Cefrio

    Faisant figure d’appareils de communication, de stations de divertissement, d’outils transactionnels, bref de véritables ordinateurs miniatures, les téléphones intelligents et les tablettes numériques sont indispensables dans la vie de bon nombre de Québécois. Ces appareils mobiles, encore peu répandus il y a quelques années, sont désormais couramment utilisés et leurs usages sont très variés. Ce fascicule de l’enquête NETendances présente un portrait des différents appareils mobiles que possèdent les adultes du Québec et des activités qu’ils effectuent grâce à ceux-ci. On y apprend entre autres que :

    Bien que les mobinautes1 réalisent une gamme variée d’activités à partir de leur tablette numérique et de leur téléphone intelligent, la tablette numérique est un outil que les propriétaires utilisent de façon plus variée que le téléphone intelligent. Cette différence est en partie attribuable à la taille de l’écran de cet appareil.Alors que le taux d’adoption du téléphone intelligent semble se stabiliser cette année, 53,3 % des adultes sont détenteurs de cet appareil contre 52,3 % en 2014, la tablette numérique continue de progresser. Cette année, 46,4 % des adultes du Québec sont propriétaires d’une tablette numérique, un gain de 7,5 points de pourcentage comparativement à 2014. Chez les adultes avec au moins un enfant au foyer, c’est 63,8 % des adultes qui détiennent une tablette, en progression de 8,7 points de pourcentage comparativement à 2014.Un peu plus de la moitié des adultes du Québec (54,6 %) possède soit un seul ou deux appareils mobiles, qu’il s’agisse d’un téléphone intelligent, d’une tablette numérique, d’un téléphone mobile de base, d’un baladeur MP3, d’une liseuse numérique ou d’une montre intelligente.Les systèmes d’exploitation2 iOS et Android sont ceux que l’on retrouve le plus souvent dans les téléphones intelligents des adultes du Québec, presque à égalité (46,1 % pour Android et 42,4 % pour iOS). Le système iOS est toutefois plus présent dans les tablettes numériques dont disposent les adultes québécois, près de deux tablettes numériques sur trois (61,1 %) au Québec sont des iPad.Au total, 28,7 % des adultes québécois prévoient se procurer un appareil mobile au cours de la prochaine année.

    1. Un mobinaute est un internaute détenteur d’un téléphone intelligent et/ou d’une tablette numérique.
    2. Le système d’exploitation est un logiciel installé dans un appareil mobile, permettant son fonctionnement.

    L'enquête NETendances 2015 a été réalisée par le CEFRIO avec la collaboration de BIP et financée par le Mouvement des caisses Desjardins l'Office québécois de la langue française et le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.