Région Rive-Sud-Suroît
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  • 09-04-2014 L’art de limiter le droit de vote des aînés

    Source : Réseau FADOQ

    Le contexte postélectoral au Québec ne doit pas nous faire perdre de vue le projet de loi fédéral C-23 sur « l'intégrité des élections », qui est à mon avis inacceptable dans sa forme actuelle. Les nouvelles règles touchant l’identification des électeurs sont particulièrement inadmissibles, car elles éliminent les deux méthodes d’identification les plus utiles aux aînés : la carte d’information de l’électeur qui atteste l’adresse et l’identité ainsi que le système de répondant permettant à une personne de s’identifier en faisant authentifier son identité et son lieu de résidence par un tiers.

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  • 07-03-2014 Élections 2014 — Le Réseau FADOQ propose une plateforme idéale pour les 50 ans et plus

    Source : Réseau FADOQ

    Alors que s’amorce la campagne électorale provinciale 2014, la moitié des électeurs appelés aux urnes sont âgés de plus de 50 ans. Ils s’apprêtent à faire un choix déterminant pour leur avenir, possiblement pour les quatre prochaines années. Au nom de ses 300 000 membres, le Réseau FADOQ interpelle les chefs des différents partis afin qu'ils présentent leurs engagements à l’égard d’une partie importante de la population, leurs solutions aux enjeux pressants d’un Québec vieillissant et aux défis à surmonter collectivement. Le Réseau FADOQ invite les partis à démontrer leur reconnaissance de cet état de fait en prenant exemple sur la plateforme idéale pour les aînés.

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  • 28-02-2014 Pas d’argent frais pour l’assurance autonomie

    Amélie Daoust-Boisvert - Le Devoir

    Québec demande au réseau de la santé de puiser les 110 millions promis pour financer les soins à domicile et l’assurance autonomie à même l’enveloppe globale. Cela forcera un réseau déjà pris à la gorge à couper dans plus de services, avertissent les établissements de santé. Le manque à gagner total pourrait atteindre 618 millions.

    Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a confirmé mardi à l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) que l’argent promis pour le soutien à domicile est compris dans l’augmentation de 3 % du budget de la santé. Le réseau devra donc couper 110 millions de services ailleurs, avertit la directrice générale de l’AQESSS, Diane Lavallée.

    « C’est le réseau public qui est mis en danger », scande-t-elle, catégorique.

    Le bureau du ministre de la Santé Réjean Hébert a refusé de confirmer cette information, affirmant que les crédits budgétaires seraient dévoilés «en temps et lieu».

    Un défi impossible ?
    En déposant le projet de loi sur l’assurance autonomie à l’automne, Québec avait promis une enveloppe « supplémentaire » de 500 millions jusqu’en 2017-2018, dont 110 millions en 2014-2015. Ces sommes doivent être dédiées aux soins à domicile, mais le projet de loi n’a pas encore été adopté: la Caisse autonomie n’existe pas encore. Le virage vers les soins à domicile est toutefois amorcé afin de mettre la table pour l’entrée en vigueur en avril 2015.

    L’AQESSS approuve le projet d’assurance autonomie. « Mais dans quels services va-t-on devoir couper pour le financer ? » demande Mme Lavallée.

    L’attachée de presse du ministre Hébert, Ariane Lareau, continue d’affirmer que le gouvernement a « doublé l’enveloppe récurrente des soins à domicile », et que ces derniers sont « résolument priorisés ». Le cadre budgétaire de l’assurance autonomie, que le ministre avait promis pour le début de la commission parlementaire, n’a toujours pas été rendu public. Avec les élections probables, il y a peu de chance que cette commission se tienne à court terme.

    Avec cette nouvelle tuile à son budget, l’AQESSS calcule qu’il lui reste un maigre 226 millions pour honorer des engagements de 844 millions, nécessaires au maintien des services actuels. Cela comprend un déficit anticipé de 150 millions pour l’année qui s’achève. Ou, si on regarde les chiffres par l’autre bout de la lorgnette, qu’il faudra couper 618 millions dans les services pour équilibrer le budget. « On ne peut pas penser qu’on va pouvoir donner les mêmes services », avertit Mme Lavallée.

    « Les gens vont être encore malades demain, indépendamment du budget du Québec », s’indigne-t-elle. Elle promet que ses membres ne vont pas « rester les bras croisés ».

    Elle demande à Québec de tenir un débat « transparent » sur les « choix de société » qui devront être faits. « Il va falloir mettre les chiffres sur la table et dire ce qu’on peut se payer en attendant d’aller chercher de nouveaux revenus ». La question est pressante. « Les choix, c’est cette année qu’il faut les faire. Si ce n’est pas Québec qui les fait, ce sera chaque établissement, à la pièce, et ça, ce serait inéquitable ! »

    Si le ministre de la Santé, Réjean Hébert, arrive à négocier avec les médecins un étalement de leurs hausses salariales, la pression sur le réseau se relâcherait un peu, sans être résorbée. Reste que « ces négociations doivent donner des résultats, urge Mme Lavallée, car il en va du maintien des services à la population ».

    Un système trop coûteux ?
    Pour justifier la hausse de 3 % consentie au secteur de la santé, contre un engagement précédent de 4,8 %, le ministre des Finances a affirmé en entrevue à Radio-Canada Première vendredi dernier que le Québec qu’il fallait contenir les coûts. « On fait ce que toutes les provinces font », a répondu M. Marceau à Marie-France Bazzo, ajoutant qu’« au Québec, on dépense plus, que ce soit par habitant ou en fonction du PIB [produit intérieur brut] ». Il félicite aussi l’Ontario, qui a su compresser la hausse des dépenses de santé à 1,9 % pour 2014-2015.

    Le dernier rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) stipule que le Québec se situe plutôt en queue de peloton en matière de dépenses publiques de santé par habitant. En 2012, elles se sont élevées à 3792 $, contre une moyenne canadienne de 4148 $.

    Au ministère des Finances, on explique que si on ajuste les données de l’ICIS au coût de la vie par province, le Québec n’est plus dernier, mais troisième quant à l’importance des dépenses publiques de santé par habitant. « On est en fait assez dans la moyenne », dit le porte-parole du ministère Jacques Delorme. En fonction du PIB par habitant, le Québec se classe au 5e rang, avec 8,5 %, toujours selon les calculs du ministère des Finances. L’Ontario s’en tire en investissant 7,8 %, la Colombie-Britannique, 8,3 %.

    Devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain jeudi, le ministre Marceau a aussi dit fonder beaucoup d’espoir sur le financement axé sur le patient, une nouveauté annoncée au dernier budget. Cette réforme est nécessaire pour « augmenter la valeur de chaque dollar investi » et « relever les défis » du système de santé, croit M. Marceau.

  • 28-02-2014 Éviter une «commission Charbonneau» en santé

    Ariane Lacoursière - La Presse

    Le monopole qui s'installe dans certaines régions du Québec en matière de contrats de ressources intermédiaires pour aînés choque certains observateurs. Pour la CSN, le gouvernement doit agir «avant qu'il n'y ait une commission Charbonneau en santé».

    «Il y a tellement d'argent qui va au privé en santé. Il faut développer des règles pour qu'il n'y ait aucune question sur la façon dont ces contrats sont donnés», affirme le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley.

    Pour sa part, Québec solidaire dresse un parallèle entre l'octroi de places en ressources intermédiaires pour personnes âgées et le scandale qui a secoué le milieu des garderies il y a quelques années.

    Depuis 2006, le nombre de contrats de ressources intermédiaires (RI) pour aînés est passé de 20 à près de 400 au Québec. Dans un reportage publié hier, La Presse révélait que dans certaines régions, les contrats sont concentrés entre les mains des mêmes entrepreneurs. Certains étant de grands donateurs aux fondations des établissements avec lesquels ils signent des contrats.

    Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, n'a jamais caché son intention de poursuivre le développement des RI dans la province. À Montréal seulement, un peu plus de 800 places de ressources intermédiaires doivent encore être développées.

    Pour la coporte-parole de Québec solidaire Françoise David, il faut au contraire «mettre un frein à la pratique». Mme David critique fortement le fait que les règles d'octroi de contrats ne soient pas claires, comme le révélait notre reportage. «C'est révoltant d'entendre un des promoteurs avouer candidement que pour obtenir un contrat de RI, «il faut être ami avec les décideurs». Après le scandale des garderies sous les libéraux, sommes-nous en train d'assister au scandale des RI pour aînés avec les péquistes?»

    Critique de l'opposition officielle en matière de santé, Yves Bolduc estime pour sa part que le développement des ressources intermédiaires doit se poursuivre, mais «en respectant les règles d'appels d'offres et en respectant les barèmes».

    Le ministre Hébert n'a pas rappelé La Presse.

  • 25-02-2014 Jacques Languirand devient « porte-parole silencieux » de la Fédération québécoise des sociétés alzheimer

    Source : La Fédération Québécoise des Sociétés Alzheimer

    La Fédération Québécoise des Sociétés Alzheimer est fière d’annoncer que Jacques Languirand a accepté d’être son « porte-parole silencieux ».

    Pendant toute sa vie, Jacques Languirand a œuvré pour accompagner l’être humain dans ses questionnements. Que ce soit à travers ses écrits, son site internet ou sa célèbre émission « Par 4 chemins », son humour et son immense culture ont été mis au service de l’épanouissement de la conscience de milliers de lecteurs et d’auditeurs.

    Après plus de 60 ans de présence à Radio-Canada, il a récemment annoncé qu’il était atteint de la maladie d’Alzheimer et devait se retirer de la société d’état dont il était devenu une icône. Toujours poussé par sa volonté d’être utile, Jacques Languirand a adressé aux 125 000 Québécois également touchés par cette maladie, ce message émouvant.

    « J’ai accepté d’être le porte-parole « silencieux » de la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer.

    « Silencieux » parce que les mots commencent parfois à me manquer mais aussi parce que j’aimerais vous donner la parole au lieu de la prendre. Vous permettre de parler de votre état sans en avoir honte, de voir votre situation avec humour si c’est possible, de dire vos besoins autant physiques que psychologiques que sociaux… Tous ces sujets que vous devez pouvoir aborder avec sérénité. Vous vous sentez seuls, vous avez peur de ce qui vient, vous souffrez dans votre cœur, dans votre âme, dans votre corps ? Vous devez pouvoir le dire.

    Cette parole, je voudrais la donner à tous ceux qui sont touchés par cette maladie ou par une maladie apparentée, que ce soit la personne atteinte ou celles qui voient à leur confort relatif, ceux qu’on appelle les « aidants ».

    Ce geste de ma part se veut une demande à tous ceux qui ne sont pas touchés par cette maladie. Si vous pouvez aider, faites-le. Donnez. Du temps, de l’argent, de l’attention, une écoute attentive. Donnez ce que vous pouvez. Tendez la main à tous ceux qui ne sont plus ce qu’ils ont déjà été, à tous ceux qui ont besoin d’aide parce que le poids est souvent trop lourd s’il n’est pas partagé.

    Aidez. Parce que c’est un geste égoïste qui fait tellement de bien. »

  • 25-02-2014 Vers une nouvelle ère d'aînés marquée par... le divorce

    Baptiste Ricard-Châtelain - Le Soleil

    Les baby-boomers changent radicalement le portrait du couple âgé. La génération qui a démocratisé le divorce, l'union libre et le mariage de conjoints de même sexe bouscule les idées reçues sur pépé et mémé!

    En 30 ans, le nombre d'aînés qui ont divorcé ou se sont séparés a triplé, nous informe Mireille Vézina, analyste au Centre canadien de la statistique juridique de Statistique Canada. Ils sont encore minoritaires - autour de 12 % de nos aïeuls ont déjà rompu au moins une union stable -, mais la tendance est lourde. Le tiers de la prochaine cohorte de retraités, ceux qui ont aujourd'hui entre 55 et 64 ans, ont «expérimenté plus d'une union dans leur vie».

    «C'est la génération du baby-boom qui arrive», enchaîne Mme Vézina. La même qui a connu l'adoption de la première véritable législation sur le divorce, en 1968. Et qui a participé à accroître l'accessibilité par une nouvelle loi votée durant les années 80.

    Mais ces divorcés ne veulent pas nécessairement rester seuls jusqu'au dernier repos. Plus de 75 % des hommes et 55 % des femmes ont fondé un nouveau ménage! Et la majorité se sont remariés. Les vieux en couple ne forment pas nécessairement de vieux couples, en somme.

    N'empêche, même si le mariage a encore la cote, les aînés vivent aussi de plus en plus en union libre, observe Statistique Canada. Surtout dans la Belle Province, société distincte. «Au Québec, la proportion des unions libres a toujours été plus importante. On le voit même chez les personnes plus âgées. C'est une autre tendance qui gagne du terrain.»

    Réglons tout de suite l'essentiel : la majorité des couples de plus de 65 ans sont toujours et encore mariés. Quelque 11 % des papis et mamies vivent néanmoins hors du mariage, dans la même maisonnée. Deux fois plus que dans le Rest of Canada (ROC). D'ici quelques années, près du quart des couples aînés du Québec seront concubins!

    Mireille Vézina fait également remarquer que, «depuis 30 ans, il y a beaucoup plus de personnes âgées qui vivent en couple, que ce soit en union libre ou mariées». Malgré les divorces, il y a plus de couples âgés qu'avant? Voilà qui mérite explication... «Avant», l'homme décédait pas mal plus jeune que sa douce. Celle-ci parcourait donc les dernières saisons seule. «Au cours des dernières années, l'espérance de vie des hommes a augmenté plus rapidement que celle des femmes.» Voilà qui permet à plus de couples de rester ensemble et à plus d'âmes esseulées de se réunir.

    Et oubliez (un peu) le préjugé voulant que Monsieur convole avec une jeunesse. Dans la moitié des ménages de plus de 65 ans, les amants ont moins de trois ans d'écart. Il demeure que 46 % des hommes sont âgés d'au moins quatre années de plus de leur conjointe. C'est parfois l'inverse : dans 6 % des ménages, c'est la femme qui cumule au moins quatre ans de plus que son homme.

    Cas de solitude
    Au-delà des chiffres sur les couples, il ne faut pas oublier d'entrevoir la solitude importante vécue par tous les autres, ceux et celles qui ne se rembarquent pas dans l'aventure, commente le sociologue Richard Lefrançois, lui-même retraité. Il était professeur à l'Université de Sherbrooke et chercheur à l'Institut universitaire de gériatrie.

    «Les couples vivent plus longtemps en couple», certes. Mais lorsqu'un conjoint décède ou que le mariage éclate, tous ne sont pas enclins à chercher une nouvelle âme soeur. «Plus ça arrive tard chez les femmes, moins elles ont tendance à être intéressées à revivre en couple. C'est plus difficile pour les hommes d'accepter la solitude.»

    «Les femmes ont une espérance de vie plus longue», explique-t-il. «La solitude de la vieillesse touche donc beaucoup plus les femmes.»

    Les familles vont aussi être ébranlées, analyse Richard Lefrançois. «La dynamique» change quand grand-papa, fraîchement divorcé après un long mariage, débarque avec sa nouvelle flamme... Enfants et petits-enfants devront s'ajuster.

    Parlant d'ajustement, soulignons que les couples homosexuels et lesbiens franchissent lentement mais sûrement le cap de la retraite. Statistique Canada en compte environ 4000. Au cours de la prochaine décennie, le groupe devrait croître rapidement pour atteindre au moins 10 000 couples de même sexe de plus de 65 ans.

  • 25-02-2014 Jeunes et moins jeunes ciblés par l’hameçonnage

    La Presse canadienne - La Presse

    Les jeunes Canadiens branchés sont devenus des cibles fréquentes de fraudes par hameçonnage, selon un nouveau sondage effectué par Visa Canada.

    Le sondage révèle que 92 % des répondants de moins de 35 ans ont confirmé avoir été ciblés par des fraudeurs qui envoient des messages hameçons dans l'espoir d'obtenir leurs numéros de compte, leurs mots de passe, leurs numéros de carte de crédit ou leur numéro d'assurance sociale.

    Les fraudeurs ciblent aussi les personnes âgées, mais ils le font généralement avec des appels hameçons à leur domicile.

    Au total, 84 % des personnes sondées ont indiqué recevoir fréquemment des messages hameçons et les deux tiers d'entre elles ont affirmé qu'elles signaleraient ce type de fraude si elles savaient à qui s'adresser.

    Le sondage a été rendu public lundi en prévision du mois de la prévention de la fraude, en mars.

    Le tiers des Canadiens sondés ont admis avoir été victimes d'hameçonnage.

    Les courriels non sollicités et les messages incitant leurs destinataires à «agir maintenant» et à «vérifier leur nom d'utilisateur et leur mot de passe» sont des tactiques régulièrement utilisées par les fraudeurs. Ceux-ci souhaitent ainsi mettre de la pression sur les destinataires des messages et les inciter à répondre.

    Les mots mal épelés et les fautes de grammaire sont souvent un signe qu'un courriel reçu est frauduleux, mais le chef des risques et services aux acquéreurs nord-américains chez Visa Canada, Gord Jamieson, souligne que les fraudeurs se sont améliorés sur ce point.

    Les faux messages peuvent sembler provenir de banques, d'entreprises ou de compagnies de cartes de crédit demandant des mots de passe ou numéros de compte, mais M. Jamieson rappelle que les banques et Visa n'envoient jamais de courriels demandant aux clients de révéler de l'information personnelle.

    Il ajoute que quelque 156 millions de messages hameçons sont envoyés chaque jour dans le monde et que bien qu'il ne soit pas recommandé de les ouvrir, les destinataires devraient s'assurer de les transmettre aux autorités, au Centre antifraude du Canada (info@antifraudcentre.ca), à Visa (phishing@visa.com) ou à reportingphishing@apwg.org.

    Les résidents de la Colombie-Britannique sont ceux qui reçoivent le plus de messages hameçons (89 %), selon le sondage. À l'opposé, ce sont les Québécois qui en reçoivent le moins (77 %), mais ils sont également les plus susceptibles de télécharger par inadvertance un maliciel (31 %).

    Le sondage a été effectué par Pollara Strategic Insights, au nom de Visa Canada, auprès d'un échantillon en ligne de 1007 Canadiens, du 13 au 16 janvier 2014. La marge d'erreur d'un échantillon aléatoire de cette taille est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

  • 24-02-2014 Les aînés en couple vivent plus longtemps chez eux qu'en logement

    Pierre Saint-Arnaud - La Presse

    Les aînés canadiens vivent davantage en couple et restent plus longtemps chez eux.

    Les données à ce sujet rendues publiques par Statistique Canada lundi indiquent que 92% des personnes de plus de 65 ans vivaient en ménage privé contre 8% en logement collectif en 2011. La moitié des personnes vivant en logement collectif étaient âgées de plus de 85 ans.

    Cependant, la proportion d'aînés en logement collectif est en baisse constante, particulièrement chez les plus âgés. Ainsi, on constate qu'entre 1981 et 2011, la proportion des personnes de plus de 85 ans vivant en logement collectif est passée de 41 à 35% chez les femmes et de 29 à 23% chez les hommes.

    Quant aux aînés vivant en ménage privé, trois hommes sur quatre - une proportion pratiquement inchangée en 30 ans - et une femme sur deux vivaient en couple comme conjoints mariés ou comme partenaires en union libre. Chez les femmes, il s'agit d'une nette augmentation, la proportion passant de 40 à 49% entre 1981 et 2011.

    Cette situation s'explique notamment par une augmentation de l'espérance de vie chez les hommes.

    Pourtant, malgré une hausse de la proportion de couples, on constate toujours la présence d'une proportion importante d'aînés vivant seuls en 2011, soit 35% des femmes et 17% des hommes, des chiffres qui ont très peu changé en 30 ans et même qui sont en hausse de 3% chez les hommes.

    Une des raisons qui expliquent cette apparente contradiction se situe du côté de la baisse du nombre de personnes âgées qui partagent un ménage privé avec un parent et qui, donc, ne forment pas un couple. Le nombre de femmes dans cette situation est passé de 23 à 16% et le nombre d'hommes a également fléchi de 11 à 7% entre 1981 et 2011.

    Par ailleurs, Statistique Canada note une progression importante du nombre d'aînés divorcés ou séparés, qui est passé de 4 à 12% durant ces 30 années. Plusieurs d'entre eux ont cependant formé une seconde union à la suite d'un divorce ou d'une séparation.

    Sans surprise, la situation des personnes de 55 à 64 ans - soit la prochaine cohorte d'aînés - était encore plus diversifiée, avec une proportion de 20% de personnes divorcées ou séparées et environ 3 d'entre elles sur 10 ont formé au moins deux unions durant leur vie, en comparaison de 2 sur 10 chez les aînés actuels.

  • 21-02-2014 Mourir dans la dignité : chronique d’une mort annoncée

    Amélie Daoust-Boisvert - Le Devoir

    Les parlementaires ont quitté le salon bleu à 18 h jeudi sans avoir voté sur le projet de loi 52. Il mourra vraisemblablement au feuilleton, ayant échappé au vote après le refus du Parti libéral du Québec de prolonger les travaux parlementaires.

    La ministre Véronique Hivon n’a pas caché sa déception en point de presse à 15 h, alors que le destin du projet de loi sur les soins de fin de vie et l’aide médicale à mourir semblait scellé. « La population est perdante. La démocratie vit un jour difficile », a-t-elle estimé.

    Chronique d’une mort annoncée
    La Coalition avenir Québec et Québec solidaire avaient donné leur consentement, mais le Parti libéral du Québec a refusé de poursuivre les échanges sur le projet de loi 52 à l’heure du midi et en soirée jeudi, ce qui a tué tout espoir de procéder au vote avant la relâche. Si des élections sont déclenchées, le projet de loi sur les soins de fin de vie et l’aide médicale à mourir mourra au feuilleton.

    Cela paraît improbable, mais le projet de loi pourrait encore être débattu le 11 mars, avant le débat sur le budget, si tous les partis y consentaient. Mais Véronique Hivon n’a pas montré une grande ouverture devant cette possibilité. « À partir du 11 mars, c’est le débat sur le budget qui aura préséance. Ce qu’on voulait, c’était protéger le projet de loi des aléas qui viennent avec le dépôt d’un budget », a-t-elle plaidé.

    « Ce qui rend ce projet de loi politique et partisan aujourd’hui, c’est la décision de Mme Marois d’aller en élection », a accusé de son côté le chef du PLQ, Philippe Couillard. Selon lui, le gouvernement a créé un « sentiment d’urgence artificiel » autour du projet de loi. Il explique son refus de siéger plus longtemps pour permettre le vote en affirmant qu’il refuse de « tomber dans le panneau » d’une « manœuvre bassement partisane du Parti québécois ». M. Couillard a en outre affirmé qu’il était hors de question de limiter le temps de parole de ses députés sur une question aussi importante.

    Le leader du gouvernement, Stéphane Bédard, alors que la mort au feuilleton plus que probable du projet de loi se profilait à l’heure du midi, a affirmé qu’il vivait le « moment le plus décevant » de toute sa carrière. « C’est faux qu’on manque de temps, a-t-il martelé en conférence de presse. J’aurais accepté d’entendre jusque dans la nuit ceux qui voulaient s’exprimer. »

    Stéphane Bédard et Bernard Drainville ont tous deux mis en doute le leadership de Philippe Couillard dans la journée. Selon M. Bédard, M. Couillard a « abdiqué ses responsabilités. Je pense qu’il souhaitait surtout ne pas voter sur le projet de loi 52  ».

    Rendez-vous reporté
    La CAQ et Québec solidaire ont déploré la tournure partisane des événements, accusant tant le gouvernement que les libéraux. « Ceux qui sont les plus pénalisés, ce sont les gens qui souffrent ; ils auront raison d’être déçus », a lancé la députée caquiste Hélène Daneault.

    Françoise David « renvoie le PQ et le PLQ, deux adolescents, dos à dos ». « Ç’aurait pu se terminer ce soir. Le PQ a créé la crise de toutes pièces, mais le PLQ se refuse à la résoudre. Nous étions tous prêts à rester jusqu’à minuit. »

    Si des élections sont déclenchées, le projet de loi pourra être ramené au calendrier au retour des parlementaires à Québec, peu importe la couleur du nouveau gouvernement : tant le PLQ que le PQ s’y sont engagés.

  • 20-02-2014 Fin de livraison à domicile de Postes Canada: 100 000 adresses annoncées

    La Presse canadienne - Le Devoir

    La Société canadienne des postes identifie les onze premières communautés canadiennes qui devront se résoudre au service de livraison dans des boîtes communautaires plutôt qu'à domicile, dès l'automne prochain.

    Cette première annonce, qui touche environ 100 000 adresses postales, s'inscrit dans un plan quinquennal annoncé il y a deux mois qui prévoit l'abolition de la livraison du courrier à domicile dans les zones urbaines.

    Parmi les communautés touchées dès l'automne prochain figurent cinq municipalités du Québec, toutes de la région de Montréal: Rosemère (3350 adresses), Lorraine (2550 adresses), Bois-des-Filion (2750 adresses), Charlemagne (1300 adresses) et Repentigny (14 400 adresses).

    Les autres collectivités affectées sont situées à Calgary et Fort McMurray, en Alberta, Winnipeg, Oakville et Kanata, en Ontario, et Halifax.

    La Société canadienne des postes dit avoir choisi ces secteurs, car plusieurs reçoivent déjà le courrier à des boîtes communautaires. Elle les croit donc bien placés pour permettre une conversion efficace.

    Les entreprises conserveront la livraison à la porte si elles sont situées dans des secteurs commerciaux bien établis, si elles sont établies dans des corridors d'affaires ou si elles reçoivent un volume relativement élevé de courrier et de colis.

    Les résidants touchés par un changement du mode de livraison vont recevoir par la poste une trousse d'information contenant un sondage et d'autres renseignements sur la conversion.

  • 20-02-2014 Les gens se fient sur leur maison pour assurer leur retraite

    Agence QMI

    Près du quart des Canadiens prévoient utiliser leur résidence comme principale source de revenus après avoir quitté le marché du travail, selon une étude de la Financière Sun Life. Ce type de financement fait toutefois sourciller les experts.

    Les auteurs de cette étude précisent que dans un marché qui est déjà en surchauffe, les personnes qui approchent de leur retraite pourraient ressentir encore plus de pression si elles prévoient utiliser leur maison comme principale source de revenus. «En raison de ces conditions économiques, les gens pourraient devoir envisager déménager dans une propriété plus petite afin de bénéficier d'un revenu additionnel», note Anne Meloche, vice-présidente régionale affaires institutionnelles, Québec et Est du Canada chez Placements mondiaux Sun Life.

    Marché déprimé
    Le planificateur financier et président d'Option Fortune, Richard Giroux, est du même avis. «Souvent, on se met la tête dans le sable et on pense qu'on va pouvoir demeurer dans notre maison et que tout va bien aller. Sauf que lorsqu'on fait un budget, et qu'on manque de revenus, on se dit qu'on va vendre la maison. On voit cela de plus en plus.» M. Giroux prévient toutefois que le montant obtenu de la vente de la propriété ne sera peut-être pas aussi élevé qu'attendu, s'il s'avère que le marché est déprimé.

    Quant à ceux qui songent à obtenir une marge hypothécaire pour financer leur train de vie, ils pourraient aussi avoir une mauvaise surprise, parce que les institutions financières pourraient leur offrir une marge moindre qu'espérée. Les personnes interrogées ont aussi indiqué que leurs autres sources de revenus proviendront des régimes de l'État (30 %), de leur épargne personnelle (27 %), des régimes d'employeurs (23 %) ou d'héritage (5 %).

    Retraite progressive
    D'autre part, l'étude révèle que la retraite progressive est devenue une stratégie de plus en plus répandue. Ainsi près de 50 % des répondants ont indiqué qu'elles prévoient occuper un emploi à temps partiel avant de quitter définitivement le marché du travail.

    Parmi les personnes qui prévoient une retraite tardive, 25 % ont indiqué continuer à travailler pour pouvoir payer les dépenses de première nécessité, 21 % pour bien vivre et 16 % parce qu'elles ne croient pas que les prestations de retraite des gouvernements seront suffisantes.

    En moyenne, les Canadiens prévoient avoir besoin d'un revenu de retraite annuel de 46 000$ et ils prévoient passer une vingtaine d'années à la retraite. L'âge moyen auquel les Canadiens s'attendent à prendre leur retraite a atteint son niveau le plus bas des quatre dernières années; il est de 66 ans cette année, comparativement à 69 ans en 2011.

    Le sondage a été réalisé en ligne par la firme Ipsos Reid entre les 12 et 20 novembre dernier auprès de 3 005 travailleurs canadiens âgés entre 30 et 65 ans.

  • 20-02-2014 2e budget provincial du gouvernement : un budget pour qui? Pas pour les aînés !

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est déçu de ne rien trouver dans ce budget sur la réalité des aînés particulièrement dans le contexte du vieillissement accéléré de la population. Qualifié de prospère ou d’austère selon les intérêts de tout un chacun, le Réseau FADOQ le juge non cohérent devant la notion d’une qualité de vie adéquate pour les citoyens.

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  • 18-02-2014 Budget Québec 2014 - Choc démographique au Québec : pénurie de main-d'œuvre à l'horizon

    Vincent Maisonneuve – Radio-Canada

    Plusieurs experts le répètent : le choc démographique est bel et bien arrivé au Québec. Pour la première fois en 2014, le nombre de Québécois âgés de 15 à 64 ans va diminuer et le bassin de main-d'œuvre va commencer à se vider.

    Dans plusieurs entreprises québécoises, le recrutement des travailleurs qualifiés est déjà assez complexe. Michel Picard dirige, avec deux associés, l'entreprise CNC production, à Joliette. L'usine compte une vingtaine d'ouvriers qui découpent et assemblent des structures d'acier.

    « De l'ouvrage, il y en a », répète le directeur général de CNC Production. Pour lui, décrocher de nouveaux contrats n'a jamais été un problème. C'est la main-d'œuvre qui est de plus en plus difficile à trouver, notamment parce que plusieurs entreprises s'arrachent les travailleurs qualifiés.

    « On essaie de recruter quelqu'un pour travailler sur une de nos machines depuis deux mois et on ne trouve personne. »— L'entrepreneur Michel Picard

    Michel Picard dresse le constat suivant : « Le jeune va sortir de l'école et va venir travailler ici. On lui donnera le salaire qu'on est capable de lui donner parce qu'il doit encore être formé. Quand il sera formé, t'as une grande entreprise qui va venir le chercher. »

    Au Québec, la bataille pour le recrutement des travailleurs compétents ne fait que commencer. De 2000 à 2010, le nombre de Québécois âgés de 15 à 64 ans a augmenté en moyenne de 39 000 personnes chaque année. L'an dernier, la croissance de la population en âge de travailler a chuté de façon draconienne : à peine 11 000 personnes de plus chez les 15-64 ans. Au rythme où vieillit la population, le nombre de Québécois de 15 à 64 ans va commencer à diminuer dès cette année, et le bassin de travailleurs québécois commencera à se vider.

    « Il va y avoir une concurrence féroce pour la main-d'œuvre qualifiée », assure Éric Grenier, le rédacteur en chef de Jobboom. Selon lui, bien des entreprises vont devoir se battre uniquement pour combler les départs à la retraite.

    « On parle d'un million de postes d'ici 2021 qui seront disponibles en raison des départs à la retraite. C'est considérable. »— Éric Grenier, rédacteur en chef de Jobboom

    L'économiste Pierre Fortin rappelle que le choc démographique sera plus brutal et plus rapide au Québec qu'ailleurs au pays. « On avait les taux de natalité les plus élevés en Amérique du Nord autrefois, et on est descendu aux taux de natalité les plus faibles » explique le professeur émérite de sciences économiques à l'UQAM.

    Dans ce contexte, pour les patrons de PME comme Michel Picard qui rêvent de voir grossir leur entreprise, le recrutement sera un véritable casse-tête. Michel Picard avoue que ça leur fait peur : « Ça fait deux mois qu'on cherche un machiniste. Alors si je grossis le moindrement et que j'ajoute deux machines, il me faudra deux machinistes de jour et deux machinistes de soir. Ça fait quatre machinistes à trouver. Quand tu prends deux mois pour en trouver un, ce n'est pas très encourageant. »

    L'intégration des immigrants qualifiés devient essentielle. C'est d'ailleurs en recrutant un Ukrainien nouvellement arrivé au pays que Michel Picard a pu pourvoir un poste-clé de programmeur. Mais pour une véritable expansion, il faut investir et se moderniser. Les trois associés de CNC production ont misé sur l'achat d'un nouveau robot capable de fabriquer cinq fois plus de pièces qu'une machine ordinaire. « Les pièces sortent plus rapidement, dit Michel Picard. Alors, si je manque de machinistes, j'ai une machine qui va compenser ».

    Avec le déclin du bassin de main-d'oeuvre qui est à prévoir dans les prochaines années, bien des entreprises devront apprendre à faire beaucoup plus avec moins d'employés.

  • 17-02-2014 Éviter la solitude et faire de l'exercice pour vivre plus longtemps

    Agence France Presse

    Faire de l'exercice régulièrement et éviter de vivre seul permettent aux personnes âgées de bien vieillir et de vivre plus longtemps, assurent des chercheurs américains.

    «Se sentir extrêmement seul peut accroître de 14 % le risque de mort prématurée chez une personne âgée. L'impact est aussi néfaste que le fait d'être défavorisé socialement», selon John Cacioppo, professeur de psychologie de l'Université de Chicago, citant une analyse de plusieurs études scientifiques publiée en 2010.

    Ces travaux menés sur un groupe de 20 000 personnes révèlent que le sentiment de grande solitude s'accompagne d'un sommeil perturbé, d'une tension artérielle élevée, d'une altération des cellules immunitaires et d'un accroissement des états dépressifs.

    «Prendre sa retraite en Floride, dans un climat plus chaud, mais au milieu d'inconnus, n'est pas forcément une bonne idée si cela implique de vous couper des personnes qui vous sont chères», a relevé le psychologue, qui a présenté dimanche ses travaux à la conférence annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science, à Chicago.

    Et trop souvent la solitude s'accompagne d'une hygiène de vie sédentaire, un facteur qui contribue nettement à affaiblir l'état de santé.

    «L'exercice, comme le simple fait de marcher régulièrement à vive allure, peut réduire de près de moitié les risques cardiovasculaires et de développer la maladie d'Alzheimer. L'activité physique freine aussi le vieillissement normal du cerveau des personnes plus âgées», a expliqué à l'AFP, Kirk Erickson, professeur de psychologie à l'université de Pittsburgh, en marge de la conférence.

    Plasticité cérébrale
    Avec l'âge, le cerveau se réduit, et l'activité physique permet d'en améliorer le fonctionnement général et d'accroître le volume de l'hippocampe de 2 % ce qui revient à inverser le vieillissement cérébral de un à deux ans, selon lui, une étude sur 120 personnes de 65 ans et plus à l'appui.

    «Cette recherche démontre que le cerveau continue à se modifier avec l'âge», a souligné ce chercheur. Même «si le cerveau à tendance à rétrécir en vieillissant, ce processus ne paraît pas aussi inéluctable et l'exercice physique semble parfait pour tirer avantage de cette plasticité cérébrale», a poursuivi Kirk Erickson.

    De plus, «il n'est pas nécessaire de faire beaucoup d'exercice pour obtenir cet effet», a-t-il relevé tout en concédant ne pas encore être en mesure de déterminer la fréquence, la durée et l'intensité permettant une réponse optimale du cerveau.

    «Nous avons beaucoup appris de ce phénomène mais il reste encore un long chemin à parcourir dans cette recherche», a admis ce psychologue.

    «L'activité physique semble être l'une des approches les plus prometteuses pour promouvoir la santé du cerveau chez les adultes vieillissants» dont le nombre s'accroît considérablement avec le vieillissement de la génération des baby-boomers.

    Selon le Pew Center, un institut de recherche américain, les baby-boomers ont commencé à atteindre 65 ans en 2011. Depuis, chaque jour il y en aura environ 10 000 de plus, jusqu'en 2030, a relevé John Cacioppo.

    Certains voient dans le vieillissement de la population l'inévitable accroissement des cas de démence et d'une détérioration de la santé de ce groupe, a ajouté le chercheur.

    Mais en réalité, cette analyse a été largement altérée par «les avancées médicales et grâce au fait que ces personnes commencent à mieux se soigner», a-t-il expliqué.

    Malheureusement, la pratique de l'exercice physique reste peu fréquente au sein des personnes du troisième âge car le mode de vie sédentaire est devenu la norme, déplore ce psychologue.

    «Mais nous avons de nouvelles études sur le vieillissement et le grand public apprend de plus en plus à mieux vieillir», selon lui.

  • 17-02-2014 Colère face aux fermetures chez Desjardins

    Olivier Bourque - Argent

    Le Mouvement Desjardins est en mode minceur sur le terrain. Le nombre de caisses ou succursales a chuté en deux ans, tout comme le nombre de guichets, en net recul. Une stratégie qui provoque de plus en plus l’incompréhension et la colère chez les clients.

    Dernier exemple en date, une succursale qui semblait fort achalandée dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve sur la rue Sainte-Catherine Est, à Montréal. Desjardins a décidé de la fermer il y a quelques semaines et a éliminé un guichet alors qu’un autre a été déménagé à plus de 600 mètres de là dans une épicerie Métro, juste à côté du recycleur de canettes.

    Dans le quartier, tout le monde a son mot à dire sur ce changement qui est loin de faire des heureux. «C’était la seule caisse sur Sainte-Catherine. C’est donc une perte pour les gens, il faut l’avouer», affirme une citoyenne qui se déplaçait à l’épicerie.

    «C’était ma caisse, je suis très déçue. Maintenant, on doit aller sur celle de la rue Ontario, qui est beaucoup plus loin. Il n’y a pas de stationnement. Je suis triste surtout pour les personnes âgées qui sont les délaissées dans ce dossier. A cette température, c’est pas évident de prendre l’autobus pour aller à la caisse», a affirmé une autre.

    Justement, une dame de 82 ans qui attendait son taxi s’est aussi montrée choquée par la décision. «Les personnes âgées sont oubliées. Ils ont fait un transfert vers la rue Ontario, ils jouent avec nous autres», s’est-elle emportée.

    Moins de succursales, moins de guichets
    Ces citoyens du quartier Hochelaga-Maisonneuve ne sont toutefois pas les seuls à vivre cette situation.

    Selon des chiffres de Desjardins, il y avait 1310 caisses ou succursales en 2011 au Québec, il en restait 1240 en 2013, une chute de 5 %. Le nombre de guichets automatiques a aussi reculé. Il y en avait 2559 en 2011, 2270 en 2013, un recul de 11 %.

    «C’est très préoccupant pour nos aînés. C’est loin d’être tout le monde qui a un ordinateur à la maison ou qui possède Internet. Nos aînés veulent avoir un service dans les caisses. Je trouve cela plutôt désolant», a indiqué Danis Prud’homme, président de la Fédération de l’âge d’or du Québec.

    Desjardins défend ses choix
    Questionné sur ce dossier, la direction du Mouvement Desjardins nous a invités à leur centre d’appels situé sur le Boulevard l’Assomption. D’entrée de jeu, la direction défend ces choix.

    «Desjardins s’adapte et se transforme. Dans le fond, on suit les besoins de nos membres», a déclaré Guy Cormier, premier vice-président, réseau des caisses.

    Selon Desjardins, environ neuf transactions sur 10 sont maintenant effectuées en ligne. L’institution investit donc davantage dans les centres d’appel et dans les services sur Internet. «On constate des hausses importantes des transactions sur Internet, sur les téléphones cellulaires. Donc on adapte notre offre en conservant des points de service»,

    Cela dit, Desjardins dit comprendre la situation plus difficile pour les personnes âgées.

    «Avant de fermer, on prend le temps de parler avec le milieu, on rencontre les gens. Souvent on va offrir des ajustements comme des navettes pour les personnes âgées, il y a des coupons de taxi, des conseillers se rendent dans les résidences», indique M. Cormier.

    Des arguments qui trouvent peu écho à la FADOQ.
    «Si on regarde du côté des institutions financières, elles font beaucoup de profits. Il n’y a rien de mal à faire des profits. Mais lorsqu’on en fait, on apprend à l’école qu’on ne coupe pas des services. On coupe des services quand ça va mal», affirme Danis Prud’homme.

    D’autres fermetures ?
    Cela dit, Desjardins ne ferme pas la porte à d’autres fermetures dans les prochaines années.

    «On est en train de regarder comment nos membres utilisent les caisses. S’il y a des endroits où il y a une consommation qui est différente, on va s’adapter», estime M. Cormier.

    Nb de caisses
    1 310 caisses ou succursales en 2011
    1 240 en 2013
    Moins - 5 %.

    Guichets automatiques
    2 559 en 2011
    2 270 en 2013
    Moins -11%

    Près de 15% des guichets ont été retirés depuis 2008, l’année où le réseau était à son sommet avec 2800 appareils.

    Les transactions au guichet ont dégringolé de 20% depuis cinq ans

    Les transactions en ligne ont grimpé de 26%.

  • 14-02-2014 Aînés: Hébert retourne à sa planche à dessin

    Tommy Chouinard - La Presse

    Critiqué par le bureau du Protecteur du citoyen et même par le ministère de la Sécurité publique, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, revoit son projet de règlement qui assouplit certaines normes de sécurité dans les résidences pour personnes âgées.

    Il remet en question la mesure visant à permettre qu'un résidant soit chargé de la sécurité durant la nuit dans les résidences pour personnes âgées autonomes de moins de 50 chambres ou logements.

    Assouplissement
    Fin janvier, M. Hébert avait qualifié de «raisonnable» cet assouplissement qui lui était demandé par des OSBL d'habitation et des propriétaires de résidences. Or en entrevue à La Presse cette semaine, le ministre n'a pas voulu défendre la mesure à nouveau. Il a confirmé que son projet de règlement était réévalué. «On est en réflexion, et on va prendre une décision à la lumière des différentes opinions émises», a-t-il affirmé.

    Rappelons que son projet de règlement prévoit que la personne chargée d'être présente «en tout temps» dans ce type de résidence peut «ne pas être un membre du personnel». Il n'y aurait donc plus l'obligation d'avoir une formation de préposé aux bénéficiaires. La personne responsable pourrait être un résidant ou un bénévole, pourvu qu'il ait suivi des cours de réanimation cardiorespiratoire et de secourisme général.

    Le ministère de la Sécurité publique s'oppose à cette mesure et l'a fait savoir au ministère de la Santé avant même le dépôt du projet de règlement. Selon lui, «il n'est pas sécuritaire pour les résidants que les employés qui effectuent des tâches liées au PSI [plan de sécurité incendie] soient eux-mêmes des résidants». La semaine dernière, la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, a écrit à Réjean Hébert pour lui demander de renoncer à sa proposition, également pour des raisons de sécurité.

  • 13-02-2014 CHSLD: des divorces en blanc pour réduire les frais

    Pierre Pelchat - Le Soleil

    Il y a les mariages en blanc pour bénéficier des prêts et bourses. À l'inverse, il y a des divorces en blanc pour réduire les frais en CHSLD.

    Mercredi, en commission parlementaire sur les conditions de vie dans les CHSLD, les représentants du Réseau des Fédérations de l'âge d'or du Québec (FADOQ) se sont dits choqués que l'on recommande à des couples mariés depuis 30, 40 et même 50 ans de se séparer pour amoindrir la facture des coûts de logement et de repas dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée.

    «Ces gens doivent être légalement divorcés pour pouvoir maintenir une qualité de vie décente pour les deux individus. Comme les revenus familiaux sont pris en compte lors de l'évaluation des paiements mensuels, le conjoint se voit forcer de contribuer lourdement au bien-être de son ou sa conjointe, parfois au détriment de sa propre qualité de vie. Il nous semble illogique d'en arriver là. Nous devons trouver des solutions adéquates à de telles situations», a affirmé le président du Réseau FADOQ, Maurice Dupont.

    Il n'a pu dire toutefois quelle était l'ampleur des divorces en blanc. «Je connais deux couples qui l'ont fait. C'était un second mariage. À cause de la tarification. Ils se sont séparés, divorcés. À défaut, c'est l'appauvrissement qui les attendait», a-t-il dit au cours d'une entrevue.

    Aucun député présent en commission parlementaire n'a interrogé les représentants du Réseau FADOQ sur les divorces en blanc dans les CHSLD.

    Corriger les iniquités
    Dans un rapport de 2012, le Vérificateur général du Québec avait proposé de revoir les modes de calcul des frais dans les centres d'hébergement et de corriger des iniquités. Jusqu'à maintenant, aucune nouvelle grille de tarification n'a été présentée. Ce sujet est particulièrement sensible à la veille supposée d'un déclenchement d'élections.

    Par ailleurs, le Réseau FADOQ estime que les locaux de plusieurs centres ne sont pas adaptés aux personnes en besoin d'hébergement.

    «Les CHSLD sont à l'heure actuelle des hôpitaux où l'on réside à long terme. Il faut absolument s'éloigner de cette réalité et rendre ces lieux agréables afin que les résidents s'y sentent chez eux, qu'ils n'aient pas l'impression de quitter l'hôpital pour le mouroir et que les parents et amis aient envie de visiter leurs proches», peut-on lire dans le mémoire de l'organisme.

    Le Réseau FADOQ recommande d'ajouter des CHSLD pour répondre à la forte demande due à l'augmentation rapide du nombre de personnes âgées. Cette position est contraire à celle du gouvernement qui cherche à réduire le nombre de places dans les centres d'hébergement et à privilégier le développement des services de maintien à domicile avec l'assurance autonomie. Le Réseau FADOQ est toutefois d'accord avec la politique de développer les services de maintien à domicile.

    D'autre part, l'organisme recommande que tous les CHSLD puissent offrir des soins palliatifs adaptés aux personnes âgées à l'avenir. «Actuellement, on ne peut pas faire ça en CHSLD. Les gens sont minutés pour faire leur travail. Ils vont en faire un peu, mais ce n'est pas vraiment des soins palliatifs», a affirmé le directeur général du Réseau FADOQ, Danis Prud'homme. On propose également que les préposés aux bénéficiaires reçoivent une formation en accompagnement de fin de vie.

  • 12-02-2014 Les retraités de l’État dans le collimateur d'Ottawa

    Marco Fortier - Le Devoir

    Le gouvernement Harper compte renégocier les généreux avantages de 500 000 retraités de la fonction publique et de sociétés d’État pour économiser jusqu’à 1,5 milliard de dollars par année.

    Le ministre Jim Flaherty entend profiter de la négociation de 27 conventions collectives, qui arrivent à échéance cette année, pour rendre la fonction publique « abordable, moderne et très performante ». Il compte ajuster les conditions des employés de l’État en fonction de celles d’autres employeurs des secteurs public et privé, nettement moins avantageuses.

    Une portion importante de cette négociation portera sur le partage des coûts du Régime de soins de santé de la fonction publique (RSSFP) avec les employés retraités. Ottawa compte instaurer le partage égal des coûts entre le gouvernement et les retraités. L’État assume présentement 75 % de la facture des prestations.

    Le gouvernement Harper propose aussi d’augmenter de deux à six le nombre d’années de service requis pour être admissible au régime au moment de la retraite, sauf pour les retraités actuels.

    Le plan du gouvernement ferait grimper les cotisations annuelles au RSSFP de 261 $ à 550 $, pour un fonctionnaire qui choisit une protection individuelle à sa retraite.

    Autre mesure visant à instaurer « l’équité », Ottawa entend forcer les employés des sociétés d’État à partager les coûts de retraite à parts égales avec l’employeur. Encore une fois, ces négociations visent à mettre fin à des conditions de retraite négociées à une époque où les sociétés d’État accordaient des largesses à leurs employés.

    Une refonte du régime de congés de maladie de courte durée figure aussi au menu des négociations avec les syndicats. Présentement, les prestations de maladie de longue durée commencent après 13 semaines d’absence au travail, et 65 % des employés n’ont pas accumulé assez de congés pour couvrir cette période.

    Députés et sénateurs sous surveillance
    Les employés de l’État ne sont pas les seuls à devoir faire des sacrifices, a souligné le ministre Flaherty : le gouvernement compte interdire aux sénateurs et aux députés qui ont été suspendus du Parlement par vote majoritaire de leurs pairs d’accumuler du service qui donne droit à une pension. Il s’agit d’une réponse au scandale des dépenses des sénateurs Patrick Brazeau, Pamela Wallin et Mike Duffy, suspendus du Sénat, qui continuent d’accumuler du service pour leurs prestations de retraite.

  • 12-02-2014 Qualité de vie en CHSLD : le Réseau FADOQ invite à l’innovation

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est d’avis que les actions à mettre en place pour améliorer les conditions de vie des adultes hébergés en centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) sont connues et juge qu’il est temps de passer à l’action. Il faut reconsidérer les soins de longue durée afin d’assurer une qualité de vie digne, sécuritaire, confortable et chaleureuse aux bénéficiaires. C’est ce message que le Réseau FADOQ a livré aujourd’hui au gouvernement, dans le cadre des travaux de la Commission parlementaire de la santé et des services sociaux.

    Lire le communiqué

  • 10-02-2014 Les piétons âgés en danger

    Caroline Pailliez - Le Journal de Montréal

    Les personnes âgées sont les plus grandes victimes des accidents entre voitures et piétons. Pour la Table de concertation des aînés de l’île de Montréal, il faut repenser l’aménagement des routes pour faire face au vieillissement de la population.

    Pas plus tard que mardi dernier, une femme de 75 ans se faisait renverser par une voiture à l'angle de la rue Bélair et du boulevard Saint-Michel. La piétonne, qui est lourdement tombée sur la chaussée, a subi de graves blessures à la tête. Son état s'était finalement stabilisé plus tard dans la journée, a indiqué la police.

    Consciente que ce genre de scénario peut lui arriver également, Marthe Inglese empoigne sa canne, et s'approche du rebord de la rue Pie IX au croisement Beaubien pour s'apprêter à traverser. «Pas le temps de parler, dit-elle. La lumière vient tout juste de tourner au vert. Il ne faut pas la rater.» Un regard à droite puis à gauche et la voilà qui s'élance sur le bitume.

    «Quand je traverse, j'espère que la lumière ne va pas changer avant d'arriver au bout. Je vais aussi vite que possible, mais ce n'est pas toujours facile», explique l'octogénaire trois fois grand-mère, une fois arrivée à bon port. «Je ne suis pas infirme, mais ça branle!»

    Les aînés, moins alertes
    Tout comme Marthe Inglese, la plupart des personnes âgées ne se sentent pas toujours en sécurité quand vient le temps de traverser les routes. Avec raison. En 2012, elles représentaient près de 60 % des blessés graves victimes de collision avec une voiture à Montréal.

    «Les aînés ont plus de difficultés à percevoir la vitesse d'approche des véhicules et peuvent surévaluer leur cadence de marche», indique Marie-Josée Dupuis, de la Table de concertation des aînés de l'île de Montréal. «Mais les rues ne sont pas non plus suffisamment aménagées pour leurs besoins, ajoute-t-elle. Dans les quartiers où il y a beaucoup de circulation, il y a du travail à faire.»

    L'organisme s'est lancé dans une période de consultation auprès des aînés des arrondissements Rosemont, Ahuntsic et Côte-des-Neiges au cours de l'automne pour mieux penser l'aménagement du territoire en fonction du vieillissement de la population. Il devait présenter en début de semaine des pistes de solution aux conseils d'arrondissement.

    Repenser les rues
    «Un grand travail a été fait autour des écoles. On croit que les aînés eux aussi peuvent bénéficier d'aménagements spéciaux», explique Marie-Josée Dupuis. Les personnes âgées prennent en moyenne 12 à 16 % plus de temps pour traverser une rue que les jeunes de 20 à 30 ans, selon des études mentionnées par l'organisme. Cela signifie qu'elles ont besoin en moyenne de 10 secondes de plus qu'une personne sans problème physique. Pour limiter les collisions, la Table de concertation recommande aux arrondissements de construire des aires de repos à mi-traverse. Ces îlots doivent être suffisamment larges pour accueillir des personnes avec un déambulateur. L'organisme conseille également de limiter la vitesse de la circulation à 30 km/heure à proximité des résidences pour personnes âgées et d'allonger le temps alloué des feux pour piétons.

  • 07-02-2014 Résidences: le Protecteur du citoyen contre le règlement de Hébert

    Tommy Chouinard – La Presse

    La protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, s'oppose farouchement au projet de règlement du gouvernement Marois qui assouplit des normes de sécurité dans les résidences pour personnes âgées.

    « Le projet de règlement constitue un recul inacceptable », écrit-elle dans une lettre transmise jeudi au ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert. C'est à ses yeux « un abaissement des exigences de qualité contraire au principe de précaution ».

    Elle en a contre l'idée qu'un résident puisse être chargé de la sécurité durant la nuit dans les résidences pour personnes âgées autonomes de moins de 50 chambres ou logements. Le projet de règlement, révélé par La Presse la semaine dernière, prévoit en effet que la personne chargée d'être présente «en tout temps» dans ce type de résidence «puisse ne pas être un membre du personnel». Il n'y aurait donc plus l'obligation d'avoir une formation de préposé aux bénéficiaires dans leur cas. Il faudrait avoir suivi uniquement des cours de réanimation cardiorespiratoire et de secourisme général.

    Pour Raymonde Saint-Germain, « cette modification introduit un risque certain dans un cas où un incendie surviendrait dans une résidence pour personnes âgées ». Elle rappelle que le ministère de la Sécurité publique considère qu'«il n'est pas sécuritaire pour les résidents que les employés qui effectuent des tâches liées au PSI [NDLR : plan de sécurité incendie] soient eux-mêmes des résidents». Le même ministère fait valoir à quel point, la formation d'un employé est importante pour effectuer les tâches liées à une évacuation.

    « Considérant tous ces facteurs, je conçois mal comment un résident ou un bénévole pourrait veiller convenablement à la sécurité des résidents, souvent vulnérables, en cas d'incident », affirme Mme Saint-Germain. « Bien que les résidences visées s'adressent à une clientèle autonome, il n'est pas rare d'y rencontrer des résidents semi-autonomes, la distinction entre ces deux catégories étant floue. » Elle souligne d'ailleurs que l'état de santé d'un résident peut se dégrader rapidement. « Les listes d'attente en CHSLD et en ressources intermédiaires ont, entre autres effets pervers, la complexité croissante des besoins des citoyens qui vivent en résidences privées pour aînés », ajoute-t-elle.

    Le critère du nombre de chambres ou logements est illogique selon elle puisque « les aînés ne sont pas moins vulnérables parce qu'ils habitent une petite résidence ». Près de 70 % des résidences privées comptent entre trois et 49 logements. « Les milliers de personnes âgées qui y résident ont le droit, elles aussi, de vivre dans un milieu sécuritaire », soutient-elle.

    Réjean Hébert estime que sa mesure est un assouplissement « raisonnable » qui lui est demandé par des OSBL d'habitation et des propriétaires de petites résidences. Les normes actuelles sont trop coûteuses pour ces établissements qui sont forcés d'augmenter les loyers d'aînés souvent à faibles revenus, disait-il.

    Mais Raymond Saint-Germain « estime que la recherche d'un équilibre entre les besoins des propriétaires de résidences privées pour aînés et ceux des résidents ne doit pas se faire en diminuant la formation du personnel et, par conséquent, la sécurité des résidents ».

    Elle condamne aussi la mesure abaissant la formation du personnel pour l'ensemble des résidents, mais Réjean Hébert a déjà indiqué qu'il l'éliminera. C'est une « erreur » qui s'est glissée dans son projet de règlement, s'était-il défendu.

    La protectrice du citoyen lui demande de ne pas reporter d'un an, au 1er novembre 2016, les obligations en matière de formation du personnel.

  • 07-02-2014 Réforme en profondeur au Fonds de solidarité

    Jessica Nadeau - Le Devoir

    En réaction aux révélations fracassantes de la commission Charbonneau, le Fonds de solidarité FTQ procède à un ménage en profondeur et propose une série de mesures visant à revoir ses règles de gouvernance. Non seulement les dirigeants du Fonds montrent la porte à son p.-d.g., Yvon Bolduc, mais ils créent de nouveaux pare-feu entre la FTQ et le Fonds en renonçant à nommer la majorité des membres et en refusant que le président de la FTQ siège à titre de président du conseil d’administration Fonds.

    Parlant d’un « nouveau départ », le président de la FTQ et président intérimaire du conseil d’administration du Fonds, Daniel Boyer, a annoncé le congédiement d’Yvon Bolduc, dont le nom a été maintes fois cité à la commission Charbonneau. « Je pense que c’était inévitable si on voulait se redonner un élan dans le but d’appliquer cette nouvelle gouvernance », a-t-il soutenu en conférence de presse jeudi.

    Le p.-d.g. du Fonds partira le 31 mars, mais il ne le fera pas les mains vides. Pour avoir brisé son contrat, le Fonds devra lui verser une indemnité de départ d’un peu plus de 1,1 million, soit l’équivalent de deux années de salaire. « Ça peut paraître énorme pour les membres qu’on représente, mais c’est un p.-d.g. d’une grande institution financière, ce sont les conditions qu’on retrouve », s’est défendu Daniel Boyer. Le remplaçant d’Yvon Bolduc n’est pas encore connu.

    Robert Parizeau remplace Boyer
    Dans ce vaste remaniement au sommet, Daniel Boyer perd également son titre de président du conseil d’administration du Fonds, un poste qui a toujours été assumé par le président de la FTQ. Mais le comité spécial de gouvernance, mis sur pied dans la foulée de la commission parlementaire qui s’est tenue l’automne dernier à Québec, a jugé opportun de rendre le Fonds plus indépendant en séparant les deux postes. « C’est un point majeur d’une gouvernance saine pour le futur », a souligné le président du comité de gouvernance, Pierre-Maurice Vachon.

    Si Daniel Boyer, comme son prédécesseur Michel Arsenault, a affirmé dans le passé qu’il tenait à conserver ce poste, il a dû réviser ses positions et accepter l’inévitable. « L’évolution des discussions qu’on a eues au comité de gouvernance a fait en sorte qu’il était préférable de séparer les deux. C’est donc sereinement que je le fais. » Bon joueur, il a même remercié son successeur de lui laisser ainsi le temps de se « consacrer à temps plein aux affaires syndicales ».

    C’est Robert Parizeau, homme d’affaires et frère de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, qui prendra la relève. Ce dernier siégeait déjà au comité de gouvernance à titre d’expert, et il a tellement impressionné ses membres que le Fonds lui a proposé le poste de président du CA. En attendant les changements législatifs nécessaires à son entrée en fonction, il se consacrera à « parfaire ses connaissances » sur cette « grande institution » qu’est le Fonds de solidarité. « Il faut faire un certain nombre d’ajustements au niveau de la gouvernance, a convenu M. Parizeau. Néanmoins, tout ceci doit se faire dans le respect des parties prenantes, en se souvenant que le Fonds de solidarité ne serait pas ce qu’il est et ne pourrait pas continuer à se développer à long terme sans l’appui indéfectible de la FTQ. »

    La FTQ renonce également à nommer la majorité des administrateurs du conseil du Fonds. La direction de la centrale nommera désormais 7 des 19 membres du conseil, plutôt que 10. Le comité de gouvernance et d’éthique proposera de son côté la candidature de 7 candidats indépendants, qui devront être élus par les actionnaires lors de l’assemblée annuelle. La FTQ pourra toutefois conserver sa majorité à travers les 4 administrateurs élus par les actionnaires après un appel public, mais ultimement, ce sera aux actionnaires de décider.

    Projet de loi
    Cette série de changements devra être officialisée par l’Assemblée nationale qui pourrait être tentée de resserrer davantage les règles du jeu. Mais déjà, Daniel Boyer y va d’un avertissement : « Je fais une mise en garde aux parlementaires, je les invite à travailler avec nous dans le cadre de cette réforme de notre gouvernance. Il faut réformer sans briser. Le Fonds, au-delà de la réforme, c’est avant tout 2200 responsables locaux qui vendent des actions dans les milieux de travail. Il y a un lien d’appartenance qui doit demeurer entre nos actionnaires qui sont encore composés à 60 % de syndiqués, et leurs représentants qui sont au conseil d’administration. »

    À Québec, le Parti libéral et la Coalition avenir Québec (CAQ) se sont tous deux réjouis des propositions du Fonds, demandant au gouvernement Marois de déposer le plus rapidement possible un projet de loi pour modifier la Loi constituant le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec. « Maintenant que le Fonds lui-même réclame ces changements, nous espérons que nous pourrons procéder avec l’adoption d’un projet de loi avant de nous lancer dans une campagne électorale », a soutenu Christian Dubé de la CAQ.

    Par voie de communiqué, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a fait savoir qu’il analyserait le contenu de la proposition et qu’il déposerait « prochainement » le projet de loi tant attendu.

  • 05-02-2014 L’ostéoporose: un fléau évitable

    Sylvie Demers - Médecin et docteure en médecine expérimentale, auteure d’Hormones au féminin et du Mythe de la vitamine D, aux Éditions de L’Homme

    Les os se déminéralisent lorsque le taux d’œstrogènes est faible, ce qui survient après un accouchement, parce que cela est une façon efficace d’avoir accès à du calcium en quantités suffisantes pour les besoins immédiats et grandissants du nourrisson. À la ménopause, cette sortie incessante du calcium des os due au faible taux chronique d’œstrogènes devient nocive.

    Une Québécoise sur quatre de plus de 50 ans est atteinte d’ostéoporose, et environ 40 % des Québécoises âgées actuellement de 50 ans auront plus tard une fracture secondaire à l’ostéoporose. C’est énorme ! Ces fractures sont une cause importante de perte d’autonomie et de douleurs chroniques chez les femmes, et sont également la cause d’un plus grand nombre de décès que les cancers du sein et de l’ovaire réunis.

    Pourtant, malgré ce fléau, peu de gens réalisent que la cause principalement responsable de l’ostéoporose chez les femmes (et les hommes) est le déficit en hormones sexuelles, notamment en oestrogènes.

    Depuis belle lurette, les scientifiques savent que les os des femmes perdent leur calcium lorsqu’elles arrivent à leur préménopause-ménopause. Les femmes mangent pourtant comme avant, à la même table que leur conjoint et leurs adolescents en pleine poussée de croissance, et absorbent tout aussi normalement le calcium dans leur alimentation. Le problème primaire dans l’ostéoporose est que le calcium se met à sortir des os des femmes à la préménopause-ménopause parce que leur taux d’oestrogènes chute. (Un taux d’oestrogènes faible entraîne une activation des ostéoclastes qui défont le tissu osseux et libèrent du calcium dans la circulation sanguine.)

    Pourquoi est-ce ainsi ? Parce que l’évolution naturelle s’est particulièrement concentrée sur tout ce qui entoure la reproduction — processus à la base de la survie de toutes les espèces. Les os se déminéralisent lorsque le taux d’oestrogènes est faible, ce qui survient après un accouchement, parce que cela est une façon efficace d’avoir accès à du calcium en quantités suffisantes pour les besoins immédiats et grandissants du nourrisson. À la ménopause, cette sortie incessante du calcium des os due au faible taux chronique d’oestrogènes est au contraire inappropriée et nocive, car elle est responsable de la majorité des cas d’ostéoporose et augmente le risque de calcification dans différents tissus et organes ainsi que l’incidence de plusieurs maladies, dont les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et les maladies inflammatoires. Avec notre espérance de vie qui, dans l’histoire de l’humanité, s’est très récemment allongée de manière remarquable, la période de préménopause-ménopause couvre actuellement environ la moitié de la vie des Québécoises ! Nous faisons donc face, maintenant, à une pandémie de déficience en oestrogènes qui devrait être un enjeu majeur de santé publique.

    Faux remède, les suppléments
    Il faut cesser de croire que prendre des suppléments de calcium ou de vitamine D va aider à prévenir l’ostéoporose. Non seulement les études n’ont pas démontré que les suppléments de calcium, de vitamine D, ou la combinaison des deux préviennent l’ostéoporose, mais leur consommation aggrave encore davantage la surcharge en calcium chez les femmes ménopausées. Il est maintenant démontré, par exemple, que les suppléments de calcium chez les femmes ménopausées augmentent de façon significative leur risque d’infarctus du myocarde. Concernant les suppléments de vitamine D, de plus en plus d’études proposent qu’ils puissent, même aux doses recommandées, faire aussi augmenter de façon inappropriée les apports en calcium et faire notamment progresser l’athérosclérose, surtout chez les femmes ménopausées — groupe chez qui on les prescrit pourtant massivement, et à des doses de plus en plus élevées.

    Nous savons tous que faire de l’exercice est important pour la santé, y compris la santé osseuse, mais cela est insuffisant pour prévenir efficacement l’ostéoporose, car l’exercice comme les suppléments de calcium et de vitamine D ne feront pas cesser la perte de calcium osseux induite par un faible taux d’oestrogènes.

    La façon la plus saine et logique de prévenir l’ostéoporose est l’hormonothérapie féminine. En plus de leur rôle préventif dans l’ostéoporose, les hormones féminines à doses adéquates exercent d’autres effets préventifs remarquables. Par exemple, à l’automne 2012, une excellente étude clinique, réalisé sur 10 ans au Danemark, a montré que l’hormonothérapie féminine débutée précocement réduisait le risque d’événements cardiovasculaires de 52 %, et le risque de décès dus aux maladies cardiovasculaires de 43 %. Une analyse de l’ensemble des études cliniques randomisées et contrôlées en hormonothérapie a montré que les femmes qui commencent l’hormonothérapie avant l’âge de 60 ans (c’est le cas de la grande majorité des femmes) voient leur risque de mortalité diminuer de 39 %. Ces données sont impressionnantes !

    Avant leur préménopause-ménopause, les femmes sont avantagées en santé par rapport aux hommes principalement à cause de leurs oestrogènes. À la ménopause, les femmes se retrouvent généralement avec un taux d’oestrogènes plus faible que les hommes (eh oui !), et leur vieillissement s’accélère. Il est plus que temps de pallier la formation médicale déficiente des médecins et la désinformation qui prévalent actuellement dans le domaine des hormones féminines. C’est que l’on a appris collectivement à les mépriser et à les craindre. Par exemple, on croit généralement que les oestrogènes augmentent le risque de cancer du sein. On a tort. Une partie importante de mes recherches est d’ailleurs consacrée à déboulonner ce mythe extrêmement coriace.

    Les hormones féminines sont au coeur de la santé et du bien-être des femmes. L’ignorance de leurs multiples bienfaits est à mon sens responsable de l’actuelle « maltraitance » des femmes, de leur surpsychiatrisation, ainsi que d’une surconsommation effrénée de divers médicaments et produits naturels. Il n’existe pas de pandémie de déficience en vitamine D, mais plutôt une pandémie de déficience en hormones féminines. Oui, si l’on était bien informé, l’ostéoporose serait bien souvent évitable !

  • 04-02-2014 Ma vie au CHSLD

    Jean Bottari - La Presse
    L'auteur est préposé aux bénéficiaires.

    Il est six heures du matin. Comme chaque jour, à cette même heure, ma préposée préférée me caresse le bras et me réveille en douceur. J'ouvre les yeux et aperçois son beau et sincère sourire. Je suis content de la voir.

    Elle me déshabille et commence à me laver dans mon lit à la débarbouillette. Je n'ai pas de bain aujourd'hui? Mais non, vous savez bien que ce n'est qu'une fois par semaine, me dit-elle. La désolation visible dans son regard, elle compte et me dit c'est dans quatre jours.

    Bon, on enlève la couche, monsieur. Oh, mais vous êtes pas mal souillé ce matin! Les couches sont comptées. Parfois, les préposés en prennent à d'autres patients qui en ont moins besoin que moi, mais il semble que cette nuit tout le monde a utilisé son quota à cause de la gastro. Ma préposée me lave et me crème les fesses et les parties, car j'ai des rougeurs, et m'enfile une couche propre et mon beau pyjama bleu que ma femme m'a donné.

    Ma femme? Elle est partie pour un monde meilleur, comme on dit, il y a trois ans. Elle me manque beaucoup. Nous avons passé cinq décennies ensemble. Après mon AVC, elle s'est occupée de moi durant cinq ans. Maintenant, elle est morte. Son coeur a flanché. Elle était épuisée, la pauvre. Jeune, je travaillais beaucoup, même le samedi. Elle aura donc élevé nos trois enfants pratiquement seule. Parfois, je me sens coupable de ne pas avoir été présent plus souvent.

    Je n'en parle pas souvent, mais je me demande pourquoi mes deux garçons et ma fille ne viennent pas me visiter de façon régulière. Je crois qu'ils m'en veulent pour la mort de leur maman chérie. Si elle ne m'avait pas consacré toutes ces heures, ces mois, ces années peut-être serait-elle toujours parmi nous, qui sait?

    ***

    Ma préposée est prête pour mon lever. Elle me tourne d'un côté, puis de l'autre, afin d'installer la toile attachée avec des chaines au lève-personne, installé au plafond. Ma préposée n'a pas le choix, car elle est seule dans ma section. J'ai une jambe paralysée, et l'autre ne me porte plus depuis deux ans. Me voilà donc suspendu au-dessus de mon lit. Deux minutes plus tard, je suis assis dans mon fauteuil roulant. Ma préposée me laisse. Elle doit aider trois autres patients avant de quitter le travail à huit heures. Elle me prend la main et m'embrasse sur le front.

    L'heure du déjeuner arrive. Un homme que je ne connais pas entre dans ma chambre. Il ne se présente pas, n'a pas de sourire et me parle fort. Je ne suis pourtant pas sourd. Je regarde sa carte d'identité: c'est un préposé qui nous arrive d'une agence de placement. Encore un autre! Je ne comprends pas comment ce foutu CHSLD est organisé. Jour, soir et nuit, nous avons souvent des préposés d'agence, mais rarement les mêmes. J'ai déjà posé cette question à la directrice, que je n'ai vu que deux ou trois fois depuis que je suis ici. Elle m'a répondu que le centre a beaucoup de difficulté à retenir son personnel.

    Me voilà rendu à la cafétéria, où mon déjeuner m'attend. Mon café et mon eau sont épaissis puisque, depuis mon AVC, j'ai des problèmes à avaler. C'est comme si vous ajoutiez de la fécule de maïs à votre café chaque matin. On s'habitue, j'imagine, mais ce n'est pas encore le cas pour moi...

    ***

    Après ce succulent (!) repas, mon préposé, qui passe plus de temps sur son téléphone intelligent qu'auprès des patients, me conduit à la salle communautaire. En roulant devant la salle de bain, je lui demande s'il pourrait m'aider à aller à la toilette. «Mais vous avez une couche!», me répond-il, en continuant à me pousser vers la salle. Je tente tant bien que mal de me retenir, mais en suis incapable. Je fais dans ma couche. Me voilà donc assis pour une partie de la journée dans mes selles et dans mon urine.

    Après avoir joué au bingo et écouté les deux mêmes vieilles qui chantent chaque matin, on va dîner. Ensuite, mon pas très souriant ami me conduit à ma chambre à ma demande, car j'ai besoin de faire une sieste. Je lui explique comment fonctionne le lève-personne puisqu'il n'en a aucune idée. Une fois couché dans mon lit, je sens que j'ai des selles jusque dans mon dos.

    Je tourne d'un côté et puis de l'autre, et mon nouvel ami me lave et me crème. Honnêtement, il a bien fait cela et je l'en remercie.

    ***

    Je vous épargne le reste de la journée, car c'est toujours pareil. Toujours la même routine, jour après jour après jour.

    Pourquoi qualifie-t-on ces endroits de milieux de vie? Ma vie avant d'arriver en CHSLD ne ressemblait en rien à ces journées routinières et ennuyantes. Je me lavais jusqu'à deux fois par jour. Ici, si je suis chanceux et s'il n'y a pas manque de personnel, c'est un bain par semaine. Les autres jours c'est face, aisselles, fesses et mes parties. Je me demande si la directrice, ou encore le ministre de la Santé, se lave à la débarbouillette...

    Bon assez chialé pour aujourd'hui. Je continue ma journée en pensant à mon épouse et au temps où, comme vous, je ne me préoccupais pas du sort des vieux.

  • 04-02-2014 Les leçons de L’Isle-Verte

    Par Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ

    Alors que les recherches de dépouilles se terminent à L’Isle-Verte, il est temps de tirer toutes les leçons de cette tragédie. Bien sûr, il est essentiel d’en trouver les causes pour empêcher qu’un tel drame humain ne se reproduise. On montre du doigt l’absence de gicleurs et un personnel de nuit limité pour prendre soin de gens âgés en perte d’autonomie, des conditions qui sont le lot quotidien de centaines de résidences en règle hébergeant des milliers d’aînés.

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  • 03-02-2014 Laval certifiée « Amie des aînés »

    Francis Labbé - Radio-Canada

    Laval a reçu, lundi, sa certification officielle de Municipalité amie des aînés. Soiante-dix moyens ont été proposés pour repenser Laval en fonction de ses citoyens aînés, dont l'aménagement de zones piétonnières adaptées et l'amélioration du sentiment de sécurité.

    Il y a près de quatre ans que la ville de Laval travaille à ce projet. Les propositions finales comprennent un programme de surveillance dans les parcs et l'augmentation du nombre de logements sociaux.

    « Maintenant que nous connaissons davantage les besoins et les services déjà offerts aux aînés sur le territoire lavallois (...) nous irons de l'avant avec nos partenaires lavallois pour structurer davantage nos interventions afin d'améliorer les conditions de vie des personnes âgées », affirme le maire de Laval, Marc Demers.

    Pour le ministre de la Santé, Réjean Hébert, adapter une ville pour les aînés sert à beaucoup de gens. « Par exemple, si on adapte le mobilier urbain pour les aînés, ça sert aussi aux couples avec des poussettes, qui peuvent y accéder plus facilement. »

    Plus de 700 municipalités et MRC du Québec ont entrepris des démarches pour devenir des municipalités amies des aînés. Laval devient la 204e à obtenir cette certification.

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  • 01-02-2014 La prise en charge des aînés est une « vraie catastrophe »

    Anne Caroline Desplanques - Le Journal de Montréal

    La société québécoise est celle qui vieillit le plus vite au monde après le Japon. Pourtant, la façon dont elle traite ses aînés est bien plus grise que rose.

    «La prise en charge des personnes âgées vulnérables au Québec, c’est une vraie catastrophe. Et ça l’était déjà avant le drame de L’Isle-Verte», déplore Louis Plamondon, le président de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR).

    Triste coïncidence, la veille de l’incendie meurtrier de la Résidence du Havre, les regroupements de défenses des aînés étaient réunis à Québec en commission parlementaire pour discuter de la qualité des soins et des services en CHSLD.

    Dans son mémoire, l’AQDR ne mâchait pas ses mots. «La guerre aux vieilles personnes inactives et dépendantes est réellement déclarée», dénonçait l’Association.

    «C’est une guerre sociale et intérieure, une guerre d’élimination menée par les élites dirigeantes contre une population devenue trop nombreuse et inutilement coûteuse», poursuivait-elle, citant le milliardaire américain Warren Buffet.

    Incohérence
    Pour la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ), le drame de L’Isle-Verte doit être l’occasion pour le Québec de mettre un peu plus de cohérence dans le traitement qu’il accorde aux aînés.

    La réduction du nombre de places en CHSLD, annoncée cet automne par le ministre de la Santé Réjean Hébert, est un bon exemple d’incohérence, note la directrice adjointe de la FADOQ, Lyne Rémillard.

    «Nous vivons dans un contexte de vieillissement de la population, d’épuisement des proches aidants, d’engorgement du système de santé et de réduction des effectifs en soins de santé. Il nous semble illogique d’ajouter à cette liste la réduction des places disponibles en CHSLD», dénonçait son organisation en décembre.

    «On ne demande pas des privilèges pour les aînés, mais de prendre leur réalité en considération», précise Mme Rémillard. Prenant l’exemple du marché du travail, elle explique qu’il ne suffit pas de retarder l’âge de la retraite, mais qu’il faut aussi aménager les horaires pour permettre aux travailleurs âgés de rester actifs plus longtemps. «Les employeurs ont fait des aménagements pour les pères de famille, pourquoi ne pourrait-on pas faire la même chose avec les aînés?» demande la porte-parole de la FADOQ.

    Âgisme
    Pour la présidente de l’Association québécoise de gérontologie, Catherine Geoffroy, la lutte contre la discrimination envers les aînés sera la plus importante du 21e siècle, car «c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’on va avoir cinq générations qui se côtoient».

    «Quand on fait le parallèle entre l’âgisme et le racisme, les gens font le saut, mais c’est pareil, c’est tout aussi inacceptable et honteux», gronde Mme Geoffroy.

    Pour bousculer les préjugés à leur égard, un groupe de résidents de la Résidence Rivière Richelieu (RRR), près de Chambly, a d’ailleurs lancé fin décembre un calendrier humoristique montrant une image positive du vieillissement.

    «Ce n’est pas parce qu’on a besoin d’aide qu’on est des incapables», a lancé un des participants à Annie Lacoste, la copropriétaire de la RRR, qui a mis en place le projet.

    Aidants et associations sous pression
    De plus en plus nombreux face à un État aux finances limitées, les Québécois en perte d’autonomie comptent chaque jour davantage sur leurs proches et sur les organismes communautaires, indique la présidente de l’Association québécoise de gérontologie, Catherine Geoffroy.

    À Montréal, l’organisme Santropol roulant a distribué pas moins de 22 106 repas en 2012 à une clientèle âgée de 77 ans en moyenne. Pour ce faire, l’organisme a recours à 800 bénévoles, dont les visites sont souvent essentielles pour les aînés.

    « Seul contact »
    «C’est un bon repas accompagné d’un bonjour, d’un sourire, d’une parole gentille, souvent le seul contact de la journée», confie Marcelle Thériault, dans le rapport annuel de la popote.

    L’État transfère des responsabilités vers le communautaire, mais n’aide pas assez ces organismes, estime Mme Geoffroy. L’aide est insuffisante pour les proches aidants, le plus souvent des baby-boomers pris en sandwich entre leurs parents âgés, leurs enfants et leurs petits-enfants.

    «Les femmes de cette génération club-sandwich doivent en faire de plus en plus. Certaines cessent de travailler pour s’occuper de leurs parents, ce qui entraîne des pertes financières pour leur retraite», s’inquiète Mme Geoffroy. Dans ce contexte, ces aidantes risquent à leur tour de devenir des aînées démunies.

  • 31-01-2014 Les pompiers intensifient la prévention auprès des aînés

    Camille Laurin-Desjardins - Journal de Montréal

    La tragédie de L’Isle-Verte a secoué plusieurs services de pompiers près de la région de Montréal, qui ont entrepris d’aller visiter les résidences pour personnes âgées de leur municipalité.

    Le chef de division de la prévention des incendies à Repentigny, Gilles Laliberté, a été ébranlé par l’incendie qui a ravagé une résidence privée pour personnes âgées dans la petite municipalité de L’Isle-Verte, jeudi dernier, faisant 19 morts et 13 personnes toujours disparues.

    Lundi, il a pris la décision de faire la tournée de chacune des 19 résidences pour aînés afin de s’assurer que les mesures de sécurité sont adéquates et répondre aux questions des résidents.

    Rassurer les gens
    «J’ai fait les appels et notre première visite aura lieu la semaine prochaine, a dit M. Laliberté au Journal. Les gens sont inquiets, et je trouve ça important d’aller répondre à leurs questions.»

    À Sainte-Julie, sur la Rive-Sud de Montréal, les pompiers ont déjà fait le tour des trois résidences pour aînés, cette semaine, pour aller rassurer les citoyens.

    «Ce n’est pas pour semer la panique, a expliqué le directeur du service de sécurité incendie, Daniel Perron. On devance notre visite annuelle pour calmer les appréhensions des gens, les rassurer.»

    La visite annuelle, qui sert entre autres à pratiquer l’évacuation, a habituellement lieu au printemps, quand le temps est plus doux. Celle-ci aura également lieu.

    «Ç’a été une onde de choc pour tout le monde, a confié Daniel Perron, qui s’est lui-même rendu à L’Isle-Verte, la semaine dernière. À Sainte-Julie, on est une petite communauté tricotée serrée. Alors on voulait être sûrs que tout le monde était correct.»

    À Mascouche, on a également prévu devancer quelques visites annuelles, dans trois résidences qui ont elles-mêmes contacté le service incendie.

    À Longueuil et à Laval, aucune mesure additionnelle n’a été envisagée.

    «C’était déjà quelque chose qui nous préoccupait, a expliqué Daniel Lemonde, chef de division du service de sécurité incendie de Longueuil. On fait un exercice d’évacuation chaque année, et on rencontre les résidents pour s’assurer qu’ils comprennent le plan.»

  • 29-01-2014 Maison intergénérationnelle : une solution pour briser l'isolement des aînés

    Catherine Bouchard - La Nouvelle

    Vivre avec ses parents, c'est le cauchemar de bien des jeunes. Pour certaines familles décidant de cohabiter dans une maison Intergénérationnelle, c'est au contraire la vie rêvée. Chez les Trahan, ça a permis de régler bien des problèmes.

    La famille Trahan de l'arrondissement Rock-Forest a décidé de s'épauler dans les moments difficiles, en mettant entre autres tout en oeuvre pour garder la maison familiale.

    «Mon père a toujours besoin d'oxygène. Il est donc incapable de s'occuper de l'extérieur de la maison. Ma mère voulait aller en résidence pour personnes âgées avec lui. Lui n'était pas prêt, il ne voulait pas. Ma soeur et moi, on a donc décidé de venir habiter avec eux, avec mes enfants. Nous avons donc décidé d'agrandir la maison», raconte Chantal Trahan.

    Ainsi, un cousin de la famille, dessinateur de profession, a conçu les plans pour transformer le petit bungalow en trois appartements séparés et un total de deux cuisines. Chantal Trahan et sa sceur Caroline ont mis la main à la pâte, et pendant près de quatre ans, malgré le travail à temps plein, elles ont consacré toutes leurs fins de semaine aux travaux d'agrandissement de la maison. Ainsi, Chantal et ses deux adolescents, Caroline et leurs parents Thérèse et Gérard ont commencé à tous demeurer sous le même toit.

    «Mes enfants ont été vraiment ravis par la nouvelle. Nous habitions dans un quatre et demi et ils étaient dans la même chambre. Maintenant, ça me coûte la même chose, sauf qu'on a beaucoup plus d'espace, ils ont chacun leur chambre, en plus de la cour», raconte Chantal en soulignant qu'elle met les ados à contribution, entre autres avec le déneigement.

    S'échanger des services et briser l'isolement
    Cette décision familiale a aussi permis de briser l'isolement de Thérèse Trahan. «Au début, on vivait tous ensemble sous le même toit. On soupait ensemble le soir, c'était vraiment agréable! Maintenant, elles ont chacune leur appartement. J'essaie de ne pas les déranger dans la mesure du possible, mais juste d'avoir une présence, ça fait vraiment du bien. Je me sens définitivement moins seule et moins isolée», raconte la dame de 69 ans, pour qu’il est vraiment rassurant d'avoir quelqu'un à proximité au cas où elle ou son mari Gérard Trahan aurait un malaise. Elle assure aussi que ses petits-enfants aident beaucoup dans la maison. «Ma petite-fille vient toutes les semaines pour passer l'aspirateur, parce qu'avec mes problèmes de dos, je n'y arrive plus. Elle est très proche de son grand-père, alors elle vient souvent nous visiter pour se confier à lui. Je trouve ça génial de voir mes petits-enfants aussi souvent», raconte M"'' Trahan. Il n'est pas rare que Caroline et Chantal invitent leurs parents à souper ou vice-versa. Thérèse Trahan mentionne même que sa fille lui donne souvent des surplus de cuisine. «Je suis allée chez elle vendredi dernier et le suis revenue avec des restants. C'est vraiment bien, ça m'a évité d'avoir à préparer le dîner», conclut Thérèse Trahan.

  • 29-01-2014 L'Isle-Verte: Québec penche pour une enquête publique

    Ariane Lacoursière - La Presse

    Imposer la pose de gicleurs à toutes les résidences pour personnes âgées équivaut à leur refiler une facture de 80 millions de dollars, indiquent les chiffres colligés par Québec à la suite de la catastrophe de L'Isle-Verte. Le gouvernement Marois penche en faveur d'une enquête publique, mais n'annoncera pas sa décision tout de suite.

    Des sources proches des ministères de la Santé et de la Sécurité publique expliquent qu'il faudra attendre tout au moins que les corps soient récupérés avant de prendre une décision. Québec subit passablement de pression pour procéder à une enquête publique, et cette démarche paraît «assez probable», compte tenu des enjeux - la protection des personnes âgées - et de l'ampleur du drame, explique-t-on. Pas question d'une décision rapide pour le Conseil des ministres aujourd'hui.

    Après les enquêteurs, les techniciens en prévention-incendie et le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, c'était au tour des chefs en sécurité incendie, hier, de réclamer une enquête publique sur le drame de L'Isle-Verte.

    Selon l'Association des chefs en sécurité incendie du Québec (ACSIQ), les enquêtes menées actuellement par la Sûreté du Québec et le Bureau du coroner se concentrent «spécifiquement sur la cause de l'incendie et des décès». Plusieurs questions resteront donc sans réponse, selon l'ACSIQ, dont les «normes entourant la gestion des résidences pour personnes âgées, les normes sur la protection incendie (gicleurs, systèmes d'alarme, personnel de surveillance, etc.), les activités de prévention [...] et, finalement, tous les éléments du schéma de couverture de risques en sécurité incendie de la MRC de Rivière-du-Loup». C'est pourquoi, selon eux, une enquête publique doit être menée.

    Pas encore, dit Québec
    Hier, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a répété qu'il est trop tôt pour prendre ce genre de décision. Et que la décision devra de toute façon être prise par le ministère de la Sécurité publique.

    La Presse a appris que le gouvernement a pris contact avec l'actuel commissaire-enquêteur aux incendies du Québec, Cyrille Delâge, au cours des derniers jours. M. Delâge, qui a le mandat de mener les enquêtes publiques sur les incendies au Québec, est actuellement en congé de maladie.

    Le ministre Hébert assure qu'il n'a pas joint M. Delâge et qu'il ne le fera pas. «Ce n'est pas ma responsabilité», dit-il.

    M. Hébert a mentionné que l'idée d'une enquête publique sera «probablement» évoquée au Conseil des ministres aujourd'hui. «Comme je le disais, il faut attendre la conclusion de l'enquête policière, parce qu'il faut s'assurer qu'il n'y a pas d'enjeu criminel avant d'avoir une enquête publique. C'est la procédure habituelle», dit-il.

    Gicleurs réclamés depuis 1997
    Dès 1997, Cyrille Delâge demandait que des gicleurs soient installés dans les résidences pour personnes âgées du Québec. En tant que coroner, M. Delâge disait déjà, à l'époque, qu'il était «quelque peu excédé d'avoir l'impression de prêcher dans le désert» concernant les normes de sécurité incendie.

    Après la mort de sept personnes âgées le 31 août 1996 dans l'incendie de la Villa Sainte-Geneviève, à Montréal, l'enquête de M. Delâge avait conclu que des gicleurs auraient permis de sauver la vie de certains résidants.

  • 27-01-2014 Sale temps pour être vieux!

    Mélanie Dugré - La Presse

    L'auteure est avocate. Elle collabore régulièrement aux pages Débats.

    À peine six mois. C'est le délai qui s'est écoulé entre les tragédies de Lac-Mégantic et de l'Isle-Verte et qui ont coûté la vie à un total de 79 Québécois. Des catastrophes qui provoquent des morts violentes et qui plongent les membres de ces communautés dans une détresse profonde dont ils n'émergeront jamais complètement, trimballant leur coeur brisé et leur âme meurtrie.

    Ce sont des drames qui suscitent immanquablement la question suivante: aurait-on pu les éviter? Si l'enquête de Lac-Mégantic a révélé la négligence d'une compagnie cowboy et d'un système de règlementation trop permissif, l'incendie à l'origine du drame de L'Isle-Verte est, quant à lui, presque banal. Un brasier par temps froid parmi d'autres. Un feu dans une résidence impeccable, bien tenue et jouissant d'une réputation sans tache. Mais on s'imagine qu'en 2014, nous disposons d'un encadrement règlementaire permettant d'éviter, sinon les flammes elles-mêmes, des pertes de vie en masse. Lorsqu'on voit des gens morts piétinés ou brûlés vifs dans les incendies de discothèques en Asie ou en Amérique du Sud, on se rassure en pensant que ça n'arrivera jamais ici grâce aux normes de construction et de sécurité imposées par la Régie du bâtiment du Québec.

    Mais visiblement, le Québec a fait l'autruche en se croyant à l'abri de drames comme ceux survenus en Ontario, où six personnes âgées ont perdu la vie dans les incendies de résidences pour aînés à Orillia en juin 2009 et à Hawkesbury en mai 2012. À la suite de ces évènements, le gouvernement ontarien a d'ailleurs rendu les gicleurs obligatoires dans les foyers pour aînés et pour personnes handicapées.

    Il semble que des groupes de travail se penchaient depuis quelques mois sur la possibilité de resserrer les normes québécoises. Évidemment, les ébauches traînent encore sur les tables à dessin alors que cette machine politique si lourde, si lente, si bureaucratique aura procrastiné et tardé à modifier des normes que d'autres tragédies avaient pourtant prouvé être inadéquates.

    Au-delà de l'odeur de la mort, des larmes et du long et pénible deuil collectif qui s'amorce, il y a le désespérant constat que ce n'est qu'à coup de catastrophes humaines que nos dirigeants apprennent des leçons qui leur permettent de sortir de leur inertie politique. Les images qui défilent et les poignants témoignages qui roulent en boucle suscitent tristesse, colère et le refus, légitime, d'accepter l'argument du destin et de la fatalité.

    Et puis dans mon esprit, une impression amère flotte. Celle que le Québec échoue lamentablement dans la protection des plus vulnérables, particulièrement les aînés, alors qu'on les entasse dans les corridors des urgences et qu'on ferme les yeux sur les traitements et les conditions de vie qui leur sont réservés.

    Oui, vraiment, c'est un sale temps pour être vieux et malade au Québec.

  • 26-01-2014 Le Réseau FADOQ exige des explications de Postes Canada

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est toujours en attente du plan d’action détaillé que Postes Canada doit soumettre à la suite de son annonce d’éliminer la livraison du courrier à domicile en milieu urbain, notamment, à compter de l’an prochain et qui aura des conséquences majeures, particulièrement pour les aînés et toutes les personnes vulnérables.

    Par ailleurs, le Réseau FADOQ est très préoccupé par les informations incomplètes et contradictoires qui émanent de différentes sources et qui sont véhiculées en lien avec le nombre de clients qui seront touchés, les lieux où les coupures de service auront lieu et les sommes qui seront épargnées par la société d’État pour justifier cette restructuration.

    Lire le communiqué

  • 24-01-2014 Le Réseau FADOQ à la défense des régimes de retraite

    Source : Réseau FADOQ

    Heureux de participer à la consultation sur la restructuration des régimes de retraite, à l’invitation de la ministre du Travail, Agnès Maltais, le Réseau FADOQ tient à préciser qu’il y est présent aujourd’hui à titre de représentant du secteur privé.

    Le Réseau FADOQ présente ses recommandations avec le souci d'assurer une réelle sécurité financière aux travailleurs et retraités québécois.

    Lire de communiqué

  • 24-01-2014 La moitié des résidences privées pour aînés n'ont pas de gicleurs

    Ariane Lacoursière, Tommy Chouinard - La Presse

    Un peu plus de la moitié des résidences privées pour aînés de la province ne possèdent aucun gicleur, révèle un décompte réalisé par La Presse à partir du Registre des résidences pour personnes âgées du Québec. Ainsi, 1052 établissements sur un total de 1953 ne sont protégés par aucun système de gicleurs, et 204 ne le sont que « partiellement », comme l'était la Résidence du Havre.

    Dans la région de Montréal, 44% des 237 résidences privées pour aînés ne comptent aucun gicleur. Et 10% ne sont que partiellement couvertes.

    Le président du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), Yves Desjardins, a été surpris de voir que La Presse possédait ces données. «On demande depuis longtemps au ministère de la Sécurité publique de nous faire une compilation à ce sujet», dit M. Desjardins, qui n'est pas surpris par les résultats. «Si l'on considère le nombre de places par établissement, le pourcentage sera peut-être un peu différent», dit-il.

    Pas de gicleurs au Québec
    Contrairement à celles de l'Ontario, les résidences privées pour personnes âgées du Québec ne sont pas obligées de posséder des gicleurs, confirme le président du comité de prévention de l'Association des chefs en sécurité incendie du Québec, André St-Hilaire. Une situation qui inquiète Québec depuis quelque temps.

    Il y a un an, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, reconnaissait lui-même que l'absence de gicleurs dans plusieurs des 2000 résidences pour personnes âgées du Québec est préoccupante. «Faut-il attendre qu'on ait un drame avant d'implanter des règles claires?», disait-il à l'Assemblée nationale le 15 février 2013.

    Au même moment, le ministre Hébert affirmait que son nouveau règlement sur la certification des résidences privées pour aînés, fraîchement adopté, prévoyait justement «la présence de gicleurs» dans ces établissements. Or, si la nouvelle certification oblige les propriétaires de résidences privées à «établir un plan de sécurité incendie» et insiste sur les mesures d'évacuation, il ne prescrit pas l'installation de gicleurs. M. Hébert était à l'extérieur du Québec, hier, et ne pouvait répondre à nos questions.

    M. Desjardins reconnaît que les normes de sécurité incendie imposées par le gouvernement ne sont pas assez sévères. «On demande au gouvernement depuis longtemps que les systèmes de gicleurs automatiques soient obligatoires partout. Ça ne l'est toujours pas. Il faut changer la législation», estime M. Desjardins.

    La chef de la section prévention au Service de sécurité incendie de Montréal, Louise Desrosiers, mentionne que plusieurs critères sont analysés par la Régie du bâtiment du Québec quand vient le temps de déterminer si un établissement doit posséder des gicleurs ou non. La hauteur du bâtiment, le nombre de résidants et l'année de construction de la bâtisse sont entre autres considérés. Mais dans les faits, très peu de résidences privées pour aînés possèdent des gicleurs, constate La Presse.

    Un comité
    En point de presse hier après-midi, le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a mentionné qu'un comité de travail avait été mis en place, notamment sur la question des gicleurs dans les résidences pour aînés. «Les travaux étaient en cours. Je ne peux pas aller plus loin», a-t-il déclaré.

    La Résidence du Havre de L'Isle-Verte ne comptait pas de gicleurs dans toutes ses chambres. «Cette résidence répondait aux normes actuelles», a toutefois précisé M. Bergeron, tout en insistant sur le fait qu'il est trop tôt pour lier le nombre de gicleurs au drame.

    Dirigeant à l'Association des chefs en sécurité incendie du Québec, Sylvain Dufresne estime qu'il est temps d'exiger la présence de gicleurs automatiques dans les résidences privées pour aînés. «Il y a des coroners dans le passé qui l'ont souligné. Il y a déjà beaucoup de travail qui se faisait sur le sujet, malheureusement trop tard», constate-t-il.

    Qualifiant l'incendie de L'Isle-Verte de «drame», la ministre du Travail, Agnès Maltais, a promis que si les gicleurs sont ciblés «comme étant une cause de l'événement qui vient de se produire, ça va avoir un poids très lourd dans les échanges qui se font dans ce comité».

    «Cette tragédie-là nous oblige à réexaminer à peu près tout ce qui se fait en matière de sécurité», a ajouté Mme Maltais, aussi ministre responsable de la Régie du bâtiment.

  • 23-01-2014 Autobus gratuit pour les aînés : un projet-pilote très populaire

    Christian Lepage - Le Courrier du Sud

    Le projet-pilote qui permet aux 65 ans et plus d’utiliser le transport en commun gratuitement en dehors des heures de pointe, instauré le 1er août dernier, est tellement populaire que Longueuil a déjà dépensé 1 M$ pour ce programme, sur un budget de 1,4 M$.

    En un peu plus de 5 mois, déjà 5000 aînés ont adhéré au programme 65+ Hors Pointe. Loin d’être découragée par les coûts importants engendrés, la Ville a d’ailleurs déjà annoncé la reconduction du programme en 2014.

    Caroline St-Hilaire satisfaite
    La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, est fière de son idée, qui permet à des milliers de gens âgés de se déplacer sans se soucier du volet monétaire, en dehors des périodes de pointe de la journée, qui sont de 6h à 9h et de 15h à 18h30.

    «C’est un engagement que nous avons réalisé, un projet dont nous sommes évidemment très fiers et qui inspire plusieurs autres villes, dont Brossard, Boucherville et Laval», précise la mairesse.

    En fait, d’ici quelques semaines, quatre des cinq Villes de l’agglomération de Longueuil auront adhéré au programme. La dernière en lice, Saint-Lambert, est sur le point de signer une entente avec le Réseau de transport de Longueuil (RTL), alors que Saint-Bruno ne s’y intéresse pas.

    «C’est la seule Ville de l’Agglomération qui ne nous a pas fait de demande», indique la porte-parole du RTL, Nadia Goyer.

    «Un programme qui me semble trop coûteux», indique le nouveau maire de Saint-Bruno, Martin Murray.

    Plus de 7500 titres
    Au total, en date du 30 novembre 2013, le RTL avait vendu 7648 titres 65+ Hors Pointe à Longueuil, Boucherville et Brossard. Chacun des abonnements au programme coûte aux municipalités l’équivalent de 26$ par mois. «Mais les Villes achètent des blocs de titres de 4 mois», précise Nadia Goyer.

    Les abonnés, eux, doivent aussi renouveler leur carte à tous les 4 mois.

    Rencontré au terminus Longueuil, Pierre Lord, 80 ans, cherchait son autobus. «C’est la première fois que je prends l’autobus, avoue-t-il. Habituellement, je prends ma voiture. Mais maintenant, avec ce nouveau programme, je commence à voyager en transport en commun.»

    À Longueuil, les personnes âgées représentent presque le quart de la population. Pour être admissible, les citoyens doivent être résidents de Longueuil et présenter une preuve de résidence avec photo. 

  • 23-01-2014 Déficits des régimes de retraite : les retraités pourraient aider à payer la note

    Tommy Chouinard - La Presse

    Les retraités des universités et des municipalités, et non pas seulement les employés actifs, pourraient devoir payer pour remettre à flot les régimes de retraite. Dans son projet de loi sur la restructuration de ces régimes déficitaires, la ministre du Travail, Agnès Maltais, permettra de remettre en question certains acquis des retraités, comme l'indexation des rentes et la rente du conjoint survivant.

    « Si c'est le moyen que les partenaires [patronaux et syndicaux] trouvent pour régler leurs problèmes, on a le devoir, pendant cette période exceptionnelle, car c'est seulement deux ans, d'ouvrir tous les moyens », a-t-elle affirmé hier, en marge d'un forum de travail sur les régimes de retraite dans le monde universitaire. La ministre entend toutefois protéger la rente de base. A l'heure actuelle, la loi ne permet pas de revoir les conditions des retraités. L'Université Laval, entre autres, réclame au gouvernement le pouvoir de solliciter les retraités afin d'effacer les déficits passés. Elle songe à mettre fin à l'indexation des rentes de façon temporaire.

    Mardi, lors du forum de travail concernant les régimes des employés municipaux, « des partenaires syndicaux se sont dits d'accord » avec l'idée de solliciter les retraités, « parce qu'il y a des régimes qui doivent être sauvés par ce moyen-là », a indiqué Mme Maltais. La CSN s'est toutefois montrée réfractaire, hier, à ce qu'on «joue avec les droits acquis des travailleurs ».

    Mais pour la ministre, «dans le cas où un régime à prestations déterminées est en danger, il faut regarder ce moyen. Un retraité à qui il arrive ce qui est arrivé aux gens de la White Birch, c'est-à-dire perdre 40-60% de son régime de retraite, c'est pas mal plus dur que perdre une indexation ».

    Au cas par cas
    Ce ne sont pas tous les régimes qui sont en péril au point qu'une contribution des retraités soit nécessaire, a-t-elle précisé. La décision reviendra aux patrons et aux syndicats dans chaque université et municipalité.

    Or les retraités ne seront pas représentés aux tables de négociation. Agnès Maltais obligera toutefois les municipalités et les universités à consulter « des représentants de retraités» dans le cadre des forums de travail, dont les mandats prendraient fin au plus tard en avril. Ces forums doivent entre autres proposer des moyens pour restructurer les régimes de retraite. Ils précèdent les négociations en bonne et due forme dans chaque université et municipalité. Les «représentants de retraités » pourraient être des dirigeants de la Fédération de l'âge d'or du Québec (FADOQ), a indiqué Mme Maltais. Des groupes comme Force jeunesse seront également consultés pour avoir le point de vue des jeunes sur l'avenir des régimes de retraite.

    Le plan d'action du gouvernement Marois prévoit un processus de restructuration des régimes de retraite qui s'étalerait sur deux ans. Si les parties n'arrivent pas à s'entendre à la table de négociation, même après l'intervention d'un conciliateur, la Commission des relations de travail serait appelée à trancher.

  • 23-01-2014 Le Réseau FADOQ offre ses condoléances

    Le Réseau FADOQ est bouleversé par le drame humain qui sévit dans une résidence pour aînés à L’Îsle-Verte. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles et personnes touchées.

  • 17-01-2014 Vers l'aide médicale à mourir en 2015

    Paul Journet - La Presse

    Les Québécois devraient pouvoir réclamer l'aide médicale à mourir l'année prochaine. L'étude détaillée du projet de loi péquiste sur les soins en fin de vie s'est terminée hier. Le vote devrait se faire peu après le retour en Chambre, le 11 février.

    «C'est un exemple de parlementarisme comme on le souhaite, à son meilleur, avec en tête l'intérêt supérieur des citoyens du Québec», s'est réjouie Véronique Hivon, ministre déléguée aux Services sociaux.

    Les libéraux offrent le vote libre à leurs députés, qui sont partagés sur la question délicate. Les caquistes offrent aussi le vote libre, mais on s'attend à ce que la grande majorité donne son appui. L'adoption semble donc acquise. Malgré les désaccords, le débat s'est fait sur un ton «très serein», se félicite la ministre.

    La loi entrera en vigueur au plus tard 18 mois après son adoption. Mme Hivon souhaite toutefois procéder plus rapidement, si possible. Tous les établissements de santé devront se doter d'un protocole pour offrir ces nouveaux soins. Une commission sur les soins de fin de vie sera aussi mise en place.

    La loi doit améliorer l'accès aux soins en fin de vie, dont le financement a récemment été augmenté de 15 millions de dollars par année. Et elle mettra en place un nouveau soin, l'aide médicale à mourir. En commission parlementaire, le projet de loi a été amendé pour préciser certains termes de ce nouveau soin, qui sera encadré de façon «très stricte».

    Les malades atteints d'une maladie incurable, en «fin de vie», qui souffrent de façon constante pourront demander qu'un médecin leur donne la mort. Cette demande devra avoir été faite «de manière répétée», et à l'écrit, dans le respect du protocole établi.

    Il s'agit d'une réponse «faite de compassion et d'une grande humanité», dit la ministre Hivon. Chaque établissement devra offrir ce service. Pour des raisons de conscience, les médecins pourront toutefois refuser de donner la mort. Ils confieront alors le patient à un collègue.

    Dans les limites constitutionnelles
    Le Barreau du Québec, le Collège des médecins et les deux fédérations de médecins avaient appuyé le projet de loi. Il ne modifie pas le Code criminel, de compétence fédérale, qui interdit l'euthanasie. Québec agit dans les limites de ses compétences constitutionnelles, en modifiant les soins de santé.

    Hier, la Cour suprême du Canada a accepté d'entendre une cause sur le suicide assisté interdit par le Code criminel, au sujet de deux femmes atteintes d'une maladie incurable. «Ce sont deux processus tout à fait parallèles et séparés. Donc il n'y aurait pas d'impact, dans un sens ou dans l'autre», a précisé la ministre Hivon.

  • 15-01-2014 Un retraité sur trois retourne au travail par manque d'argent

    Source : Agence QMI

    Le manque d'argent pousse près du tiers des retraités à retourner au travail, dit la banque ING Direct à la lumière de deux sondages.

    L'entreprise fait savoir que cette proportion des gens âgés de 55 ans et plus ayant participé au sondage a mis fin à la retraite. Près de la moitié, soit 48%, l'a fait pour des raisons financières.

    Parmi ceux qui ont réintégré le marché du travail, 26% le font à temps plein.

    «La motivation à l’épargne, la régularité et le fait de commencer tôt à épargner sont les clés qui aident les Canadiens à développer des habitudes d’épargne permanentes qui les prépareront le mieux possible à la retraite», commente Peter Aceto, PDG d'ING Direct, dans un communiqué.

    Faire ses devoirs
    Trop de travailleurs ne prennent pas le temps de vérifier s'ils peuvent maintenir leur niveau de vie, déplore Pierre Turgeon, porte-parole de la Régie des rentes du Québec (RRQ).

    «Il y a de la pensée magique lorsque l'on pense à nos revenus de retraite, dit-il. Elle durera plus de 20 ans. Ça se prépare ! L'important est de savoir de combien nous aurons besoin. Ça prend quelques minutes à simuler sur le site jeplanifie.gouv.qc.ca.»

    Cette réalité s'explique, souligne Florent Francoeur, PDG de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. «En 1970, on quittait le marché du travail à 65 ans. Aujourd'hui, on le quitte à moins de 60 ans avec une espérance de vie plus longue. Les gens réalisent qu'ils ont une bonne trentaine d'années devant eux, en santé, et ils peuvent contribuer à la société.»

    M. Francoeur constate ce retour des travailleurs âgés sur le terrain. «Il y a différentes façons d'utiliser cette main d'œuvre qualifiée. Du point de vue de l'employeur, ce sont de bonnes nouvelles.»

    Le premier sondage a été réalisé du 4 décembre au 6 janvier auprès de 1077 adultes canadiens de 55 ans et plus. Sa marge d'erreur est de 3%. Le deuxième a été effectué du 16 au 18 décembre auprès de 1001 personnes du même groupe d'âge, qui sont revenus au travail. Sa marge d'erreur est de 3,1%.

  • 14-01-2014 Danse, réalité virtuelle et… incontinence urinaire

    Rarement associe-t-on les idées de réalité virtuelle, de danse et de plaisir à l’incontinence urinaire chez la femme âgée. Il s’agit pourtant des bases d’une étude prometteuse de Dre Chantal Dumoulin, Ph.D., titulaire de la chaire de recherche du Canada en santé urogynécologique et vieillissement, chercheuse à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal et professeure agrégée au programme de physiothérapie de l’École de réadaptation de l’Université de Montréal, et de son étudiante à la maîtrise, Mme Valérie Elliott. Dr Eling D. de Bruin, Ph.D., du départment des sciences et technologies de la santé de l’Institut suisse de la technologie de Zurich, a apporté à cette étude son expertise en réhabilitation gériatrique à l’aide de la réalité virtuelle sur jeu vidéo. Les résultats de cette étude de faisabilité ont été publiés dans la revue Neurourology and Urodynamics.

    Les chercheuses ont ajouté une série d’exercices de danse sur une console de jeu à un programme de physiothérapie des muscles du plancher pelvien. Résultats chez 24 participantes? Une plus grande diminution des fuites urinaires quotidiennes que pour le programme habituel (amélioration de l’efficacité) ainsi qu’aucun abandon en cours de programme et un taux de participation hebdomadaire plus élevé (augmentation de l’adhésion).

    La recette du succès, selon elles? Le plaisir! « L’adhésion au programme est un facteur clé de réussite du programme : plus on pratique, plus on renforce nos muscles du plancher pelvien. Notre défi était de motiver les femmes à se présenter chaque semaine. Nous avons rapidement compris que la danse constituait pour les femmes un moment de plaisir qu’elles ne voulaient pas manquer! L’aspect de socialisation n’est pas à négliger non plus : elles riaient beaucoup ensemble à ce moment-là! », se réjouit Chantal Dumoulin.

    De plus, la période de danse apporte une application concrète à des exercices traditionnellement statiques. « La danse donne confiance aux femmes, car elles doivent bouger les jambes rapidement pour suivre les chorégraphies demandés par le jeu vidéo. Elles savent maintenant qu’elles pourront contracter leurs muscles du plancher pelvien tout en effectuant leurs activités de la vie quotidienne et éviter ainsi d’avoir des fuites d’urine. Les exercices sont donc plus fonctionnels », explique Chantal Dumoulin.

    Si plusieurs projets de recherche profitent déjà de différents aspects de la réalité virtuelle, il s’agissait de la première utilisation pour traiter l’incontinence urinaire. Cette étude de faisabilité réussie ouvre la porte à une étude plus vaste, soit un essai clinique randomisée à ce sujet.

    Autre projet de recherche en cours
    L’équipe de Chantal Dumoulin cherche des participantes pour un nouveau projet de recherche.

    Résumé du programme

    • On recherche 280 femmes de 60 ans et plus souffrant de pertes involontaires d’urine associées aux envies pressantes et à l’effort (toux, éternuement, activités physiques)
    • Offert à Montréal et à Sherbrooke, en français et en anglais
    • Examens physiques (avant et après les 12 semaines, et un an après le programme) et suivis téléphoniques (trois et six mois après le programme)
    • Présence sur place : 1 heure/semaine durant 12 semaines (apprentissages théoriques et exercices physiques)
    • Programme d’exercices individuels à la maison
    • Sans médicament, sans intervention chirurgicale
    • Gratuit (12 séances de physiothérapie peuvent valoir jusqu’à 1 200 $)
  • 14-01-2014 L’hospitalisation gratuite est là pour rester

    Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux 

    Communiqué de presse du 14 janvier 2014 – Compte tenu des messages véhiculés dans certains médias, le ministère de la Santé et des Services sociaux tient à faire le point concernant la facturation des chambres en milieu hospitalier. Il assure que le maintien de l’accessibilité des soins est et restera sa plus grande priorité et qu’il y aura toujours une offre de chambres gratuites dans les hôpitaux.

    Le Ministère tient à préciser qu’il travaille actuellement à la formation d’un comité pour se pencher sur la question de la facturation des chambres en milieu hospitalier. Sa création est motivée par les changements qui s’opèrent depuis quelques années au sein des établissements de santé du Québec où, pour des raisons sanitaires comme la réduction des risques d’infection nosocomiale, le nombre de chambres de plus de deux personnes a tendance à diminuer, au profit d’un nombre plus élevé de chambres privées et semi-privées.

    Notons que la tarification actuelle génère des revenus d’environ 60 M$ par année et qu’elle est défrayée, pour une large part, par des assureurs privés. Quel que soit le modèle de tarification qui sera retenu, l’objectif est de maintenir l’offre de chambres gratuites et de respecter le choix des patients tout en maintenant ce niveau de revenus.

  • 14-01-2014 Des retraités obligés de travailler? Le Réseau FADOQ n’est pas surpris

    Source : Réseau FADOQ

    Les conclusions d’une étude qui révèle qu’un retraité sur deux compte revenir sur le marché du travail, faute de revenus suffisants, est loin de surprendre le Réseau FADOQ.

    L’étude indique que bon nombre de ces retraités n’ont pu évaluer adéquatement les revenus de retraite nécessaires pour subvenir à leur besoin. Le Réseau FADOQ rappelle que pour beaucoup de travailleurs de la classe moyenne il est difficile d’épargner au-delà des régimes de retraite proposés par les employeurs. Pour ceux qui ne comptent que sur les régimes de pension publics, les CELI, RVER et REER, ne semblent pas convenir faute de fonds disponibles. De plus, certaines personnes sont victimes des piètres rendements de leurs régimes de retraite voire de leurs faillites.

    Lire le communiqué

  • 13-01-2014 Les « nouveaux vieux »

    Jérôme Landry - Journal de Québec

    Il faudra bien se rendre à l'évidence: la transformation, du Loews Le Concorde en résidence pour personnes âgées sera inévitable un jour ou l'autre.

    Je comprends l'inquiétude des commerçants de la Grande Allée. Le portraitde l'artère la plus célèbre de Québec va changer radicalement. Mais, la bonne nouvelle, c'est que les vieux sont moins vieux qu'avant.

    Pas certain que les «nouveaux vieux» vont "triper" sur les spectacles de Michel Louvain et la pétanque. Les futurs occupants de la Résidence Soleil de la Grande Allée font partie de la génération des Beatles, des Stones et de Led Zeppelin! Le temps passe, Mick Jagger sera bientôt arrière -grand-père et le guitariste Jimmy Page a eu 70 ans cette semaine après tout...

    Tout ça pour dire que c'est la réalité qui nous arrive en pleine face. La population vieillit. Québec vieillit. Ce n'est plus seulement une phrase théorique lancée par des statisticiens et des démographes, c'est du concret, c'est du tangible.

    Snobisme
    Il y a aussi l'image de marque de Résidences Soleil qui dérange. Peut-être à cause des pubs un peu quétaines de l'entreprise à la télé, on a tendance à les associer à des foyers ou des mouroirs. Il y a un certain snobisme là-dedans. Si un autre promoteur proposait des condos de luxe avec de belles maquettes style BCBG, ça crierait un peu moins.

    Pourtant, qui, pensez-vous, achèterait ces condos-là? Exactement. Des vieux. En connaissez-vous beaucoup, vous autres, des couples dans la trentaine, la quarantaine ou même la cinquantaine qui se paient des résidences sur Grande Allée?

    Regardez autour des plaines d'Abraham, les immeubles sont déjà remplis de personnes âgées. Ça en fera quelques centaines de plus. Bien hâte de voir la réaction de la Ville et du maire Labeaume au cours des prochaines heures. Peut-on vraiment bloquer un changement de vocation du Concorde parce qu'un entrepreneur privé veut y loger des personnes âgées? Si oui, c'est quoi, le plan B? Régis Labeaume va-t-il partir en voyage rencontrer lui-même les dirigeants des compagnies hôtelières comme Westin ou Mariott?

    Les «vieux jeunes»
    Il y a aussi au centre-ville de Québec des «vieux jeunes». Pourtant, ils n'habitent pas dans des Résidences Soleil. Ils ont 45, 50, 55 ans et n'aiment pas le Festival d'été, le Red Bull Crashed Ice et le bruit des bars. Ils veulent que la ville soit plate. La cohabitation est déjà difficile. Le Maurice Night Club doit parfois se défendre contre ses voisins d'en arrière.

    Le Dagobert doit d'ailleurs se présenter prochainement devant la Régie des alcools après des plaintes déposées par des résidents du Georges V. J'ai un énorme respect pour ces entrepreneurs qui font vivre Québec dans tous les sens possibles du terme. Il faut avoir les reins solides pour faire des affaires à Québec. Mais Résidences Soleil ou pas, Québec restera toujours Québec. Une ville avec des chialeux!

  • 10-01-2014 La discorde

    Publié le 10 janvier 2014 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

     La discorde

    L'hôtel Loews Le Concorde, à Québec, fermera ses portes le 12 février prochain. Il est possible que le groupe Savoie l'acquière et le convertisse en résidence pour personnes âgées. Le voisinage s'en émeut : il ne veut pas de vieux dans sa cour. Voilà en trois phrases la substance du nouveau psychodrame que vivent les citoyens de la Vieille capitale.

    MARIO ROY
    La Presse

     

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  • 09-01-2014 Retraités migrateurs, soyez au fait de vos obligations fiscales

    Si vous séjournez une partie de l’année aux États-Unis, par exemple pour des raisons de santé ou pour des vacances, et que vous maintenez des liens de résidence au Canada (c’est à dire, une maison, un conjoint ou un conjoint de fait, des biens immobiliers), nous vous considérons habituellement comme un résident de fait du Canada.

    Faits importants
    Si vous êtes un résident de fait, nous imposons votre revenu comme si vous n’aviez jamais quitté le Canada. Par conséquent, vous devez continuer à faire ce qui suit :

    • vous devez déclarer tout revenu de sources canadienne et étrangère que vous avez reçu pendant l’année et pouvez demander toutes les déductions auxquelles vous avez droit;
    • vous pouvez demander tous les crédits d’impôt remboursables ou non remboursables fédéraux et provinciaux ou territoriaux qui s’appliquent à votre situation;
    • vous devez payer l’impôt fédéral et l’impôt de la province ou du territoire où vous conservez des liens de résidence au Canada;
    • vous pouvez demander le crédit pour la taxe sur les produits et services/taxe de vente harmonisée (TPS/TVH) et tout crédit provincial qui s’y rapporte.

    Ce qui précède pourrait ne pas s'appliquer à vous si vous êtes un citoyen des États-Unis, ou si vous avez reçu le statut de résident permanent des United States Citizenship and Immigration Services (services de citoyenneté et d'immigration des États Unis).

    Pour en savoir plus sur la façon dont les impôts canadiens s'appliquent à vous lorsque vous séjournez dans le Sud, consultez la page Web Résidents canadiens qui séjournent dans le Sud de l'ARC.

    Êtes-vous assujetti aux lois fiscales américaines?

    À titre de résident canadien qui passe une partie de l'année aux États-Unis, il est important que vous déterminiez la façon dont les lois fiscales américaines s'appliquent à vous. Pour en savoir plus, visitez le site Web de l'IRS à:

     www.irs.gov/Individuals/International-Taxpayers

     Si vous souhaitez communiquer avec l'IRS par courriel ou par téléphone, visitez le site Web de l'IRS à www.irs.gov/uac/How-to-Contact-the-IRS-1 pour obtenir les coordonnées.

    Soyez branché
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  • 09-01-2014 L’affaire Concorde: de l'âgisme, dénonce la FADOQ

    Stéphanie Martin, Le Soleil

    Ceux qui s'opposent à la conversion du Concorde en résidence pour aînés, font preuve «d'âgisme», soutient le directeur général du Réseau FADOQ de Québec-Chaudière-Appalaches, Gérald Lépine, qui déplore la réaction de certains commerçants de la Grande Allée.

    «Je trouve questionnable qu'on se sente dérangé par le fait qu'un hôtel soit converti en résidence pour personnes âgées. Dans la mesure où c'est un établissement qui est bien tenu, je ne vois pas du tout comment le fait que des personnes âgées soient sur la Grande Allée peut déranger les commerces qui sont autour», a soutenu le dg de la FADOQ (Fédération de l'âge d'or du Québec).

    L'annonce du changement de vocation de l'édifice inauguré en 1974 a suscité de vives réactions. Dans Le Soleil de mercredi, des commerçants mettaient en doute la compatibilité de cette clientèle avec les activités animées et nocturnes de la Grande Allée. Le copropriétaire du Maurice Nightclub, Philippe Desrosiers, a qualifié la situation de «carrément ridicule» et de «vraiment décevante». Le pdg du Château Laurier, Alain Girard, se demandait pour sa part comment pourront être conciliées ces deux réalités.

    Toute la journée mercredi, la nouvelle a aussi provoqué plusieurs commentaires parfois cinglants des internautes. Sur la page Facebook du Soleil, des lecteurs, dont certains préféreraient voir des résidences universitaires, ont dit craindre que les futurs résidants se plaignent du bruit des bars et des festivals, nuisant ainsi au dynamisme du secteur. D'autres ont opté pour l'ironie en écrivant que «le Dagobert pourrait faire des soirées hommage aux Platters ou les Gérolas [sic]». «Le Maurice va sûrement faire des 5 à 7 marchettes!» a aussi écrit un internaute.

    «C'est de l'âgisme, définitivement», a dénoncé Gérald Lépine. Les futurs locataires sauront pertinemment qu'ils s'installent dans un secteur où ça bouge. De toute façon, ajoute-t-il, il y a déjà plusieurs résidants âgés dans le secteur et «la vie dans ce quartier-là ne changera pas parce qu'il va y avoir un établissement pour personnes âgées».

    Il en a aussi contre la lubie du maire Régis Labeaume de vouloir rajeunir la ville à tout prix. «Les électeurs, ceux qui élisent les gouvernements, ce sont en bonne partie des personnes âgées. Et ce sont des consommateurs de services», martèle-t-il.

    Pour Serge Viau, ancien directeur général de la Ville de Québec et architecte et urbaniste de formation, ce projet est un signe de vitalité pour la capitale. «Je trouve ça intéressant que, dans le centre-ville de Québec, on soit encore capable de faire de l'habitation de toute catégorie et qu'il y ait des gens qui recherchent ça et qui aiment venir y vivre. C'est un grand plus pour Québec.»

  • 07-01-2014 Autopsie d'une assiette dans un CHSLD

    Claudette Samson - Le Soleil

    Sur les chariots, les plateaux sont empilés, témoins de l'appétit des personnes âgées : certains pratiquement intouchés, d'autres presque léchés, et entre les deux, toutes les variations possibles de restes. Autopsie des assiettes au terme d'un repas dans un CHSLD.

    Le gaspillage alimentaire est devenu un sujet de préoccupation partout sur la planète, alors qu'on estime que le tiers des aliments produits finissent à la poubelle. L'automne dernier, Le Soleil faisait un petit tour d'horizon du problème pour illustrer comment les aliments se perdent à la ferme, à l'épicerie, au restaurant et à la maison. Réagissant à ce reportage, une lectrice nous faisait part des pertes dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

    D'importantes quantités d'aliments emballés, pains, biscuits, fromage, lait, yogourts, beurre, confitures, visiblement non touchés, sont jetés jour après jour, déplorait-elle, sans aucune préoccupation pour les récupérer.

    Le Soleil est allé voir sur place pour comprendre comment se fait la gestion alimentaire dans ces grandes résidences. Lieu de la visite : Hôpital général, l'un des huit CHSLD du Centre de santé et de services sociaux de la Vieille-Capitale. Le rendez-vous est pris pour 12h30, histoire de voir arriver les chariots avant qu'ils soient vidés.

    Pour Hélène Pelletier, conseillère clinique en nutrition, le défi numéro un dans un CHSLD est d'alimenter les résidants. Après 80 ans, ils ont souvent perdu l'intérêt de cuisiner. Qui plus est, à leur arrivée dans leur nouvelle résidence, ils sortent généralement d'un séjour plus ou moins prolongé à l'hôpital ou dans une unité transitoire. «Ils arrivent dénutris, il faut les remplumer!» s'exclame Mme Pelletier.

    Le manque de nutriments et la déshydratation rendent leur mince peau fragile au développement des plaies, ce qu'il faut éviter le plus possible.

    Il est difficile de penser que les gens seront à la fois bien nourris et qu'il n'y aura pas de pertes. «On veut que les cabarets soient bien remplis. On sait qu'ils ne mangeront pas beaucoup, mais ils vont goûter à tout.»

    On ne peut, par exemple, remplir le verre de lait au quart en se disant que c'est ce qu'ils boivent habituellement. Sans compter, dit la professionnelle, que leur appétit varie au gré des jours, selon leur humeur ou leur condition de santé.

    «On ne voudrait pas se faire dire non plus qu'on est cheap.»

    Faut-il pour autant jeter les petits pains non déballés, les carrés de beurre ou de confiture qui n'ont pas été touchés?

    Là, c'est une autre affaire, explique la nutritionniste Julie Poirier, détentrice d'une formation en hygiène et salubrité du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).

    Contrôle sanitaire
    À partir du moment où un aliment sort de la cuisine, il échappe à tout contrôle sanitaire. Qui peut dire s'il n'a pas été manipulé par une résidante atteinte de gastro-entérite? Ou de la grippe?

    Rien de ce qui sort d'une chambre ne peut entrer de nouveau dans la cuisine. «Ce qu'on veut savoir, par contre, c'est si Mme Beaulieu ne mange jamais ses biscuits, dites-le-nous aux étages pour qu'on cesse de lui en mettre», illustre Hélène Pelletier.

    Un système informatisé permet de rétablir rapidement les quantités de nourriture nécessaires aux 320 résidants et aux employés qui fréquentent la cafétéria. Lorsqu'un mets en particulier a généré trop de pertes, les quantités seront rajustées lorsqu'il reviendra au menu, mais on n'est pas un restaurant, on ne peut pas passer les restes [non servis] au repas suivant.» Pas question non plus de les «donner» aux employés, car cette pratique «n'aurait plus de fin».

    Il fut un temps où ce qui n'était pas sorti des cuisines était donné à des oeuvres de charité. Cette pratique a pris fin lorsque les règles de salubrité se sont resserrées. Qu'un problème de santé survienne à cause d'un plat donné, et c'est toute la responsabilité du centre qui serait mise en cause, conclut la conseillère.

  • 06-01-2014 Supplément de revenu garanti : une source de revenu méconnue

    Josée Jeffrey - Journal de Montréal

    Faute de moyens, plusieurs personnes à faible revenu ne bénéficient pas des conseils d'un professionnel qui les informerait de leurs droits fiscaux. Les personnes âgées de 65 ans ou plus, notamment, ignorent souvent qu'elles sont admissibles au Supplément de revenu garanti (SRG).

    Le SRG est une prestation non imposable, versée sur demande aux familles à faible revenu qui reçoivent déjà la pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV). Le montant est établi à partir du ler juillet de l'année en cours, en fonction de votre état civil et des revenus (excluant la PSV) déclarés au 31 décembre de l'année précédente.

    Selon votre situation, les prestations peuvent totaliser jusqu'à 8 974,32 $ par année financière, pour l'année 2014. Si vous recevez déjà la PSV mais pas le SRG, il vous est possible d'en faire la demande auprès de Service Canada. Et si vous répondez aux critères d'admissibilité, on vous versera rétroactivement les 11 derniers mois seulement.

    Importante baisse de revenus
    Les prestations du SRG peuvent être réévaluées dès qu'un changement survient dans votre situation familiale ou que vous subissez une baisse de revenus importante. Il peut s'agir d'une fin d'emploi ou de prestations d'assurance-emploi, d'une diminution ou terminaison de vos prestations de CSST ou de vos revenus de FERR et non de REER (sauf les rentes provenant d'un REER). Vous pourriez recevoir du SRG, le mois ou l'année d'ensuite, selon que le revenu était mensuel ou annuel. Le nouveau calcul sera basé sur les revenus estimatifs pour l'année en cours. Assurez-vous donc que votre estimation soit exacte pour éviter de rembourser votre SRG.

    Séparation involontaire
    Si vous et votre époux ou conjoint de fait vivez séparément pour des raisons qui échappent à votre volonté, comme par exemple un conjoint qui doit vivre en CHSLD, il s'agit malgré tout d'un changement de situation familiale. Chacun d'entre vous êtes maintenant considéré comme des personnes seules et le supplément est réévalué en fonction du salaire individuel de chaque membre du couple. C'est une situation que plusieurs ignorent dans leur admissibilité au SRG. Heureusement, les CHSLD connaissent de mieux en mieux cette mesure fiscale.

    L'allocation, en plus du SRG
    Vous êtes prestataire du SRG et votre conjoint de fait ou votre épouse ou époux, dont le revenu est faible ou nul, est âgé de 60 à 64 ans? Votre douce moitié pourrait alors être admissible à l'Allocation, une prestation versée en sus du SRG. Très souvent ignorée par Ies prestataires, cette rente peut atteindre 1 047,43 $ par mois (pour l'année 2014), selon le revenu familial. Loin d'être négligeable...

  • 05-01-2014 Chirurgie esthétique: place aux hommes

    Isabelle Massé - La Presse

    Harry a 67 ans et dit en paraître 15 de moins. Depuis 20 ans, cet ancien joueur de soccer professionnel et ex-dirigeant d'une entreprise informatique, retraité aujourd'hui aux Bahamas, a subi trois opérations à Montréal. La première pour réparer un nez abîmé à cause du jeu, la deuxième pour un lissage (lifting) du visage et la dernière pour une blépharoplastie (intervention des paupières).

    «Ce n'est pas visible et mon visage est lisse, assure-t-il. On me dit toujours: tu ne vieillis jamais! Je réponds alors: «Parce que je vis aux Bahamas!» J'ai 20 ans de plus que ma femme et on va bien ensemble. Je ne pense pas qu'elle serait avec moi si j'avais l'air de quelqu'un de 67 ans.»

    Lifting du front ou du visage, injection de Botox cosmétique, remplissage des plis nasogéniens, liposuccion, réduction mammaire, traitements au laser pour effacer les taches de vieillissement... Les opérations et traitements esthétiques ne sont plus l'apanage des femmes. Si elles restent une clientèle prédominante, les hommes se tournent de plus en plus vers la chirurgie et les traitements correcteurs et de rajeunissement.

    Chez Photoderma, ils représentent désormais 10% du chiffre d'affaires des 10 cliniques (bientôt 11). «C'était 2% en 2004, note la présidente Nathalie Forget. Et auparavant, cette clientèle était davantage homosexuelle.»

    Chez Novaderma, à Sherbrooke, on parle de 20%. «Il y a huit ans, on n'accueillait que deux hommes par an», note aussi la fondatrice Marlène Morin. Et chez PEAU, esthétique médicale, près d'un client sur trois est un homme. «Les hommes sont plus ouverts maintenant», affirme le Dr Manish Khanna, fondateur et directeur médical.

    Des hommes d'affaires
    L'homme qui se rend en clinique - un homme d'affaires dans bien des cas - n'est plus une espèce rare. Même si la chose est toujours taboue, il ne passe plus forcément par la porte arrière pour consulter et recevoir des traitements.

    «Beaucoup d'hommes, tels des avocats, côtoient des associés plus jeunes, souligne Manish Khanna. À 55 ans et plus, on a de l'expérience, mais la différence d'âge pèse. On ne veut pas être le patriarche du groupe, mais un membre au sein du groupe! Aujourd'hui, ce n'est plus celui qui a le plus d'expérience qui est le chef, mais celui qui est bon. Or, l'image peut être un obstacle. J'ai eu ce commentaire de dizaines d'avocats.»

    «Dans plusieurs domaines d'affaires, c'est important d'avoir l'air dynamique pour réussir, dit Nabil Fanous, expert en chirurgie esthétique et président de l'Institut canadien de chirurgie esthétique. Les gens font un lien entre jeunesse et dynamisme. Avec des sourcils qui baissent et des lèvres qui s'amincissent avec les années, l'expression du visage change. On a l'air plus fatigué et plus sérieux.»

    Les renseignements sur l'internet et la multiplication de produits de beauté masculins aident les hommes à envisager l'intervention ou des traitements médico-esthétiques. «Avant, les femmes traînaient leur mari, maintenant, il appelle lui-même, soutient Nathalie Forget. Il y a plus de crèmes sur le marché et de publicités pour des produits destinés aux hommes. Les acteurs hollywoodiens vieillissent en beauté et les hommes s'identifient à eux.»

    «Le mot «Botox» s'est démocratisé, note Manish Khanna. Il y a beaucoup plus de renseignements sur l'internet. On voit des visages masculins sur les dépliants explicatifs. Parallèlement, dans la documentation en clinique, il y a maintenant des onglets Homme.»

    «La médecine esthétique, qui exclut les opérations, intéresse beaucoup les hommes, car ils n'ont pas besoin de prendre des congés, soutient aussi le chirurgien Mario F. Bernier, de la clinique de chirurgie plastique et médecine esthétique Dr Mario F. Bernier. Ils sont aussi moins exigeants que les femmes. Ils ne veulent habituellement qu'une amélioration.»

    La récupération doit être rapide, mais surtout, la transformation doit être subtile! «La majorité des hommes ne veulent pas qu'on sache qu'ils ont eu recours à la chirurgie, soutient Nabil Fanous. Est-ce parce que ça nuit au côté bénéfique de l'intervention? Qu'il y a un problème d'authenticité? Car très bien s'habiller et travailler extrêmement fort sont des traditions généralement associées au monde des affaires. On ne parle généralement pas de choses futiles.»

    Encore le Botox
    Sans surprise aujourd'hui, l'injection de Botox est l'acte esthétique le plus fréquent au monde. En 2012, on a rapporté plus de 6,1 millions d'interventions aux États-Unis, dont 390 000 pour les hommes. «On note une baisse dans certains secteurs de chirurgie, dit Mario F. Bernier. Dans les années 90, je faisais beaucoup de liftings frontaux par endoscopie. Mais le Botox a provoqué une révolution. On peut faire un front lisse sans intervention.»

    De 2011 à 2012, les interventions au Botox chez les hommes ont crû de 7%, alors que de 2000 à 2013, le nombre de chirurgies esthétiques a reculé de 16%, selon l'American Society of Plastic Surgeons (ASPS). Évalué à 11 milliards aux États-Unis seulement, le marché des traitements médico-esthétiques et des interventions sur les hommes et les femmes a connu une croissance de 5% en 2013.

    De Novaderma à PEAU en passant par l'Institut canadien de chirurgie esthétique, l'augmentation du chiffre d'affaires va de 10 à 25%. «Quand les résultats sont bons, les gens se le disent, dit Marlène Morin. Et le bouche à oreille est encore plus efficace chez les jeunes. On en parle aussi plus dans les médias en indiquant que ce n'est pas dangereux.»

    La tendance n'est pas près de s'inverser, même si de tels traitements ne peuvent être considérés comme l'unique solution pour changer d'apparence, rajeunir et acquérir de la confiance en soi!

    «Il y a une vive compétition entre les hommes d'affaires. Et l'apparence joue un rôle dans cette compétition, explique François Courcy, professeur au département de psychologie de l'Université de Sherbrooke et psychologue du travail.

    «Pour certains, l'image de leur entreprise est rattachée à celle des employés. Ils veulent représenter l'entreprise sous leur meilleur jour et ils soignent l'ensemble des détails.»

    La nécessité d'investir
    Les propriétaires de cliniques investissent de plus en plus dans l'acquisition de lasers et d'autres appareils de traitement médico-esthétique.

    Il y a un an, PEAU, esthétique médicale s'est dotée de la technologie miraDry, qui permet de réduire presque totalement la sudation aux aisselles en deux traitements de 3500$ chacun.

    «C'est un investissement notable pour la clinique», dit le Dr Manish Khanna, fondateur et directeur médical de la clinique PEAU, qui offre aussi depuis trois ans la technologie CoolSculpting pour réduire les poignées d'amour. «En général, une technologie représente un investissement de 100 000 à 175 000$. Ajoutez à cela des frais d'exploitation. Le prix fixe par traitement est alors très élevé.»

    «On n'a pas le choix d'investir, affirme Mario F. Bernier, de la clinique qui porte son nom. Je le fais chaque année pour une nouvelle technologie. Pour ça, mon budget est en croissance. Mon dernier laser en épilation permanente a coûté 75 000$. Il y a un an et demi, j'ai décidé de fermer mon propre bloc opératoire que j'ai eu pendant 15 ans, car je constatais une baisse du nombre d'opérations, et les infirmières étaient payées à ne rien faire.»

    Mario F. Bernier loue maintenant des locaux chez RocklandMD, à Mont-Royal, pour opérer. «Ça me permet d'investir dans la médecine esthétique, dit-il. Dans les congrès, on nous dit: «Vous n'avez plus le choix de faire de la médecine esthétique, car les gens se tournent tous vers ça.» Il y a tellement de recherche qui se fait et tellement d'entreprises qui nous présentent leur machine. Dans 20 ans, peut-être que les liftings du visage, ça n'existera plus!»

    Une clientèle de plus en plus jeune
    Même si le marché est en croissance, on est loin de la liste d'attente de plusieurs mois pour des interventions et des traitements médico-esthétiques. Les chirurgiens pratiquent d'ailleurs souvent également à l'extérieur de leur clinique. «Environ 200 médecins au Québec exercent la chirurgie esthétique, explique Nabil Fanous, président de l'Institut canadien de chirurgie esthétique. Mais ceux qui sont très occupés se comptent sur les doigts d'une main. Le nombre de patients n'est pas énorme. Aux États-Unis, il y a 1,5 million d'interventions esthétiques par an. Au Québec, le nombre est plus petit.»

    Les praticiens pourraient néanmoins être plus occupés à l'avenir grâce à un autre groupe qui se tourne de façon marquée vers la chirurgie et les traitements médico-esthétiques: les 19 à 34 ans. Selon un rapport réalisé pour l'American Society of Plastic Surgeons, de 2011 à 2012, les traitements non invasifs ont augmenté de 4% chez ce groupe. Si les personnes âgées de 35 à 50 ans demeurent les plus susceptibles à recourir à des traitements de Botox cosmétique, une rhinoplastie, une réduction du tour de taille ou une augmentation mammaire, les 19-34 ans représentent aujourd'hui le cinquième du marché nord-américain.

    Les opérations et les traitements les plus populaires chez cette clientèle? Injections de Botox cosmétique (+ 15,2% l'an dernier), remplissage des plis nasogéniens à l'acide hyaluronique (+ 14%) et augmentation mammaire(+ 52,2%).

    Récemment, à 22 ans, Jonathan* a subi une abdominoplastie et une liposuccion. «Il y a un an, je pesais 302 lb», raconte celui qui s'apprête à entrer sur le marché du travail comme commis comptable. «J'ai perdu 85 lb par moi-même, mais ça laisse des traces.»

    Coût des opérations? Environ 13 000$. «C'est raisonnable si on considère que ça me prendrait un an et demi ou deux pour perdre les 20 lb de trop, explique-t-il. Si on part du principe que le temps, c'est de l'argent, c'est quelques dollars de l'heure dans une journée de travail!»

  • 04-01-2014 Des Québécois de plus en plus âgés

    L'espérance de vie à 65 ans s'est accrue de 41 % pour les hommes entre 1966 et 2010, passant de 13,2 à 18,7 ans. Pour les femmes, l'espérance de vie à 65 ans a grimpé de 15,9 à 21,7 ans, soit 36 %, durant le même laps de temps. En résumé, en 2010, l'espérance de vie à la naissance était de 79,4 ans chez les hommes et de 83,5 ans chez les femmes. «Il en résulte ainsi un accroissement significatif des sorties de fonds du Régime, puisque la durée de versement des prestations augmente avec l'allègement de l'espérance de vie», souligne la RRQ.

    Or, selon elle, les Québécois n'ont pas fini de vieillir et de vivre vieux. En effet, selon ses projections, de 2013 à 2062, l'espérance de vie à la naissance passera de 80 à 85,6 ans pour les hommes et de 83,9 à 88,3 ans pour les femmes. «L'augmentation annuelle de l'espérance de vie au début de la période de projection reflète l'augmentation observée au cours des dernières années», fait-on remarquer. «Par la suite, le rythme d'augmentation est ralenti graduellement, car il est impossible que certaines causes de mortalité ne puissent être réduites au-delà d'un certain point et que la diminution de la fréquence de certaines maladies ait comme effet d'augmenter la fréquence d'autres maladies. Par ailleurs, les retombées des nouvelles technologies, des recherches en génétique et des nouveaux médicaments sur l'espérance de vie sont difficiles à évaluer.

    Les habitudes de vie et l'environnement semblent, à ce jour, être des facteurs plus déterminants sur la mortalité des individus.» Durant les années 50, l'indice de fécondité des Québécoises se situait en moyenne à quatre enfants. «Après une chute prononcée au cours des années 60, l'indice de fécondité a atteint un niveau de 2,1 enfants par femme en 1970, soit le seuil permettant le remplacement de la population en l'absence de migration », rapporte la RRQ. «La diminution s'est poursuivie à un rythme beaucoup plus faible pour atteindre un creux de 1,36 enfant par femme en 1987. Par la suite, l'indice a augmenté, atteignant 1,67 en 1992, puis il a diminué de nouveau jusqu'à 1,45 en 2000. Au cours des dernières années, il a augmenté, pour atteindre 1,74 en 2008 et en 2009, à la suite de l'introduction en 2006 du Régime québécois d'assurance parentale. La hausse des dernières années de l'indice de fécondité semble s'être stabilisée, puisqu'il se situe à 1,69 en 2011.»

    Les projections de la Régie montrent que l'indice de fécondité passera de 1,68 en 2012 à 1,65 en 2018, puis il demeurera constant par la suite. «Ainsi, le nombre d'enfants par femme d'une même génération, qui se situe à 1,63 en 2012, atteindra son niveau maximal de 1,82 en 2026 et diminuera parla suite pour atteindre 1,65 en 2049.»

  • 03-01-2014 Soins palliatifs à domicile: le Québec fait piètre figure

    Ariane Lacoursière - La Presse

    Mourir à la maison. Dans le calme et le confort de son foyer. Un souhait rarement exaucé au Québec, où les soins palliatifs à domicile restent peu développés. Cette pratique est «le parent pauvre de la médecine», selon la Fédération des médecins omnipraticiens. Mais un hôpital de Montréal s'inscrit contre cette tendance.

    La Dre Geneviève Dechêne et le Dr Robert Marchand n'envisagent pas la mort de la même façon que la plupart de leurs collègues. Pour eux, la disparition d'un patient n'est pas une «défaite» ou un «échec de traitement». «La mort, c'est la "quintessence de la médecine"», affirme le Dr Marchand. «J'éprouve autant de fierté à accompagner un patient dans une fin de vie sereine qu'à réussir un accouchement», souligne la Dre Dechêne.

    Depuis 10 ans, les deux médecins travaillent auprès des patients en fin de vie du territoire du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Sud-Ouest et de Verdun avec un objectif: que ceux souhaitant mourir à domicile puissent le faire. En moyenne, 150 patients sont suivis en soins palliatifs à domicile. Il s'agit du territoire québécois où le plus de patients en fin de vie meurent à la maison, soit 55%, contre 15% dans le reste de Montréal.

    À peine 9,8% des Québécois atteints de cancer en phase terminale meurent à domicile. C'est bien moins qu'en Alberta (18%), en Colombie-Britannique (17%) ou en France (26,5%).

    Déjà en 2003, le Conseil de la santé et du bien-être du Québec s'inquiétait du manque de soins palliatifs à domicile dans la province. «Faute de disponibilité de services organisés [...], les personnes mourantes n'ont d'autre choix que celui d'être hospitalisées», notait le Conseil. «La situation est la même aujourd'hui», déplore la Dre Dechêne.

    S'éteindre dans le calme
    Richard Lavigne a accompagné sa conjointe, Marielle Painchaud, dans sa maladie cet automne. Dès que le couple a appris que le cancer du péritoine de Mme Painchaud était incurable, ils ont souhaité rester à la maison jusqu'à la fin. «À l'hôpital, tu entends les autres crier. Tu n'as pas tes propres toilettes. C'est bruyant. On voulait que Marielle meure à la maison, en me tenant la main», raconte M. Lavigne.

    Grâce aux soins offerts par le CSSS du Sud-Ouest-Verdun, le souhait de Mme Painchaud s'est réalisé. À la fin du mois de novembre, elle s'est éteinte dans l'environnement réconfortant de son foyer, en tenant la main de son mari.

    Comment le CSSS du Sud-Ouest-Verdun parvient-il à offrir des services aussi efficaces? «Ça prend une volonté claire de la direction. Des médecins engagés. Une équipe de soins consacrée à cela, dont des infirmières qui ne font que ça et qui deviennent des spécialistes», résume le directeur général adjoint du CSSS du Sud-Ouest-Verdun, Yves Desjardins.

    La Dre Dechêne ajoute que l'équipe de soins palliatifs du CSSS de Verdun est «constante». «On a toujours les mêmes infirmières avec nous. On a une infirmière de garde 24 heures sur 24. Des médecins de garde cinq jours par semaine. Une ligne téléphonique 24 heures sur 24 pour les questions des patients», dit-elle.

    Les proches des patients sont partie prenante dans les traitements. «On doit les encadrer. Répondre à leurs questions. Si on ne le fait pas, les gens se tournent vers l'hôpital», note le Dr Marchand.

    Un choix économique
    Environ 80 à 90% des personnes qui reçoivent un diagnostic de cancer en phase terminale veulent mourir à la maison, estime la Dre Dechêne. «Mais peu y parviennent parce que les soins ne sont pas assez organisés. Il faut y remédier. En plus, c'est moins cher!», dit-elle.

    Effectivement, soigner une personne en fin de vie à l'hôpital coûte 900$ par jour contre 200$ à domicile, selon M. Desjardins. Ce dernier avoue que les soins palliatifs à domicile, «ce n'est pas glamour». «Mais c'est une spécialité importante, dit-il. On aimerait que d'autres régions suivent le pas. Principalement parce que lorsque les services sont bien organisés, les patients en sortent gagnants.»

    M. Desjardins raconte l'histoire d'une patiente morte l'an dernier à Noël. «La famille était réunie au salon, devant le sapin. La dame était assise sur sa chaise, avec tout le monde. Elle est morte doucement, autour des gens qui l'aimaient, raconte M. Desjardins. Dans les derniers moments de sa vie, c'est rassurant d'être dans son univers.» 

  • 21-12-2013 Des boîtes postales dans les commerces?

    Sylvain Larocque - La Presse

    La décision de Postes Canada de mettre fin à la livraison à domicile ne signifie pas que les «boîtes postales communautaires» se multiplieront sur les trottoirs de Montréal et des autres grandes villes du pays, assure l'un des hauts dirigeants de la société d'État.

    «On va consulter les gens. On ne va pas arriver en imposant des solutions. Les gens ont peut-être pensé qu'on allait mettre des boîtes communautaires sur les trottoirs. Ce n'est pas le cas», a déclaré hier Jacques Côté, grand patron du réseau de livraison physique de Postes Canada, en entrevue éditoriale à La Presse.

    La direction s'est donné cinq ans pour mener à terme cette petite révolution qui a suscité de fortes réactions d'un océan à l'autre. Il faut dire que le Canada deviendra vraisemblablement le premier pays du monde à abandonner complètement la livraison de porte en porte au profit de la distribution «centralisée». Économies annuelles attendues: 500 millions.

    Pour faciliter la transition, Postes Canada commencera par les banlieues, où il y a plus d'espace pour installer des boîtes postales. Dans les zones densément peuplées, la société d'État ne sait pas encore précisément comment elle s'y prendra pour remplacer la livraison à domicile, mais elle songe à mettre à contribution les commerçants. Des boîtes postales pourraient être installées dans des dépanneurs, des nettoyeurs et des pharmacies.

    «Il y a déjà quelques chaînes qui nous ont approchés pour nous dire qu'elles pourraient être intéressées, a affirmé M. Côté. Pour un petit commerce, c'est attrayant. Si on met des boîtes postales pour 100 ménages dans un commerce, ça fait 100 personnes de plus par jour qui y entrent. Et souvent, elles vont en profiter pour acheter quelque chose.»

    Le dirigeant a aussi évoqué l'idée que la société d'État loue des locaux commerciaux pour y placer des boîtes postales, comme elle le fait déjà à Edmonton, en Alberta.

    Réaction favorable
    Yves Servais, directeur général de l'Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec, a dit voir d'un bon oeil la possibilité que des commerces hébergent des boîtes postales, mais pas à n'importe quel prix. Dans le secteur du commerce de détail, a-t-il souligné, chaque pied carré d'espace doit rapporter.

    «Il va falloir que Postes Canada soit prête à mettre la main dans sa poche pour donner une certaine rémunération aux détaillants, et non juste invoquer l'argument que ça va créer un achalandage additionnel», a-t-il prévenu.

    Des entreprises de courrier privées recourent déjà aux petits commerçants pour bonifier leur réseau de distribution. Le géant américain UPS s'est associé à une soixantaine d'entre eux au Québec, parmi lesquels on trouve des nettoyeurs, des pharmacies, des dépanneurs, des papeteries et des magasins d'électronique. Aux États-Unis, le détaillant en ligne Amazon a installé des casiers «Amazon Locker» dans des dépanneurs 7-Eleven.

    Postes Canada pourrait-elle envisager de maintenir la livraison à domicile pour les personnes âgées ou les handicapés? «Rien n'est impossible», a répondu Jacques Côté, qui précise toutefois qu'il ne serait pas simple d'exploiter un tel système à deux vitesses.

    Aînés et handicapés
    Mercredi, le PDG de Postes Canada, Deepak Chopra, en a choqué plus d'un en affirmant que des personnes âgées percevaient favorablement les boîtes postales communautaires parce que celles-ci allaient leur permettre de faire de l'exercice. Hier, son collègue Jacques Côté a fait preuve de plus de compassion. «Si on le pouvait, on ne changerait rien au système, on n'affecterait pas les personnes, a-t-il dit. On sait que ça crée des problèmes énormes à certains, comme les aînés et les handicapés.» Mais selon lui, chacun finira par trouver des solutions. «C'est comme n'importe quoi: après un certain nombre d'années, les gens vont dire «c'est pas si pire que ça». On s'habitue à tout.»

    Une tendance inéluctable
    Le volume de lettres diminue de 5 à 7% par année, et personne ne sait quand la chute s'arrêtera. En 2013, cela se traduira par une perte de revenus d'environ 150 millions pour Postes Canada. «Il nous faut un système postal conçu pour des volumes de lettres de plus en plus faibles», a fait remarquer Jacques Côté. Les revenus provenant de la livraison de colis sont en hausse de 7% cette année, mais cette augmentation est insuffisante pour compenser le recul des lettres. Celles-ci représentent encore la moitié du chiffre d'affaires de Postes Canada, contre 25% pour les colis et 25% pour la publicité.

    Un jour sur deux?
    Plusieurs citoyens préféreraient que Postes Canada livre le courrier seulement trois jours par semaine plutôt que de sabrer la distribution à domicile, a reconnu Jacques Côté. Mais les entreprises s'opposent fermement à toute réduction de la fréquence de livraison. «FedEx et UPS offrent la livraison le lendemain entre les grands centres, a dit M. Côté. Comment rivaliserait-on avec eux si on livrait seulement une journée sur deux?» C'est sans compter que plusieurs détaillants veulent que leurs circulaires soient livrées un jour précis de la semaine.

    Prix des timbres
    L'un des commentaires que l'on a souvent entendus à propos du «plan d'action» de Postes Canada, c'est que la société d'État réduit ses services tout en augmentant ses tarifs. Au printemps, le prix d'un timbre passera de 63 cents à 1,00$ (85 cents à l'achat d'un carnet ou d'un rouleau). Jacques Côté a relevé qu'à peine 20% de l'effort nécessaire pour combler le manque à gagner anticipé de 1 milliard en 2020 viendra des hausses de tarifs et que le reste viendra des réductions de coûts. «Je ne pense pas que l'augmentation des prix aura un impact positif ou négatif sur l'érosion des volumes de courrier», a dit M. Côté.

  • 20-12-2013 Thé vert et vin rouge protègent le cerveau du vieillissement

    Anne Caroline Desplanques - Journal de Montréal

    Vous ne savez pas quoi offrir à grand-maman? Un coffret de thé vert ou une bouteille de vin rouge pourrait bien lui assurer de vieillir mieux et de se souvenir plus longtemps de ce Noël en famille.

    Certains ingrédients du thé vert et du vin rouge lutteraient en effet contre les troubles de la mémoire, la démence et le déclin neurologique dus au vieillissement, selon une découverte prometteuse de l’Université McGill.

    Il s’agit d’un pas de plus dans la quête d’un remède contre la maladie d’Alzheimer, dont souffrent quelque 300 000 Canadiens, selon Statistique Canada.

    Stimuler les neurones
    Riches en antioxydants, le thé vert et le vin rouge sont notamment considérés comme des aliments anticancer. Mais, jusqu’à présent, la science n’avait pas montré clairement leur action sur le cerveau.

    C’est ce qu’a fait la professeure Caroline Ménard, qui consacre ses recherches à la plasticité du cerveau depuis 10 ans.

    Elle a extrait du cerveau de rats des cellules associées à la mémoire et les a mises en contact avec deux types de molécules très présentes dans les deux boissons, l’épigallocatéchine galate (EGCG) et le resvératrol.

    L’opération a eu un effet frappant: stimulés par ces deux polyphénols, les neurones des rats se sont mis à créer de meilleures connexions entre eux. «C’est ça qui fait les souvenirs!» souligne la PreMénard avec enthousiasme.

    En plus, l’EGCG et le resvératrol agissent comme des armures: «Si on donne un stress aux cellules, il la protège de la mort», explique la chercheuse.

    «Wow! Mes vieux jours sont assurés!» s’est réjoui Hugo Americi, le fondateur de la maison de thé Camellia Sinensis.

    Lui-même consommateur de thé vert depuis 15 ans, il a constaté que cette boisson avait un effet certain sur sa concentration et son éveil intellectuel. «C’est comme si on branchait le cerveau sur un petit booster», image-t-il.

    Thés inégaux
    M. Americi précise toutefois que tous les thés verts ne sont pas égaux. D’un jardin de théiers à l’autre, la concentration en polyphénols est très variable.

    La maison Camellia Sinensis a elle-même fait analyser une grande quantité de thés. Elle a constaté qu’une fois infusé, le Sencha Mobata, du Japon, par exemple, contient près de 20 fois plus de polyphénols que le très populaire Perle du Dragon (jasmin), de Chine.

    En plus de la variété et de la qualité de la feuille de thé, M. Americi indique que la façon dont on l’infuse joue grandement sur la concentration en polyphénols de la boisson. Il est donc important de bien respecter la température de l’eau recommandée et la durée d’infusion.

    Quant au vin rouge, la Pre Ménard met en garde contre la surconsommation qui a des effets dévastateurs sur la santé. Avoir une mémoire solide, mais une cirrhose n’assure bien évidemment pas de bien vieillir.

    «On ne répétera jamais assez: pour bien vieillir, il faut faire de l’exercice et avoir un régime alimentaire équilibré», insiste-t-elle.

    Aliments riches en polyphÉnols

    • thé vert
    • vin rouge
    • bleuet
    • canneberge
    • raisin (pelure et pépins)

    Thés verts riches en polyphénols

    • Sencha Mobata (Japon)
    • Dong Shan (Chine)
    • Zhu ye quing (Chine)
    • Tan Huong (Thaïlande)
    • Anji Bai Cha (Chine)

    Source: Camellia Sinensis

  • 19-12-2013 Vivre la détresse au troisième âge

    Daniel Leblanc -  Le Droit

    « Quand va-t-on s'intéresser à l'opinion d'un homme de 85 ans ? C'est dur d'avoir une bonne estime de soi quand on a l'impression d'être un vieux débris. »

    Ces paroles sont celles du Dr Marcel Boily, spécialiste en gérontopsychiatrie, qui oeuvre à l'Hôpital Pierre-Janet depuis un quart de siècle. Nullement surpris par la détresse que peuvent vivre les aînés, celui qui effectue au-delà de 500 consultations par an croit que les statistiques du ministère ne reflètent pas parfaitement la réalité.

    « Je crois qu'il y a des suicides déguisés, qui se font en cachette, surtout chez des patients isolés qui ne veulent pas déranger, qui se laissent aller. On en échappe quelques-uns, c'est mon impression », affirme-t-il sans détour, heureux d'avoir eu peu de patients qui ont commis l'irréparable au fil de sa carrière.

    Une souffrance discrète
    Le Dr Boily est d'avis que le suicide n'est pas un sujet plus tabou chez les aînés que dans les autres catégories d'âge, mais il faut faire plusieurs distinctions.

    « Dans leur cas, ce n'est pas spectaculaire quand ils passent à l'acte. Ils ne menacent pas de s'immoler à la station-service. Ils font ça sans attirer l'attention. Et ce n'est pas médiatisé comme certaines histoires. Là où c'est plus tabou pour les personnes âgées, c'est de venir en psychiatrie. Les traitements efficaces ont commencé à se développer à la fin des années 1950. Avant cela, c'était l'asile, alors quand les gens entendaient parler d'hôpitaux psychiatriques, ils se disaient qu'ils allaient disparaître. Il y avait une sorte de honte », explique le Dr Boily.

    Selon lui, le veuvage est certainement un facteur de risque majeur. « Le deuil ne représente pas la même chose chez les aînés. Quand on a vécu en couple avec quelqu'un pendant 65 ans, où l'ensemble des composantes étaient indissociables, c'est une partie de nous-mêmes que l'on perd. Ça devient absolument épouvantable. Des dépressions surviennent parfois à peine quelques semaines après la mort de l'être cher », observe le spécialiste.

    La notion de ne plus se sentir utile, la retraite, les maladies dégénératives comme l'Alzheimer, les problèmes d'hygiène tels que l'incontinence, l'isolement et l'abus d'alcool peuvent aussi peser lourd dans la balance au troisième âge. « C'est certain que je suis un peu biaisé, car je côtoie des gens malades, mais l'âge d'or, il n'y a pas beaucoup de personnes âgées qui aiment cette appellation. C'est un âge où on a mal partout », conclut Dr Boily.

  • 19-12-2013 Postes Canada appelle au calme

    Hélène Buzzetti et Marie Vastel - Le Devoir

    Les dirigeants de Postes Canada invitent les grandes villes à rester calmes. La catastrophe urbanistique annoncée, avec une prolifération encombrante de boîtes postales communautaires sur les trottoirs, n’est pas sur le point de survenir.

    Pour la première fois mercredi, la haute direction de la société de la Couronne a dû expliquer publiquement sa décision de cesser la livraison à la porte du courrier et de hausser le prix du timbre à 1 $.

    Convoqué en comité parlementaire, le grand patron de Postes Canada, Deepak Chopra, a reconnu qu’il s’agissait d’une décision difficile. « Un changement d’une telle magnitude n’est pas décidé à la légère ou pensé à la dernière minute, a-t-il expliqué aux élus revenus de congé de Noël pour l’entendre. Il y aura des changements difficiles à faire […] il y a toujours des besoins contradictoires des Canadiens qu’on essaye d’équilibrer. »

    M. Chopra a répété inlassablement que la quantité d’enveloppes livrées était en chute libre, mais que les colis se multipliaient dans un contexte où les citoyens ne sont pas chez eux le jour pour les recevoir. Les boîtes communautaires permettent de laisser des colis en sécurité. « Si la dimension du courrier et la forme du courrier changent, n’est-il pas temps que les boîtes aux lettres changent aussi ? », a-t-il demandé.

    Mobilité réduite
    Or, ces boîtes communautaires n’enchantent pas les aînés et les personnes à mobilité réduite. Car pour eux, se déplacer au bout de la rue peut être tout un aria, surtout sur des trottoirs enneigés, et les boîtes rassemblent parfois des centaines d’adresses. Si la leur se trouve en hauteur, comment l’atteindront-ils, a demandé Bob Brown, du Conseil des Canadiens avec déficiences. Ce n’est pas tout le monde qui habite près d’un parent ou d’un ami qui peut récupérer pour eux leur courrier, a-t-il déploré.

    Les personnes à mobilité réduite font aussi souvent partie de la classe moins fortunée, ayant parfois recours à l’assurance sociale, a souligné son collègue Roy Haynes au comité. Elles n’ont pas toutes Internet à domicile pour recevoir et payer leurs factures en ligne.

    À ces préoccupations, M. Chopra avait une réponse toute préparée : « Les deux tiers des Canadiens reçoivent leur courrier par un système centralisé, que ce soit par les boîtes communautaires ou les boîtes dans les halls des immeubles à appartements. Et ces deux tiers comprennent des aînés et des personnes handicapées. »

    Urbanisme
    Son collègue Jacques Côté, responsable des livraisons, a par ailleurs soutenu devant les journalistes que Postes Canada ne défigurera pas les grandes villes. « On va commencer dans les régions qui ressemblent aux endroits où les boîtes communautaires sont déjà bien localisées, donc les banlieues et les endroits peu densément peuplés. Lorsqu’on arrivera dans les grands centres urbains, notre objectif est d’avoir de l’équipement qui va bien s’intégrer et qui sera sécuritaire. Peut-être qu’on travaillera avec des petits commerçants souhaitant avoir des boîtes dans leur magasin pour créer de l’achalandage. »

    Alors, y aura-t-il des boîtes partout à Montréal ? « Ce n’est pas nécessairement la solution, a répondu M. Côté. On a encore beaucoup de travail à faire avec les municipalités pour comprendre leurs besoins. On sait qu’on ne peut pas obtenir de succès en se battant avec tout le monde. On va trouver des solutions […] Il est trop tôt encore pour monter aux barricades. »

    Par ailleurs, M. Chopra a avoué, après de multiples questions, que le gouvernement conservateur a su lundi dernier que Postes Canada annoncerait sa décision le mercredi. Or le Parlement a inopinément fermé boutique mardi soir pour le congé de Noël.

    Le président de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes, Daniel Kelly, a enfin noté que ses membres ont besoin de recevoir leur courrier par la poste car l’Agence du revenu du Canada les oblige à conserver des copies papier de leurs factures. La FCEI a été consultée par la société d’État.

  • 19-12-2013 126 décès de trop dans nos établissements de santé

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ et l’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) sont très inquiets, une fois de plus, devant les résultats du dernier rapport d’incidents et d’accidents survenus dans les établissements de santé, en particulier des 126 décès évitables en à peine six mois et du fait que les aînés constituent plus de la moitié des victimes parmi les 227 597 « événements indésirables » déclarés durant cette période : chutes, erreurs de médication, abus, etc.

    Lire le communiqué

  • 18-12-2013 Une pomme par jour pour le cœur des personnes de plus de 50 ans

    Radio-Canada

    Le fait de prescrire une pomme par jour aux Britanniques de plus de 50 ans permettrait de réduire de 8500 le nombre de décès liés aux problèmes cardiaques annuellement dans ce pays, estiment des chercheurs de l'Université d'Oxford. Ainsi, la consommation de pommes aurait un impact semblable aux médicaments comme les statines sur la santé cardiovasculaire, sans les effets secondaires.

    Pour arriver à ce nombre, le chercheur Adam Briggs et ses collègues ont utilisé des modèles mathématiques.

    Manger des pommes quotidiennement réduit la présence de graisse dans le sang et donc les risques de durcissement des artères, problème à l'origine de nombre de maladies cardiovasculaires.

    Les auteurs de ces travaux publiés dans le British Journal of Medecine pensent que manger n'importe quel fruit a un effet bénéfique sur le cœur, mais ne recommandent en aucun cas aux personnes qui prennent des statines de cesser leur traitement.

    Le saviez-vous?
    En janvier 2012, une étude montrait que les Canadiens âgés de 30 à 60 ans ne consommaient pas la quantité quotidienne de fruits et légumes recommandée.

  • 17-12-2013 Bonification des régimes de retraite : Ottawa dit non aux provinces

    Radio-Canada avec La Presse Canadienne

    Les ministres des Finances des provinces et du gouvernement fédéral, réunis lundi au lac Meech, ne sont pas parvenus à s'entendre sur des changements qui pourraient être apportés aux régimes publics de retraite.

    Le gouvernement fédéral ne veut pas s'engager dans la bonification du Régime de pensions du Canada (RPC), ce qui se traduirait par une augmentation de « taxes » pour les contribuables, selon le ministre d'État aux Finances, Kevin Sorenson, qui s'exprimait en conférence de presse, lundi après-midi.

    La plupart des provinces, elles, sont pour une hausse des cotisations des employeurs et des travailleurs, mais certains désaccords persistent, notamment sur le moment où les changements devraient entrer en vigueur.

    « Il n'y avait pas de consensus concernant un plan en particulier », a soutenu M. Sorenson.

    Le ministre Sorenson et le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, ont soutenu que dans un contexte économique toujours fragile, la hausse rapide des cotisations pourrait avoir plus d'effets négatifs que positifs, notamment en obligeant les employeurs à diminuer l'embauche et à réduire les salaires.

    Le gouvernement mise toujours sur l'encouragement aux formes personnelles d'épargne, comme le compte d'épargne libre d'impôt (CELI), le régime enregistré d'épargne-retraite (REER) et la mise en place graduelle des régimes volontaires d'épargne-retraite (RVER), pour augmenter le revenu des Canadiens à la retraite.

    « En augmentant les cotisations au Régime de pensions, l'employé a moins d'argent dans ses poches, et a donc moins d'argent à mettre de côté », a dit le ministre Flaherty.

    « Ça ne sert à rien d'utiliser un bazooka et de répandre de l'argent dans toutes les directions. Il nous faut des solutions ciblées, pour ne pas gaspiller l'argent des contribuables », a-t-il ajouté.

    M. Flaherty a aussi dit qu'il lui est impossible de prédire quand le bon moment viendra pour revoir les régimes de retraite. « Faire ce genre de prédictions est un jeu absurde », a-t-il insisté.

    Les provinces dénoncent la position du fédéral
    En conférence de presse en après-midi, plusieurs provinces ont dénoncé l'attitude du gouvernement fédéral, soutenant qu'il y avait bien un consensus entre les provinces.

    « La journée a été surprenante. Je sors de cette journée plutôt déçu. Comme l'ont dit mes collègues, il y avait consensus. Une très forte majorité de provinces était en faveur de la bonification [des régimes publics]. Toutes les provinces étaient favorables à des travaux supplémentaires. Ça montre qu'on a une fédération qui a des problèmes », a dit le ministre québécois des Finances, Nicolas Marceau.

    La ministre des Finances du Manitoba, Jennifer Howard, et le ministre ontarien des Finances, Charles Sousa, ont tenu des propos comparables. Le Manitoba a déjà dit être d'accord pour doubler les cotisations au RPC. Le ministre Sousa a affirmé quant à lui que l'Ontario est prêt à mettre sur pied son propre régime de retraite, sans attendre l'accord d'Ottawa.

    « Ne rien faire n'est pas une solution et ne donnera pas aux Ontariens la sécurité dont ils ont besoin à la retraite. Il nous faut agir et c'est ce que l'Ontario fera », a-t-il dit.

    Le ministre québécois des Finances avait indiqué plus tôt que le Québec était en faveur de renforcer les régimes publics, soit le RPC et le Régime de rentes du Québec, « dans la mesure où c'est capitalisé et graduel et que le moment choisi est approprié ».

    Réactions partagées
    Des syndicats et organismes comme le Congrès du travail du Canada, le Syndicat canadien de la fonction publique et la FADOQ ont dénoncé la position d'Ottawa dans ce dossier et réclament la bonification rapide des régimes publics de retraite, pour assurer la sécurité des travailleurs et des retraités.

    De son côté, le Conseil du patronat du Québec dit accueillir positivement la décision de ne pas bonifier le RPC et le Régime de rentes du Québec. Il « exhorte les ministres des Finances du Canada, notamment celui du Québec, de ne pas procéder à une telle bonification pour longtemps », peut-on lire dans un communiqué. Selon le Conseil du patronat, la hausse des cotisations à ces régimes viendrait miner la compétitivité des entreprises québécoises.

    La question de la bonification des régimes de retraite revient souvent à l'ordre du jour puisque deux tiers des travailleurs au Canada n'ont pas de fonds de pension de leur employeur. Ils devront donc compter sur le régime public de retraite et sur leurs économies personnelles.

    Dans plusieurs cas, ce sera insuffisant, explique l'économiste Richard Guay. « Il y a une grappe de la population qui n'a pas de régime de retraite, qui a des revenus décents pendant leur travail, mais n'épargne pas. C'est à peu près 20-25 % de la population », explique-t-il.

    Ceux qui gagnent entre 30 000 $ et 80 000 $ par année pourraient voir leur revenu diminuer de moitié à la retraite.

    Une retraite loin d'être dorée
    Pendant ce temps, le nombre de retraités qui vivent sous le seuil de la pauvreté augmente au Canada. L'économiste Richard Guay le concède : une bonification des régimes publics de retraite représente tout un dilemme pour les gouvernements. « C'est d'imposer une solution à 100 % des travailleurs parce qu'il y en a 25 % qui n'épargnent pas assez », précise-t-il.

    Les prestations publiques comptent pour 39 % du revenu des retraités au Canada. Dans les autres pays de l'OCDE, la moyenne est de 59 %.

  • 17-12-2013 Régimes de retraite : le Réseau FADOQ déplore le manque d’écoute du gouvernement fédéral

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est choqué de l’attitude de fermeture du gouvernement fédéral face aux positions défendues par les provinces quant à la nécessité de bonifier les cotisations aux régimes de retraite publics. Le Réseau FADOQ s’inquiète des répercussions sur la santé financière des retraités et sur celle des travailleurs, les CELI, RVER et REER ne semblant pas convenir à la classe moyenne qui peine à épargner suffisamment pour s’assurer d’une retraite convenable.

    Lire le communiqué

  • 13-12-2013 Le courrier à domicile va disparaître

    Carl Renaud - Agence QMI

    Postes Canada a dévoilé hier matin un vaste plan de retour à la rentabilité, comprenant cinq mesures qui seront déployées sur cinq ans. Au cours de cette période, la société de la Couronne mettra, entre autres, fin à la livraison du courrier à domicile, en milieu urbain.

    Postes supprimés
    De 6000 à 8000 emplois devraient disparaître à la suite de cette décision. Postes Canada estime que la majorité des postes seront éliminés par attrition, car environ 15 000 employés prendront leur retraite d'ici cinq ans. La chute marquée des volumes de courrier, conséquence de la popularité du courriel et des transactions en ligne, plombe la rentabilité de Postes Canada depuis quelques années. «Nous livrons beaucoup moins de courrier et beaucoup plus de colis», a dit Anick Losier, porte-parole de l'entreprise.

    Elle a souligné que les livraisons de lettres ont chuté d'un milliard d'unités en six ans. Uniquement au dernier trimestre, les livraisons de lettres ont chuté de 73 millions d'unités. Ce qui a contribué à la perte de 109 millions $, avant impôts, enregistrée par le Groupe Postes Canada au troisième trimestre. Le tiers des ménages canadiens, qui reçoivent leur courrier à la porte, feront la transition vers des boîtes postales communautaires, comme celles qui se trouvent en banlieue, dans les quartiers récents.

    A terme, la mesure permettra à Postes Canada d'épargner de 400 à 500 millions $ annuellement. Les premiers quartiers touchés connaîtront le changement dès le milieu de 2014. «C'est une journée très sombre pour nos membres et pour la population. On pourrait améliorer la rentabilité en offrant de nouveaux services. Pas besoin d'en éliminer», a affirmé Alain Duguay, président de la section locale de Montréal du syndicat de Postes Canada. Selon lui, la suppression de la livraison du courrier à domicile pourrait poser des problèmes de sécurité. «À Vancouver, il y a des boîtes à l'extérieur, et il y a beaucoup de vol de courrier. Une des priorités de Postes Canada est la sécurité du courrier», a fait valoir M. Duguay.

    Timbres plus chers
    Postes Canada a aussi annoncé que le prix des timbres va connaître une augmentation substantielle, variant de

    35 à 59 %, selon le nombre de timbres acheté. Pour un livret de 10 timbres, le timbre individuel coûtera 0,85 $. Pour un timbre acheté individuellement, le consommateur devra débourser 1$.

    Denis Lemelin, président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), estime que ce plan est «insensé et dénote un manque flagrant de prévoyance». Le syndicat milite depuis un bon moment pour rétablir la prestation de services bancaires dans les bureaux de poste, ce qui permettrait d'augmenter les revenus.

    Dans un contexte de maintien à domicile accru, qu'arrivera-t-il aux aînés qui ne seront pas en mesure de se déplacer jusqu'à une boîte postale ? -Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ

  • 13-12-2013 Le défi de la démence

    Pierre Asselin -  Le Soleil

    Imaginez, sur un graphique, deux courbes. L'une, qui amorce une lente descente, représente l'évolution dans le temps des cas de sida-VIH dans le monde; l'autre représente le nombre de personnes atteintes d'un syndrome de démence - alzheimer surtout - et les autres formes aussi.

    Ces deux courbes viennent tout juste de se croiser.

    Il y avait à peu près 36 millions de personnes infectées par le VIH à la fin 2012. Deux ans plus tôt, en 2010, on dénombrait à peu près le même nombre de personnes souffrant de l'une ou l'autre des formes de démence. Leur nombre continue d'augmenter, il y en aurait aujourd'hui près de 40 millions, et, en 2050, on aura déjà dépassé les 100 millions. Les cas se multiplient en raison, surtout, du vieillissement des populations.

    Alors que les traitements contre le sida ont fait des progrès énormes, la médecine est à peu près impuissante par rapport aux syndromes de démence. L'épidémie du sida nous a malgré tout appris des choses. On sait qu'il est possible de coordonner nos efforts à l'échelle mondiale. Il faut adopter la même stratégie pour lutter contre cette épidémie qui n'épargne aucune société.

    Les ministres de la Santé des pays du G8 se sont réunis, cette semaine, à Londres pour un Sommet sur la démence. C'est la première fois qu'une rencontre sur ce sujet se tient à un tel niveau, et d'autres vont suivre. Il s'agit d'un tournant majeur qui doit déboucher sur une véritable mobilisation, comme on l'a fait contre le sida et, auparavant, contre le cancer. Car ces maladies épuisent les ressources des familles, du personnel soignant et des systèmes de santé dans le monde entier.

    En 2005, la Société Alzheimer Canada demandait déjà à Ottawa de mettre sur pied une «stratégie nationale» pour lutter contre cette maladie sous toutes ses formes. Huit ans plus tard, la stratégie demandée n'existe toujours pas. Le Canada est le seul des pays membres du G8 à ne pas avoir franchi cette étape, a-t-on rappelé plusieurs fois cette semaine. Un tel retard est inadmissible.

    La présence de la ministre canadienne de la Santé, Rona Ambrose, à Londres, est un signal positif, mais il doit être suivi d'un plan d'action. Il faut exiger de Mme Ambrose qu'elle fasse connaître, le plus tôt possible, l'échéancier qu'elle entend se fixer pour mettre en place la stratégie nationale attendue depuis trop longtemps.

    La Société Alzheimer du Canada propose d'asseoir, autour d'une même table, les chercheurs, le personnel soignant, les autorités provinciales et fédérales, les organismes d'aide, pour élaborer cette fameuse stratégie. La ministre doit donner suite à cette proposition.

    La démence est une maladie qu'on doit pouvoir soigner. Les participants au Sommet du G8 se sont donné l'objectif de trouver un remède ou un traitement capable d'en modifier le cours, d'ici 2025. Cette cible a l'avantage de nous permettre de mesurer les progrès. Étant donné les pertes économiques énormes causées par ces maladies, un tel investissement est plus que justifié.

    On compte 750 000 personnes atteintes au Canada seulement, il y en aura 1,4 million en 2030. Cela représente des millions d'heures non rémunérées consacrées aux soins de ces malades et des centaines de milliers d'heures de travail perdues par les proches. Une stratégie nationale doit permettre de limiter toutes les conséquences de cette épidémie. Cela inclut des changements à la fiscalité pour venir en aide aux proches qui assument les soins d'un malade, des investissements en recherche non seulement pour un traitement, mais pour améliorer la prévention, le dépistage et l'intervention psychosociale. Le discours du Trône de M. Harper annonçait un virage dans ce sens. Il faut maintenant dire comment on entend s'y prendre.

  • 12-12-2013 Régimes de retraite: Le Réseau FADOQ salue la décision du gouvernement du Québec de privilégier leur protection et leur pérennité

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ se réjouit de la décision du gouvernement du Québec de ne pas imposer une solution « mur à mur » aux problèmes de financement des régimes de retraite en proposant plutôt un processus de consultation et de négociation qui forcera la discussion entre les employeurs et les participants.

    Lire le communiqué

  • 11-12-2013 Postes Canada gagne, les aînés perdent

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ croit que les aînés et toutes les personnes vulnérables sont les grands perdants du plan d’action de Postes Canada annoncé aujourd’hui.

    En effet, le plan d’action de Postes Canada prévoit notamment que la livraison à domicile du courrier en milieu urbain sera éliminée graduellement à compter de l’an prochain et remplacée par l’implantation de boîtes postales communautaires, sur une période de cinq ans, ce qui touchera au final le tiers des clients.

    Lire le communiqué

  • 06-12-2013 Une retraite décente passe par une hausse du taux de cotisation au RRQ !

    Source : Réseau FADOQ

    Dans un contexte d’appauvrissement des aînés canadiens, le Réseau FADOQ dénonce la position du ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, qui refuse de décréter une hausse des taux de cotisation au régime de retraite, prétextant que l’économie est trop fragile pour imposer une nouvelle hausse aux employeurs. Du même souffle, le Réseau FADOQ exhorte le ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, à agir dès maintenant afin d’assurer une retraite décente aux aînés d’aujourd’hui et de demain.

    Lire le communiqué

  • 05-12-2013 Vols

    APPEL À LA VIGILANCE:  vols sur des personnes âgées

    Plusieurs cas de vols sur des personnes âgées ont récemment été répertoriés sur le territoire du Service de police de la Ville de Montréal. Dans tous les cas, les suspects approchent les victimes et prétextent vouloir donner des bijoux pour différents motifs. Ils insistent pour faire essayer les bijoux qui n’ont aucune valeur. Ensuite, les suspects arrachent les bijoux des victimes et prennent la fuite.

    PROTÉGEZ-VOUS :

    Dans tous les cas, les suspects s’en prennent aux aînés qui portent des bijoux de grande valeur.

    RAPPELEZ-VOUS :

    Afin de déstabiliser les victimes, les suspects sont extrêmement intrusifs. Ne laissez pas ces inconnus s’approcher de vous et réagissez.

    SOYEZ PRUDENT :

    Lorsque vous êtes dans un endroit public, évitez de porter vos bijoux de grande valeur à la vue de tous.

    Lire le communiqué SPVM

  • 05-12-2013 Maltraitance | personnes âgées

    Maltraitance envers les personnes âgées : le ministre Hébert accusé de partisanerie

    Patrick Georges
    Publié le:mardi 03 décembre 2013, 19H01| Mise à jour:mercredi 04 décembre 2013, 4H10

    Des groupes de défense des personnes âgées accusent le ministre de la Santé, Réjean Hébert, de refuser d’adopter un projet de loi visant à enrayer la violence envers les aînés pour des raisons partisanes.

    Cliquez ici pour lire

  • 02-12-2013 Un gain de deux ans sur le diagnostic de la maladie d’Alzheimer

    Source : Institut universitaire de gériatrie de Montréal

    On s’en inquiète dès les premières pertes de mémoire : « Et si j’avais la maladie d’Alzheimer? » Pourtant, le diagnostic de cette maladie arrive tardivement dans son évolution, parfois jusqu’à dix ans après ses premiers effets dans le cerveau atteint. Diagnostiquer plus tôt pour intervenir plus rapidement : c’est ce que permet maintenant une étude de Sylvie Belleville, Ph.D., directrice de la recherche à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, établissement affilié à l’Université de Montréal. L’équipe de Sylvie Belleville a réussi à prédire précisément (à 90 %) lesquels de ses sujets de recherche avec un trouble cognitif léger allaient recevoir un diagnostic clinique de la maladie d’Alzheimer dans les deux années suivantes et lesquels n’allaient pas évoluer vers cette maladie. Cette étude a été publiée dans le prestigieux Journal of Alzheimer's Disease, volume 38, numéro 2.

    En combinant l’analyse d’imagerie cérébrale à l’évaluation neuropsychologique, Sylvie Belleville a obtenu une sensibilité (cibler les personnes qui seront atteintes) et une spécificité (éliminer les faux positifs, c’est-à-dire ceux qui vont demeurer stables) remarquables. Le niveau d’exactitude de cette classification constitue la percée importante dans cette étude. « Les deux méthodes, soit la neuro-imagerie et la neuropsychologie, sont efficaces jusqu’à un certain point lorsqu’elles sont utilisées seules. Toutefois, c’est l’association et l’analyse des résultats des deux méthodes qui nous permettent d’atteindre cette précision exceptionnelle », se réjouit la chercheuse Belleville.

    Des bénéfices majeurs pour les personnes atteintes et pour la recherche
    « Actuellement, on ne diagnostique pas la maladie de façon très précoce, car on ne dispose pas de protocoles fiables et on risque fort de se tromper quand on tente de donner un diagnostic trop tôt. Le fait d’identifier des marqueurs qui prédisent bien la survenue ultérieure des signes plus sévères, qui sont sensibles et spécifiques, réduit considérablement l’incertitude du diagnostic précoce. L’innovation ici est de montrer que deux approches différentes se conjuguent pour aider au diagnostic », expose Sylvie Belleville.

    La recherche sur la maladie d’Alzheimer pourra construire sur cette avancée pour aller plus loin. « Les bénéfices cliniques de gagner deux ans dans le diagnostic de la maladie sont énormes! Il serait tout à fait pertinent d’évaluer l’efficacité de diverses thérapies, pharmacologiques ou non, sur la progression vers le diagnostic clinique de la maladie d’Alzheimer des personnes identifiées avec ces outils. On pourrait évaluer si les traitements pharmacologiques et non-pharmacologiques sont plus efficaces lorsque donnés plus tôt. Les traitements pharmacologiques initiés dès l’apparition de symptômes précurseurs pourraient-ils ralentir l’évolution de la maladie? Est-ce que la plasticité cérébrale pourrait être stimulée de façon plus structurée pour retarder les symptômes invalidants? »

    Résumé de la recherche
    L'étude avait pour but d'examiner le bénéfice potentiel d'associer deux classes de mesures (neuro-imagerie et cognitive) dans la détection précoce de la démence chez les individus souffrant d'un trouble cognitif léger (TCL). Les mesures évaluées comprenaient des mesures de volume hippocampique et d’épaisseur corticale obtenue avec la résonance magnétique ainsi que différents tests de mémoire épisodique et de fonctions exécutives. L’étude examinait ensuite quelles mesures distinguaient le mieux les personnes qui progressaient ensuite vers une démence de celles qui demeuraient stables. Les éléments prédictifs les plus révélateurs en neuro-imagerie étaient les valeurs initiales de l'épaisseur corticale dans le cortex cingulaire droit et le gyrus frontal moyen. En ce qui concerne les prédicteurs cognitifs, on a trouvé que les déficits au niveau du rappel libre et des tâches de reconnaissance dans l'évaluation de la mémoire épisodique étaient les meilleurs indices d’une évolution ultérieure vers la démence. Lorsque l'amincissement dans le cortex cingulaire antérieur droit est combiné aux troubles de la mémoire, on atteint une exactitude de classement générale de 87,5 %, avec une spécificité de 90,9 %, et une sensibilité de 83,3%. Ce modèle prédictif incluant les deux classes de mesures permet un meilleur classement que ceux qui ne reposent que sur la neuro-imagerie ou que sur des mesures cognitives.

    À propos de l’auteure
    Dre Sylvie Belleville, Ph.D., est directrice de la recherche à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal et professeure titulaire au Département de psychologie l’Université de Montréal.

    L’IUGM en bref
    L’IUGM dispose de 452 lits de courte et de longue durée et d’un centre ambulatoire, comprenant notamment l’une des rares cliniques existantes à travers le monde de gestion de la douleur chronique spécialisée chez les aînés. Il est le chef de file au Québec dans les pratiques cliniques, les soins spécialisés, la promotion de la santé et le développement des connaissances sur le vieillissement et la santé des personnes âgées. L’IUGM, c’est quelque 1 300 employés, médecins, chercheurs et bénévoles, tous spécialisés dans les soins et les services aux personnes âgées. Notre Centre de recherche est reconnu comme le plus grand de la francophonie dans le domaine du vieillissement. Membre du grand réseau d’excellence en santé de l’Université de Montréal, l’IUGM accueille chaque année des centaines d’étudiants, stagiaires et chercheurs du domaine du vieillissement et de la santé des personnes âgées.

  • 02-12-2013 Le Réseau FADOQ dénonce la réduction des places en CHSLD

    Source : Réseau FADOQ

    Le ministre Réjean Hébert a annoncé le report du projet d’assurance autonomie au 1er avril 2015 pour des raisons d’embourbement à l’Assemblée nationale et de remaniement financier. Toutefois, le ministre maintient la réduction des places en CHSLD qui sera entièrement effectuée d’ici deux ans, une décision dont les répercussions inquiètent le Réseau FADOQ.

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  • 01-12-2013 10 autos pour les aînés

    Jacques Duval - Le Journal de Québec

    Je n’ai jamais caché mon âge et ceux qui me connaissent ou qui ont lu mon autobiographie savent que je m’achemine lentement, mais sûrement vers la décennie des octogénaires. Si je crois nécessaire de faire cette précision, c’est pour prouver que j’ai voix au chapitre quand on étudie la possibilité d’imposer des examens annuels de compétence aux conducteurs âgés. Tout ce battage survient dans la foulée de cette malheureuse dame qui, au volant de sa Ford Focus, a foncé dans la vitrine d’une garderie pour enfants à Laval.

    Connaissant l’apathie de nos gouvernements, il est bien possible qu’une fois la poussière retombée, les choses reprennent leur cours normal. On a vu cela à maintes reprises dans le passé. Une chose est certaine: si l’on recense tous les accidents causés par de jeunes écervelés au volant, on constatera qu’ils sont beaucoup plus nombreux à faucher des vies que dans ce que l’on appelle erronément le groupe de l’âge d’or. Car, si l’on peut avoir une jeunesse dorée, je ne pense pas que l’épithète soit bien choisie pour décrire un groupe de la société, dont les facultés sont en déclin.

    Cela ne veut pas dire que je condamne les jeunes conducteurs en bloc et que je vais sans distinction à la défense des conducteurs d’un âge certain. Je connais des jeunes respectueux de la conduite automobile et je connais aussi des gens âgés qui ne devraient pas s’aventurer au volant de leurs voitures. Dans un cas comme dans l’autre, il y a des exceptions et c’est là qu’une législation devient difficile à entériner. Je renie le jour où j’aurai à remettre mon permis de conduire et où mes escapades automobiles ne seront plus que des souvenirs. Toutefois, quand je sentirai que je n’ai plus ni les réflexes, ni la visibilité, ni le geste précis pour pratiquer une conduite sûre, je n’aurai pas besoin de la SAAQ pour me dire que je suis arrivé à la fin du voyage. C’est ce que l’on appelle le libre choix et c’est ce que je prône. Car, rares sont les examens qui peuvent décider à coup sûr si une personne est encore apte à conduire.

    Tout comme on ne peut pas mettre tous les jeunes dans le même panier, il faut user de discernement au lieu de prendre des décisions péremptoires.

    LES DIX MEILLEURES VOITURES POUR GENS ÂGÉS
    Dans un ordre d’idées connexes, les journaux et magazines regorgent de ce que l’on appelle des «top ten» , c’est-à-dire les 10 meilleurs choix dans une infinité de catégories, que ce soit les 10 meilleurs restos du Plateau ou les 10 destinations favorites des boubous. L’automobile, pour sûr, n’échappe pas à ce genre de palmarès: meilleures autos pour les jeunes, meilleures décapotables, meilleur VUS et j’en passe. Je n’ai toutefois encore jamais vu un «top ten» pour les voitures les mieux adaptées aux gens âgés. Je m’y risque.

    10 AUTOS POUR LE 3E ÂGE
    On doit privilégier l’accès à l’auto, la visibilité, le confort des sièges, les accessoires de sécurité comme les témoins d’angle mort, les radars intelligents, des commandes peu compliquées et une bonne lisibilité des instruments. Voici mes 10 suggestions.

    FORD C-MAX
    MAZDA 5
    TOYOTA AVALON
    KIA SOUL
    MERCEDES C300 4 MATIC
    NISSAN CUBE
    SUBARU OUTBACK
    HONDA CR-V
    VOLVO XC 60
    CHEVROLET CRUZE

  • 26-11-2013 La pauvreté augmente chez les aînés, selon l'OCDE

    Source : La Presse Canadienne

    Un rapport international affirme que la pauvreté augmente chez les aînés canadiens et que les filets de sécurité de retraite actuels sont insuffisants pour régler le problème.Une étude sur les pensions publiée par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révèle que les Canadiens de plus de 65 ans sont relativement aisés par rapport à ceux faisant partie de 34 pays avancés.

    Par exemple, le taux moyen de pauvreté pour le groupe au Canada était de 7,2 % au cours de la période à l'étude, soit mieux que la moyenne de 12,8 %.

    Mais le rapport souligne également des lacunes concernant le Canada. Par exemple, il précise que le taux de pauvreté a reculé dans presque tous les pays analysés, à l'exception de la Turquie, de la Pologne et du Canada. Entre 2007 et 2010, le taux de pauvreté des Canadiens de 65 ans et plus a augmenté d'environ 2 points de pourcentage.

    Dans cette tranche d'âge, les femmes sont les plus susceptibles de souffrir de la pauvreté en raison de leurs revenus moins élevés et de leur meilleure espérance de vie.

    L'OCDE blâme en partie les régimes de retraite pour ce bilan. Le rapport note que les transferts publics représentent moins de 39 % du revenu brut des aînés canadiens, comparativement à 59 % en moyenne au sein de l'OCDE.

    Les Canadiens sont donc plus nombreux à devoir compter sur leur épargne personnelle et le régime de retraite proposé par leur employeur pour combler cet écart. Cette situation entraîne une instabilité de revenus, surtout à la suite de la crise de 2008 qui a sérieusement amputé les rendements des régimes privés dont plusieurs sont maintenant sous-financés.

    L'OCDE salue les réformes déployées au Canada pour repousser l'âge de la retraite, par exemple en faisant passer l'admissibilité à la pension de la sécurité de la vieillesse de 65 à 67 ans. L'organisation juge toutefois que d'autres mesures devront être adoptées pour renverser la tendance de l'appauvrissement des aînés.

  • 26-11-2013 Les 45-64 ans champions de la consommation responsable

    Marie-Eve Fournier -  La Presse

    Les épiciers ont raison de mettre les produits québécois en vedette, les restaurants ont intérêt à bannir de leur menu les poissons en voie d'extinction et les manufacturiers gagnent à créer des biens plus durables.

    Car les achats locaux et responsables n'ont jamais eu autant la cote au Québec, constate l'Observatoire de la consommation responsable (OCR) de l'ESG UQAM.

    Sa dernière étude, qui sera rendue publique aujourd'hui, note en effet une «forte progression» des comportements responsables.

    «Après deux ans de baisse, il y a un rebond de la popularité de la consommation responsable. L'achat local est en train de prendre le dessus sur la consommation écologique, ce qui est le résultat de la crise économique», fait observer Fabien Durif, professeur au Département de marketing d'ESG UQAM et directeur de l'OCR.

    1. Des hausses partout
    Les huit comportements responsables évalués par l'Observatoire sont plus répandus qu'ils ne l'étaient il y a trois ans (la première enquête a été menée en 2010). Les données sont des pointages sur une échelle de 100.

    > Consommation locale + 4,1 points

    > Déconsommation + 2,1 points

    > Protection de l'environnement + 1,6 point

    > Protection des animaux + 1,4 point

    > Compostage +1 point