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  • 09-10-2014 Les dettes peuvent contrecarrer les projets de retraite

    Agence QMI - Le Journal de Montréal

    Le déclin du marché immobilier pourrait bien mettre en péril les plans de retraite de plusieurs Canadiens craint le président de la Financière Sun Life.

    Dean Connor considère que les baby-boomers ont une vision faussée de la réalité économique. D'une part, ils ont été friands de dettes, sans connaître de véritables hausses des taux d'intérêt; par conséquent, plusieurs estiment avoir été rigoureux et stratégiques dans leurs investissements, alors qu'ils ont plutôt joué de chance, a-t-il confié dans une entrevue avec le «Globe and Mail».

    Aussi le président de la Sun Life invite les baby-boomers qui approchent de la retraite à liquider leurs dettes avant d'arrêter de travailler. Sans quoi, ils risquent d'avoir à assumer le poids de leurs années de consommation.

    Sans prédire un effondrement du marché immobilier, M. Connor s'est dit convaincu que les taux d'intérêts vont augmenter. Le relèvement des taux se traduit généralement par une baisse du prix des maisons. Cette perspective préoccupe le président de l'institution financière puisque plus de 50 % des Canadiens ont des dettes élevées et souvent adossées à des actifs immobiliers.

    Avec une baisse de la valeur immobilière, le risque est de voir des milliers de Canadiens vendre leurs maisons sans pouvoir en tirer les profits espérés. Le manque à gagner pourrait considérablement miner les plans de retraite de nombreux épargnants.

    M. Connor a souligné qu'ayant connu la Grande Dépression des années 1930, la génération qui a précédé les baby-boomers avait horreur des dettes, ce qui contraste avec les baby-boomers qui n'ont pas de problème avec l'idée de s'endetter.

    «Il est facile de comprendre pourquoi», a commenté M. Connor. «Pendant plus de 30 ans, ils ont connu des baisses des taux d'intérêt et une augmentation de la valeur foncière. Quelle combinaison», s'est exclamé le président de Sun Life.

  • 09-10-2014 Les Canadiens appuient l'aide à mourir

    Philippe Teisceira-Lessard -La Presse

    Une majorité écrasante de Canadiens et de Québécois appuieraient la légalisation de l'aide médicale à mourir pour les individus atteints d'une maladie incurable, selon un sondage réalisé par la firme Ipsos pour un groupe de pression ontarien.

    Dans le cas d'individus gravement handicapés sans être atteints de maladie incurable - comme celui du tétraplégique Pierre Mayence dont La Presse a fait état hier -, l'appui à l'aide médicale à mourir baisse à 67% dans l'ensemble du pays.

    M. Mayence est mort à la mi-septembre après avoir cessé de s'alimenter pendant 61 jours, seul moyen qu'il avait trouvé de mettre fin à ses jours. Il avait obtenu une décision de la Cour supérieure interdisant à ses médecins de le nourrir de force s'il devenait inconscient.

    «Le niveau de soutien de 84% [envers l'aide médicale à mourir pour les malades en fin de vie], c'est beaucoup plus haut qu'avant. Ce soutien apparaît dans tous les groupes de Canadiens, même ceux qu'on croirait opposés - notamment les individus religieux», s'est réjoui le Dr James Downar. Il est porte-parole du groupe Dying with Dignity, qui a commandé le sondage.

    L'appui à ces idées est relativement semblable dans les différentes provinces canadiennes. Ainsi 89% des Néo-Écossais et 87% des Britanno-Colombiens légaliseraient l'aide médicale à mourir pour les individus en fin de vie, contre 79% des résidants du Manitoba et de la Saskatchewan. Les Québécois se situent en milieu de peloton avec un appui de 84% à l'idée.

    Le coup de sonde révèle aussi que l'appui à l'aide médicale à mourir reste constant, que le répondant soit handicapé (85%) ou pas (84%), qu'il soit vieux ou jeune ou qu'il connaisse personnellement une personne ayant souffert en mourant (85%) ou pas (83%). Les ruraux appuient autant l'idée que les urbains.

    Dying with Dignity a salué l'adoption de la Loi concernant les soins de fin de vie (dite «Mourir dans la dignité») par l'Assemblée nationale en juin dernier, mais milite pour aller encore plus loin en autorisant le suicide assisté pour les individus atteints d'une maladie incurable ou gravement handicapés.

    Ipsos affirme que son étude est «le sondage le plus complet jamais effectué au Canada sur cette question». Il relaie l'avis de plus de 2500 répondants, mais seulement 305 au Québec.

    Selon Sean Simpson, porte-parole de la firme de sondage Ipsos, le fait que l'étude ait été commandée par un groupe d'intérêt ne change rien à sa solidité. «C'est notre nom qui est sur le sondage et on ne veut pas mettre en danger notre crédibilité, a-t-il plaidé. Nous prenons la décision ultime quant au libellé du questionnaire.»

    Le sondage a été mené du 21 au 29 août dernier auprès d'un panel internet. Pour les données relatives à l'ensemble de la population canadienne, les données sont considérées comme fiables dans une marge de 2,2 points de pourcentage 19 fois sur 20.

    Quelques résultats du sondage: proportion des Canadiens qui appuient l'aide médicale à mourir

    88 %
    Pour un malade en phase terminale qui vit des souffrances intolérables.

    86 %
    Pour un individu qui souffre d'une maladie incurable en phase avancée qui vit des souffrances intolérables.

    67 %
    Pour un individu qui souffre d'un handicap physique grave et permanent qui affecte de manière marquée ses conditions de vie.

  • 09-10-2014 Doit-on toujours jeter un médicament périmé?

    Catherine Crépeau - Protégez-vous

    La saison froide vient de commencer, vous avez le rhume et tout ce que vous trouvez dans votre pharmacie, c’est une vieille bouteille sirop. Pouvez-vous en consommer sans crainte?

    La durée de vie d’un médicament varie entre trois et cinq ans, mais certains seraient encore efficaces des années après leur date de péremption. En 2012, une étude publiée dans la revue Archives of Internal Medicine montrait que certains médicaments seraient utilisables une quarantaine d’années après la date d’expiration.

    Des résultats qui rejoignent ceux d’une étude publiée en 2002 par la Food and Drug Administration (FDA) qui révélait que 84 % des 96 médicaments analysés étaient encore stables 57 mois après la date de péremption, soit presque cinq ans plus tard. Malgré tout, l’Ordre des pharmaciens du Québec recommande de ne pas utiliser de médicaments périmés, même d’un seul jour.

    Diminution des principes actifs
    La date de péremption indique la fin de la période pendant laquelle le fabricant garantit l’efficacité et la sûreté de son produit. Elle correspond au moment où la quantité de principes actifs du médicament a diminué de 10 %, ce qui lui confère un taux d’efficacité de 90 %. Après cette date, le taux d’efficacité du produit et son risque pour la santé ne sont pas connus.

    La plupart des médicaments sont utilisables pendant deux à trois ans. Mais certains doivent être détruits dans les semaines qui suivent leur première utilisation, le produit n’étant plus stérile une fois le contenant ouvert. C’est le cas notamment des gouttes pour les oreilles ainsi que des gouttes et onguents pour les yeux. La date qui figure sur l’emballage du manufacturier peut donc porter à confusion. L’étiquette posée par le pharmacien sur l’emballage des médicaments prescrits vous indique la date précise où vous devriez éliminer ces produits.

    Moins efficaces et parfois toxiques
    Le principal inconvénient d’un médicament périmé, c’est qu’il perd son efficacité. Lorsqu’il est question d’un sirop pour soulager la toux, les risques sont minces. Par contre, prendre un comprimé de nitroglycérine qui a perdu en efficacité pour traiter son angine de poitrine peut avoir des conséquences graves. Même chose pour l’adrénaline, utilisée en injection dans les cas d’allergies. Ces molécules étant peu stables, il est donc important de respecter la date de péremption et les consignes d’entreposage.

    Un médicament périmé peut aussi donner naissance à des produits de dégradation dangereux. C’est le cas, par exemple, de la tétracycline, un antibiotique qui devient nocif à sa date d’expiration.

    Les médicaments inutilisés ou périmés doivent être retournés à la pharmacie. Évitez de les jeter dans les poubelles, les toilettes ou le lavabo. Ils pourraient tomber entre des mains mal intentionnées ou polluer les sols et l’eau.

    Évitez de les ranger dans la salle de bain
    Les médicaments craignent le gel, ainsi que la chaleur et l’humidité, qui accélèrent leur dégradation. La salle de bain n’est donc pas le meilleur endroit pour les entreposer. Pensez plutôt à un endroit sec et frais hors de la portée des enfants… et des adolescents!

    Certains médicaments doivent être conservés au froid. Lisez bien les étiquettes décrivant les conditions d’entreposage.

    Vous devriez aussi laisser vos médicaments dans leur contenant d’origine qui les protège de la lumière et de l’oxygène. De plus, vous éviterez les erreurs quand viendra le temps de les prendre.

    Les médicaments dont la couleur, la forme, la consistance ou l’odeur ont changé devraient être retirés de votre pharmacie lors de votre ménage annuel.

  • 02-10-2014 Le Canada, 4e au palmarès des meilleurs pays pour les aînés

    Par David Crary, The Associated Press, Métro

    NEW YORK – Le Canada figure en quatrième position d’un classement de 96 pays en fonction du niveau de bien-être des personnes âgées.

    La Norvège figure au sommet de la liste, suivie par la Suède, la Suisse, le Canada et l’Allemagne. Les États-Unis sont en huitième position, le Japon en neuvième, la Chine en 48e, la Russie en 65e et l’Inde, en 69e. L’Afghanistan ferme les rangs.

    Les 13 indicateurs recensés incluent l’espérance de vie, la couverture des régimes de retraite, l’accès aux transports en commun et le taux de pauvreté des gens âgés de plus de 60 ans.

    Certains pays n’ont pu être inclus dans le classement, des renseignements étant impossibles à trouver. L’organisme derrière l’indice Global AgeWatch, HelpAge, affirme toutefois que les 96 pays de la liste abritent environ 90 pour cent de la population mondiale âgée de 60 ans et plus. La mission de HelpAge est d’aider les aînés à lutter contre la discrimination, à surmonter la pauvreté et à mener des vies sécuritaires et actives.

    Selon les données de l’organisme, il y a environ 868 millions de personnes de 60 ans et plus dans le monde, soit près de 12 pour cent de la population mondiale. Ce chiffre devrait passer à 2,02 milliards d’ici 2050, ou 21 pour cent du monde. Dans certains pays, cette proportion sera de plus de 30 pour cent.

    Il s’agit de la deuxième édition du rapport. Cette nouvelle mouture a porté une attention spéciale aux régimes de retraite et leur rôle dans le maintien d’une vie active et autonome. Le rapport félicite plusieurs pays latino-américains, dont la Bolivie, le Pérou et le Mexique, pour les mesures qu’ils ont prises pour accorder l’aide financière aux personnes âgées qui n’ont pas contribué au régime lorsqu’elles étaient plus jeunes. Le gouvernement péruvien a établi en 2011 un programme de retraite qui donne 90 $ tous les deux mois aux personnes âgées vivant en situation de pauvreté extrême.

  • 02-10-2014 La retraite demeure un concept positif

    Agence QMI, Le Journal de Montréal

    Lorsqu’on leur demande de choisir un mot pour décrire ce que représente la retraite, 78 % des Québécois utilisent un terme à connotation positive comme «liberté», «confort» ou «aisance financière».

    À peine 10 % des personnes sondées ont associé l’idée de retraite à des considérations financières et ce, même si 49 % associent retraite réussie à une bonne santé financière.

    D’une manière générale la retraite est perçue comme un événement heureux pour 90 % des travailleurs de 25 à 64 ans interrogés pour un sondage SOM, et dont les résultats sont publiés pour lancer le Mois de la planification financière de la retraite.

    Questionnés sur leurs plans, les répondants ont indiqué avoir des projets bien définis. Le désir de voyager trône toujours au sommet des priorités pour 63 % des travailleurs. Viennent ensuite le désir de prendre du repos (27 %), de se garder du temps pour des loisirs (21 %) et de vivre des moments en famille (18 %).

    Le sondage SOM a été réalisé pour Question Retraite, en collaboration avec la Régie des rentes du Québec, auprès de 1600 répondants de 25 à 64 ans, du 8 au 30 avril 2014. La marge d'erreur est de 3,0 %.

  • 01-10-2014 Un aîné sur deux dans le monde ne touche aucune pension

    Agence France-Presse, Le Devoir

    Genève — Près de la moitié des personnes ayant dépassé l’âge de la retraite dans le monde ne touchent aucune pension et, pour une bonne part des 52 % qui en perçoivent une, la protection est insuffisante, indique un nouveau rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT).

    De ce fait, la majorité des personnes âgées n’ont aucune sécurité de revenu, ni possibilité de prendre leur retraite et doivent continuer à travailler souvent dans des conditions de précarité, avec de faibles rémunérations, note cette étude réalisée sur 178 pays dans le monde, publiée mardi.

    Plus de 45 pays ont atteint un taux de couverture de 90 % et plus de 20 pays en développement sont parvenus à des régimes de retraite universels ou presque. « De nombreux pays en développement étendent fortement leurs régimes de retraite — une tendance très positive », a constaté Isabel Ortiz, directrice du Département de la protection sociale de l’OIT. « Mais la garantie de prestations de retraite suffisantes est aussi importante que l’élargissement de la couverture. Les hommes et femmes âgés ont le droit de partir à la retraite dans la dignité, sans sombrer dans la pauvreté. C’est un problème qui concerne le monde entier », souligne-t-elle.

    En Europe, la réduction des prestations sociales dans le cadre des politiques de restrictions budgétaires « a contribué à la hausse de la pauvreté et de l’exclusion sociale », affirme ce rapport. Il note que désormais 123 millions de personnes au sein de l’Union européenne sont touchées par cette situation, soit 24 % de la population.« Les progrès atteints par le modèle social européen […] ont été minés par les réformes d’ajustement à court terme », estime ce rapport.

    À l’opposé, il souligne les progrès accomplis par la Chine où la couverture retraite est passée de 25 % de la population à plus de 70 % entre 2000 et 2012.

    La part des dépenses publiques consacrée aux retraites représente de 0 à 2 % du PIB des pays à faible revenu, contre 11 % dans les pays d’Europe occidentale.

  • 01-10-2014 Entrevue de Louise DesChâtelets pour le Mouvement du Bouton argenté

    Voici l'entrevue de Louise DesChâtelets pour le Mouvement du Bouton argenté avec Alain Jean-Mary à CIME FM.

    Écouter l'entrevue

  • 30-09-2014 La 4e édition du Défi Janine-Sutto : 20 066 $ amassés pour la déficience intellectuelle !

    Source : Association de Montréal pour la déficience intellectuelle

    L’Association de Montréal pour la déficience intellectuelle (AMDI) est fière d’annoncer le bilan de la 4e édition du Défi Janine-Sutto réalisé dimanche dernier, dans le cadre du Marathon Oasis de Montréal.

    Les 60 participants qui ont parcouru 5 ou 10 km ont réussi à amasser la somme de 20 066 $ au profit de l’AMDI, soit 66 % de plus que l’an dernier.

    Autre record battu cette année : 9 personnes avec déficience intellectuelle ont pris part à la course et ont pu donner un bel exemple de dépassement de soi. C’est avec une grande détermination qu’une équipe de 8 intervenants du CRDITED de Montréal (Centre d'activités de jour Sud-Ouest) jumelés à 6 adultes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement (DI-TED) a pris part au Défi. Nous avons aussi pu compter sur le retour d’employés de CSSS qui travaillent directement auprès des personnes ayant une DI ou un TED.

    « Coup double : cet événement de collecte de fonds sportif et rassembleur atteint notre objectif premier d’amasser des sommes destinées à la réalisation de nos projets, en plus de nous permettre un rapprochement avec les intervenants oeuvrant en déficience intellectuelle », a souligné Nadia Bastien, directrice générale de l’AMDI. « Sans compter que les participants du public deviennent du coup des personnes davantage conscientisées à la déficience intellectuelle. De nouveaux ambassadeurs qui contribuent à défaire les préjugés. »

    La 5e édition du Défi Janine-Sutto se déroulera le 20 septembre 2015, toujours dans le cadre du Marathon Oasis de Montréal. Un rendez-vous à ne pas manquer !

  • 29-09-2014 Être retraité et consultant à la fois

    Par Fanny Bourel, Métro

    C’est souvent parmi leur réseau que la plupart des néo-consultants trouvent leurs premiers clients.

    Plutôt que de se mettre au golf ou au bingo, bien des retraités choisissent de rester dans le monde du travail en devenant consultants. Pourquoi pas!

    Encore pleins de ressources, certains jeunes retraités trouvent dans la consultation le moyen de ne pas raccrocher complètement. «Il y a des gens qui ont eu un gros impact professionnel au cours de leur carrière et qui veulent continuer à avoir un impact», explique Nathalie Sabourin, elle-même consultante en ressources humaines.

    La décision de s’orienter vers la consultation est parfois plus imposée que délibérée. Des seniors sont en effet poussés dehors avant l’âge de la retraite à la suite d’une restructuration de leur entreprise et voient dans la consultation la possibilité de continuer à travailler.

    La réalité du métier
    Relever des défis professionnels en toute autonomie, trouver son équilibre entre retraite et travail en adaptant son horaire à ses besoins, maintenir une socialisation par le travail, conserver un sentiment d’utilité… Être consultant présente de nombreux avantages, mais exige de faire preuve d’habiletés en relations humaines et en développement des affaires.

    La forte concurrence qui sévit dans certains domaines de la consultation, notamment en ressources humaines, nécessite aussi de développer une spécialité. «Le client va payer pour obtenir une expertise très particulière et très précise», note Mme Sabourin.

    Le rôle de consultant demande également une certaine dose de créativité et un travail constant d’actualisation de ses connaissances. «Il faut toujours se tenir au courant des dernières tendances, y compris sur le plan technique, et mettre à jour sa boîte à outils», affirme-t-elle. Passer de l’autre côté de la barrière est parfois difficile à gérer pour ceux qui ont exercé d’importantes responsabilités par le passé. «Ce n’est pas facile de passer de la position de celui qui décide des consultants à engager à celle où l’on doit se vendre», souligne Mme Sabourin.

    Comment s’y prendre?
    Devenir consultant signifie être à la tête de sa propre petite entreprise. La première étape consiste donc à préparer un plan d’affaires et à réfléchir au créneau que l’on occupera. «Il faut s’engager dans une réflexion par rapport à la valeur ajoutée que l’on apportera à ses clients en se demandant quelle est sa force et quel est son domaine d’excellence», préconise la consultante en ressources humaines. Refaire son CV est également une étape incontournable et permet de nourrir le processus de réflexion. «Une refonte du CV par zone de compétences aide à cibler son expertise-clé et à voir comment on pourra se démarquer», estime
    Mme Sabourin.

    Le réseautage est essentiel pour tous les consultants. C’est d’ailleurs parmi leur réseau que la plupart des néo-consultants trouvent leurs premiers clients. L’utilisation de LinkedIn n’est pas à négliger en la matière. «Se créer un site internet n’est pas indispensable, mais il faut mettre à jour son profil LinkedIn et y ajouter une photo professionnelle», conseille-t-elle.

    Pour déterminer vers quels clients se tourner, Mme Sabourin recommande de suivre ses envies: «Mieux vaut aller vers les projets qui nous intéressent le plus et vers les gens avec qui on veut travailler.» Une fois les premiers clients obtenus, Mme Sabourin pense également qu’il est préférable d’opter pour une démarche de suivi. «C’est bien de faire de la rétroaction avec le client pour voir si ce qu’on a mis en place fonctionne», propose-t-elle.

    Les aspects financiers doivent également être considérés. Des visites à son planificateur financier et à son comptable s’imposent. Devenir consultant demande donc un certain investissement personnel, mais s’avère potentiellement plus payant que le bingo!

    En demande
    Selon une étude réalisée par l’Association des consultants en gestion CMC-Canada (2011), les entreprises auront besoin de plus de consultants pour les aider à faire face aux nombreux départs à la retraite et participer au transfert des connaissances.

  • 24-09-2014 Immense succès des 23es Jeux FADOQ à Victoriaville : plus de 1500 participants

    Source - Le Réseau FADOQ

    Montréal, le 24 septembre 2014 — Plus de 1500 personnes de 50 ans et plus ont participé à la 23e édition de la finale provinciale des Jeux FADOQ, les 16, 17 et 18 septembre. Cette finale réunissait les finalistes régionaux des 14 disciplines sportives et récréatives au programme. Au total, plus de 12 000 personnes avaient préalablement compétitionné lors des Jeux régionaux qui se sont tenus partout au Québec, le printemps dernier.

    Lire le communiqué

  • 24-09-2014 L’Écart se creuse entre les boomers et les Y

    Jean-Sébastien Marsan - Agence QMI

    Au Canada, les jeunes constituent la première génération moins bien nantie que celle de leurs parents indique une étude du Conference Board du Canada révélant un écart générationnel grandissant.

    Le revenu disponible moyen des Canadiens âgés de 50 à 54 ans est désormais 64 % plus élevé que celui des 25 à 29 ans. Au milieu des années 1980, cet écart était de 47 %.

    Ainsi, pendant que les inégalités de revenu entre hommes et femmes diminuaient, l'écart salarial selon l'âge, lui, s'est creusé. C’est ce que révèle l’étude «Au bout du compte: Tendances relatives à l'inégalité des revenus entre les générations», publiée mardi. Cette enquête est fondée sur des données fiscales fournies par l’Agence du revenu du Canada pour les années 1984 à 2010.

    Appauvrissement constant de la jeunesse

    Le Conference Board estime que les inégalités économiques entre les générations constituent une véritable menace pour la croissance économique et la stabilité sociale.

    Il y a 30 ans, les inégalités les plus flagrantes opposaient les hommes aux femmes, mais depuis 1984, la proportion de femmes sur le marché du travail a considérablement augmenté et fait rétrécir le fossé entre les sexes, mais sans l'éliminer totalement.

    Pendant ce temps, les jeunes gagnaient moins d’argent, avant et après impôt, que leurs collègues plus âgés. Le Conference Board précise qu’il est «normal que des travailleurs plus âgés gagnent plus que des travailleurs moins expérimentés», par contre, il met en lumière un appauvrissement de la jeunesse comparativement à la génération du baby-boom.

    Cet appauvrissement est observable aussi chez les jeunes qui vivent en couple et qui cumulent deux revenus d’emplois. Les ménages sont moins prospères que les couples de la génération précédente où les femmes étaient moins susceptibles de travailler. En 2010, les couples au sein des cohortes les plus jeunes avaient toujours un revenu plus faible comparativement aux couples qui vivaient en 1984.

    Les jeunes adultes d’aujourd’hui ont désormais tendance à être plus endettés que leurs aînés, surtout en raison des prix élevés de l’immobilier. Ils ont étudié davantage sans obtenir nécessairement de meilleurs emplois et ils vivront plus longtemps avec une épargne-retraite plus faible.

    Avec le vieillissement de la population et le départ à la retraite des baby-boomers, il y a forcément moins de jeunes travailleurs pour contribuer au marché du travail. Si leurs revenus demeurent inférieurs à ceux de la génération précédente, cela ne peut qu’affecter l’économie, s’inquiète le Conference Board.

    Les écarts de revenus entre les générations pourraient également provoquer des tensions sociales. Le principe «à travail égal, salaire égal» ne doit pas seulement s’appliquer aux relations hommes-femmes, mais aussi d’une génération à l’autre, conclut l’étude.

  • 22-09-2014 Hausse des faillites chez les aînés

    Lise Millette - Le Journal de Montréal

    Il y a quelques années à peine, la retraite rimait encore avec la fin de la vie au travail et l'affranchissement des dettes. Ce temps est révolu et l'insolvabilité est désormais en hausse chez les plus de 55 ans.

    Le Bureau du surintendant des faillites au Canada confirme que les dossiers en insolvabilité des 55 ans et plus ont augmenté de 30 % entre 2008 et 2013. Pour le Québec, cette progression a été de 17%, chez ce même groupe d'âge.

    Bruno Therrien, Directeur régional chez Groupe Investors et planificateur financier, suggère des pistes pour comprendre pourquoi l'endettement perdure même après 65 ans.

    «Deux facteurs expliquent cette situation, d'une part nous vivons dans un monde qui encourage la consommation et l'autre facteur, que les gens négligent souvent, est l'espérance de vie qui ne cesse de progresser», analyse-t-il.

    L'espérance de vie a progressé de près de 25 ans depuis 1921 au Canada. Au Québec, l'Institut de la statistique place l'espérance de vie à 83,8 ans pour les femmes et à 79,8 ans pour les hommes. La majeure partie de cette augmentation est attribuée à la diminution des décès prématurés chez les personnes âgées de moins de 75 ans.

    «Bientôt, nous compterons au Québec des gens qui passeront plus de temps à la retraite qu'au travail. Et en plus, certains espèrent prendre leur retraite tôt. En combinant tout ce temps, et de plus en plus de centenaires, si les années au travail servent surtout à consommer, le risque de manquer de liquidités est grand», observe le planificateur financier.

    Les données du Recensement de 2011 indiquent que le Canada compte 5 825 personnes âgées de 100 ans et plus: 4 870 femmes et 955 hommes. Au pays, le taux de centenaires est de 17,4 par 100 000 habitants, ce qui place le Canada en dessous de la moyenne des pays du G8.

    L'endettement plombe les finances des 65 ans et plus

    La chercheuse de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques Ève-Lyne Couturier s'est intéressée à la situation financière des aînés.

    «Les personnes âgées sont plus endettées qu'avant et arrivent à la retraite sans avoir terminé de rembourser leur hypothèque, parfois parce qu'elles ont refinancé leur maison ou alors parce qu'elles ont des dettes au crédit importante», mentionne-t-elle.

    Mme Couturier souligne également le rôle joué par les personnes âgées dans l'accompagnement financier des jeunes familles.

    «Souvent, les grands-parents contribuent au financement des études de leurs petits-enfants ou encore pour l'achat d'une première maison. Avec la précarisation des personnes âgées, il y a là un enjeu économique important».

  • 20-09-2014 Aînés actifs: le programme récompensé en Haute-Yamaska La Voix de l’Est

    Ayant connu un franc succès depuis son lancement en 2013 au sein de la MRC de la Haute-Yamaska, le projet Aînés actifs vient de remporter le prix Communauté conviviale et solidaire, dans le cadre du colloque annuel du Réseau Québécois de Villes et villages en santé (RQVVS). La candidature de chacun des projets en lice a notamment été évaluée selon des critères tels la participation des citoyens, la concertation et le partenariat ainsi que les liens sociaux.

    Ayant été implanté dans 11 parcs municipaux de la MRC de la Haute- Yamaska, le programme, piloté par le comité Santé et milieu de vie de Vision 2015, « a attiré 300 personnes différentes en 2013, avec une moyenne de 120 présences par semaine. En 2014, ils étaient en moyenne 208 participants à bouger chaque semaine dans un des neuf parcs de la MRC, pour un total de 1660 présences durant huit semaines. Il s'agit d'une augmentation de 33%, par rapport à l'an dernier. Selon un sondage, le succès de ce programme s'explique principalement par la qualité des instructeurs, le fait que les exercices étaient adaptés et se donnaient en plein air, la proximité de la demeure des participants, la variété des activités et sa gratuité, l'absence d'inscription ainsi que la socialisation lors des rencontres », a mentionné le CLD de la Haute-Yamaska par voie de communiqué. «Ce projet a su répondre aux besoins diversifiés des collectivités, réduire l'exode des aînés en leur offrant des activités physiques de qualité directement dans leur milieu et également, favoriser les saines habitudes de vie et le mieux-être des aînés », a indiqué le maire de Saint- Joachim-de-Shefford, président du CLD Haute-Yamaska et coprésident de Vision 2015, René Beauregard. Prix « Intelligence collective » Le Canton de Shefford a aussi remporté un des «Prix d'excellence » décernés lors du 26' colloque du RQVVS. Ainsi, la municipalité a gagné le prix Intelligence collective dans la catégorie « municipalité de 5000 à 20 000 habitants », avec le projet du Parc des Montagnards, qui sera bientôt ouvert au public. Le programme a été lancé par le comité de citoyens Conservation Espace Nature Shefford (CENS). Pour ce faire, la municipalité a entre autres « réussi à mettre en valeur une superficie de 145 hectares, reconnue pour ses espèces rares, ses milieux naturels, ses zones humides et ses écosystèmes sensibles. »

  • 19-09-2014 Appel à la solidarité envers les plus vulnérables

    Tommy Chouinard - La Presse

    Le sort des personnes vulnérables dans le contexte des compressions budgétaires inquiète la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, qui a présenté son rapport annuel, hier.

    Elle demande au gouvernement de s'assurer que les coupes se fassent en respectant «le principe de la solidarité envers les plus vulnérables» et sans créer «d'injustices ou d'iniquités». Or ce n'est par exemple pas le cas, selon elle, avec les coupes dans l'aide aux devoirs. «Est-ce qu'on a regardé d'autres compressions qui sont possibles avant de faire cette compression-là?», s'est-elle demandé en conférence de presse après le dépôt de son rapport, qui s'attarde à plusieurs problèmes.

    Aucune protection pour des personnes souffrant de santé mentale

    Les résidences privées qui hébergent des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale ne sont soumises à aucune certification, une situation «très préoccupante», déplore la protectrice du citoyen. Elle ne peut d'ailleurs pas intervenir dans ces établissements, pas plus que les commissaires aux plaintes et à la qualité des services de santé. Faute d'hébergement ailleurs, des personnes vulnérables sont orientées vers ces établissements où elles «ne bénéficient d'aucune protection», affirme-t-elle. Elle a reçu des plaintes touchant «des attitudes et comportements problématiques des propriétaires, une mauvaise gestion de la médication, l'insalubrité des lieux et la piètre qualité des aliments servis».

    Manque de formation dans les ressources intermédiaires

    En plein développement depuis quelques années, les ressources intermédiaires qui hébergent des personnes âgées ne sont pas suffisamment encadrées. Elles sont liées par contrat à des CSSS; or certains ne font aucun contrôle et se «délestent de leurs responsabilités envers les usagers qu'ils hébergent auprès de ces partenaires». Il n'existe aucune exigence de formation pour le personnel des ressources intermédiaires, déplore la protectrice du citoyen. Elle demande au gouvernement de remédier à la situation et d'assurer une supervision adéquate des ressources intermédiaires.

    Mixité problématique dans les CHSLD

    En raison du manque de services à domicile, de jeunes adultes handicapés se retrouvent dans des CHSLD avec des personnes âgées. Or les services ne sont pas adaptés à leur situation, et la cohabitation des deux clientèles peut poser problème, estime la protectrice du citoyen. Elle constate également que dans certains CHSLD, des personnes âgées lucides à mobilité réduite en côtoient d'autres qui ont des troubles cognitifs sévères et des problèmes de comportement. Des personnes sont parfois victimes d'agression, souffrent d'anxiété et s'isolent. La protectrice recommande que les CHSLD améliorent la sécurité des personnes hébergées et regroupent les usagers selon leur profil.

    Histoire «sordide» entourant la mort d'un enfant

    La «tolérance excessive» d'intervenants d'un centre de santé et des services sociaux (CSSS) à l'égard de parents pourrait s'être révélée fatale pour un jeune enfant lourdement handicapé, révèle la protectrice du citoyen. Malgré la présence quasi quotidienne de ces intervenants, l'état de santé de l'enfant de 5 ans était «lamentable» et se détériorait. Il «ne recevait visiblement pas les soins d'hygiène adéquats» à la maison - «un milieu désorganisé et insalubre» de l'aveu même des intervenants du CSSS qui étaient impliqués dans le dossier. «L'enfant a finalement été conduit dans un centre hospitalier spécialisé [...] où il est malheureusement décédé peu après», peut-on lire dans le rapport. Les intervenants du CSSS ont manqué à leur obligation légale de signaler le cas de cet enfant auprès de la Protection de la jeunesse, conclut Raymonde Saint-Germain.

    La baisse des demandes de libération conditionnelle est inquiétante

    Environ la moitié des détenus qui peuvent faire une libération conditionnelle au tiers de leur peine renoncent à le faire, une proportion plus importante qu'auparavant. Le gouvernement doit «documenter sans délai les motifs expliquant ce taux élevé de renonciations à l'examen de la libération conditionnelle», recommande la protectrice du citoyen. Elle souligne qu'en l'absence de libération conditionnelle, le détenu «quittera le centre sans condition visant à empêcher les occasions de récidive. [Il] n'aura pas à se soumettre à une thérapie ou à un programme lié à un problème de violence, d'ordre sexuel ou psychiatrique». Les chances de réinsertion sociale sont ainsi réduites, selon elle.

  • 18-09-2014 FADOQ – Campagne du Bouton argenté: Lise Lavallée appuie l’initiative de la FADOQ au nom de la qualité de vie des aînés

    La députée de Repentigny et porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de famille, aînés et lutte contre l’intimidation, Lise Lavallée, a joint sa voix à l’ensemble des députés de l’Assemblée nationale, qui, par la voie d’une motion adoptée à l’unanimité, appuie la campagne du Bouton argentée lancée le 16 septembre par le Réseau FADOQ.

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  • 16-09-2014 Portez le bouton argenté pour soutenir la qualité de vie adéquate des aînés québécois

    Source - Le Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ, accompagné de sa porte-parole, Louise DesChâtelets, lançait aujourd’hui la 1re édition du Mouvement Bouton argenté qui fait la promotion d’une qualité de vie adéquate des aînés du Québec, devant de nombreux invités. Cette campagne de sensibilisation à l’égard des aînés se déploiera au cours des prochaines semaines par l’entremise des médias électroniques, imprimés et sur Internet. Cette offensive a pour but de susciter une prise de conscience quant au vieillissement accéléré de la population québécoise et sur la façon d’assurer une qualité de vie adéquate à tous les aînés.

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  • 15-09-2014 Ces retraités américains qui remboursent encore leur prêt étudiant

    BFM Business - D. L. avec AFP

    La dette étudiante des 65 ans et plus aux Etats-Unis a atteint 18,2 milliards de dollars en 2013. Si ces personnes âges ont du mal à rembourser, le gouvernement peut piocher dans leur retraite pour récupérer son argent.

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que les études coutent cher aux Etats-Unis. Et certains passent leur vie à les rembourser. La dette étudiante des 65 ans et plus a atteint en 2013 quelque 18,2 milliards de dollars, selon un nouveau rapport du Government Accountability Office (GAO), l'équivalent de la Cour des comptes en France.

    Cette dette a rapidement grossi depuis 2005, où elle n'était encore pour cette tranche d'âge "que" de 2,8 milliards de dollars, souligne le GAO.

    La plupart de ces personnes âgées ont emprunté pour rembourser leur propre éducation, pas même celle de leurs enfants ou de leurs petits-enfants, et beaucoup peinent encore à rembourser leurs prêts.

    Ainsi, dans plus de la moitié des cas, les individus de plus de 75 ans font défaut sur le remboursement de leur prêt, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas effectué de paiement depuis au moins 270 jours.

    Des prestations retraite affectées

    "La dette des personnes âgées américaines grandit et peut affecter la sécurité financière de leur retraite", souligne le GAO dans ce rapport. En effet, lorsqu'une personne âgée ne parvient pas à rembourser un prêt de l'Etat pour ses études, le gouvernement peut piocher dans sa retraite pour récupérer son argent.

    Entre 2002 et 2013, le nombre d'individus dont les prestations de retraite ont été affectées pour payer le remboursement de leurs prêts étudiants a quintuplé, passant de 31.000 à 155.000. S'agissant de la tranche des 65 ans et plus, ce chiffre est passé de 6.000 à 36.000 sur la même période, soit une augmentation de presque 500%.

    "En 1998, des limites additionnelles ont été imposées au montant qui peut être ponctionné des prestations mensuelles (de retraite), mais depuis cette époque, la valeur du montant protégé et laissé à l'emprunteur est tombée en-dessous du seuil de pauvreté", prévient le rapport.

  • 11-09-2014 23e finale provinciale des Jeux FADOQ - Le plus important rassemblement sportif et récréatif des 50 ans et plus : 1 500 participants dans 14 disciplines

    Source - Le Réseau FADOQ

    C’est en compagnie du maire de Victoriaville, Alain Rayes, que le Réseau FADOQ donnera le coup d’envoi de la 23e finale des Jeux FADOQ qui se tiendra du 16 au 18 septembre 2014. Près de 1 500 personnes de 50 ans et plus, de même que 150 bénévoles provenant de toutes les régions du Québec, participeront à ces Jeux. Il s’agit du plus important événement sportif et récréatif s’adressant aux personnes de 50 ans et plus au Québec.

    Lire le communiqué

  • 10-09-2014 Jeux canadiens 55+ : une médaille d’argent au palet

    L’Hebdo charlevoisien - G.F.

    Une résidente de Saint-Aimé-des-Lacs, Louisette Martel, et son partenaire de Longueuil, Gilles Demers, ont remporté la médaille d'argent en deck shuffleboard (un jeu de palet sur plancher) aux Jeux canadiens des 55 ans et +. Ceux-ci se sont déroulés du 26 au 30 août à Stathcona County en Alberta. Mme Martel et M. Demers ont remporté cet honneur dans la catégorie 55 à 70 ans, en double. Le duo n'en est pas à sa première médaille dans cette discipline, puisqu'en 2010 en Ontario, ils ont obtenu l'argent à Brockville, puis le bronze â Houston au Texas en 2011. Dans une autre compétition, un tournoi interprovincial à Dieppe au Nouveau-Brunswick en 2014, les deux partenaires se sont joints à six autres coéquipiers pour représenter le Québec et le groupe a gagné sept parties sur douze.

  • 10-09-2014 Espérance de vie : les hommes rattrapent les femmes

    Caroline Montpetit - Le Devoir

    L’écart de l'espérance de vie entre les hommes et les femmes québécois se rétrécit chaque année, constate l'Institut de la statistique du Québec (ISQ). Alors qu'il est de quatre ans aujourd'hui, il pourrait ne plus être que de deux ans dans 50 ans, selon Frédéric Payeur, qui vient de cosigner une étude de prévisions démographiques pour l'ISQ.

    «Les hommes gagnent quatre mois par année» en matière d'espérance de vie, constate-t-il, tandis que les femmes gagnent pour leur part deux mois par année. Avec l'accroissement des naissances et l'immigration, l'espérance de vie accrue fait bondir les prévisions démographiques du Québec des prochaines décennies. L'Institut prévoit en effet que la population du Québec atteindra 10 millions en 2061.

    Présentement, l'espérance de vie des hommes québécois est de 80 ans tandis qu'elle est de 84 pour les femmes. Selon l'ISQ, en 2061, les hommes vivront en moyenne 87,8 ans et les femmes 90 ans. Les régions se stabilisent Par ailleurs, l'Institut constate que les pertes démographiques des régions du Québec se sont stabilisées au cours des dernières années. Les régions de Laval et de Lanaudière ont enregistré des croissances démographiques de 31%, tandis que l'Abitibi, dont les chiffres étaient négatifs avant les années 2000, pourrait enregistrer une croissance de 5% au cours des prochaines décennies. La région de Montréal, qui compte déjà pour quelque 48,5% de l'ensemble du Québec conserverait cependant son avantage pour franchir le seuil des 50% vers 2027.

    «Beaucoup de jeunes viennent à Montréal pour étudier et quand ils vieillissent, ils se déplacent en banlieue», ajoute M. Payeur. Le taux de fécondité des femmes est un autre facteur favorisant l'accroissement démographique du Québec au cours des prochaines décennies. Alors qu'il avait atteint 1,73 enfant par femme en 2008-2009, il est redescendu à 1,67 l'année dernière, mais pourrait remonter à 1,7 enfant par femme, selon l'analyse de l'ISQ. Toutes ces données font aussi en sorte que le «rapport de dépendance», comme les démographes l'appellent, entre les habitants qui sont en âge de travailler et ceux qui ne le sont pas, change. Ainsi, alors qu'en 2011, on comptait 59 jeunes et aînés pour 100 personnes de 20 à 64 ans, donc considérées comme étant en âge de travailler, on prévoit qu'en 2036, il y aura plutôt 87 jeunes et aînés pour 100 personnes considérées en âge de travailler. En 2061, le rapport pourrait être de 95 jeunes et aînés pour 100 personnes en âge de travailler.

  • 08-09-2014 L'assurance parentale pour les proches aidants ?

    Pierre Pelchat - Le Soleil

    Les proches aidants de personnes âgées devraient être admissibles au programme d'assurance parentale, selon une étude sur les soins aux aînés au Québec. Le tiers des 600000 proches aidants au Québec - dont la grande majorité sont des femmes - pourrait bénéficier de cette mesure sociale.

    Un des auteurs de l'étude, le professeur Jean-Pierre Lavoie, de l'Université McGill et de l'Université du Québec à Montréal, estime que les mesures financières actuelles pour soutenir les proches aidants sont nettement insuffisantes. L'assurance parentale assure une prestation représentant jusqu'à 75 % du salaire pendant un an.

    «Actuellement, ce qui est offert aux aidants pour compenser les pertes de revenus et composer avec le travail, c'est essentiellement un programme fédéral, soit le congé de compassion qui accorde six semaines d'assurance emploi», a-t-il indiqué.

    «Ce programme est peu utilisé. Les travailleurs autonomes ne sont pas éligibles à ce programme. En plus, il faut un certificat médical de la personne dont ils vont prendre soin qui indiquera qu'elle devrait décéder dans les prochains six mois. Généralement, les médecins sont frileux à émettre ce genre de certificat», a-t-il poursuivi.

    On estime qu'au moins 6 % des proches aidants doivent quitter leur travail pour prendre soin d'un parent âgé. En plus de la perte de revenus, ces personnes voient en plus diminuer leurs prestations de la Régie des rentes. M. Lavoie propose que des changements soient apportés à la Régie des rentes pour que les proches aidants qui se retirent du marché du travail ne soient plus pénalisés avec des prestations réduites.

    Par ailleurs, M. Lavoie considère que les crédits d'impôt pour le maintien à domicile sont très modestes. «La plupart des crédits d'impôt sont presque symboliques. Les seuls crédits qui peuvent permettre une déduction importante sont ceux pour le maintien à domicile et les dépenses de santé dans le privé. Or, ce sont des crédits régressifs parce que ce sont des personnes qui ont assez d'argent qui peuvent en bénéficier. Celles qui sont très pauvres ne peuvent pas en bénéficier», a-t-il avancé.

    Le chercheur est conscient que la proposition d'étendre l'assurance parentale aux proches aidants risque d'être mal accueillie dans le contexte d'austérité du gouvernement Couillard. «Je ne m'attends pas à ce qu'on dise bravo, mais on n'a pas beaucoup le choix d'augmenter le soutien aux personnes âgées. Par rapport aux autres provinces canadiennes et les pays industrialisés, le Québec se démarque par un très faible investissement dans les soins de longue durée», a-t-il souligné.

    Investir ailleurs que dans les hôpitaux

    En outre, il déplore la décision du ministre de la Santé, le Dr Gaétan Barrette, d'avoir coupé la hausse prévue de 150 millions $ dans le budget des centres locaux de services communautaires (CLSC) pour le maintien à domicile des personnes âgées. Il s'attend à ce que ces services soient encore plus limités au cours des prochains mois.

    «M. Couillard, quand il avait été nommé ministre de la Santé en 2004, a fait exactement la même chose. La première décision qu'il a prise a été de couper les services à domicile. Ça prend souvent trois ou quatre ans avant que les ministres médecins, à l'exception du Dr Réjean Hébert, commencent à réaliser que peut-être la solution réside ailleurs que de toujours investir dans les hôpitaux», a-t-il affirmé.

    De plus, les compressions dans le maintien à domicile n'annoncent rien de bon pour désengorger les urgences et libérer des lits d'hôpital occupés par des personnes âgées. «Quand on regarde beaucoup de pays qui réussissent à dépenser moins que nous en santé, ils ont généralement mis l'accent sur les services de première ligne, sur des soins de longue durée. C'est ce qui permet de dégager les hôpitaux et les services plus lourds. On a beaucoup de difficultés avec ça au Québec.»

    L'étude a été produite avec les fonds de l'Institut de recherche en politiques publiques. Les professeurs Nancy Guberman de l'Université du Québec à Montréal et Patrick Marier de l'Université Concordia ont collaboré à la rédaction du document.

  • 02-09-2014 Une facture de 500 millions pour la facture

    STÉPHANIE GRAMMOND - La Presse

    Un petit 2 $ par-ci, un autre 3 $ par-là. Mine de rien, les entreprises qui imposent des frais aux clients qui veulent continuer de recevoir une facture papier empochent plus d'un demi-milliard de dollars par an avec cette détestable pratique commerciale.

    Plus précisément, les Canadiens déboursent de 495 à 734 millions afin d'obtenir par la poste une facture ou un relevé mensuel pour leurs services bancaires, internet et de télécommunications, selon les estimations du Centre pour la défense de l'intérêt public (CDIP) qui publiait une étude fouillée sur la question la semaine dernière.

    Ces frais sont vraiment enrageants pour les consommateurs qui estiment avoir le droit de recevoir une véritable facture, et pas seulement un relevé électronique, avant de payer leur dû.

    Deux fois plutôt qu'une, les conservateurs ont promis d'interdire aux entreprises de faire payer un extra pour la facture papier. À l'approche des élections, cette promesse est une véritable aubaine pour le gouvernement Harper qui voit là une façon simple de plaire aux consommateurs, sans que cela coûte un cent au gouvernement qui doit garder les cordons de la bourse serrés afin d'éliminer son déficit. Vivement une solution, car le problème prend sans cesse de l'ampleur. Partout au Canada, pas moins de 27 sociétés de télécoms, dont les trois géants que sont Bell, Rogers et Telus, font payer des frais allant de 0,99 à 5,95 $ par mois pour une facture papier. Du côté des services financiers, la plupart des banques exigent 2 ou 3 $ pour l'envoi d'un relevé de compte bancaire mensuel. Évidemment, cela permet aux entreprises de réduire leurs coûts, surtout depuis que le prix du timbre est passé à 1 $ (un peu moins pour les entreprises qui font des envois fréquents).

    Mais pour encourager les consommateurs à migrer vers la facturation électronique, les entreprises font surtout valoir l'argument « vert D. Par exemple, Bell se vantait en 2012 d'avoir sauvé 33 000 arbres grâce à son initiative de facturation électronique. Et Rogers affirmait avoir économisé plus de 992 000 kilos de papier grâce à sa transition. Économie de papier pour l'entreprise, d'accord. Mais parmi les consommateurs qui reçoivent un relevé électronique, combien impriment leur facture pour la conserver dans leurs archives ? Pour ce faire, il leur faut une imprimante, des cartouches d'encre, des feuilles. Ainsi, une partie des coûts d'impression est refilée au client. Et la forêt est probablement moins gagnante qu'on ne le pense.

    Mais le plus grave, c'est que l'accès à l'internet n'est pas universel. Près du quart (22 %) des Canadiens n'ont pas de connexion, majoritairement des personnes âgées et des familles démunies. Pour ces personnes vulnérables, les frais pour l'obtention d'une facture s'élèvent entre 77 et 102 millions par an, évalue le CDIP. Convoqués par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), jeudi dernier, les membres de l'industrie ont accepté de faire des exemptions pour certains clients, notamment les personnes de 65 ans et plus et les handicapés. Mais ce n'est pas assez. Il faut trouver une solution acceptable pour l'ensemble de la population, car le tiers des Canadiens ne sont pas à l'aise de recevoir des relevés ou des factures en ligne, démontre un sondage réalisé par le CDIP. Les trois quarts des consommateurs sont contre le fait d'avoir à payer pour obtenir une facture ou un relevé papier. Pour eux, la facturation fait partie des coûts d'exploitation normaux de l'entreprise, et les clients ne devraient pas avoir à payer un extra.

    Une majorité de Canadiens pensent que les entreprises devraient plutôt offrir des rabais aux consommateurs qui choisissent de recevoir une facture électronique.

    Même si cette approche semble plus acceptable, elle risque de mener au même résultat. Les entreprises auraient deux catégories de clients : ceux qui paient un peu plus cher pour recevoir une facture papier et ceux qui paient un peu moins parce qu'ils font tout sur l'internet. Simple question de marketing. Pour régler le problème, le CDIP réclame plutôt l'interdiction de faire payer les clients pour une facture, quitte à accorder un rabais, mais modeste, aux clients qui font le saut vers la facturation électronique.

    En attendant, voici quelques trucs pour éviter les frais :

    • Certaines entreprises acceptent d'annuler les frais pour la facture papier pour les personnes handicapées ou celles qui n'ont pas accès à un ordinateur. Les consommateurs sont-ils informés qu'ils peuvent en faire la demande ? J'en doute. N'hésitez pas à poser la question.

    • Restez à l'affût. Ottawa a demandé aux banques d'offrir, à partir du 15 janvier prochain, des comptes à frais modiques (4 $ par mois) qui incluront l'envoi d'un relevé par la poste. Ces comptes seront offerts gratuitement aux jeunes, aux étudiants, aux aînés à faibles revenus et aux handicapés.

    • Ceci dit, il existe déjà bon nombre de comptes bancaires à frais modiques ou même sans frais (pour les ados) qui incluent le relevé mensuel imprimé. Pour dénicher celui qui vous convient le mieux, consultez l'outil de sélection de comptes de l'Agence de la consommation en matière financière du Canada.

    • Prêt à faire le saut ? Inscrivez-vous à la facturation électronique, surtout que Postes Canada commencera bientôt à éliminer la livraison à domicile dans les centres urbains. Et si vous avez tendance à oublier vos paiements, pourquoi pas ajouter le paiement automatique ? Ceci dit, il faut continuer de prendre le temps de vérifier ses factures. Les erreurs, ça arrive !

  • 02-09-2014 8 % des médicaments ­coûtent le tiers du budget

    Héloïse Archambault - Journal de Montréal

    Pourtant, ces médicaments n’ont représenté que 8% des prescriptions en 2013 à la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ). «C’est scandaleux et exorbitant», réagit Pierre Biron, professeur retraité de pharmacologie à l’Université de Montréal.

    La facture explose

    Depuis cinq ans, la facture totale des médicaments d’exception a pratiquement doublé, passant de 585 millions $ à plus de 1 milliard $ l’an dernier. D’ailleurs, des voix s’élèvent pour réclamer une révision de la liste de produits (voir article à gauche). «Il y a une sérieuse réflexion à entamer sur la justesse des prix, croit Johanne Brosseau, directrice de la stratégie nationale de gestion des médicaments chez Mercer. Il y a quelqu’un qui ramasse la facture quand les médecins prescrivent.» Ces médicaments sont classés «d’exception» entre autres parce que leur efficacité et leur coût ne justifient pas une utilisation à grande échelle. Les médecins les prescrivent de manière «exceptionnelle» parce qu’ils offrent un gain particulier à un patient ou parce que le médicament habituel n’est pas efficace. Chaque ordonnance doit être d’abord autorisée par la RAMQ. En 2012 et 2013, le taux d’approbation a été de 91%.

    Une dose à 1575 $

    Certains médicaments coûtent extrêmement cher. Par exemple, l’an dernier, la facture totale de Lucentis, une solution injectable pour la dégénérescence maculaire, a atteint 80 millions $. Chaque dose coûte 1575 $. Certains médicaments d’exception sont prescrits à grande échelle. C’est le cas de l’Aricept, qui traite l’Alzheimer, alors que 662 000 prescriptions ont été remboursées en 2013. Actuellement, 255 médicaments d’exception sont approuvés à la RAMQ sur un total de plus de 7000 produits. La liste des médicaments d’exception est déterminée par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). Après avoir reçu l’autorisation de Santé Canada pour un médicament, un fabricant peut demander qu’il soit inscrit sur la liste du régime général d’assurance médicament. Or, quatre critères doivent être satisfaits, dont la justesse du prix et le rapport entre le coût du médicament et son efficacité (voir encadré). Lorsque le produit ne satisfait pas aux critères, le médicament peut être classé «d’exception» s’il offre un meilleur soin à certains patients.

    Nouveaux médicaments

    Coordonnatrice à la direction de l’inscription des médicaments à l’INESSS, Marie Hotte croit que la hausse de la facture est attribuable à l’arrivée de nouveaux médicaments très dispendieux en oncologie. «Il y a eu un gros boum dans les dernières années, et ce n’est pas juste au Québec.» «Avant, les traitements étaient beaucoup plus larges. Mais maintenant, on a des médicaments qui traitent des maladies très précises, souligne Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ). Ce n’est pas surprenant qu’ils soient plus chers.» D’ailleurs, ce dernier croit que la facture de ces médicaments continuera d’augmenter. «Le phénomène est en hausse, je ne serais pas surpris que la facture continue d’augmenter, dit-il. Des pilules à 10 cents, il n’y en a plus beaucoup.»

  • 01-09-2014 Cuba : une retraite clandestine

    Orlando Palma - Courrier international

    Faute de structures d’accueil suffisantes pour les personnes âgées dépendantes, des particuliers aménagent leurs maisons et développent une petite activité d’accueil pour ces seniors. En toute discrétion, pour échapper aux taxes.

    « D’ici peu, les commerces les plus rentables à Cuba seront ceux des ordures et des vieux », lance sans rougir la propriétaire d’un foyer pour personnes âgées. Les établissements comme le sien ne sont pas officiellement reconnus par la loi mais se sont multipliés pour répondre aux besoins d’une population vieillissante.

    Selon diverses estimations, d’ici dix ans, le nombre de Cubains de plus de 60 ans sera supérieur à 26 %. Et les besoins de ces millions de personnes vont peser sur la santé publique, la sécurité sociale et les structures d’accueil pour personnes âgées du pays. A l’heure actuelle, l’île ne compte que 126 établissements de ce type, pour une capacité totale de moins de 10 000 lits, autant dire un chiffre ridicule comparé à une demande en augmentation. Le nombre de gériatres, lui, est inférieur à 150.

    Les problèmes de logement obligent de plus en plus de familles à confier les grands-parents aux bons soins d’institutions de l’Etat ou religieuses. Si on ajoute à cela les difficultés économiques et le faible montant des retraites, s’occuper d’une personne âgée s’avère de plus en plus difficile pour les proches.

    Des foyers privés pour les personnes agées

    « Lorsque mon père, qui a plus de 90 ans, est tombé malade, je me suis dit que je pouvais m’occuper d’autres petits vieux », raconte Cary. Elle a donc ouvert un foyer, devenu prospère, où elle propose à ses clients une prise en charge pour « le petit-déjeuner, le déjeuner, le dîner et aussi le goûter ».

    L’asile de Cary se fait connaître sur Internet. Le tarif de l’hébergement s’élève au minimum à 70 CUC [52 euros] par mois et « les personnes âgées trouvent ici des services de coiffure, de barbier et de pédicure », assure la propriétaire du lieu. « Ils peuvent même être hébergés du lundi au vendredi ». Aucun panneau de bienvenue n’est visible depuis l’extérieur et si quelqu’un demande des renseignements par téléphone, on lui répond avec précaution. Les clients potentiels doivent être recommandés ou être amis d’amis.

    La liste des professions indépendantes [auxquelles peuvent prétendre les Cubains] inclut celle de « la prise en charge de malades, de personnes âgées ou handicapés », mais l’autorisation concerne uniquement les soins. Pour que son établissement soit reconnu, Cary devrait obtenir d’autres permis, dont celui de vente d’aliments pour que les personnes âgées puissent manger chez elle et celui de louer des chambres pour qu’elles puissent passer la nuit sous son toit. Mais ce qu’elle gagne ne lui permettrait pas de payer ces trois autorisations. Elle a déjà eu des problèmes avec la police et doit maintenant dire à ses voisins qu’elle s’occupe « de frères et de cousins » de son père.

    Trop peu d’établissements publics

    Malgré les tarifs élevés, ces initiatives sont très recherchées à cause du manque de lits dans les asiles de l’Etat et de la vétusté de leurs installations.

    Les maisons de retraite publiques ont touché le fond pendant la crise économique des années 1990. La situation est devenue si critique que le gouvernement s’est vu dans l’obligation de déléguer une partie des soins et des services d’hygiène à l’église catholique. De ce fait, beaucoup d’asiles pour personnes âgées sont gérés presque entièrement par des congrégations religieuses. Cette collaboration a permis d’éviter un effondrement total, mais peu de nouveaux établissements ont été construits par l’Etat.

    C’est ainsi que les travailleurs indépendants ont commencé à se positionner dans ce secteur : les logements privés sont aménagés pour pouvoir y mettre un lit médicalisé, les portes élargies pour que les fauteuils roulants passent sans difficulté et des rampes d’appui installées dans les salles de bains pour que les personnes âgées puissent les utiliser. Le tout dans la plus grande discrétion pour que, vu de l’extérieur, rien ne trahisse la transformation de la maison en foyer privé.

    « La plupart des personnes dont nous nous occupons viennent de loin », explique Angélica, une infirmière à la retraite qui a ouvert sa structure d’accueil. La majorité d’entre elles ont des enfants qui ont émigré et paient les soins de leurs parents. « Ils ont parfois des exigences de monde développé, comme de placer un lit électrique ou une caméra dans la chambre afin de suivre ce que font les petits vieux à toute heure du jour ou de la nuit », s’offusque Angélica.

  • 01-09-2014 Liberté 55 : jamais dans cent ans

    Judith Lussier - Les Affaires Plus

    Prendre sa retraite à 55 ans? C'est tellement 1980 ! De plus en plus de travailleurs comptent rester actifs professionnellement aussi longtemps que leur santé le leur permettra.

    Après s'être épanouie pendant 35 ans dans le domaine de la mode, Francine Brûlé hésitait entre tout lâcher pour faire le tour du monde et investir dans la restauration. Ceux qui fréquentent l'une des deux succursales des Enfants terribles, à l'Île-des-Soeurs ou sur la rue Bernard, à Outremont, deux restaurants qui roulent fond de train depuis leur ouverture, savent à que la femme d'affaires a plutôt choisi de repousser sa retraite aux calendes grecques. Bien qu'elle commence à peine à reprendre son souffle après s'être lancée dans l'aventure en 2008, la femme qui fêtera ses 60 ans en septembre ne regrette rien. «Je ne pense plus à la retraite. J'en rêvais seulement parce que je n'aimais plus ce que je faisais», résume celle qui a retrouvé le feu sacré entre deux chaudrons. Lancer sa petite entreprise, se convertir à un métier manuel, tenter un retour à la terre, se recycler dans le coaching et le mentorat, ils sont plusieurs à envisager une nouvelle carrière plutôt que d'arrêter de travailler à 65 ans. Le concept de Liberté 55? De plus en plus de baby-boomers n'y adhèrent pas, tandis que les travailleurs de la génération X, qui ont aujourd'hui entre 35 et 50 ans, ne planifient plus leur retraite mais leur prochaine carrière. Question d'argent? Selon Statistique Canada, seulement le tiers de ceux qui comptent rester actifs le veulent pour des raisons financières. Yves Carrières, professeur agrégé au Département de Démographie de l'Université de Montréal, n'est guère étonné par le phénomène. Bien sûr, celui-ci correspond à une plus grande longévité, mais ce n'est pas tout. «Ce qui se passe en ce moment chez ceux qui ont dans les 60 ans est le miroir de ce qu'on voyait il y a 35 à 40 ans. C'est le résultat du fait d'avoir étudié plus longtemps et d'avoir eu des enfants plus tard. Entre 1975 et 1995, les gens prenaient leur retraite plus tôt, explique le démographe. A partir du milieu des années 1990, on constate un changement très marqué: on prend sa retraite plus tard, et cette tendance s'est depuis accentuée.» Les adultes se préparent donc à travailler plus longtemps en planifiant une seconde carrière plus amusante, conçue à leur mesure. «On a travaillé toute sa vie pour combler des besoins ou pour faire vivre des personnes à charge, une fois à la retraite, on a le temps de se réaliser, on n'est plus obligé de garder un emploi qu'on n'aime pas», estime Marie-Paule Dessaint, docteure en sciences de l'éducation, coach de vie certifiée, auteure et conférencière.

    Changer d'air

    Chargée de cours à l'université depuis sept ans, après une carrière en enseignement au primaire, Chantal Bordeleau, 56 ans, pourrait continuer à donner des cours jusqu'à 80 ans. Mais elle avait envie de changer d'air. Une terre de 40 arpents acquise avec son conjoint allait lui en offrir l'occasion. Quand elle a mis la main sur son lopin de terre il y a quatre ans, elle ne s'est pas fait croire qu'elle allait devenir fermière du jour au lendemain. Son objectif: prendre moins de charges de cours d'ici trois ans, et cesser d'enseigner d'ici six ans. Son conjoint et elle ont prévu un plan d'affaires de manière à ce que la ferme soit rentable d'ici là. «Je pourrais prendre ma retraite sans les revenus de la ferme, j'en aurais les moyens, précise-t- elle, mais la ferme me permet de prendre une retraite progressive de l’enseignement plus tôt, sans toucher à mon fonds de pension.» Si son plan réussit, Chantal Bordeleau sera fermière à temps plein à l'âge où la plupart des fermiers tentent plutôt de se départir de leur terre. «À 60 ans, le fermier qui a fait ça toute sa vie est fatigué. Mais pour nous, c'est un choix qui correspond à nos valeurs », explique celle qui voulait devenir sa propre patronne tout en travaillant à l'extérieur. Pendant qu'elle prodigue des soins à ses brebis, elle vise l’autonomie alimentaire. Sans pesticides!

    Une pause avant de reprendre le collier

    Monick Piché, elle, a «mesuré le prix de la liberté » après avoir perdu deux frères et deux soeurs en l'espace de douze ans. «Les gens disent: "il me reste sept ans avant d'avoir 70% de mon salaire". Moi, même si j'ai 20 000 dollars de moins par année, mais que je peux prendre mon café le matin à mon rythme, je trouve que ça en vaut le coup », estime-t-elle. Après une carrière dans l'enseignement, elle a quitté un poste de direction d'un centre de formation à 54 ans. Mais elle ne veut pas prendre une retraite définitive pour autant. «Les gens trouvent que c'est jeune pour prendre sa retraite. En effet, je me sens comme quand j'avais 20 ans et que j'avais la vie devant moi. Si je trouve quelque chose que j'aime, je vais pouvoir le faire pendant 30 ans!» calcule-t-elle. Pour découvrir ce qu'elle aime, Monick s'est inscrite à plusieurs formations, dont une en synergologie, la discipline qui a pour objet de décoder le langage corporel. Elle a suivi des cours en communication organisationnelle pour travailler dans le domaine culturel, dont elle a toujours été proche. Désirant renouer avec sa créativité, elle a aussi fréquenté l'École nationale de l'humour, où elle a appris les bases de l'écriture des sitcoms. « L'idée n'est pas de jeter mon argent par les fenêtres avec toutes ces formations, assure-t-elle, mais je voulais me donner du temps pour explorer.» Il aurait été plus risqué pour elle de se lancer à corps perdu dans un projet où l'intérêt et le plaisir se seraient vite étiolés. De ce point de vue, l'exploration a ses avantages. «De nombreuses personnes se cassent le nez en se lançant dans n'importe quel projet - souvent parce qu'elles ont peur du vide - sans prendre le temps de faire un bilan », dit la coach Marie-Paule Dessaint. Le truc : prendre son temps et opter pour des activités de transition, des activités qu'on peut abandonner si, au bout du compte, elles ne nous allument pas. Monick s'est finalement concentrée sur la synergologie. Bientôt, une fois sa formation terminée, elle jumèlera ses nouvelles compétences et l'expertise qu'elle a acquise au fil des ans. «J'ai été dans le milieu de l'éducation pendant près de 30 ans et j'aimerais développer une formation qui aiderait les enseignants à mieux comprendre le langage non verbal de l'élève», explique-t-elle.

    Le travail, c'est la santé

    Les heures passées par l'ancienne enseignante sur les bancs de l'École de l'humour ou à tâter de la communication organisationnelle sont d'autant moins perdues qu'elles lui permettent de rester alerte et en bonne santé. Bien des recherches montrent que l'oisiveté à un certain âge nuit à la santé du corps et du cerveau. Selon une étude de l'OCDE, ceux qui cessent complètement de travailler ont plus de risques de perdre de la mobilité, de tomber malades ou de décliner sur le plan intellectuel, après seulement six ans. Après s'être rendu compte qu'il avait pris une retraite prématurée à 55 ans, il y a une dizaine d'années, Me Donato Di Tullio n'a pas attendu que cela survienne. Cet avocat a touché à tout, tant au droit civil qu'au droit criminel, avant de finir sa carrière dans le commercial et l'immobilier. «La Cour, les clients, les dossiers... je n'en étais plus capable. Ce que je ne savais pas, c'est que j'avais encore besoin de contribuer. Aujourd'hui, je transmets mon savoir au Collège de l'Immobilier. Ça a changé ma vie », explique celui qui a trouvé un second souffle lorsqu'il est retourné au travail. «Aujourd'hui, à 65 ans, je dis à la blague que je veux travailler jusqu'à 80 ans, et vous savez que les blagues peuvent parfois se réaliser. Pour moi, ce n'est pas du travail, c'est du plaisir!» Âgé de seulement 47 ans, Jean Gagnon commence déjà à penser à ses vieux jours, même s'il est totalement heureux dans son poste de vice-président de l'approvisionnement stratégique chez Atrium Innovations, une entreprise québécoise qui fabrique et commercialise des médicaments naturels. Comme bon nombre de travailleurs, son avenir n'est pas assuré par un fonds blindé et il sait qu'il devra continuer à travailler après 55 ans. Pour combler cette lacune, il devra mettre plus d'argent de côté. Cependant, ce qui le préoccupe davantage, c'est de trouver la bonne façon de le faire: «Certains rêvent d'acheter un vignoble ou de devenir ébéniste, mais si on n'est pas un entrepreneur-né, c'est difficile. Je préfère bâtir sur l'expertise que j'ai acquise et avoir le luxe de choisir des mandats qui m'apporteront une satisfaction », dit-il. Il prend exemple sur un partenaire d'affaires plus âgé de quelques années qui le fait rêver lorsqu'il lui raconte ses multiples voyages d'affaires à titre de consultant. Une seconde carrière ou le lancement d'une entreprise sur le tard peut être très stimulant. Par contre, cela peut aussi recéler des pièges. Se lancer en affaires peut rapidement devenir un boulet pour une personne de 60 ans. Sans compter que pareille entreprise peut nuire davantage à une situation financière que l'améliorer. Il faut aussi rester réaliste. «Un de mes clients rêvait de devenir consultant tout en passant six mois par année en Floride. Comment voulez-vous bâtir une clientèle si vous êtes absent la moitié du temps !» dit la coach Marie-Paule Dessaint. L'idéal, selon elle, est de commencer à réfléchir à son projet vers 40-45 ans. «Les gens comprennent qu'ils n'aiment pas leur travail, mais ils ne peuvent pas en changer parce qu'ils ont des personnes à charge », dit-elle. «À la retraite, ils feront souvent les mêmes constats, sauf qu'ils auront plus de latitude pour expérimenter autre chose.»

  • 27-08-2014 Retraites: négocier avant d’imposer - Les Québécois sont prêts à donner une chance à la négociation

    Marco Fortier - Le Devoir

    Les Québécois préfèrent une solution négociée dans le bras de fer qui oppose le gouvernement et les employés municipaux sur le partage des coûts des régimes de retraite.

    Les électeurs refusent de donner carte blanche au gouvernement Couillard, révèle un sondage Léger Marketing réalisé pour Le Devoir. Près de la moitié des Québécois (46 %) affirment que le gouvernement doit laisser chacune des Villes négocier, tandis que 43 % sont d’avis que Québec doit « fixer lui-même les paramètres de la négociation ».

    Ce sondage, mené entre le 21 et le 25 août 2014, confirme que la lune de miel entre les électeurs et le gouvernement Couillard se poursuit malgré les controverses des dernières semaines. Cette enquête, menée via Internet auprès de 1038 électeurs, n’est pas probabiliste.

    Intentions de vote

    Les intentions de vote restent presque inchangées depuis le scrutin du 7 avril. Le Parti libéral du Québec (PLQ) garde l’appui de 41 % des électeurs, la Coalition avenir Québec (CAQ), de François Legault, suit loin derrière avec 23 %, le Parti québécois (PQ) récolte 22 % et Québec solidaire ferme la marche avec 10 %. Le PLQ domine aussi chez les francophones avec 31 % des intentions de vote, suivi par la CAQ (28 %) et le PQ (27 %).

    « C’est un sondage d’été politique. Les gens n’ont pas le nez collé sur l’actualité, les événements n’ont pas eu d’impact sur la population », estime Christian Bourque, vice-président exécutif et associé chez Léger Marketing.

    « Les Québécois attendent en septembre avant de se faire une idée » sur la performance du gouvernement Couillard, ajoute-t-il.

    Les avis partagés des Québécois au sujet des négociations sur les régimes de retraite offrent une porte de sortie au gouvernement, croit Christian Bourque. « Il y a une porte ouverte pour le gouvernement dans ce résultat-là. Ça permet au gouvernement d’être ferme sur l’objectif et flexible sur les moyens. Les Québécois n’aiment pas la chicane et préfèrent généralement une entente négociée. Ils avaient une opinion comparable lors du conflit étudiant de 2012. »

    Un été chaud

    Le gouvernement de Philippe Couillard sort indemne d’un été où deux de ses ministres se sont fait remarquer pour de mauvaises raisons. La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a été critiquée pour sa réaction à l’évasion en hélicoptère de trois dangereux détenus, en juin. Et Yves Bolduc a été crucifié sur la place publique pour ses propos tenus au Devoir sur le manque de livres dans les bibliothèques scolaires, cette semaine.

    Une autre controverse impliquant le ministre Bolduc suscite la désapprobation des Québécois : 68 % des électeurs croient qu’un élu ne devrait pas avoir un autre emploi, en plus de son travail de député, comme Yves Bolduc l’a fait durant les 18 mois où il siégeait dans l’opposition. Il travaillait le jour comme député et le soir comme médecin, ce qui lui avait permis d’encaisser une prime de 215 000 $ (il s’est engagé à rembourser 27 000 $ et à donner 28 000 $ à un organisme de charité).

    « Pour les Québécois, un élu qui occupe deux emplois à la fois, il n’en est pas question, c’est très clair », dit M. Bourque. Dans la même veine, les électeurs digèrent mal la possibilité que les députés obtiennent des hausses de salaire au moment où ils demandent à l’ensemble des citoyens de se serrer la ceinture : 47 % des répondants affirment que les élus provinciaux sont trop payés et 37 % qu’ils sont correctement payés ; à peine 9 % trouvent que les députés ne sont pas assez payés.

    Les électeurs se montrent aussi sceptiques devant la Commission de révision des programmes gouvernementaux, chargée de revoir la mission de l’État pour faire des économies de 3,2 milliards de dollars. La moitié (50 %) des répondants disent croire que la Commission échouera à la tâche, 20 % affirment plutôt qu’elle réussira et le tiers ne sait trop que penser. « Les gens se disent qu’on a déjà entendu ça et que les gouvernements n’arriveront jamais à couper. Le gouvernement arrive à les taxer, mais pas à couper dans les dépenses », dit Christian Bourque.

    Signe que la lune de miel se poursuit entre les électeurs et le PLQ : 31 % des électeurs considèrent Philippe Couillard comme le meilleur premier ministre, comparé à 20 % pour François Legault, 12 % pour Françoise David et 8 % pour Stéphane Bédard, chef par intérim du Parti québécois ; 45 % des Québécois sont satisfaits du gouvernement Couillard et 44 % en sont insatisfaits.

  • 26-08-2014 Enquête publique sur l'incendie de L'Isle-Verte

    Gabrielle Duchaine, Philippe Teisceira-Lessard - La Presse

    (Québec) Trop de questions demeurent pour que la sérénité puisse reprendre ses droits à L'Isle-Verte: un coroner-étoile tentera de faire la lumière sur la tragédie de l'hiver dernier dans le cadre d'une enquête publique, a annoncé hier la ministre de la Sécurité publique.

    C'est le coroner Cyrille Delâge qui a été choisi pour mener l'enquête. Il est reconnu comme une «sommité» dans le domaine des enquêtes touchant un incendie, selon Geneviève Guilbault, porte-parole du Bureau du coroner. Lise Thériault a renchéri: «Je pense que personne ne va contester les conclusions auxquelles il pourrait venir avec son enquête.» M. Delâge est présentement Commissaire aux incendies de la Ville de Québec.

    Lise Thériault a dit vouloir offrir des réponses aux familles des 32 aînés tués dans l'incendie de la Résidence du Havre, notamment quant au délai d'intervention des pompiers locaux et au respect des normes par le bâtiment dévasté.

    «Je suis convaincue de l'importance de tenir une enquête publique», a fait valoir la ministre. L'enquête permettra à la communauté «d'obtenir des éclaircissements» et au gouvernement de mieux guider ses actions «afin de réduire au minimum les risques d'incendie et de mieux planifier les interventions d'urgence».

    Malgré une confusion dans l'annonce de la ministre Thériault, Geneviève Guilbault a confirmé que l'enquête publique comprendrait des séances ouvertes au public au cours desquelles des témoins seront interrogés. «Les audiences sont publiques, mais il peut y avoir des ordonnances de non-publication, comme un juge pourrait le faire», a-t-elle indiqué.

    Réactions positives

    Mi-août, les propriétaires de la résidence et leurs avocats avaient exigé une enquête publique sur les évènements en raison de «faits troublants» dont ils avaient été informés. De façon plus générale, Roch Bernier et sa conjointe souhaitaient que leurs concitoyens puissent avoir réponse à toutes leurs questions concernant le drame qui a dévasté la petite communauté du Bas-Saint-Laurent.

    La mairesse de L'Isle-Verte, Ursule Thériault, «accueille avec satisfaction» le processus. «C'est une bonne chose parce qu'on veut des réponses», a-t-elle ajouté. «C'est sûr qu'on aurait aimé que ce soit plus tôt, mais on accepte bien que ce soit déclenché à cette date-ci.

    Même son de cloche chez son chef-pompier. «C'est bien correct qu'il y ait une enquête publique. Ça va permettre d'éclaircir bien des choses», a expliqué Yvan Charron, dont le service se retrouvera assurément au centre de l'enquête du coroner Delâge.

    Cyrille Delâge en trois enquêtes

    1989 - Alliance Québec

    Le 30 décembre 1988, les locaux d'Alliance Québec sont incendiés à Montréal. Cyrille Delâge confirmera l'acte criminel sans trouver le coupable.

    1996 - Villa Sainte-Geneviève

    Un violent incendie fait sept victimes âgées dans une résidence de l'ouest de Montréal en août 1996. M. Delâge conclut que des gicleurs auraient permis de sauver la vie de certains résidants.

    2005 - Pointe-du-Lac

    Le 14 janvier, deux explosions survenues en pleine nuit ont fait un mort et sept blessés au coeur de Pointe-du-Lac, un secteur de Trois-Rivières. Cyrille Delâge émet des recommandations à l'endroit de la municipalité, Hydro-Québec, Gaz Métro et la Régie du bâtiment.

  • 24-08-2014 Une affaire de conscience

    Joseph Facal -  Le Journal de Montréal

    La semaine dernière, 90 % des médecins présents à l’assemblée annuelle de l’Association médicale canadienne ont voté en faveur d’une résolution soutenant le droit des médecins, en face d’un patient désireux de mourir, d’agir selon ce que dicte leur conscience.

    Il n'est pas question ici d'euthanasie, toujours interdite au Canada. Plusieurs médecins ont aussi vigoureusement plaidé pour de meilleurs soins palliatifs. Mais l'esprit de la résolutionn'échappera à personne: à l'image de la majorité de la population, la profession médicale s'éloigne progressivement de l'acharnement thérapeutique, c'est-à-dire du prolongement de la vie par tous les moyens dont on dispose.

    CONTRE

    Cela ne signifie pas qu'il faille balayer du revers de la main les arguments de ceux qui s'opposent à cette évolution. Essentiellement, il y en a trois. Le premier a un fondement religieux: parce que la vie est d'origine divine, elle est sacrée, et il ne revient donc pas à un humain de statuer sur sa durée, surtout s'il ne s'agit pas de sa vie.

    Le second est que des personnes vulnérables pourraient subir des pressions excessives de leurs proches. Le troisième est de dire qu'on s'engage sur une pente dangereuse: plus on relâchera les obstacles légaux, plus on glissera de la cessation des soins au suicide assisté pur et simple, y

    compris pour des motifs discutables. J'ai le plus grand respect pour ces arguments, défendus par des gens proches de moi et que j'admire. Mais j'ai beau les retourner dans tous les sens, il me semble que les arguments en faveur de l'évolution en cours sont plus convaincants.

    POUR

    Premièrement, nos sociétés sont maintenant pluralistes sur le plan religieux. En Occident, il n'y a plus une religion unique pour statuer sur les questions morales. Nombre de personnes sont agnostiques, voire athées. Comment justifier alors que des préceptes religieux particuliers dictent tous les comportements ou, si l'on préfère, qu'ils soient aussi imposés à ceux qui ne partagent pas ces vues? Qu'en est-il de la liberté individuelle, notamment de la liberté de conscience?

    Deuxièmement, ceux qui ne croient pas à cette évolution restent libres de ne pas s'y joindre. Personne ne les forcera à mettre fin à leur vie ou à celle d'un proche dont ils auraient la responsabilité.

    Troisièmement, ce qu'un proche ou même un médecin pourrait voir comme faire le mal pourra être considéré par le patient comme un soulagement, voire une délivrance qu'on lui prodigue. Le

    Bien et le Mal sont souvent affaire de point de vue. L'objection la plus sérieuse, de mon point de vue, est celle des pressions de l'entourage.

    Mais il me semble qu'il est possible de concevoir des mécanismes d'encadrement appropriés:

    suivi psychologique, opinions médicales diversifiées sur le libre arbitre de la personne, etc. Dans toutes les sociétés occidentales, à des vitesses différentes, que cela plaise ou pas, le vent souffle dans cette direction. C'est la bonne.

  • 22-08-2014 Le multitâche peut ralentir le vieillissement du cerveau

    Isabelle Maher - Journal de Montréal

    Effectuer deux tâches en alternant leur priorité diminue le vieillissement d’une partie du cerveau, conclut une équipe de chercheurs de l’Université de Montréal. Une découverte qui devrait intéresser les fabricants de logiciels d’entraînement cérébral.

    Peut-on entraîner son cerveau et prévenir son vieillissement comme on entraîne son corps en allant au gym?

    C’est la question à cent dollars que l’on pose souvent à Sylvie Belleville, directrice de la recherche à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

    Sa réponse: oui, on peut entraîner son cerveau et, non, pas n’importe comment.

    «C’est ce qui explique que certains logiciels d’entraînement cérébral sont complètement inefficaces», confie-t-elle.

    Comment alors entraîner correctement le cerveau et ultimement ralentir son vieillissement? Avec une équipe de chercheurs, la professeure de neuropsychologie de l’Université de Montréal a réussi deux choses: un, déterminer quelle zone du cerveau est responsable de la fonction multitâche et, deux, comment l’entraîner pour la maintenir ou l’améliorer.

    Pendant plus de deux ans, l’équipe a fait subir trois types d’entraînement à 48 personnes dont la moyenne d’âge est de 68 ans.

    Le premier groupe devait concentrer toute son attention sur une seule tâche, tandis que le second devait effectuer deux tâches en même temps. Dans les deux cas, l’entraînement n’a pratiquement rien changé au développement du cerveau.

    Les résultats les plus impressionnants sont venus du troisième groupe à qui on a demandé d’effectuer deux tâches, l’une visuelle, l’autre verbale, en priorisant leur attention sur l’une et l’autre en alternance.

    «Les gens apprenaient ainsi à contrôler leur attention qui devient plus flexible et efficace. Ce qui augmente les capacités du cortex préfrontal, une zone du cerveau dont les capacités diminuent avec l’âge», explique Sylvie Belleville.

    Multitâche, multi stress

    Mais attention aux excès, souligne la chercheuse. Multiplier frénétiquement les tâches en pensant booster son cerveau peut avoir l’effet contraire.

    «Il y a un coût au multitâche. Cumuler deux ou trois tâches plus ou moins faciles peut faire en sorte que l’on accomplit moins bien une ou plusieurs tâches. Dépasser la capacité globale du cerveau et passer d’un bon stress à un mauvais entraîne des effets négatifs», conclut-elle.

    Et le cerveau des enfants ?

    La récente découverte l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal au sujet des bienfaits du multitâche sur le cerveau intéresse d’autres scientifiques.

    «Un chercheur de Boston qui travaille sur les enfants en déficit d’attention voulait savoir si nos travaux pouvaient s’appliquer aux enfants et ma réponse est oui, ça fonctionne», lance Sylvie Belleville, directrice de la recherche, qui croit que le résultat de ses recherches devrait inspirer les concepteurs de jeux vidéo et autres Ubisoft de ce monde.

    Multiples écrans

    D’ailleurs, les parents inquiets de voir leurs enfants multiplier les écrans, regarder la télévision tout en textant sur Facebook devraient respirer un peu, croit la chercheuse.

    «Leur cerveau est totalement différent du nôtre. Leur besoin de stimulation est très élevé», note-t-elle.

    Bien que bénéfique, le multitâche devrait cependant être réservé à des fins ludiques, précise-t-elle.

    «Lorsqu’ils étudient, toute l’attention des jeunes est nécessaire. Il faut leur apprendre à fermer les autres sources de stimulation lorsqu’ils font leurs devoirs», nuance Sylvie Belleville.

    Comme l’exercice physique

    La chercheuse compare le résultat de ses recherches aux connaissances acquises dans le domaine de la santé du cœur.

    «On sait que l’on peut améliorer son état cardiorespiratoire par l’entraînement physique, mais, pour le cerveau, c’était encore un peu mystérieux», explique-t-elle.

    Les recherches de l’équipe de l’Institut de gériatrie démontrent qu’il y a aussi un lien entre le type d’entraînement cognitif et l’effet obtenu.

    «Nous sommes très fiers, ce fut un travail de longue haleine, j’espère que ces données vont être bien utilisées», conclut-elle.

  • 22-08-2014 Controverse sur l'hypertension

    Mathieu Perreault - La Presse

    Au début de l'année, 300 000 Québécois hypertendus se sont soudainement retrouvés en pleine forme. Les nouvelles recommandations du Joint National Committee (JNC), formé d'une cinquantaine d'associations américaines, considèrent qu'une personne de plus de 60 ans peut sans danger avoir une pression de 150/90, contre 140/90 auparavant.

    Les recommandations ont aussi été relevées, de 130/80 à 140/90, pour les diabétiques et ceux qui ont une maladie rénale chronique.

    « Ce sont des recommandations américaines, mais elles ont une influence au Canada », explique Allan Sniderman, de l'Université McGill, qui est l'un des coauteurs d'une étude du journal de l'Association médicale américaine évaluant l'impact de ces changements. « Elles vont certainement changer ma pratique. » Selon les calculs de cette étude, 13,5 millions d'Américains qui faisaient de l'hypertension selon les anciennes normes JNC ont maintenant une pression acceptable. De ce nombre, un peu moins de la moitié, 5,8 millions, faisaient de l'hypertension, mais l'ignoraient ou n'étaient pas traités.

    DES RECOMMANDATIONS CONTROVERSÉES

    Mais les nouvelles lignes directrices ont fait des vagues. Un rapport dissident de membres du JNC opposés aux changements a été publié dans la revue Annals of Internal Medicine. Martin Juneau, cardiologue à l'Institut de cardiologie de Montréal, est « plutôt d'accord avec la minorité ». « Comme clinicien, je pense qu'on devrait rester avec les recommandations actuelles. La seule chose que je retiens, c'est qu'il faut penser à chaque patient individuellement. Par exemple, pour les personnes âgées, parfois, il ne faut pas nécessairement viser 140/90, parce que les effets des antihypertenseurs sur le risque de chutes, par exemple, peuvent être importants. »

    D'autres lignes directrices sur l'hypertension n'ont pas fait ce changement, suscité par des études récentes montrant que l'hypertension légère n'est pas très dommageable à l'âge d'or : le Programme éducatif canadien sur l'hypertension (PECH), NICE (Royaume-Uni), l'Association américaine du cœur et les sociétés européenne, américaine et internationale d'hypertension. Par contre, les sociétés européenne et internationale d'hypertension ont relevé la limite à 150/90, mais seulement pour les personnes de plus de 80 ans.

    Ernesto Schiffrin, un cardiologue de l'Université McGill qui préside la Société internationale d'hypertension ainsi que le C.A. d'Hypertension Canada, responsable du PECH, est tout aussi réticent à augmenter les seuils de manière générale pour toutes les personnes âgées de plus de 60 ans. « J'étais dans une réunion sur les nouvelles recommandations du JNC en avril, et la plupart des médecins américains avaient peur de perdre tous les progrès qu'on a faits sur la mortalité cardiovasculaire. Ceci dit, pour les diabétiques en particulier, je suis d'accord. »

    SEL OU ANTIHYPERTENSEURS ?

    La baisse de la mortalité due à l'hypertension est-elle liée aux médicaments ou à l'alimentation, plus particulièrement à la diminution de la consommation de sel ? Une récente étude britannique, publiée dans le British Medical Journal, affirme qu'un meilleur suivi médical de l'hypertension — donc la prescription d'antihypertenseurs — n'explique au mieux que 25 % de la chute de la mortalité cardiovasculaire, et que la baisse de 15 % de la consommation de sel depuis une décennie en est la principale raison. Mais en 2009, une étude parue dans la Revue Hypertension concluait plutôt que les antihypertenseurs étaient les principaux responsables de ce changement. « Les antihypertenseurs diminuent le risque chez ceux qui ont de l'hypertension, mais la diminution de la consommation de sel touche beaucoup plus de personnes », explique Martin Juneau, de l'Institut de cardiologie. « Alors, il est normal que l'effet de la diète soit plus grand. »

    DIASTOLIQUE ET SYSTOLIQUE

    Les chiffres 140/90 correspondent respectivement à la pression sanguine enregistrée quand le muscle cardiaque se contracte (systolique) et se relâche (diastolique). Une pression normale est de 130/85.

  • 22-08-2014 S'entraîner parce qu'il le faut bien

    Isabelle Audet - La Presse

    Généralement, plus l'on vieillit, plus l'on dispose de temps pour bouger. Or, d'après une étude menée par James Gavin, professeur au département des sciences appliquées de l'Université Concordia, il semble qu'avec les années, le plaisir de s'entraîner décroisse. Le chercheur a interrogé 1885 personnes membres d'un gym à Montréal, et il a cherché à savoir pourquoi elles bougeaient : pour réduire le stress, pour bien paraître physiquement, par soif de défi ou pour socialiser ? Avec l'âge des répondants, les deux derniers critères — la dimension plaisante de l'activité physique — prennent de moins en moins d'importance.

    «Les personnes âgées de plus de 50 ans sont nombreuses à faire de l'exercice comme si elles prenaient un médicament : pour garder la santé », explique le chercheur. Il ajoute que le plaisir est une dimension importante de la persévérance, et que la question de l'activité physique doit être vue autrement. Et si tout n'était pas qu'une question de calories et d'heures passées au gym ? «Je crois que l'on doit d'abord aider les gens, peu importe leur âge d'ailleurs, à trouver un sens à ce qu'ils font. Faire du tapis roulant, c'est bien, mais faire du tapis parce que l'on prévoit une randonnée à l'étranger, ça donne un sens à l'entraînement. On a un but!»

  • 14-08-2014 Retraite : la FADOQ s'invite dans le débat

    La Presse

    La Fédération de l'âge d'or du Québec (FADOQ) ajoute sa voix à celle des opposants au projet de loi sur les régimes de retraite. La FADOQ estime que, dans sa forme actuelle, le projet de loi mènera des dizaines de milliers de personnes âgées vers le seuil du faible revenu.

    Dans une entrevue accordée à La Presse, le directeur général Danis Prud'homme déplore que l'indexation soit retirée aux retraités. Selon ses estimations, un retraité touche en moyenne 24 000 $ par année, ce qui le mènerait à long terme vers la pauvreté. «Si on leur enlève l'indexation, ces gens-là n'arriveront plus à joindre les deux bouts dans 10 ans », soutient-il. Il croit qu'environ 140 000 de ses membres subiront les conséquences du projet de loi 3.

    Le directeur général de la FADOQ dénonce aussi l'attitude cavalière du gouvernement du Québec.

    «Dans le cas des retraités, on dit: bang! Voici ce qui est en est. That 's it that's all! » Danis Prud'homme pense que ses membres n'ont pas à payer «pour la mauvaise gestion des administrations municipales passées ». Il aimerait voir un gouvernement plus ouvert à la négociation. « On met la qualité de vie de ces gens-là en péril. Et quand je dis qualité de vie, je dis adéquate, ce ne sont pas des gens qui sont riches », déplore le DG.

    La FADOQ plaidera sa cause en commission parlementaire le 25 août. Le regroupement a terminé la rédaction de son mémoire. Danis Prud'homme promet que son groupe proposera des solutions plausibles qui existent ailleurs dans le inonde. Il croit que le Québec fait face à un choix de société, et que cette décision devrait revenir «à plus que deux ou trois individus ».

  • 14-08-2014 Le Réseau FADOQ demande le retrait du projet de loi 3

    Source : Réseau FADOQ

    À quelques jours des travaux de la commission parlementaire sur la restructuration des régimes de retraite municipaux, le Réseau FADOQ demande au gouvernement le retrait du projet de loi 3, puisque son application aurait comme conséquence immédiate d’appauvrir les retraités, ce qui porterait atteinte à une qualité de vie adéquate des aînés

    De plus, le Réseau FADOQ est outré de voir le gouvernement s’immiscer dans la négociation en fixant un cadre rigide et déterminé à l’avance, bafouant ainsi le principe fondamental de la libre négociation. En outre, le gouvernement qui dit encourager la négociation a négligé d’inviter les retraités. « Les règles sont fixées pour les retraités, soit la diminution de leurs acquis, et ce, tout en les tenant à l’écart des négociations. C’est inadmissible », s’insurge Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ. En effet, la réduction des rentes de retraite ainsi que l'abolition de l'indexation automatique selon l’inflation affaibliraient leur pouvoir d’achat.

    Lire le communiqué

  • 12-08-2014 La génération sandwich se sent coincée entre les besoins des enfants et des parents

    La Presse Canadienne

    Un nouveau sondage laisse entendre que plus de la moitié des Canadiens âgés de 45 à 64 ans appartiennent à une "génération sandwich" qui se sent coincée entre les exigences des soins à prodiguer à leurs parents vieillissants et à leurs propres enfants.

    Selon ce sondage, réalisé pour le compte de BMO Nesbitt Burns, 55 pour cent des membres de cette tranche de la population prennent soin à l'heure actuelle de leurs enfants, de parents, de beaux-parents ou d'autres membres de la famille.

    Près du tiers des 800 personnes ayant pris part à l'enquête, menée par Pollara, ont dit prendre soin d'un membre de la parenté plus âgé.

    Trente-neuf pour cent ont dit craindre que le fait de devoir s'occuper des autres réduise leur capacité d'atteindre leurs principaux objectifs financiers, dont l'épargne pour la retraite.

    Les gens de la génération sandwich ont l'impression d'être coincés et ils sont forcés de revoir tout un éventail de priorités financières, du remboursement du prêt hypothécaire à l'épargne-retraite, en passant par l'épargne en vue des études des enfants, a affirmé Sylvain Brisebois, directeur régional chez BMO Nesbitt Burns.

    Le stress associé aux soins à donner aux enfants et à des parents vieillissants, à la conciliation travail-famille et à l'exécution des tâches quotidiennes peut faire en sorte de reléguer l'avenir et l'épargne-retraite au second plan, a-t-il ajouté.

    Le sondage a été réalisé en ligne par Pollara auprès d'un échantillon de 800 Canadiens âgés de 45 à 64 ans, entre les 29 et 31 juillet. L'Association de la recherche et de l'intelligence marketing (ARIM), association sans but lucratif qui représente tous les aspects de l'industrie du sondage, estime que les enquêtes en ligne ne peuvent pas présenter une marge d'erreur définitive en raison de leur méthode d'échantillonnage non aléatoire.

  • 12-08-2014 Un billet du médecin pour recevoir son courrier à domicile

    Olivier Bourque - Journal de Montréal

    Postes Canada veut obtenir des informations personnelles de ses clients avec des limitations physiques ou à mobilité réduite qui veulent conserver la livraison de leur courrier à domicile. Bien souvent, le client devra même donner des détails sur son handicap et obtenir un billet du médecin, a appris la chaîne Argent.

    Des sources syndicales nous ont transféré des documents officiels provenant de Postes Canada. Il s’agit de deux formulaires qui seront envoyés à des clients qui affirment être dans l’incapacité de se rendre dans les boîtes postales communautaires que la société de la Couronne veut implanter partout au Québec et au Canada.

    Dans ces documents, Postes Canada pose plusieurs questions à ses clients. On demande notamment de détailler leur handicap, de décrire comment leur maladie a une «incidence sur leur capacité de se rendre à la boîte communautaire».

    Mais la société veut aussi avoir des preuves médicales. Dans l’autre formulaire, Postes Canada affirme qu’une «certification d’un professionnel de la santé qualifié pourrait être nécessaire».

    En bref, si elle le juge opportun, Postes Canada demandera à son client de faire remplir le formulaire par son médecin ou un autre professionnel de la santé. Ce dernier devra donner des informations sur la santé du demandeur, ce qui s’apparente à billet de médecin.

    On demande aussi au professionnel de la santé de donner ses propres informations personnelles, notamment son numéro de téléphone afin que Postes Canada puisse entrer en contact avec lui.

    Le commissaire à la vie privée interpellé
    Mis au courant de ces formulaires, le Commissariat à la vie privée du Canada s’est montré préoccupé et dit vouloir contacter Postes Canada.

    «Ces formulaires semblent soulever des questions quant à la quantité et à la nature des renseignements personnels demandés. Le commissariat n'a pas été consulté par Postes Canada en ce qui concerne ces formulaires», a souligné une porte-parole.

    De son côté, le syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes (STTP) affirme que Postes Canada ajoute l’insulte à l’injure.

    «Depuis 2011, Stephen Harper et Postes canada font preuve de mépris envers les travailleurs des postes. Mais là, ce mépris est dirigé vers les personnes âgées et personnes à mobilité réduite», a déclaré Alain Duguay, président du STTP.

    Selon lui, il s’agit d’un nouvel épisode d’un mauvais téléroman dans lequel la population n’est pas prise en compte.

    «On se rappelle tous la déclaration du PDG de Postes Canada, Deepak Chopra qui disait que nos aînés allaient faire de l’exercice en allant chercher le courrier. Là, c’est encore pire : on veut faire de l’intrusion dans leur vie privée pour leur donner un service auquel il devrait tous avoir droit», affirme M. Duguay.

    La FADOQ, le NPD dénonce
    La Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) qui dénonce la fin du courrier à domicile torpille aussi la manœuvre de Postes Canada.

    «Tout est fait à la va-comme-je-te-pousse, sans aucune analyse. C’est abominable ! Là, on entre dans des informations personnelles. On prend en considération que les gens sont des menteurs. Et il ne faut pas l’oublier, il y a des frais associés à cela. Les gens devront payer, ça n’a pas de bon sens», a souligné Danis Prud'homme, directeur général du réseau FADOQ.

    Selon lui, Postes Canada n’a pas réfléchi en mettant en place cette restructuration qui fait mal au Québec. «Peut-être ailleurs, c’est 30 % des gens qui sont touchés, mais ici c’est bien souvent 60-70 % de la population qui recevait son courrier à domicile. C’est au Québec que ça fait mal davantage», constate-t-il.

    Féroce critique depuis le début du projet, le Nouveau Parti démocratique (NPD) ne mâche pas ses mots pour dénoncer ces méthodes.

    «Ils s’appellent Postes Canada et non Santé Canada. Le dossier de santé des gens, ce n’est pas de leur affaire. Ils veulent fouiner dans le dossier des gens, ce n’est pas acceptable. On se rend compte que ce projet, ça a un impact dans la vie des gens. C’est rendu qu’on considère les gens comme des fraudeurs potentiels. C’est quand même incroyable !», s’est emporté le député de Rosemont-La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice.

    Contacté à ce sujet, Postes Canada a défendu ses manières de faire.

    «Les renseignements recueillis aideront notre équipe attitrée à mieux comprendre la situation personnelle de ces clients et à entreprendre avec eux un dialogue au sujet du type d’assistance qui serait le plus approprié pour chacun d’eux», a répondu par courriel, la porte-parole Anick Losier.

  • 11-08-2014 Le cerveau senior serait-il plus matinal ?

    RelaxNews

    Lors d'une analyse des rythmes cérébraux d'un petit groupe de sujets, des chercheurs canadiens ont observé que le fonctionnement optimal était atteint au matin pour les sujets du troisième âge.

    Les résultats suggèrent fortement que les adultes vieillissants devraient accomplir leurs tâches les plus ardus au matin.

    «Le moment de la journée a réellement de l'importance dans les analyses sur les adultes plus mûrs», indique le chercheur principal de l'étude, John Anderson, doctorant au département de psychologie de l'Université de Toronto.

    «Cette tranche d'âge est plus concentrée et plus capable d'ignorer les distractions au matin plutôt que dans l'après-midi», a ajouté le chercheur, qui est également affilié au Rotman Research Institute at Baycrest Health Sciences.

    L'étude portait sur 16 adultes plus jeunes (19 à 30 ans) et 16 plus âgés (60 à 82).

    Entre 13h et 17h, les chercheurs ont mené des tests de mémoire successifs, lesquels demandaient aux participants de se rappeler de combinaisons d'images et de mots après les avoir observées sur un écran d'ordinateur.

    Les tests employaient certaines techniques afin de distraire les participants, lesquels étaient soumis en continu à une analyse IRM fonctionnelle (IRMf) pendant l'exercice. Ces analyses ont permis aux chercheurs d'identifier quelles parties du cerveau se sont activées à un moment donné du test.

    Les résultats ont montré que, comparés aux plus jeunes, les adultes du groupe âgé avaient 10 pour cent de plus de chance de succomber aux distractions.

    Ensuite, 18 participants dans la même tranche d'âge mûr (60 à 82 ans) ont été testés entre 8h30 et 10h30 avec des résultats considérablement supérieurs, lesquels placent ces seniors à égalité avec le groupe de jeunes testés dans l'après-midi.

    Selon les scans IRMf, chez les adultes âgés testés au matin, les mêmes lobes cérébraux s'activaient pour bloquer les distractions que chez les jeunes. Cela contraste avec les résultats des tests effectués à une heure plus tardive, lesquels indiquent des différences entre les deux âges.

    «Notre recherche est conforme aux rapports scientifiques précédents qui confirment qu'à un moment de la journée qui correspond aux cycles d'activité circadienne, les adultes plus âgés sont capables de résister à la distraction», conclut la co-auteur de l'étude, Dr. Lynn Hasher, une spécialiste qui fait autorité dans le domaine de l'attention et du fonctionnement inhibitoire chez les adultes jeunes et mûrs.

    L'étude a été publiée dans le journal américain Psychology and Aging.

  • 24-07-2014 Contrer le déclin démographique

    Rudy Le Cours - La Presse

    On commence à peine à mesurer le déclin de la population.

    Avec la faible création d'emplois depuis un an, le taux de chômage aurait augmenté davantage si les rangs de la population active grossissaient au même rythme qu'au début de la décennie. Or, ils sont stables au Québec, alors qu'ils ont gonflé d'à peine 0,5% depuis un an à l'échelle canadienne.

    Démographes et économistes affirment qu'il faut chercher à augmenter le taux de participation des 55 ans et plus pour combler la faible augmentation de la population.

    Sur ce plan, le Canada traîne derrière les États-Unis, et le Québec traîne au sein du Canada.

    On parle d'incitatifs, mais la situation ne sera pas facile à résorber.

    Beaucoup d'entreprises ne veulent pas embaucher des travailleurs qui ont dépassé la mi-cinquantaine. C'est dans cette cohorte que se retrouve la plus forte proportion de chômeurs longue durée (depuis plus de 26 semaines).

    Cette tendance s'est même accentuée avec la récession.

    Au Québec, on observe le même phénomène. L'an dernier, 17,6% des chômeurs de 55 ans et plus étaient sans emploi depuis au moins 6 mois. Chez les 25-54 ans, c'est plutôt 15,3%, mais en hausse depuis 3 ans.

    De toute évidence, les travailleurs licenciés non syndiqués ou ceux dont l'entreprise a fermé éprouvent des difficultés à retrouver du travail. Les employeurs privés semblent préférer les nouvelles compétences payées souvent au bas de l'échelle à l'expérience.

    Malgré tout, le taux d'emploi au sein de cette cohorte est à la hausse. Cela reflète le vieillissement de la population et peut-être aussi une volonté moins ferme de favoriser les retraites anticipées.

  • 24-07-2014 Régime de retraite des élus : deux poids, deux mesures ?

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est surpris de l’appui du gouvernement au rapport du comité qui s’est penché sur les conditions de travail des élus. Le comité recommande notamment une augmentation de salaire de l’ordre de 40 % pour compenser une éventuelle révision du régime de retraite des élus. Pour le Réseau FADOQ, le contexte de négociation dans le cadre de la restructuration des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal exige davantage de retenue, de cohérence, d’équité et de solidarité.

    Lire le communiqué

  • 23-07-2014 Saint-Lambert met fin au transport gratuit pour les aînés

    Thomas Gerbet - Radio-Canada

    Saint-Lambert n'offrira plus le transport gratuit aux aînés à compter du 31 juillet. La municipalité de la Rive-Sud s'est rendu compte que le tiers des titres de transport qu'elle achète aux plus de 65 ans ne sont pas utilisés.

    Les aînés de Saint-Lambert n'auront profité du transport gratuit que durant quatre mois. Le conseil municipal a pris cette décision après avoir constaté un taux d'utilisation décevant des titres de transport. Environ 35 % des aînés qui ont retiré une carte n'en ont pas du tout profité et certains ne l'ont utilisée qu'une ou deux fois, explique la municipalité dans une lettre aux résidents.

    « Nous sommes conscients qu'il y aura de la déception chez les utilisateurs assidus de ce service, mais nous espérons qu'ils comprendront que nous devons veiller à une gestion responsable des fonds publics » — Alain Despatie, maire de Saint-Lambert

    Le système est ainsi fait que Saint-Lambert achète les titres de transport auprès du Réseau de transport de Longueuil au coût mensuel de 26 $. En théorie, 5645 résidents de Saint-Lambert pourraient s'en procurer gratuitement. Saint-Lambert anticipait un investissement annuel de 200 000 $.

    « Nous nous questionnons sur le réel besoin pour ce programme. Nous ne pouvons pas nous permettre de payer un service si l'achalandage n'est pas au rendez-vous » — Alain Despatie, maire de Saint-Lambert

    Le transport gratuit pour les aînés est pourtant une tendance en hausse en dehors des heures de pointe, comme c'est le cas à Longueuil, Brossard et Boucherville, et en tout temps, à Laval. Saint-Bruno-de-Montarville était jusqu'à présent la seule municipalité de l'agglomération de Longueuil à ne pas offrir le service.

    Longueuil, Brossard et Boucherville offrent le service depuis le 31 juillet 2013 et ont décidé de le prolonger jusqu'au 31 décembre. Les heures gratuites pour les aînés sont de 9 h à 15 h 30 et de 18 h 30 jusqu'à la fin du service de la journée, de même que les week-ends et les jours fériés.

  • 21-07-2014 Le régime de retraite des députés doit être revu, soutient Couillard

    Jean-Marc Salvet - Le Soleil

    Le premier ministre Philippe Couillard soutient que le régime de retraite des élus de l'Assemblée nationale doit être revu.

    C'est ce qu'il affirme dans une entrevue exclusive accordée au Soleil. «Il faut être cohérent, postule-t-il. Si l'on demande des redressements aux régimes de retraite municipaux, il faut également qu'on fasse les efforts maximums pour rendre ça applicable au régime de retraite des élus du gouvernement du Québec.» Ces derniers doivent donner l'exemple, dit-il.

    Philippe Couillard est le premier chef de parti à accorder son appui explicite au rapport du comité présidé par l'ex-juge de la Cour suprême, Claire L'Heureux-Dubé.

    En présentant ses recommandations en novembre dernier, le groupe avait comparé le régime de retraite des 125 élus de l'Assemblée nationale à une «Ferrari». Il déplorait le fait que leurs cotisations ne représentent qu'environ 21 % du coût total de leur régime.

    Une «approche globale»
    La proposition d'accroître leur contribution et celle de rendre leurs rentes moins généreuses s'inscrivent dans un tout, souligne toutefois le chef du gouvernement québécois. C'est ainsi - dans une «approche globale» - qu'il faut appréhender le dossier, insiste-t-il.

    «Tout ça ne se règle pas à la pièce. Ça prend une approche globale pour l'ensemble des conditions de travail des élus. Ce qui est intéressant avec ce rapport, c'est qu'en termes de coûts nets pour les contribuables, c'est à coûts nuls.»

    Philippe Couillard détaille lui-même les grandes lignes du document : «On diminue la partie non imposée des rémunérations; on retire des possibilités de primes de séparation en cours de mandat; on modifie le régime de retraite - avec une augmentation de la rémunération de base.»

    Le comité recommandait de faire passer le salaire annuel de base des 125 députés québécois de 88 186 $ à 136 000 $. C'est la partie délicate du dossier - celle pour laquelle les partis ont manié le rapport avec des pincettes jusqu'ici.

    Philippe Couillard invite aujourd'hui le Bureau de l'Assemblée nationale, le conseil d'administration de l'institution, à se saisir du document.

    Un «déséquilibre structurel» à régler au plus vite
    La commission sur la fiscalité doit produire ses premières recommandations au début de l'automne. Certaines pourraient être mises en vigueur dès l'exercice de mise à jour économique et financière de novembre, soit plusieurs mois avant la présentation du budget 2015-2016 de l'État québécois.

    «Ce n'est pas exclu, indique le chef du gouvernement. On va voir la nature des recommandations. Si le comité nous dit : "Voici quelque chose que vous pourriez faire tout de suite", on n'attendra pas un budget.»

    «Il existe un intervalle de temps entre l'annonce d'une mesure fiscale et le rendement budgétaire qu'on anticipe, poursuit-il. Comme on veut établir l'équilibre budgétaire pour l'année 2015-2016, s'il y a des mesures qui peuvent être mises en place plus tôt, qu'elles le soient!»

    Son gouvernement mise beaucoup sur les deux commissions spéciales lancées récemment pour parvenir à l'équilibre budgétaire en 2015-2016. Celle sur la fiscalité devra générer des épargnes de

    650 millions $ pour l'État. Celle sur la révision permanente des programmes devra identifier pour 3,2 milliards $ d'économies.

    Un devoir envers la prochaine génération
    Le redressement des finances publiques du Québec constitue un «devoir fondamental envers la prochaine génération, répète M. Couillard. On ne peut plus laisser le Québec dans cet état de déséquilibre structurel.»

    Il laisse entendre que «les trois grands ministères de l'État que sont la Santé, l'Éducation et la Famille» sont déjà sous la loupe de la Commission sur la révision permanente des programmes.

    «S'il y a des structures qui doivent être changées de façon radicale, qu'elles le soient!» lance-t-il. Trop de ressources de l'État sont accaparées par l'administration et la bureaucratie, dit-il.

    L'état actuel de l'économie mondiale inquiète Philippe Couillard, bien qu'il existe «quand même quelques signes d'espoir».

    «On assiste à une lente récupération. L'économie se transforme. Les types d'emplois qui se créent ne sont plus les mêmes.»

    «Classiquement, lorsque les États-Unis reprennent, le Canada a toujours repris de façon presque automatique. Il semble que cet automatisme ne soit plus aussi direct. Je pense que ça, c'est préoccupant.»

    D'où la nécessité «de réformer les finances publiques du Québec de façon structurelle et de relancer l'économie sur de nouvelles bases avec des nouvelles façons de faire», récupère-t-il aussitôt.

    Il note que l'inauguration de la mine de diamants Stornoway «fait partie du grand travail de redressement des finances publiques».

    Une «main tendue» aux médecins
    Philippe Couillard prévient les deux fédérations médicales québécoises que leurs membres n'échapperont pas à l'effort de redressement des finances publiques.

    Devant le piétinement des négociations, il leur lance un appel pressant : «L'appel que je leur lance - et je dirais que c'est un appel de main tendue -, c'est de venir s'asseoir avec nous de façon à ce qu'on ait une entente sur l'étalement pour l'année en cours.»

    «Parce que d'une façon ou de l'autre, enchaîne-t-il, l'État du Québec s'assurera que les fédérations médicales participent aux efforts.»

    Même si le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, s'est déjà avancé sur ce terrain, le premier ministre refuse de dire si son gouvernement recourra à une loi spéciale s'il ne parvient pas à s'entendre avec elles sur l'étalement dans le temps des nouvelles augmentations salariales prévues pour les médecins.

    «Le message que j'envoie aux fédérations médicales est qu'il est dans leur intérêt d'avoir avec nous une entente satisfaisante reflétant leur participation aux efforts budgétaires que le Québec doit faire avant que la prochaine négociation ne débute vraiment.»

    En disant cela, M. Couillard suggère que ce qu'il n'obtiendrait pas sous peu grâce à l'étalement serait récupéré dans la prochaine entente que les parties devront bientôt commencer à négocier.

    Il refuse d'être plus explicite : «Cette question sera résolue d'une façon ou d'une autre. Je souhaite qu'elle le soit d'abord par une conclusion positive sur l'étalement. Ensuite, la prochaine négociation sera abordée dans un esprit plus positif.»

    D'après une entente négociée sous le gouvernement de Jean Charest, les médecins spécialistes et généralistes sont censés profiter d'un relèvement salarial global de 540 millions $ cette année seulement. Il a été de 530 millions $ l'an dernier et il est prévu qu'il soit de 358 millions $ l'an prochain.

    Les salaires des médecins ont bondi depuis cinq ans, surtout ceux des spécialistes.

  • 20-07-2014 Quelques conseils pour réaménager votre domicile

    Catherine Crépeau - Protégez-vous

    Pour continuer à profiter de votre maison, vous pourriez être obligé d’y faire des travaux. Quelques conseils pour réaménager et adapter votre domicile.

    Des gestes simples ou des travaux peuvent être nécessaires pour:

    • faciliter les déplacements grâce à une rampe d’accès;
    • diminuer les risques de chute en fixant les carpettes au sol, en installant des barres d’appui dans la baignoire, etc. ;
    • assurer un meilleur éclairage en installant des luminaires dans les zones ombragées et des veilleuses pour faciliter vos déplacements la nuit ;
    • rehausser vos équipements pour plus de confort ou de facilité d’utilisation, comme un siège de toilette surélevé ou une prise de courant à la hauteur des interrupteurs.

    Une partie des travaux pourrait être financée par le Programme d’adaptation de domicile (PAD) du gouvernement québécois qui vise à éviter les déménagements précoces dans des résidences privées ou des établissements de soins de longue durée. Vous devez avoir en main le rapport d’un ergothérapeute démontrant que vos incapacités nécessitent la modification de votre domicile et remplir le formulaire d’inscription disponible dans votre CLSC et à la Société d’habitation du Québec.

    L’aide financière maximale est de 16 000 $, mais elle peut être majorée de 10 000 $ pour les personnes à faible revenu qui ont besoin d’équipements spécialisés comme un lève-personne sur rail ou un fauteuil élévateur pour monter un escalier. En 2012-2013, 1 347 ménages québécois ont reçu en moyenne 15 400 $ chacun pour adapter leur logement.

    Si vous avez besoin, par exemple, d’orthèses, de prothèses ou d’aides à la marche (canne, marchette), vous pouvez profiter du programme d’appareils suppléants à une déficience physique. Il vous suffit de présenter votre ordonnance médicale à votre CLSC, à un laboratoire privé autorisé par le ministère ou à un établissement de réadaptation. Si vous détenez une assurance privée, vérifiez si elle rembourse une partie des coûts.

  • 20-07-2014 Maintien à domicile : votre CLSC peut vous aider

    Catherine Crépeau - Protégez-vous

    Votre CLSC est une ressource indispensable si vous souhaitez vieillir à la maison. Vous pouvez y obtenir des soins infirmiers, ainsi que de l’aide pour vous nourrir, vous déplacer ou prendre votre bain.

    Soins infirmiers
    Votre CLSC devrait vous fournir les services à domicile dont vous avez besoin, jusqu’à concurrence de ce qu’ils coûteraient dans un centre d’hébergement public. Ainsi, vous pourriez bénéficier de la visite d’une infirmière, d’une nutritionniste ou d’un ergothérapeute, selon ce que votre état exige. La visite d’évaluation devrait être faite dans les 30 jours suivant votre demande, ou avant si la situation est urgente, souligne Sylvain Gagnon, sous-ministre associé à la Direction générale des services sociaux du ministère de la Santé et des Services sociaux.

    Malheureusement, il n’est pas dit que vous recevrez toutes les heures de services auxquelles vous avez droit, en raison du manque de ressources humaines et financières. Si M. Gagnon assure que les besoins en soins infirmiers sont généralement comblés, sans période d’attente, vous pourriez patienter des mois, voire des années, avant d’obtenir des services spécialisés. Par exemple, le Vérificateur général relevait, dans son rapport 2013-2014, une attente moyenne de 896 jours pour voir un ergothérapeute au CSSS du Sud de Lanaudière.

    Services d’assistance personnelle
    Les CLSC offrent aussi des services pour l’hygiène corporelle, l’aide pour se lever et se mettre au lit, s’habiller ou se nourrir. À ce chapitre, la plupart des CLSC limitent le nombre d’heures qu’ils accordent à chaque patient, peu importe les besoins établis, déplore le Protecteur du citoyen. Votre CLSC devrait cependant vous orienter vers des entreprises d’économie sociale, pour vous permettre de combler les heures manquantes. « Le CLSC peut confier les activités de la vie quotidienne à des partenaires, mais personne ne devrait avoir à les défrayer », assure-t-on au ministère.

    Aide domestique
    Les CLSC n’ont pas les moyens d’offrir des services d’aide domestique comme l’entretien ménager, la préparation des repas ou l’accompagnement à des rendez-vous. Ils vous dirigeront vers des organismes communautaires ou des entreprises d’économie sociale qui proposent ce genre de services, à des coûts variés. Vous pourriez cependant bénéficier du Programme d’exonération financière pour les services d’aide domestique (PEFSAD) qui offre une aide de 4 à 13 $ l’heure de service, établie selon vos revenus. Si vous avez 70 ans ou plus, vous avez aussi droit à un crédit d'impôt, qui sera de 32 % en 2014, pour les dépenses liées aux services d'aide domestique et aux soins de santé spécialisés.

  • 17-07-2014 Daniel Pinard et les vieillards

    Mathieu Bock-Côté - Journal de Montréal

    Daniel Pinard est un homme drôle, raffiné, cultivé. Mais l'autre soir, sur le plateau de Christiane Charrette, au 125, Marie-Anne, il a dit une grosse sottise. Selon lui, les gens de plus de 70 ans devraient perdre leur droit de vote. Car de quels droits des vieillards pourraient-ils dicter aux jeunes dans quelle société ils vivront? Pourquoi ne pas les retirer du jeu électoral?

    Évidemment, c'était une boutade. On n'y porterait pas attention si elle n'était toutefois l'écho d'une conviction répandue: les aînés sont un poids pour la société. Ils sont inadaptés au nouveau monde. Ils devraient l'admettre et se coucher devant des jeunes infiniment plus savants, compétents, intelligents et énergiques.

    Cette vision témoigne du préjugé négatif qui frappe les aînés. Et inversement, des lunettes roses avec lesquelles on regarde les jeunes. On l'a senti l'automne dernier lors du débat sur la charte des valeurs. On ne cessait de rappeler la division entre les jeunes, qui y étaient défavorables, et les autres, qui l'endossaient globalement. Comme s'il suffisait de demander à quelqu'un sa date de naissance pour savoir s'il avait tort ou raison.

    Combien de fois ai-je entendu un «vieux» me dire qu'il aimerait bien parler publiquement mais qu'il ne s'en sentait plus le droit? Il craignait l'opprobre. Comme s'il risquait à tout moment un vieux: «Papy, tais-toi! On t'aime bien, mais retourne à l'hospice sucer tes "papermans" et mourir en paix. Si tu te tiens tranquille, on ira te voir une fois l'an.» Le mépris des aînés est le signe d'une société barbare. Non pas qu'il faille idolâtrer les rides. Mais justement, en se détachant de la frénésie du jeune âge qui veut tout bouleverser, ils font entendre une autre voix dans la cité. N'est-ce pas le privilège des vieilles années que de prendre le rythme de l'essentiel? Tous les âges de la vie devraient se faire entendre.

    Expérience accumulée
    On s'imagine que la tradition est un ensemble de coutumes pleines de poussière et sentant la vieille chaussette. C'est faux. C'est aussi une expérience accumulée et un savoir recueilli au fil des générations. C'est ce qui empêche l'humanité de toujours recommencer à zéro. Mais qui la transmettra si les aînés y renoncent?

    On le voit à l'école. Un professeur ne se croit plus en droit de dire: en lisant Dostoïevski, ou en apprenant l'histoire, vous n'atteindrez pas seulement les objectifs scolaires. Vous aurez une vie plus riche et plus heureuse. De même, bien des parents renoncent à leur autorité pour devenir amis de leurs enfants. Ces derniers payeront le prix de cette erreur.

    Jaime Semprun disait: «Il ne s'agit plus seulement de savoir quel monde nous laisserons à nos enfants. Mais à quels enfants laisserons-nous notre monde?» Plutôt que de tomber gaga devant les jeunes, je souhaiterais nos vieux un peu plus confiants et attachés à l'héritage qu'ils pourraient nous transmettre. Se pourrait-il que papa ou grand-papa aient encore des choses à nous dire?

  • 16-07-2014 Un silence préoccupant : La majorité des baby-boomers Canadiens n'ont pas discuté de la retraite avec leur conjoint

    Source : RBC

    Plus des deux tiers (68 %) des Canadiens âgés de 50 ans ou plus et qui ne sont pas encore retraités n'ont pas discuté avec leur conjoint de leurs aspirations pour cette étape de leur vie, selon les conclusions du Sondage annuel RBC sur les mythes et les réalités de la retraite.

    Voici trois des sujets que ces Canadiens hésitent le plus à aborder avec leur conjoint :

    • ce qu'ils feront si l'un d'eux a des problèmes de santé (86 %) ;
    • ce qu'ils feront si l'un d'eux décède prématurément (81 %) ;
    • les activités qu'ils pratiqueront à la retraite (65 %).

    « Souvent, les couples discutent davantage de ce qu'ils feront pendant leurs vacances d'été ou d'hiver que de leurs aspirations communes pour la retraite, a souligné Bill Hill, expert-conseil national en planification de la retraite, RBC. Pourtant, il est essentiel, pour les couples âgés de 50 ans ou plus, de discuter du style de vie qu'ils espèrent mener lorsqu'ils ne seront plus au travail à temps plein. C'est maintenant qu'ils doivent faire tout ce qui est possible pour assurer une retraite agréable aux deux conjoints. »

    Selon le sondage RBC, seulement 36 % des couples à l'approche de la retraite ont discuté du financement de celle-ci, et de l'endroit où ils demeureront lorsqu'ils la prendront. Le sondage indique également que les hommes et les femmes ont des attentes très différentes en ce qui a trait aux activités qu'ils pratiqueront à la retraite.

    Cinquante-sept pour cent des hommes prévoient passer plus de temps avec leur partenaire, tandis que cette proportion n'est que de 52 % chez les femmes. Les femmes, beaucoup plus que les hommes, se disent intéressées à passer davantage de temps avec leur famille (53 % par rapport à 37 %), avec des amis (51 % par rapport à 36 %) ou à faire du bénévolat (63 % par rapport à 50 %).

    « Compte tenu des différences d'opinion qu'expriment les hommes et les femmes à ce sujet, il est primordial qu'ils discutent ensemble de la retraite, a ajouté M. Hill. Nous avons constaté que nos clients qui à cette fin rencontrent en couple un planificateur financier ouvrent la porte à des discussions très fructueuses. Explorer les possibilités facilite la planification d'une retraite satisfaisante pour les deux partenaires. »

    Les conseils et ressources de RBC en matière de planification financière
    Votre avenir à définir est l'approche exclusive de RBC pour aider les Canadiens à établir, à planifier et à atteindre leurs objectifs de retraite. Les Canadiens peuvent utiliser cette approche, conçue par RBC Planification financière, pour établir une stratégie financière qui leur permettra de préparer une retraite conforme à leurs priorités : famille, santé, foyer, mode de vie, travail et entreprise, épanouissement personnel et patrimoine. Pour en savoir plus sur ce que RBC peut faire pour vous aider à établir une stratégie pour l'avenir, veuillez consulter le site rbcbanqueroyale.com/repenser/ ou composer le 1 866 783-6024 (sans frais). Ils peuvent aussi consulter Services financiers et soins aux aînés, un centre-ressource en ligne offrant des renseignements détaillés en matière de soins afin d'appuyer la planification d'une retraite réussie. Le Centre d'expertise RBC peut répondre aux questions des gens qui souhaitent bénéficier de meilleurs services bancaires courants, protéger ce qui compte pour eux, épargner et investir, emprunter en toute confiance ou prendre leurs affaires en main. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site centredexpertiserbc.com.

    À propos de la cinquième édition annuelle du Sondage RBC sur les mythes et les réalités de la retraite (2014)
    Ce sondage annuel examine les attentes et les expériences des Canadiens en ce qui a trait à la retraite. Il a été mené du mars 3-18, 2014 au moyen d'entrevues en ligne, par l'intermédiaire du panel en ligne national d'Ipsos Reid, auprès de 3 871 Canadiens de 50 ans ou plus dont le ménage dispose d'actifs d'au moins 100 000 $. Un échantillon aléatoire non pondéré de cette taille avec un taux de réponse de 100 % aurait une marge d'erreur de ± 1 %, 19 fois sur 20, par rapport au résultat que l'on aurait obtenu si l'ensemble de la population adulte canadienne avait été consultée. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d'autres types d'erreurs, notamment l'erreur de couverture et l'erreur de mesure.

  • 15-07-2014 Alzheimer : une découverte québécoise crée de l’espoir

    Mélanie Loisel - Le Devoir

    Des chercheurs québécois viennent de faire une découverte majeure qui pourrait révolutionner la lutte contre l’alzheimer. L’équipe du Dr Judes Poirier, de l’Institut Douglas à Montréal, a découvert qu’un gène protecteur pourrait retarder de cinq ans le développement de cette terrible maladie dégénérative du cerveau. En l’espace d’une génération, il serait ainsi possible d’éliminer à l’aide d’un médicament 50 % des cas d’alzheimer sur la planète. Et la bonne nouvelle, c’est que ce remède « miracle » existe peut-être déjà.

    Lors d’un entretien accordé au Devoir à la veille de s’envoler au Congrès international sur l’alzheimer à Copenhague, le Dr Poirier était très heureux de révéler au grand jour les résultats de ses recherches, qui sont publiés, ce mardi, dans le Molecular Psychiatric Journal. Après avoir analysé 800 cerveaux de Québécois, tous descendants des fondateurs venus d’Europe depuis 300 ans, l’équipe du Dr Poirier a constaté que la présence du gène appelé « HMG CoA réductase » réduisait les risques d’être atteint d’alzheimer de 30 % chez les hommes et de 50 % chez les femmes. « C’est un gène qu’on connaît déjà très bien dans les maladies cardiovasculaires. Il sert principalement à fabriquer le cholestérol et c’est une variante naturelle qui existe déjà chez environ 25 % des Québécois », note le Dr Poirier.

    En fait, les chercheurs ont remarqué que la présence de ce gène permettait de reporter de quatre à cinq ans le développement de la maladie. « Cinq ans, ce n’est peut-être pas impressionnant, mais comme l’alzheimer est une maladie de personnes âgées, on arriverait à éliminer la moitié des cas d’alzheimer au monde si on avait des médicaments qui permettaient de repousser de 4 à 5 ans la maladie. Et si un médicament pouvait reporter de 10 ans la maladie, on a calculé qu’il y aurait 95 % moins de cas d’alzheimer en une génération », explique-t-il.

    Depuis 20 ans, les recherches pour trouver un médicament ont toutefois été infructueuses jusqu’à présent. Cent six médicaments différents ont été examinés, dont la plupart visaient à ralentir la maladie ou encore à stimuler la mémoire. Des vaccins ont aussi été testés, mais deux d’entre eux ont même rendu les gens plus malades. « Ce qui est fascinant, cette fois-ci, c’est que les chercheurs en cardiovasculaire ont déjà utilisé le HMG CoA réductase. Ils ont fait fabriquer des médicaments qu’on appelle les statines, qui sont des inhibiteurs chimiques du fonctionnement de ce gène. Ils ont remarqué chez ceux qui prenaient ces médicaments contre le cholestérol qu’il y avait aussi un effet protecteur dans le cas de l’alzheimer », raconte le Dr Poirier.

    En effet, les chercheurs en cardiologie ont remarqué que les nouvelles statines (le lipitor, le crestor) n’avaient aucun effet sur les gens atteints d’alzheimer, mais que les anciennes statines (le zocar, le pravacor) sont beaucoup plus efficaces. « Si c’est comme je le pense, il y a sûrement un des vieux médicaments utilisés pour réduire le cholestérol qui est déjà prêt », avance le Dr Poirier, qui reconnaît qu’il faudra encore prouver que ces médicaments contre le cholestérol sont réellement efficaces pour contrer l’alzheimer.

    Aide gouvernementale nécessaire
    Le gouvernement canadien exige deux études indépendantes menées sur des humains avant d’approuver l’utilisation d’un médicament pour toute maladie. Ces études coûtent en moyenne 20 millions de dollars. « Les pharmaceutiques ne voudront pas les faire, parce que les anciennes molécules ne sont plus brevetées et qu’elles n’auront pas d’intérêt financier. Ça va donc être au gouvernement de le faire »,mentionne le Dr Poirier, qui croit que l’Europe, les États-Unis et le Canada pourraient s’unir. Comme l’alzheimer coûte environ 604 milliards de dollars par année à l’échelle mondiale, les chercheurs ont bon espoir de convaincre les gouvernements de collaborer. Au Québec seulement, 2,5 milliards de dollars sont dépensés chaque année en soins directs et indirects pour aider entre 120 000 et 130 000 personnes atteintes de la maladie.

    Dès l’automne, l’équipe du Dr Poirier prévoit donc mener une étude avec des proches de personnes atteintes pour tester un de ces anciens médicaments contre le cholestérol. Certains participants recevront le médicament et les autres, un placebo. « On va pouvoir suivre l’évolution de leur état dans le temps dans les années qui précèdent théoriquement l’arrivée de la maladie », mentionne le Dr Poirier, qui ajoute que la prévention est primordiale pour réduire le nombre de cas. Ces dernières années, les médecins ont constaté que les médicaments avaient peu d’effet chez leurs patients déjà atteints vu que 75 à 80 % des cellules de leur cerveau sont déjà mortes. Pour empêcher le développement de la maladie, l’idéal serait d’administrer un médicament une décennie avant l’apparition des premiers symptômes. Et il est bien facile de repérer ceux qui sont susceptibles de perdre la mémoire. En 1993, l’équipe du Dr Poirier avait découvert que les porteurs du gène APOE4 risquent d’être affectés par la maladie. Ce gène demeure à ce jour le plus important facteur de risque lié à l’alzheimer.

  • 15-07-2014 La vérité sur les dépenses en santé

    Alexis Gagné - L’Actualité 3

    Avec les primes d’Yves Bolduc et la fermeture de Rockland MD, pas de doute : les dépenses en santé sont d’actualité !

    J’en profiterai donc pour vous présenter ici l’un des 27 indicateurs qui forme l’indice québécois d’équité entre les générations : le pourcentage des dépenses consolidées provinciales allant à la santé.

    Cet indicateur permet de mettre en perspective ces enjeux d’actualité.

    La première chose que ces beaux chiffres nous montrent sera probablement surprenante pour plusieurs : le pourcentage des dépenses consolidées du gouvernement du Québec destinées à la santé est resté plutôt stable durant les 35 dernières années.

    En effet, celui-ci est passé de 28,8 % à 31,7 % entre 1976 et 2013.

    D’aucuns seront aussi surpris de ces chiffres (aux alentours de 30 % des dépenses), étant donné que plusieurs commentateurs ont récemment parlé de 40 % — et même plus.

    Ainsi, est-ce moi qui ai raison avec mes chiffres, alors que les autres seraient «dans le champ» ? Non !

    Grâce à la merveille que constitue la comptabilité gouvernementale, nous pouvons tous avoir raison. J’ai simplement choisi un dénominateur différent, c’est-à-dire les dépenses consolidées, plutôt que les dépenses de programmes et les dépenses budgétaires.

    En y allant avec l’explication la plus simple — car avec la comptabilité du gouvernement, on pourrait en avoir pour très longtemps… —, les dépenses de programmes incluent seulement les dépenses des ministères ; les dépenses budgétaires comprennent les dépenses des ministères et le service de la dette ; puis, les dépenses consolidées regroupent aussi les organismes autres que budgétaires, ainsi que les fonds spéciaux.

    Par exemple, pour l’année financière 2012-2013, les dépenses de programmes étaient de 62,6 milliards, les dépenses budgétaires, de 70,9 milliards, et les dépenses consolidées, de 91 milliards.

    L’écart de 20 milliards entre les dépenses budgétaires et les dépenses consolidées est la raison principale qui fait que la dette nette du Québec peut augmenter de 11 milliards au cours d’une année où le déficit n’est que de 1 milliard, comme il l’est prévu dans le premier budget Leitao de 2014-2015.

    Ainsi, selon les dépenses utilisées comme dénominateur, les dépenses en santé de 28,9 milliards représentaient 46 %, 40,7 % ou 31,7 % des dépenses en 2012-2013.

    Pour l’indice d’équité intergénérationnelle, nous voulions prendre le pourcentage des dépenses du gouvernement qui allaient à l’éducation, à la santé, aux services de garde et au service de la dette pour voir si les ressources étaient distribuées de manière équitable. Nous avons donc choisi d’inclure toutes les dépenses.

    Le véritable enjeu
    J’explique tout cela pour éviter toute confusion et parce que je pense qu’il est important de bien comprendre nos finances publiques, mais bien honnêtement, ce choix entre les différents types de dépenses est peu important.

    La réalité est que la teneur des dépenses allant à la santé aujourd’hui n’est pas l’enjeu premier. Le principal enjeu est plutôt le pourcentage des dépenses qui seront destinées à ce secteur dans cinq ans, dans 10 ans, dans 15 ans.

    À cet effet, la plupart des chercheurs sont d’accord qu’il existe un problème majeur. L’étude récente la plus intéressante sur le sujet est celle de Clavet, Duclos, Fortin, Marchand et Michaud, publiée en décembre dernier.

    Clavet et al. ont utilisé un modèle de microsimulation dynamique pour évaluer, selon certaines hypothèses, l’importance que prendront les dépenses en santé en 2030. Résultat : ils ont trouvé que les dépenses en santé passeront de 42,9 % des dépenses du gouvernement à 68,9 % entre 2013 et 2030, ou de 8,4 % à 13,5 % du PIB. Des chiffres qui ne sont évidemment pas soutenables.

    Mais ce qui est fascinant, c’est que cette hausse fulgurante de la part des dépenses en santé n’est pas majoritairement due au vieillissement de la population. En effet, Clavet et ses collègues affirment que seulement un peu plus d’un tiers de la hausse des dépenses en santé proviendra des effets de ce vieillissement et que le reste résultera de la croissance des coûts structurels des soins de santé.

    Les personnes plus âgées coûtent plus cher à servir — un trentenaire coûte en moyenne un peu moins de 2 000 dollars au gouvernement du Québec en soins de santé, alors que quelqu’un qui est âgé de 80 à 84 ans «vaut» environ 15 000 dollars —, mais c’est tout de même la croissance des coûts structurels qui sera la plus grande source des hausses de coûts.

    Cela nous ramène enfin à Yves Bolduc, à Gaétan Barrette, aux primes versées aux docteurs et à Rockland MD.

    Ces coûts structurels représentent ceux des salaires des médecins et des infirmières, des machines IRM, des médicaments, etc. Ils peuvent augmenter pour plusieurs raisons : par exemple, la hausse de la prévalence des maladies chroniques a récemment coûté très cher. Certains nouveaux médicaments, notamment ceux contre le cancer, sont aussi extrêmement onéreux.

    Mais ce sont les salaires, comme pour le reste des dépenses du gouvernement, qui prennent la plus grande part des coûts structurels en santé. La croissance des salaires a été à risque d’être la source première de la croissance de ces coûts.

    Il n’y a pas de doute que ces salaires doivent augmenter chaque année, mais de combien ? Devraient-ils augmenter simplement en fonction du coût de la vie, pour ainsi rester stables en termes réels ? Ou devraient-ils augmenter au même rythme que les salaires des autres professions, demeurant ainsi stables relativement aux salaires du reste de la population ? Ou, finalement, devraient-ils croître au même rythme que les revenus consolidés du gouvernement du Québec, afin de rester en équilibre relativement à la capacité de payer des Québécois ?

    C’est une question difficile à laquelle Gaétan Barrette devra répondre bientôt, mais une chose est sûre : nous ne pouvons continuer dans la direction actuelle. Entre 2003 et 2013, le revenu moyen des médecins a augmenté de 103 %, tandis que le PIB du Québec a augmenté d’un peu moins de 16 % !

    Dans un sens, c’est assez simple, et même arithmétique : si les coûts en santé continuent d’augmenter plus vite que le PIB — que la capacité de les payer, donc —, nos finances publiques frapperont éventuellement un mur… et ce sont surtout les générations futures qui écoperont.

  • 11-07-2014 Une consultation en ligne pour lutter contre l’intimidation

    Baptiste Zapirain - Le Journal de Montréal

    Les Québécois pourront donner leur vision de la lutte contre l’intimidation dans un sondage lancé sur internet par le gouvernement.

    La consultation a été lancée hier matin (www.intimidation.gouv.qc.ca). Elle invite les Québécois non pas à témoigner, mais à répondre à diverses questions sous forme de sondage.

    Par exemple, devant une phrase telle que: «Il est facile de reconnaître une situation ou un geste d'intimidation», il faut cocher une réponse allant de «entièrement d’accord» à «entièrement en désaccord».

    «Cela reste entièrement anonyme. On donne notre âge, mais on ne dit pas qui on est, et on ne donne pas de témoignages personnels», a précisé Francine Charbonneau, ministre responsable de la Lutte contre l’intimidation, pour rassurer ceux qui craignent de voir leur cas exposé au grand jour.

    Cette initiative est soutenue à l’unisson par l’ensemble des partis politiques présents à l’Assemblée.

    « On a manqué quelque chose »
    Les cas d’intimidation, qu’ils fassent des victimes chez les jeunes, les aînés, dans le milieu professionnel ou encore dans la vie conjugale, font régulièrement les manchettes des médias.

    Interrogée sur ce qu’un tel sondage pourrait apporter de plus, la députée solidaire de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, a répondu qu’«il y a forcément quelque chose qu’on a manqué, puisque le problème est toujours là».

    Mathieu Traversy, député péquiste de Terrebonne et porte-parole de l’opposition officielle en matière de lutte contre l’intimidation, s’est dit spécialement préoccupé par l’intimidation en ligne.

    «C’est la plus présente chez les jeunes, et celle contre laquelle nous sommes les moins outillés».

    Pour Jasmin Roy, qui préside la fondation qui porte son nom, cette consultation est tout sauf une perte de temps.

    «C’est important de savoir ce que la population veut qu’on fasse. Est-ce qu’elle aimerait plus de publicité, qu’on insiste plus dans les écoles, auprès des personnes âgées?»

    Culture de la non-violence
    Si on peut penser que les réponses à l’intimidation ne sont pas les mêmes à l’école qu’en couple ou dans le milieu professionnel, Jasmin Roy estime qu’il y a tout de même des points communs.

    «On s’en va pour travailler sur une culture de la non-violence. La violence a beaucoup évolué, elle est sur le web, elle est verbale, au travail.»

    Le sondage sera en ligne jusqu’au 10 novembre. Le 2 octobre, le gouvernement organisera également un Forum sur la lutte contre l’intimidation.

    «J’espère que tout cela débouchera sur un plan d’action concret», déclare Jasmin Roy. «Cela fera une société plus en santé, plus performante et plus heureuse. Ça vaut le coup qu’on s’y attarde.»

  • 10-07-2014 L’âgisme au Québec : inacceptable

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ s’insurge contre les propos tenus hier par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, demandant au père de l’assurance maladie, Claude Castonguay, de prendre sa retraite. L’organisme, qui représente 315 000 personnes de 50 ans et plus au Québec, considère que le ministre a nettement fait preuve d’âgisme et lui demande de retirer ses paroles par respect pour tous les aînés.

    « Il est inacceptable qu’en 2014, il y ait encore ce genre de propos et pire encore qu’ils viennent du ministre de la Santé. Le gouvernement doit donner l’exemple et non entretenir des préjugés sur les aînés comme l’a fait hier le ministre Barrette. Les aînés ne sont pas des citoyens de deuxième classe, qu’on se le dise », dénonce Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ.

    Lire le communiqué

  • 10-07-2014 Ouverture officielle du 4e Festival international de pétanque de Trois-Rivières

     

    Source : Réseau FADOQ

     

     

     

    C’est au milieu des 50 terrains déàgrouillants d’activitédu Parc des Ormeaux (secteur Cap-de-la-Madeleine) qu’aura lieu l’ouverture officielle du 4e Festival international de pétanque de Trois-Rivières, le lundi 14 juillet, à 11 heures.

    Prendront la parole lors du lancer protocolaire : Pierre-Michel Auger, député provincial de Champlain, Robert Aubin, député fédéral de Trois-Rivières, Maurice Dupont, président du RéseauFADOQ et Paul Blanchette, du comité organisateur.

     

    Du 11 au 20 juillet, 2500 joueurs d’Europe, des Éats-Unis, du Canada et du Québec sont attendus àce Festival qui regroupe des joueurs de péanque de tous les niveaux, beau temps, mauvais temps. Plus de 10 000 $ seront remis en bourses au cours de l’événement.

    Lire le communiqué

  • 02-07-2014 Une ligne 24 heures sur 24 pour les animaux mais pas pour les aînés

    Johanne Roy, Journal de Québec

    Le gouvernement québécois met en place une ligne téléphonique sans frais accessible 24 heures sur 24 pour les animaux, alors que la ligne Aide Abus Aînés ne peut être jointe qu’entre 8 h et 20 h, dénonce le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU).

    «Tante Alice doit choisir ses heures pour demander de l’aide à la ligne Aide Abus Aînés, mais elle peut dénoncer à toute heure du jour ou de la nuit la maltraitance dont est victime la chèvre de M. Séguin», s’insurge le directeur général du RPCU, Pierre Blain.

    Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), Pierre Paradis, a annoncé, lundi, la création de la ligne 1 844 ANIMAUX, qui permet de communiquer en tout temps directement avec les représentants du MAPAQ, afin de signaler une situation susceptible de mettre en danger la santé et la sécurité d’un animal.

    Cette triste ironie rappelle l’importance d’un accès permanent à des services de soutien pour les aînés vulnérables et les jeunes victimes d’intimidation, affirme M. Blain, soulignant au passage que la ligne Gai Écoute est uniquement accessible de 8 h à minuit.

    Priorités gouvernementales

    «Sans rien enlever à l’enjeu du bien-être animal, nous estimons que les aînés vulnérables et les jeunes victimes d’intimidation doivent faire partie des priorités gouvernementales. Nous recommandons au Forum sur la lutte contre l’intimidation d’accorder le financement nécessaire aux lignes d’écoute téléphonique qui viennent en aide à la population, afin d’étendre les heures de service 24 heures sur 24», exhorte M. Blain.

    Il fait en outre remarquer que ces services d’aide ont une incidence réelle sur la santé physique, la santé mentale et la vie des personnes en difficulté. Ils sont parfois leur seul recours et même le dernier recours dans certains cas.

  • 30-06-2014 Jamais trop tard

    Ariane Krol, La Presse

    Bonne nouvelle, les années d'études peuvent retarder l'apparition de troubles cognitifs durant la vieillesse. Meilleure nouvelle encore: exercer un travail suffisamment complexe - ou se livrer à des activités stimulantes à un âge plus avancé - peut compenser une scolarisation moins élevée, montre une recherche menée à la célèbre Clinique Mayo.

    Près de 2000 résidants du Minnesota âgés de 70 à 89 ans ont participé à l'étude publiée la semaine dernière dans la revue scientifique JAMA Neurology. Aucun ne souffrait de démence, mais un peu plus du quart étaient porteurs du gène apo E4, qui augmente le risque d'être atteint de la maladie d'Alzheimer. Les résultats sont particulièrement frappants chez ces derniers. Maintenir un niveau de stimulation intellectuelle élevé tout au long de leur vie pourrait retarder l'apparition des troubles cognitifs de près de neuf ans, constatent les auteurs.

    Les chercheurs ont pris deux mesures de la stimulation intellectuelle. La première est une combinaison du niveau de scolarité et de l'occupation principale à l'âge adulte. La seconde tient compte des activités cognitives de 50 à 65 ans et dans les 12 mois précédents. Ils ont ensuite évalué la performance cognitive avec une batterie de neuf tests.

    Les résultats concordent avec ceux d'autres études montrant que l'éducation, le travail et les activités stimulantes peuvent exercer un effet protecteur contre le déclin des facultés cognitives et l'alzheimer. Toutefois, les distinctions et comparaisons entre les années de formation-travail et les activités à un âge plus avancé ajoutent un éclairage particulièrement intéressant.

    L'impact positif d'un diplôme avancé (quatre ans d'études postsecondaires ou plus) est un argument supplémentaire en faveur de l'éducation. Par contre, l'éducation et l'occupation principale ayant le même poids dans la première mesure, un individu ayant seulement terminé son secondaire (niveau de scolarité moyen) mais occupant une profession spécialisée (niveau d'occupation élevé) est considéré comme ayant un degré d'activité intellectuelle relativement élevé. De même, un entrepreneur qui mène plusieurs tâches de front aura une note moyenne-élevée à la composante occupation, peu importe le temps passé sur les bancs d'école.

    Les activités auxquelles une personne s'adonne à un âge avancé ont en général moins d'impact. Cependant, les personnes ayant un faible niveau de scolarité ou d'emploi en tirent de plus grands bénéfices, montre l'étude. Chez les porteurs du gène apo E4 qui s'y adonnent au moins trois fois par semaine, ces activités pourraient retarder l'apparition des troubles cognitifs de plus de trois ans. Pour le reste de la population, l'effet protecteur serait de plus de sept ans.

    Lire des livres ou des magazines, faire de la musique, de l'informatique ou des menus travaux, participer à des jeux ou à des activités artistiques ou sociales sont autant de sources de stimulation recommandées. On peut imaginer plus triste comme prescription.

  • 30-06-2014 Aide médicale à mourir: rien n’est joué

    Alain Vadeboncoeur, L’actualité

    La loi n’est pas tant un aboutissement qu’un début. Ce n’est pas demain qu’on verra les médecins pousser sur le piston de la seringue pour permettre à un patient de terminer dans la dignité une vie devenue insupportable.

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    Suite à l’adoption du projet de loi portant sur l’aide médicale à mourir, l’ex-ministre Véronique Hivon se disait heureuse du dénouement, « un résultat fort et éloquent. » Sans doute, mais les plus gros défis sont encore devant nous.

    Associée depuis le début à ce projet novateur et courageux, la députée a d’excellentes raisons de se réjouir : la qualité du projet, l’absence de politique partisane tout au long du parcours et la grande ouverture marquée par les parlementaires sont autant d’exemples de politique éclairée qu’on aimerait observer plus souvent.

    Après réflexion, j’ai moi-même appuyé le projet, vu l’importance de donner toute la place au choix du patient dans ces circonstances extrêmes. Dans le contexte bien décrit par le texte de loi, le patient devrait choisir ce qu’il advient de sa vie – et de sa mort – puis recevoir l’aide appropriée pour que ce choix se réalise.

    Mais comme l’a fait remarqué à l’ex-ministre Hivon un de mes collègues, le gériatre David Lussier, spécialiste de la prise en charge de la douleur, la loi n’est pas tant un aboutissement qu’un début. Je suis d’accord avec lui : ce n’est pas demain qu’on verra les médecins pousser sur le piston de la seringue pour permettre à un patient de terminer dans la dignité une vie devenue insupportable.

    La loi : avancées essentielles

    Bien sûr, la loi réalise des avancées importantes; mais pour chacun des gains, on ne pourra éviter les effets collatéraux. Soulignons d’abord l’importance de la proposition d’étendre l’offre en soins palliatifs, qui devront dorénavant être offerts dans tous les établissements.

    Du côté positif, la loi définit et encadre juridiquement ce qui se faisait déjà, mais de manière plus ou moins cachée; elle permettra ainsi aux médecins d’accélérer la fin de vie quand le patient juge son état insupportable et en fait la demande, dans un cadre qui met en place toutes les balises requises pour éviter les dérapages.

    Ensuite, elle donne au médecin traitant un rôle central dans cette décision conjointement établie – comme toutes les décisions médicales complexes – de mettre fin aux jours en cas de souffrance insupportable, ce qui est très bien.

    Par ailleurs, elle oblige les établissements de santé à offrir l’aide médicale à mourir, quitte à demander à un autre médecin – et sans doute à le désigner pour ce rôle – d’agir pour assurer l’accès si le médecin traitant ne souhaite pas y participer.

    Enfin, elle établit des procédures et règles de fonctionnement claires pour assurer que la décision d’aider les patients à mourir rencontre un certain nombre d’obligations, notamment que ce soit une demande libre de toute pression externe et qu’elle soit validée par un second médecin.

    Sur papier, cet encadrement et les processus décrits apparaissent bien conçus, pertinents et pétris d’humanisme. Mais dans la réalité, j’ai bien peur que ce ne soit plus complexe.

    Les médecins suivront-ils?

    Comme la plupart des gens, les médecins ne souhaitent pas contrevenir aux lois. Or, malgré les assurances données par les gouvernements successifs du Québec, la loi sur l’aide médicale à mourir entre bel et bien en contradiction avec le Code criminel canadien, même si les soins sont de juridiction provinciale.

    L’euthanasie demeure en effet un meurtre (prémédité), avec les conséquences connues : la possibilité de prison à vie. On sait que le procureur général du Québec demeure responsable de l’application de la loi et peut ou non décider d’engager des poursuites.

    Mais je crains que l’assurance qu’il n’y aura pas de poursuites ne soit pas suffisante pour rassurer les médecins. D’autant plus qu’il n’y a pas de prescription pour les actes criminels et qu’un gouvernement québécois pourrait toujours, en théorie, penser un jour autrement.

    Ce doute est renforcé par l’attitude belliqueuse des groupes sociaux minoritaires qui ont combattu l’adoption du projet et continueront de le combattre juridiquement, s’il le faut jusqu’en Cour suprême, semble-t-il. Nul doute qu’ils suivront de très près tout développement allant dans le sens d’une aide médicale à mourir et feront tout un boucan pour manifester publiquement leur désaccord, ce qui fera pression sur les pouvoirs politiques et judiciaires.

    Une pression qui trouver une oreille attentive à Ottawa, parce que visiblement, le gouvernement Harper n’entend pas laisser passer sans réagir des gestes médicaux contraires à la loi fédérale. On souligne d’ailleurs que la loi québécoise reste en contradiction avec le Code criminel. « Respecter les sanctions existantes du Code criminel » est d’ailleurs le conseil donné par le ministre Peter McKay aux médecins, ce qui n’est guère rassurant.

    Je parie que les médecins, même les mieux disposés, seront hésitants à avancer sur ce terrain miné; on ne défie pas une loi criminelle impunément et les médecins sont naturellement prudents.

    Quant aux autres partis fédéraux – sauf le Bloc québécois –, ils ont une position pour le moins mitigée, le NPD soulignant une contradiction possible entre les lois québécoises et le Code criminel et Justin Trudeau souhaitant obtenir d’abord un avis de la Cour suprême. Comme quoi le sujet est très sensible au Canada anglais, où ni les médecins ni la population ne semblent prêts à bouger aussi rapidement que le Québec dans la direction choisie.

    Je suis aussi curieux de voir la position des assureurs des médecins sur la question : appuieront-ils la pratique d’un geste condamné par le droit criminel canadien, par exemple en cas de poursuite civile? Il serait intéressant qu’ils se prononcent à ce sujet, les médecins agissant rarement contre l’avis de leur assureur.

    Même ceux qui pratiquaient de temps en temps, on s’en doute, une forme d’euthanasie à l’abri des regards pourraient se retrouver dans une position plus difficile, puisque la loi propose un encadrement qui les obligerait dorénavant à mettre de la lumière sur ces gestes médicaux.

    Il faut clarifier le contexte juridique

    L’obligation faite aux établissements de rendre disponible l’aide médicale à mourir pourrait se heurter à une résistance plus ou moins ouverte des médecins, qui craindraient de s’avancer sur ce terrain alors qu’ils seront nécessairement au cœur de ces décisions médicales.

    Le ministre de la Santé, le docteur Gaétan Barrette, qui a non seulement fait adopté le projet, mais l’avait solidement appuyé auparavant comme président de la FMSQ et compte bien le défendre bec et ongles, se veut rassurant : « Il n’y aura pas de poursuite intentée au Québec pour des gens qui pratiquent l’aide médicale à mourir ».

    Au-delà d’établir cette position de principe, le ministre devrait demander à Ottawa, voire à la Cour suprême, d’émettre une position claire sur le sujet, s’il veut que le texte législatif adopté au Québec amène des gestes concrets de ses collègues sur le terrain.

    Ni le code de déontologie du Collège des médecins ni le serment des nouveaux médecins ne proscrivent l’euthanasie, comme je l’avais montré dans cette comparaison avec le serment d’Hippocrate. Mais son président, le docteur Charles Bernard, s’est montré visiblement prudent en entrevue: « Nous, notre message, c’est qu’on ne fait rien tant que toutes les étapes ne sont pas prêtes et franchies et que les contestations légales ne sont pas terminées. »

    Après avoir appuyé le projet, le Collège devrait rassurer ses membres en spécifiant dans son code que les pratiques visant l’aide médicale à mourir sont conformes à la déontologie quand elles sont exercées dans le respect des lois existantes.

    Bref, nous ne sommes pas à la fin, mais bien au début de quelque chose qui ne sera pas facile à implanter sur le terrain.

  • 30-06-2014 Début de l’épargne-retraite pour tous

    Rémi Leroux - Protégez-vous

    Le Régime volontaire d’épargne-retraite (RVER) entre en vigueur le 1er juillet 2014. Voici comment vous pouvez en bénéficier… si vous en avez envie.

    Au Québec, un travailleur sur deux n’a pas de régime de retraite offert par son employeur. Avec le RVER, le gouvernement du Québec souhaite que tous les travailleurs aient accès à un régime de retraite collectif peu coûteux afin de maximiser les économies nécessaires pour leurs vieux jours. Avec ses frais de gestion peu coûteux et son offre de placement peu complexe, le RVER pourrait devenir une bonne solution de rechange à un REER.

    Êtes-vous concerné?
    Le RVER vise d’abord les travailleurs qui n’ont accès à aucun régime d’épargne-retraite collectif dans le cadre de leur emploi. «Sont concernés avant tout les employés du secteur privé œuvrant dans de petites entreprises», précise Patrik Marier, professeur agrégé et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politiques publiques comparées au Département de science politique de l’Université Concordia. Le site de la Régie des rentes du Québec possède un outil interactif permettant de vérifier soi-même si l’employeur est tenu ou non de mettre en place un RVER.

    Pour cotiser à un RVER, le travailleur doit avoir 18 ans et plus, et compter un an de service continu dans l’entreprise. Le RVER sera également accessible aux travailleurs autonomes et aux travailleurs dont l’employeur offre déjà un régime de retraite autre que le régime public obligatoire du Régime de rentes du Québec. Ces personnes pourront participer à un RVER offert par un administrateur autorisé afin de mettre plus d’argent de côté pour leurs vieux jours.

    Le site de la Régie des rentes du Québec mentionne que la liste de ces administrateurs sera en ligne dès le 1er juillet 2014.

    C’est l’employé qui cotise
    Seul le travailleur cotise au RVER: des cotisations fixées par défaut entre 2 et 4 % du salaire brut seront prélevées à la source et réduiront son revenu imposable à la manière d’un investissement dans un REER. De son côté, l’employeur n’est pas obligé de mettre des sous dans le bas de laine de retraite de ses employés. S’il choisit de le faire, il bénéficiera de certains avantages sur le plan fiscal.

    L’employeur est cependant tenu d’aviser par écrit ses employés de l’entrée en vigueur du régime dans son entreprise. C’est aussi lui qui doit inscrire ses employés au RVER. L’économiste spécialiste du système québécois des retraites, Michel Lizée, rappelle toutefois qu’un salarié «peut renoncer à son adhésion dans les 60 jours suivant la date où l’employeur l’aura avisé de la mise sur pied du RVER».

    À noter que l’employeur est aussi tenu d’effectuer la retenue des cotisations sur les salaires avant de les remettre à l’administrateur du secteur financier (gestionnaires de fonds d’investissement, institutions financières, compagnies d’assurance). Et c’est l’administrateur choisi par l’employeur qui est chargé de faire fructifier les sommes investies.

    4 questions sur le RVER

    En quoi un RVER est-il différent d’un REER personnel?
    Comme les REER, les cotisations au RVER sont déductibles d’impôt et les sommes accumulées, capital et intérêts, restent à l’abri de l’impôt tant qu’elles ne sont pas retirées. Toutefois, dans le cas du RVER, l’employeur doit fournir la possibilité de faire des prélèvements à la source à chaque paie, ce qui peut faciliter l’épargne. De plus, les administrateurs de RVER doivent offrir des frais de gestion bas afin de ne pas trop gruger les rendements et ainsi maximiser la cagnotte.
    Peut-on modifier les cotisations au RVER?
    Les employés peuvent augmenter ou réduire leur taux de cotisation, c’est-à-dire le pourcentage du salaire prélevé sur leur chèque de paie. Ils peuvent aussi décider d’interrompre ou de suspendre leur participation au RVER.
    Peut-on retirer l’argent avant la retraite?
    Oui. Si l’argent provient des cotisations de l’employé, celui-ci peut bénéficier des sommes épargnées (la loi prévoit des frais d’au maximum 50 $). L’employé peut ensuite transférer cet argent, par exemple dans un REER pour pouvoir bénéficier du régime d’accession à la propriété (RAP).
    Quelles sont les limites du RVER?
    «Alors que l’employeur n’est pas tenu de cotiser, il choisit non seulement l’administrateur privé du RVER, mais il peut aussi décider de le changer, et l’employé n’aura rien à dire. L’argent de l’employé suivra le choix de l’employeur», explique Michel Lizée. L’économiste fait aussi remarquer que les frais de gestion ne sont pas si bas. «La loi prévoit des frais de gestion de 1,25 % pour le RVER. À titre de comparaison, ils sont de 0,5 % pour les régimes publics, comme le Régime de rentes du Québec, explique-t-il. En fin de compte, le régime public paie des rentes environ deux fois plus élevées qu’un RVER.» Cela dit, les frais de gestion facturés par les administrateurs d’un RVER devront se situer entre 1,25 et 1,50 %, soit des taux moins élevés que pour d’autres types de fonds d’investissement, qui peuvent grignoter jusqu’à 2,5 % de vos rendements annuels bruts!

  • 27-06-2014 Grands-mères et en colère

    Caroline Montpetit, Le Devoir

    Sur le calendrier produit par les Raging Grannies de Montréal, Joan Hadrill, 84 ans, pose nue, le visage, les jambes et les bras souillés du pétrole craché par les sables bitumineux.

    Joan Hadrill est la fondatrice du chapitre montréalais des Raging Grannies, qui célèbre son 25e anniversaire cette année. Pour cette occasion, Montréal accueille pour la première fois cette semaine le « non-congrès » international des Grannies. Enchapeautées, bariolées, enragées, les 115 grands-mères en colère réunies dans un hôtel de Montréal protestent contre les pratiques du gouvernement Harper, entre autres en matière de paix, de justice sociale et d’environnement. Ce qui ne les empêche pas de verser volontiers dans l’autodérision. Dans une salle de l’hôtel, un groupe de grannies d’Ottawa pratique, en s’accompagnant de tambours, des chansons écrites pour dénoncer l’appétit des entreprises, la destruction de l’environnement, notamment en ce qui a trait à l’exploitation des sables bitumineux.

    « Cette année, l’exploitation des gaz de schiste, le réchauffement climatique et le projet de pipeline XL sont au coeur des préoccupations des Grannies », confirme Joan Hadrill.

    À l’époque de la fondation du chapitre montréalais des Grannies, Joan Hadrill, une anglophone de l’ouest de l’île, faisait partie d’un mouvement de son quartier pour le désarmement nucléaire. Au cours d’une manifestation tenue à Ottawa, elle rencontre les grands-mères qui ont fondé le mouvement à Victoria, en Colombie-Britannique.

    « Elles avaient beaucoup d’humour. Elles étaient habillées de façon folichonne et chantaient des chansons. Jusque-là, mon groupe avait toujours milité très sérieusement », raconte-t-elle. Avec quatre aînées de son groupe d’activistes, elle décide de fonder le chapitre de Montréal. C’était l’époque de la guerre du golfe Persique. « Il n’y avait pas d’Internet », dit-elle. « Un jour, j’ai reçu un coup de téléphone du réseau des Raging Grannies nous enjoignant de nous rendre au poste de recrutement de l’armée dans leur ville et d’offrir aux militaires de s’enrôler à la place de nos petits-enfants », raconte Joan Hadrill.

    Revendications diverses

    Lors d’une manifestation semblable à New York, 18 grannies sont arrêtées par la police, comme on peut le voir dans le film Granny Power, du défunt réalisateur Magnus Isacsson, diffusé en avant-première jeudi soir à Montréal. Granny Power retrace l’histoire du mouvement depuis sa fondation en 1987, à Victoria. « C’est le film que Magnus voulait faire », raconte Jocelyne Clarke, la femme du réalisateur, qui a produit le film aux productions La Pléiade. Il y a quelques années, Magnus Isacsson a réalisé le film Super mémés, qui suivait deux grands-mères en colère du Québec. Granny Power promène pour sa part sa caméra jusqu’à Victoria et aux États-Unis.

    « De fil en aiguille, nous avons réalisé qu’il y avait un lien entre les choses. Une guerre serait aussi désastreuse sur le plan écologique », raconte Joan Hadrill. Les revendications des Raging Grannies se diversifient. À l’époque, Joan Hadrill avait près de 60 ans. Aujourd’hui, elle en a 84. Au fil des ans, le mouvement des grands-mères en colère a fait des petits. Durant les années 2000, un groupe de grands-mères francophones de Montréal, les Mémés déchaînées, a vu le jour, mené entre autres par Louise Édith Hébert. Les Raging Grannies de Montréal ont quant à elle désormais quelque 16 membres. Mais à chaque congrès, un petit service funéraire est célébré à la mémoire des grannies qui ne sont plus, raconte Joan Hadrill, la larme à l’oeil.

    « Depuis un an et demi, quatre d’entre nous sont décédées », dit-elle. Mais de nouveaux membres se joignent au groupe chaque année. Les Raging Grannies n’ont pas établi d’âge minimum pour adhérer au mouvement, mais les membres ont en moyenne autour de 70 ans. « Vous allez voir beaucoup de cheveux gris », dit Joan Hadrill.

    Certaines grannies réunies à Montréal se déplacent avec une canne ou une marchette. Mais, comme le dit un dicton africain repris par le mouvement : « Si tu peux parler, tu peux chanter. Si tu peux marcher, tu peux danser. »

    Joan Hadrill souhaite par ailleurs que le mouvement des grannies conserve cette aura que confère la vieillesse. « Je crois qu’en tant que vieilles dames, nous arrivons davantage à aller dans des endroits où on ne veut pas qu’on aille. » « En vieillissant, on ne devient pas moins radical, on le devient plus », disait Margaret Laurence, citée dans le film Granny Power.

    « Dans un sens, nous sommes plus libres parce que nous ne craignons pas de perdre nos emplois », explique une granny interrogée dans Granny Power. Elles ont aussi plus d’expérience. « Quand nous parlons de la guerre, nous n’en parlons pas en théorie », ajoute-t-elle. Tout récemment encore, dix membres des Raging Grannies ont été arrêtées en Caroline du Nord, où elles protestaient contre des compressions dans l’éducation préscolaire et universitaire, ainsi que contre un accès facilité aux armes à feu.

    L’an dernier, les grannies se sont rendues à Ottawa pour protester contre le muselage des scientifiques par le gouvernement Harper. Elles portaient des sarraus, et s’étaient fermé la bouche avec du papier collant. Vendredi, les Raging Grannies manifesteront en marchant des résidences de McGill, sur l’avenue du Parc, à l’église du Christ, sur la rue Sainte-Catherine.

    « Nous allons distribuer des bulletins pour que les passants donnent leur évaluation du gouvernement Harper », explique Joan Hadrill. Pour sa part, la grand-mère de Montréal a produit une large bannière sur laquelle elle donne au gouvernement Harper la note « F ».

  • 26-06-2014 Le 4e Festival international de pétanque de Trois-Rivières s'installe au Parc des Ormeaux à Trois-Rivières du 11 au 20 juillet

    Source : Réseau FADOQ

    C’est en compagnie du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, que le Réseau FADOQ a dévoilé aujourd’hui la programmation de la 4

    e édition du Festival international de pétanque de Trois-Rivières qui se déroule cette année au Parc des Ormeaux dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine.

    Lire le communiqué

    2500 joueurs d’Europe, des États-Unis, du Canada et du Québec sont attendus à ce Festival qui gagne en popularité d’année en année. Cet événement incontournable pour tous les joueurs de pétanque se déroulera du 11 au 20 juillet.

  • 20-06-2014 Avons-nous peur des vieux ?

    Sophie Durocher - Journal de Montréal

    Sommes-nous dégoûtés par les rides, effrayés par les pattes d'oie, terrorisés par les cheveux blancs ?

    C'est la question que je me suis posée en voyant la une du magazine Le bel âge de juillet-août 2014. On y voit une superbe jeune femme, sans une seule ride sur le visage. Elle semble avoir 40 ans, 45 ans gros max.

    Allô? Le bel âge, ce n'est pas une revue qui s'adresse aux retraités, donc les 65 ans et plus? On nous annonce un article «Plus que cinq ans avant la retraite?» donc théoriquement le magazine s'adresse aussi à des gens de 60 ans. Mais la fille à la une en a 15 de moins! Changez le nom du magazine, misère! Appelez ça L'âge de ceux qui ne veulent pas se voir vieillir.

    Quel âge d'Or ?
    Mettre une petite jeunesse à la une d'un magazine qui s'adresse aux aînés, c'est ridicule, trompeur et assez hypocrite. C'est comme si tu faisais un magazine sur les antiquités mais que tu mettais sur la couverture la photo d'une table de salle à manger qui sort des usines de Brault et Martineau

    Tu n'es pas censé célébrer la patine de l'âge, vanter l'expérience du vécu, faire l'éloge de l'expérience acquise au fil des ans? Cette une de magazine me désespère. Mais elle est le reflet de ce qui se passe dans la société. On ne veut pas voir les vieux. On ne veut pas penser aux vieux. On ne veut pas imaginer qu'on va devenir vieux. Et on ne veut même pas appeler les vieux des « vieux ». Je sais que le terme «les aînés» regroupe maintenant tous les gens de plus de 50 ans. La preuve, la FADOQ recrute ses membres à partir de la cinquantaine. Mais cette jolie fille à la une du Bel âge n'a pas 50 ans, jamais de la vie.

    Je comprends que le magazine Le bel âge offre du rêve à ses lecteurs. Je comprends qu'ils suivent la même logique que les magazines féminins en présentant des femmes «idéalisées» à leur lectorat.

    Dissonance cognitive
    Mais ici, on assiste à un cas de dissonance cognitive grave. On sait tous très bien qu'une retraitée ou une préretraitée n'a pas l'air de ça. Même en faisant beaucoup d'exercice, même en mangeant du kale et en buvant du jus de citron pendant toute sa vie, une femme de 50 ans n'a juste pas un visage comme celui-là. Ça va être quoi le mois prochain? Une femme de 30 ans? Sincèrement, si même Le bel âge n'assume pas son âge, où les aînés vont-ils sentir qu'on les accepte, qu'on les respecte et qu'on les aime comme ils sont ? Même le magazine qui leur est consacré a honte de montrer leur vrai visage.

  • 20-06-2014 Les résidences pour aînés plus populaires que jamais

    Mylène Péthel - Agence QMI

    Les Québécois sont les plus nombreux au pays à choisir de s’installer dans les résidences pour personnes âgées. Près d’une personne sur cinq âgée de 75 ans et plus choisit ces établissements, beaucoup plus que la moyenne canadienne de 8,9 %.

    Le taux d’inoccupation des places standard au Québec a atteint 7,5 % en février 2014, comparativement à 8,7 % à la même période en 2013.

    «Depuis quelques années, on assistait à une certaine stabilité, mais cette fois on note un léger resserrement du marché. Difficile de confirmer le début d’une nouvelle tendance, mais nous approchons d’une époque où la demande va aller en augmentant», a indiqué Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL pour le Québec.

    Les dernières années ont été marquées par une forte hausse des mises en chantier pour ce type d’établissements. Le ralentissement amorcé depuis peu, combiné à une augmentation de la demande, peut en partie expliquer cette baisse du taux d’inoccupation.

    La région de Québec affiche encore le taux d’inoccupation le plus faible (5,7 %) alors que celle de Trois-Rivières présente toujours le taux le plus élevé (13,6 %).

    Le segment des places avec soins assidus s’est également légèrement resserré. Le taux d’inoccupation est passé de 5,2 % à 4,9 %. «C’est un marché plus spécifique, mais avec le vieillissement de la population qui s’accélère, le secteur privé devrait s’adapter à cette nouvelle réalité», a dit M. Hughes.

    La SCHL note dans son Enquête 2014 sur les résidences pour personnes âgées que la grande variété d’offres dans ce domaine peut expliquer l’attrait envers ces établissements.

    Loyers en hausse
    En février 2014, le loyer moyen des places standards était de 1557 $ par mois, une hausse de près de 450 $ par année si on se fie aux données de l’année dernière.

    Kevin Hughes appelle à la prudence dans l’analyse de cette augmentation. «On peut voir les loyers augmenter de façon plus importante que l’inflation, mais le résultat ne reflète pas les services rendus. L’arrivée d’une nouvelle résidence avec des soins assidus dans une région peut brouiller les cartes», a-t-il expliqué, mentionnant que de façon générale, le loyer moyen n’a pas connu de hausse significative.

    C’est au Saguenay où le loyer est le plus faible, à 1375 $.

    Ailleurs au pays
    Au Canada, le taux d’inoccupation est également en baisse, il est passé de 10,3 % en 2013 à 9,7 % en 2014. Le nombre total de places disponibles a continué à augmenter, mais pas autant que le nombre total de résidents.

    Le loyer mensuel moyen des studios et des chambres individuelles incluant au moins un repas par jour a augmenté de 2,4 %. Il s'élevait à 2043 $ en 2014, alors qu'il était de 1995 $ en 2013. Le loyer moyen le plus élevé a été enregistré à l'Île-du-Prince-Édouard (2782 $) et le plus bas, au Québec.

    Entrevue avec Danis Prud'homme directeur général du Réseau FADOQ

    Depuis l’implantation d’une certification obligatoire, en 2007, pour les résidences privées pour aînés, le marché a beaucoup évolué. La loi a depuis été resserrée, en 2013. Actuellement, 1932 établissements du genre sont en opération au Québec, soit environ 500 de moins qu’avant la mise en place de cette réglementation. Seulement dans la dernière année, 111 établissements ont fermé leurs portes.

    Qu’est-ce qui motive l’entrée dans une résidence privée?
    Danis Prud’homme: «L’âge moyen des résidents dans ces établissements est de plus de 80 ans et rendu là, les gens sont souvent à la recherche d’une plus grande sécurité. Certains se retrouvent sans ressource, par exemple lors du décès d’un conjoint, et craignant l’isolement, ils se tournent vers les résidences privées. La hausse du prix des logements et l’écart qui se creuse entre les revenus et les dépenses (taxes foncières en hausse) amènent aussi certaines personnes à quitter leur résidence.»

    Pourquoi les Québécois sont les plus nombreux au Canada à choisir les résidences privées?

    Danis Prud’homme: «Sans dénigrer ce qui se fait ailleurs, le Québec est la province où ce secteur est le mieux organisé, et le plus encadré.»

    Peut-on s’attendre à ce que le taux d’inoccupation poursuive sa baisse dans les années à venir?

    Danis Prud’homme: «Le créneau des 65 ans et plus continue d’augmenter progressivement, donc oui, on peut s’attendre à une baisse du taux d’inoccupation à long terme. Par contre, on sent un tournant vers le maintien à domicile. Ça ne se fera pas en un coup de baguette magique, mais ça pourrait avoir éventuellement un impact sur les données.»

    Est-ce que l’offre du marché correspond bien à la demande?

    Danis Prud’homme: «Généralement oui. L’offre est très variée, mais il faut continuer de s’assurer qu’on ouvre encore des résidences avec un loyer mensuel raisonnable. La moitié des 65 ans et plus ont un revenu de moins de 20 000 $ par année. De grands projets sont en chantier, mais il faut se demander s’il s’agit de places accessibles, et non pas à 3000 $ par mois.»

  • 20-06-2014 Le Réseau FADOQ souhaite un avenir meilleur aux régimes de retraite

    Source : Réseau FADOQ

    À la suite du dépôt du projet de loi 3 concernant la restructuration des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal, le Réseau FADOQ souhaite un avenir meilleur aux régimes à prestations déterminées. De fait, les études démontrent la pertinence de ce type de régimes pour assurer une santé financière aux retraités et pour la préservation de l’équité entre les générations.

    « Nous voyons dans ce projet de loi la volonté du gouvernement d’assurer la pérennité de ce type de régimes, et pour les participants actifs et pour les retraités, a déclaré Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ. Toutefois, il est souhaitable que les retraités soient présents à toutes les étapes de la négociation devant ce qui s’avère être un bouleversement de leurs acquis. »

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  • 15-06-2014 Le Réseau FADOQ pédale! Son équipe cycliste Énergie grise performe au Grand défi Pierre Lavoie

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est très fier de son équipe de cyclistes, Énergie grise, composée de cinq personnes qui sont âgées de 46 à 66 ans, qui a participé au 1000 kilomètres du Grand défi Pierre Lavoie pour une 4e année consécutive. Comme les mille autres coureurs, l’équipe a donc pédalé depuis le Saguenay-Lac-Saint-Jean jusqu'à Montréal. Grâce à leurs efforts, près de 25 000 $ ont été amassés dont 14 000 $ seront remis à quatre écoles afin de promouvoir de saines habitudes de vie et contribueront à soutenir la recherche sur les maladies héréditaires orphelines.

    Lire le communiqué

  • 11-06-2014 Des conférenciers prestigieux au Congrès du Réseau FADOQ

    Source : Réseau FADOQ

    Coup d'envoi, aujourd’hui, du 44e Congrès annuel du Réseau FADOQ au Marriott Château Champlain de Montréal. Cette journée de réflexion rassemble une quinzaine d’intervenants-clés en matière de vieillissement, qui débattront de l’épineuse question soulevée par le thème du Congrès : « Qualité de vie + vieillissement… une équation réalisable ? »

    Les thèmes des conférences qui se tiendront en table ronde sont déclinés selon les quatre assises du nouveau contrat social en faveur d’une qualité de vie adéquate des aînés proposé par le Réseau FADOQ, soit la santé, le bien-être, l’appartenance et la sécurité. Plusieurs conférenciers de renom ont accepté l’invitation à débattre de ces enjeux dans le contexte d’un Québec vieillissant, dont Chloé Sainte-Marie, Pierre Curzi et François Saillant (FRAPRU). De plus, le maire de Montréal, Denis Coderre, fera le point sur Montréal, métropole amie des aînés, à l’occasion d’un dîner-conférence.

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  • 06-06-2014 Vers des jours meilleurs pour les aînés locataires

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est heureux de l’ouverture dont fait preuve le gouvernement libéral en appelant le projet de loi 190 visant à protéger les aînés locataires, déposé aujourd’hui par la députée Françoise David.

    Le Réseau FADOQ soutient le projet de loi proposé par Québec Solidaire et entend participer à la commission parlementaire cet automne. Le projet de loi 190 va directement dans le sens du contrat social en faveur d’une qualité de vie adéquate pour les aînés du Québec, mis de l’avant par le Réseau FADOQ, et signé l’automne dernier de la main d’Amir Khadir et de représentants des trois autres partis politiques à l’Assemblée nationale...

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  • 05-06-2014 La restructuration du système de santé, grande oubliée du budget

    Source : Réseau FADOQ

    Satisfait de constater le maintien, voire la bonification de certains programmes dédiés aux aînés dans le budget provincial déposé hier, le Réseau FADOQ s’étonne de ne pas y trouver d’orientations visant la restructuration du système de santé.

    « La mise en oeuvre du virage du maintien et des soins à domicile nécessite dès maintenant des mesures et des investissements importants afin de garantir à l’usager un continuum de soins et surtout un choix quant à son parcours de vie », fait remarquer Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ...

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  • 30-05-2014 Il faut protéger les personnes aînées

    Françoise David, Députée de Gouin, co-porte-parole de Québec solidaire - Le Devoir

    Luc (nom fictif) a 78 ans. Il habite le même logement depuis 15 ans, dans la Petite-Patrie à Montréal. Il est seul et ses revenus sont modestes. Luc a ses habitudes : le dépanneur qu’il connaît bien, le CLSC qui le suit pour son diabète, le Club de l’âge d’or où il retrouve ses amis, la petite librairie de livres usagés qu’il fréquente souvent. L’hiver dernier, un coup de tonnerre l’a terrassé : un avis de reprise de possession de son logement par son propriétaire pour fin d’agrandissement. Agrandir pourquoi, pour qui ? Luc l’ignore. Ce qu’il sait, ce qu’il ressent douloureusement, c’est qu’il va devoir quitter un logement à prix raisonnable et surtout oublier tout ce qui constitue son univers, tous ses repères.

    Luc peut aller à la Régie du logement pour contester l’éviction. Le problème, c’est qu’il devra prouver que son propriétaire est de mauvaise foi. Comment démonter cela alors qu’il faut un simple permis d’agrandissement au propriétaire désireux de récupérer un logement locatif ?

    Cela se passe de plus en plus dans les quartiers centraux de Montréal. Des propriétaires s’unissent dans des copropriétés indivises pour acheter des immeubles locatifs, en évincent les locataires, puis se transforment en copropriétés divises, les fameux condos. Ils revendent rapidement ces immeubles à prix fort. Les conséquences sont néfastes : hausse de la valeur des immeubles, rendant l’acquisition de logements plus difficiles pour les familles et diminution du nombre de logements à loyer alors que beaucoup de Montréalais et Montréalaises peinent à se loger à prix abordable.

    Il faudra bien trouver des solutions à ce fléau d’une spéculation immobilière sans retenue. Entre-temps, il est impératif de protéger les personnes aînées. Voilà pourquoi j’ai présenté le projet de loi 190 à l’Assemblée nationale. Un projet de loi tout simple, inspiré d’une loi française efficace, deux articles : dans le cas où une personne aînée est en situation de vulnérabilité financière, physique ou psychologique, un propriétaire pourra encore reprendre son logement, mais il devra aider son locataire à se trouver un logement comparable dans le même arrondissement ou la même petite ville. Aucune éviction pour reprise ou agrandissement ne pourra avoir lieu en hiver. Normal, non ?

    La société québécoise compte de plus en plus de personnes aînées seules, pauvres, en difficulté physique ou psychologique. Les déménagements sont souvent vécus par ces personnes comme des drames. Certaines en perdent leurs repères et deviennent moins autonomes. Voudrions-nous cela pour notre père, notre mère ? Je suis certaine que non. Je propose donc un projet de loi qui fait appel à la solidarité sociale, à commencer par celle des propriétaires. Je pense que l’immense majorité d’entre eux veulent prendre soin des personnes aînées. Je souhaite de tout mon coeur que le projet de loi 190 soit débattu, enrichi et adopté par une Assemblée nationale qui mettra les considérations partisanes de côté. Pour l’amour des personnes aînées

  • 30-05-2014 Aînés en CHSLD : qui les protégera ?

    Josée Legault - Journal de Montréal

    Les familles peuvent-elles ou non installer une caméra dans la chambre de leurs aînés vivant en Centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) ?

    Entre le droit des aînés d'être protégés contre «toute forme d'exploitation» et le droit à la «vie privée» des employés, la Cour supérieure devra trancher dans la cause d'une femme âgée résidant en CHSLD.

    Complexe, la question touche en fait de nombreuses personnes vulnérables en hébergement public ou privé subventionné. Personnes aînées, mais aussi handicapées intellectuelles et/ou physiques, tous âges confondus, qui les protégera? Car au-delà des arguments juridiques, il y a la réalité. Quand une famille songe à installer une caméra, elle ne le fait pas de gaieté de coeur. Elle le fait parce que des incidents réels ou soupçonnés ont brisé le lien de confiance avec la «ressource» où habite un des leurs. Elle le fait pour protéger son parent, frère, soeur ou enfant vulnérable. Elle le fait aussi pour dissuader tout geste possible d'abus verbal, physique ou matériel. La chambre étant dorénavant un «milieu de vie».

    Certains ridiculisent les familles inquiètes. D'autres les accusent de se déresponsabiliser en préférant une caméra à des visites plus fréquentes. Ces jugements sont aussi superficiels qu'injustes. Ceux vivant ou ayant vécu des situations d'abus savent que même des visites fréquentes de la famille, aussi cruciales soient-elles, n'offrent pas de garantie blindée en son absence.

    Dans un mode idéal
    Dans un monde idéal, les caméras seraient inutiles. On agirait plutôt «en amont», comme disent les experts. Si tel était le cas, tous les préposés au public et au privé subventionné auraient une formation et une rémunération adéquates. Tous les responsables de «ressources intermédiaires», sans exception, seraient aimants et dévoués à leurs «clients», comme on dit.

    Dans un monde idéal, plusieurs familles rebaptisées «proches aidants», choisiraient de garder la personne vulnérable avec elles. Elles pourraient le faire parce qu'elles recevraient un soutien financier et des services suffisants pour pouvoir travailler à l'extérieur et éviter l'épuisement: soins à domicile, répit, gardiennage. Ce qui, en plus, coûterait moins cher à l'Etat.

    Dans un monde idéal, il n'y aurait pas de compressions. Il y aurait moins de structures, moins de cadres et plus de soins directs à la population. Dans un monde idéal, les proches aidants seraient des surhumains.

    Malheureusement, nous ne vivons pas dans ce monde idéal. Nous vivons dans le nôtre. Un monde où les personnes vulnérables seront aussi de plus en plus nombreuses.

    Dans ce monde-là, les caméras sont un palliatif. Un outil de protection dans les cas spécifiques d'abus et de soupçon d'abus. Ou même, puisque ces choses arrivent parfois, de vols. Dans un monde idéal, les caméras serviraient ailleurs que dans la chambre d'une personne âgée ou handicapée.

  • 27-05-2014 Tous les partis doivent s'engager pour les droits des aînés locataires!

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ offre tout son appui au projet de loi déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale par Québec solidaire (QS), qui vise à protéger les droits des aînés locataires. Face aux transformations du marché locatif, il ne fait aucun doute qu’une loi doit venir en aide aux aînés les plus vulnérables.

    À Montréal, près de 65 % des ménages sont locataires et 21 % d’entre eux ont plus de 65 ans. Ce projet de loi proposé par QS est en droite ligne avec les préoccupations fondamentales du Réseau FADOQ. « Trop de cas de bumping d’aînés ou de relocalisation lors de fermetures de résidences sont rapportés par nos membres et dans l’actualité. Ces évictions se déroulent sans égard pour la sécurité et le bien-être de la personne. Une protection accrue pour les aînés locataires s’impose », affirme Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ.

    Lire le communiqué

  • 15-05-2014 Des coûts de santé qui exploseront

    Mathieu Perreault -La Presse

    Le vieillissement de la population fera augmenter, d'ici 2030, de 43% à 68% la part du budget provincial consacrée à la santé, selon une nouvelle analyse dévoilée lors d'un colloque sur la démographie, au congrès de l'ACFAS. Le nombre de personnes âgées vivant en institution passera notamment de 100 000 à 400 000 d'ici 2050, selon Steeve Marchand, de l'Université Laval.

    «Une portion de cette augmentation est due au fait que la médecine est de plus en plus chère, parce qu'on réussit à garder en vie des patients ayant des maladies chroniques, dit M. Marchand. Avant, un diabétique mourait rapidement. Ce n'est plus le cas, mais il a ensuite plus de risques d'avoir des maladies cardiovasculaires, par exemple. Cela dit, environ le tiers de l'augmentation des coûts de santé d'ici 2030, 12 milliards en dollars de 2014, est uniquement due au vieillissement de la population.»

    Certaines études avancent que la morbidité grave précédant immédiatement la mort - la période la plus coûteuse pour le système de santé - a tendance à diminuer, ce qui pourrait faire mentir les prévisions de M. Marchand. «Mais c'est encore flou, ce n'est pas certain que cette période très chère en soins médicaux dure moins longtemps. Ce qu'on voit assez clairement, même si encore là on n'en est pas certain, c'est que la durée de vie totale augmente plus rapidement que la durée de vie indépendante. Les gens restent de plus en plus longtemps en institution.»

    L'autre paramètre qui pourrait enrayer la hausse de la portion santé du budget public est la productivité accrue des personnes âgées que la médecine garde en santé. «On sait que les personnes plus riches, souvent plus en santé, ont tendance à travailler plus longtemps que les personnes pauvres, dit M. Marchand. Si ce phénomène affecte aussi la classe moyenne, l'effet du vieillissement de la population sur la quantité de main-d'oeuvre sera moins grand.»

    Une chose est certaine: la hausse de l'âge réglementaire de la retraite augmentera la pauvreté. Entre 2023 et 2029, le gouvernement conservateur fera passer l'âge d'admissibilité au Régime de pension de 65 à 67 ans. «On sait que le taux de faible revenu passe actuellement de 25% quand les gens ont 64 ans à 55% quand ils ont 66 ans, dit M. Marchand. Les pauvres ont souvent plus de difficulté à trouver du travail, parfois en raison d'invalidités.»

    Des études américaines ont montré que le fait de prendre sa retraite était difficile pour une personne de la classe moyenne supérieure, mais augmentait l'estime de soi des gens qui étaient au chômage avant leur retraite.

  • 13-05-2014 Les baby-boomers: dépensiers, ils craignent la retraite

    Source : Finance et investissement

    Quarante-sept pour cent des baby-boomers non retraités affirment avoir de la difficulté à boucler leurs fins de mois, selon une enquête sur les finances personnelles menée pour le compte de Capital One.

    Plus des deux-tiers des baby-boomers non-retraités, soit 64 %, se disent préoccupés par leur avenir financier. En comparaison, 19 % des baby-boomers retraités ont des difficultés à boucler leurs fins de mois et la moitié se disent préoccupés par leur avenir financier. D'ailleurs, qu'ils soient retraités ou non, ils sont 56 % à craindre un jour manquer d'argent pour financer leur retraite.

    Parmi les baby-boomers qui ont participé à l'étude, 41 % sont retraités alors que 51 % sont toujours actifs sur le marché du travail. Ces derniers estiment, dans une proportion de 59 %, qu'ils auront besoin d'un revenu supplémentaire à la retraite. D'ailleurs, les non-retraités prévoient travailler à temps partiel dans une proportion 50 % plus élevée que les baby-boomers actuellement retraités.

    Selon l'enquête, 54 % de l'ensemble des baby-boomers affirment que la consommation demeure un symbole important pour donner un sens à la vie, alors que 71 % déclarent aujourd'hui avoir moins envie d'acheter qu'avant. Il y a dix ans, cette proportion était de l'ordre de 53 %, ce qui démontre une tendance vers la réduction des dépenses.

    Les données présentées dans ce document proviennent d'une enquête sur les finances personnelles réalisée auprès d'un échantillon de Québécois âgés de 50 à 67 ans, ainsi que de données obtenues de l'enquête sociale PANORAMA réalisée par la maison CROP. Finalement, certaines informations proviennent des bases de données de Capital One Canada.

  • 08-05-2014 Les retraités pourraient être appelés à renflouer les coffres

    Marco Bélair-Cirino - Le Devoir

    Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, n’écarte pas l’idée de faire appel aux employés municipaux à la retraite pour renflouer les régimes à prestations déterminées.

    « Il faudra voir », a-t-il affirmé à son arrivée au Conseil des ministres mercredi avant-midi. Avant d’afficher ses couleurs sur cette question délicate, M. Moreau entend rencontrer à tour de rôle les représentants des syndicats et des municipalités. Il se prêtera à cet exercice à compter de lundi prochain.

    En revanche, M. Moreau s’est montré inflexible sur un partage des déficits futurs des régimes de retraite à parts égales, 50-50, entre les municipalités et les employés. « C’est une équation qui ne changera pas », a-t-il fait savoir au lendemain d’un entretien avec les maires de Montréal, Denis Coderre, et de Québec, Régis Labeaume.

    Un an pour négocier
    Le ministre a souligné l’importance de « bien capitaliser les régimes pour nous assurer de ne jamais revenir dans les ornières dans lesquelles nous sommes présentement ». « La façon de voir cela est simple : il faut régler le passé. On a une situation qui ne peut pas continuer, il faut que les gens y contribuent, et il faut avoir des mesures pour s’assurer qu’à l’avenir, cette situation ne se reproduira plus jamais », a-t-il expliqué lors d’une mêlée de presse.

    Le ministre entend déposer « le plus rapidement possible » après l’ouverture de la session parlementaire, le 20 mai prochain, un projet de loi visant à restructurer les régimes de retraite.

    Celui-ci accordera aux municipalités et aux employés une période de négociation d’un an au maximum pour en arriver à une entente sur le partage des déficits passés des régimes de retraite. Ceux-ci sont évalués à quelque 5 milliards de dollars dans le secteur public. En cas d’échec, une période d’arbitrage de six mois s’ouvrirait. « L’arbitre devra décider sur la base des paramètres qui sont clairs, la pérennité du régime, l’équité intergénérationnelle, la capacité de payer, etc. », a expliqué M. Moreau.

    Il n’est « pas dans les cartons » du ministère des Affaires municipales de confier la résolution des différends à la Commission des relations du travail (CRT), a-t-il précisé.

  • 06-05-2014 Résidences pour aînés : une centaine de fermetures

    André Dubuc - La Presse

    Le gouvernement du Québec a serré la vis aux résidences pour personnes âgées en vue d'assurer la sécurité des résidants. Deux fois plutôt qu'une en 2013. Devant la flambée des frais d'exploitation et les revenus qui peinent à suivre, une centaine de résidences privées ont fermé leurs portes au cours de la dernière année, a appris La Presse. Une tendance inquiétante quand on sait que le nombre de personnes âgées est à la veille d'exploser.

    «Actuellement, 17,6% des personnes âgées de 75 ans et plus habitent en résidence au Québec, souligne Pierre Godin, propriétaire de Villa Ste-Rose, citant les chiffres de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Si cette part de marché reste stable, il faut ouvrir 4000 places en résidence par an.»

    Dans son rapport 2013 sur le marché des résidences pour personnes âgées, la SCHL écrit que la croissance de la population âgée de 75 à 84 ans recommencera à s'accélérer en 2016.

    Réal Bouclin, président des résidences privées Réseau Sélection, avance pour sa part qu'au cours des 15 prochaines années, le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus augmentera de 1,2 million de personnes au Québec.

    6000 places de moins
    Or, le nombre de résidences privées pour aînés a baissé de 96 dans la dernière année. On compte près de 6000 places de moins.

    «Plusieurs exploitants ont transmis au ministère de la Santé et des Services sociaux [MSSS] des avis de cessation des activités, écrit dans un courriel Stéphanie Ménard, des relations avec les médias. Certains ont fait le choix de fermer la résidence et de relocaliser leur clientèle, alors que d'autres ont modifié la vocation de leur bâtiment pour du locatif uniquement.»

    Mme Ménard prend la peine de préciser que la loi oblige l'exploitant qui cesse ses activités à en aviser l'agence de santé régionale au minimum six mois avant la fermeture. L'agence de santé et le centre de santé et de services sociaux (CSSS) du territoire doivent offrir un soutien et un accompagnement aux personnes âgées qui doivent déménager.

    Le MSSS explique la baisse du nombre de résidences par l'entrée en vigueur, le 13 mars 2013, du nouveau règlement sur la certification des résidences, plus exigeant que le précédent, de même que par l'entrée en vigueur, le 18 mars 2013, du nouveau chapitre Bâtiment du Code de sécurité de la Régie du bâtiment.

    Pratiquement du jour au lendemain, les exploitants de résidences ont dû absorber des coûts importants pour répondre à de nouvelles exigences concernant la formation obligatoire des préposés, les systèmes d'appel à l'aide, l'embauche de personnel supplémentaire pour assurer un seuil minimal en tout temps, la vérification des antécédents judiciaires du personnel et l'installation de mitigeurs d'eau chaude et autres dépenses prévues pour la mise en application du chapitre Bâtiment du Code de sécurité.

    Les mitigeurs contrôlent la température de l'eau du bain à un maximum de 43 degrés Celsius. Il en coûte environ 400$ par baignoire. «C'est rendu que la clientèle autonome fait bouillir son eau parce que le bain n'est pas assez chaud autrement», dit Pierre Godin.

    Le problème, c'est que les loyers n'augmentent pas à la même vitesse que les coûts parce que ceux-ci sont soumis au contrôle de la Régie du logement, soutient le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA). Le règlement sur la fixation des loyers, qui a été adopté avant l'apparition des résidences comme on les connaît aujourd'hui, n'est pas adapté au contexte des bas taux d'intérêt. «Le délai de recouvrement des dépenses en capital dans un logement atteint maintenant 33 ans», déplore Yves Desjardins, son PDG.

    «Un déséquilibre»
    «Les revenus en résidence sont les loyers, poursuit-il. Si on augmente les coûts et qu'on ne peut pas faire suivre les loyers, ça crée forcément un déséquilibre.»

    Même une réforme, pour le moment improbable, de la grille de fixation des loyers ne réglerait pas tout. La capacité de payer des aînés est limitée. «Une personne sur deux qui est placée en résidence à Laval a une capacité de payer de 1500$ ou moins par mois», dit Pierre Godin, ancien représentant lavallois du RQRA.

    Les nouvelles normes font exploser les coûts
    Quand la résidence de soins Villa Ste-Rose, à Laval, rouvrira ses portes en octobre 2014, le loyer moyen aura grimpé de 2300$ à 3000$ par mois.

    Son propriétaire depuis 2005, Pierre Godin, n'a pas le choix. Un incendie a rasé sa résidence en février 2013. Dieu merci, le drame est survenu à 18h un vendredi. Tous les résidants s'en sont sortis sains et saufs.

    M. Godin a tout reconstruit à neuf... aux normes de 2014. «Pour respecter ce que le gouvernement m'exige, je suis rendu à un coût de construction de 142 000$ par logement, sans tenir compte du terrain», dit-il.

    Au total, il lui en coûtera 14 millions de dollars pour sa nouvelle résidence privée d'environ 100 unités. L'assureur en paie une bonne partie, mais M. Godin a dû néanmoins trouver 3 millions pour couvrir la différence.

    «Je suis dans la cuisine pendant que je vous parle», nous dit-il dans un entretien téléphonique.

    «On m'exige deux panneaux isolants de laine de roche, à 2275$ chacun. Avant l'incendie, je n'avais pas ça. À un moment donné, il faut que ça arrête», lance-t-il, excédé.

    Pierre Godin est inquiet. «Ma facture de taxe foncière va tripler ou quadrupler. Je payais 35 000$ avant l'incendie quand j'étais évalué 3 millions. Il va falloir que je prenne l'argent quelque part.»

    Le propriétaire de 57 ans craint que ses résidants n'aient pas les moyens de payer un loyer aussi élevé. «On va faire quoi avec nos personnes âgées au Québec? se demande-t-il. On va les mettre où?»

  • 06-05-2014 Êtes-vous victime d’intimidation ?

    Source : Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve

    L’intimidation, c’est le sujet de l’heure ! En effet, au cours des dernières années, différentes lois ont été votées afin d’en prévenir les conséquences à l’école et maintenant sur le Web. Mais qu’en est-il de l’intimidation au travail? Ou encore en milieu de vie? L'âge en tant que synonyme de sagesse est trop souvent tenu pour acquis. L’âgisme c’est aussi cela!

    Plusieurs intervenants qui travaillent auprès des aînés, en résidence par exemple, sont inquiets de constater que l’intimidation est bien présente au quotidien. Que ce soit lors des activités de groupe (jeux, conférences, repas collectifs) ou simplement dans l’organisation de son quotidien (aller à la poste, l’épicerie, se reposer dans la cour). Plusieurs personnes ne se sentent pas à l’aise de se retrouver en groupe ou encore dans les endroits communs. Mais dans le cas d’un milieu de vie, ont-elles vraiment le choix!?

    L’intimidation, qui est caractérisée par le déséquilibre de pouvoir, la répétition et l’escalade laissent d’importantes traces et les conséquences peuvent être très graves. Aussi très peu de ressources s’offrent aux cibles d’un tel comportement en dehors du milieu scolaire. Par contre, l’intimidation, dans toutes circonstances, c’est criminel.

    Voici donc différentes réactions possibles si l’on se retrouve victime d’intimidation.

    • D’abord, il est possible d’ignorer le comportement ou les paroles de l’autre.
    •  Ensuite, les personnes ciblées peuvent nommer ceux-ci, prendre position face à la problématique. Il est important d’avoir conscience que tous ont du pouvoir, soit le pouvoir d’agir et de choisir, et qu’il est important d’avoir suffisamment confiance en soi pour ne pas laisser une autre personne prendre ce pouvoir.
    • Finalement, si ces actions ne sont pas suffisantes, les victimes peuvent aller chercher de l’aide auprès de ses proches, mais aussi chez différents organismes œuvrant auprès des aînés ainsi qu’auprès de la police.

    Il est aussi important de prendre position lorsqu’on est témoin d’intimidation. Encore une fois, il faut nommer le comportement qui dérange et ainsi prendre une position claire contre l’intimidation, ensuite il est possible de rassurer la cible de l’intimidation en lui rappelant, par exemple, de ne pas écouter l’intimidateur, qu’elle est une bonne personne, ou simplement en l’incluant dans une activité afin de briser l’isolement. Finalement, c’est le devoir de tous de porter assistance à une personne en danger et donc, dans ce cas-ci, cette assistance peut se traduire par un accompagnement pour aller chercher de l’aide, ou encore, le faire pour la personne si la situation urgente.

  • 02-05-2014 Lecture et sommeil, secrets des seniors bien dans leur peau

    AFP - Le Journal de Québec

    Des chercheurs espagnols auraient trouvé la formule magique pour permettre aux personnes âgées de garder toutes leurs facultés mentales malgré le poids des années.

    Après avoir analysé le mode de vie de 245 seniors, âgés de 65 ans et plus, des chercheurs de l'université CEU Cardenal Herrera University de Valence (Espagne) ont trouvé que ceux qui dormaient trop ou pas assez ou qui ne s'adonnaient pas à des activités intellectuelles couraient plus de risques de développer des troubles cognitifs.

    A en croire leurs recherches, parues dans la revue Revista de Investigacion Clinica, les personnes du panel qui dormaient plus de huit heures ou moins de six par nuit, étaient 2,6 fois plus susceptibles d'enregistrer des troubles cérébraux que celles qui restaient dans les bras de Morphée entre six et huit heures par nuit.

    De même, l'absence d'activités mentalement stimulantes, comme la lecture, contribuait aussi au déclin cognitif. Ainsi, les personnes qui reconnaissaient ne pas lire voyaient leur risque se multiplier par 3,7, alors que celles qui lisaient occasionnellement avaient un risque 2,5 fois plus élevé de déclin que les lecteurs assidus.

    Au final, 12 % des sujets du panel souffraient de troubles cognitifs. Les chercheurs soulignent par ailleurs que le déclin cérébral touche actuellement environ 35,6 millions de personnes à travers le monde. A en croire le World Alzheimer Report, ce chiffre pourrait dépasser les 100 millions de cas en 2050.

  • 24-04-2014 Le Réseau FADOQ réclame une politique nationale du vieillissement

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ tient à féliciter Francine Charbonneau, députée de Mille-Îles et ministre responsable des Aînés, de la Famille, de la lutte à l'intimidation et de la région de Laval. Le nouveau gouvernement démontre ainsi son intérêt envers les aînés et plus largement à l’égard des défis liés au vieillissement de la population.

    Lire le communiqué

  • 23-04-2014 Francine Charbonneau nommée ministre des Aînés

    Diane Hameury - Courrier Laval

    La députée de Mille-Îles, Francine Charbonneau, accède au Conseil des ministres à titre de ministre des Aînés, responsable de la Famille et de la lutte à l'intimidation ainsi que ministre responsable de la région de Laval.

    La nouvelle a été annoncée cet après-midi, à Québec, alors que le nouveau gouvernement libéral dévoilait l'identité des membres de ce Conseil.

    Élue pour un troisième mandat consécutif le 7 avril avec plus de 8000 voix devant la candidate vedette du Parti québécois, Djemila Benhabib, Mme Charbonneau devient ministre pour la toute première fois de sa carrière.

    Rappelons que Francine Charbonneau a fait le saut dans l'arène politique en 2008, après avoir été présidente de la Commission scolaire de Laval.

    Contrairement aux rumeurs qui circulaient récemment, le député de Fabre, Gilles Ouimet, ne s'est pas vu confier la responsabilité d'un porte-feuille.

  • 16-04-2014 Aînés au volant : un système d’évaluation adéquat selon la SAAQ

    Simon Leblanc - L’Écho de Shawinigan

    Voyant leurs capacités de conduire réduire au fil des années, certaines personnes âgées peuvent représenter un danger, non seulement pour eux, mais pour les autres sur les routes. Cependant, la SAAQ considère avoir un bon système d’évaluation.

    Au Québec, les conducteurs de 65 ans et plus représentent 17 % des détenteurs de permis de conduire. Au cours des cinq dernières années, ils ont été impliqués dans 12 % des accidents.

    Cependant, c’est seulement à partir de l’âge de 75 ans que les conducteurs doivent remplir un formulaire médical et subir un test de la vue afin que la SAAQ obtienne un portrait de santé des automobilistes. Environ 100 000 conducteurs remplissent ces formulaires chaque année.

    À partir de cette méthode d’évaluation, la SAAQ évalue si l’état du conducteur peut représenter un impact sur ses capacités à conduire et s’il représente un danger pour sa sécurité et celle des autres.

    «Notre façon de faire fonctionne bien pour encadrer ces personnes. Les 75 ans et plus sont la tranche d’âge la plus suivie par la SAAQ. Le formulaire est conçu pour obtenir les informations qui permettent de prendre les meilleures décisions», soutient un relationniste à la SAAQ, Gino Desrosiers.

    À partir de 80 ans, le formulaire de santé doit être rempli aux deux ans.

    M. Desrosiers mentionne que trois options sont possibles à la suite de l’évaluation. Le renouvellement du permis de conduire de façon normale, un renouvellement avec certaines conditions, comme de conduire uniquement en ville, d’avoir l’obligation de porter des lunettes ou des lentilles cornéennes ou encore une suspension du permis de conduire, car la personne est jugée trop dangereuse, et pour sa santé, et pour celle des autres automobilistes.

    Gino Desrosiers précise qu’environ 10 000 personnes âgées perdent leur permis en raison de problèmes de santé chaque année dans la province. «C’est vraiment évalué au cas par cas», ajoute-t-il.

    Les policiers sont également en mesure de signaler qu’un conducteur n’a peut-être plus les capacités de conduire un véhicule et qu’il aurait besoin d’une évaluation.

    Des conseillers en sécurité routière rencontrent également les personnes âgées afin de les sensibiliser sur leurs capacités d’automobilistes.

    Des méthodes imparfaites
    Malgré tout, selon des propos recueillis dans un article de nos collègues du Journal de Montréal d’un médecin-conseil à la SAAQ, les meilleures méthodes disponibles pour identifier les conducteurs inaptes restent imparfaites.

    «Il n’y a pas de test qui peut prédire à 100 % ce qui va arriver sur la route. On a un système qui fonctionne relativement bien», affirme le spécialiste de la santé des conducteurs, Dr Jamie Dow.

    Dans tous les cas, c’est la SAAQ qui conserve le dernier mot pour juger des capacités des conducteurs et Gino Desrosiers précise que le système d’évaluation a été peaufiné au cours des dernières années.

  • 09-04-2014 L’art de limiter le droit de vote des aînés

    Source : Réseau FADOQ

    Le contexte postélectoral au Québec ne doit pas nous faire perdre de vue le projet de loi fédéral C-23 sur « l'intégrité des élections », qui est à mon avis inacceptable dans sa forme actuelle. Les nouvelles règles touchant l’identification des électeurs sont particulièrement inadmissibles, car elles éliminent les deux méthodes d’identification les plus utiles aux aînés : la carte d’information de l’électeur qui atteste l’adresse et l’identité ainsi que le système de répondant permettant à une personne de s’identifier en faisant authentifier son identité et son lieu de résidence par un tiers.

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  • 07-03-2014 Élections 2014 — Le Réseau FADOQ propose une plateforme idéale pour les 50 ans et plus

    Source : Réseau FADOQ

    Alors que s’amorce la campagne électorale provinciale 2014, la moitié des électeurs appelés aux urnes sont âgés de plus de 50 ans. Ils s’apprêtent à faire un choix déterminant pour leur avenir, possiblement pour les quatre prochaines années. Au nom de ses 300 000 membres, le Réseau FADOQ interpelle les chefs des différents partis afin qu'ils présentent leurs engagements à l’égard d’une partie importante de la population, leurs solutions aux enjeux pressants d’un Québec vieillissant et aux défis à surmonter collectivement. Le Réseau FADOQ invite les partis à démontrer leur reconnaissance de cet état de fait en prenant exemple sur la plateforme idéale pour les aînés.

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  • 28-02-2014 Pas d’argent frais pour l’assurance autonomie

    Amélie Daoust-Boisvert - Le Devoir

    Québec demande au réseau de la santé de puiser les 110 millions promis pour financer les soins à domicile et l’assurance autonomie à même l’enveloppe globale. Cela forcera un réseau déjà pris à la gorge à couper dans plus de services, avertissent les établissements de santé. Le manque à gagner total pourrait atteindre 618 millions.

    Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a confirmé mardi à l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) que l’argent promis pour le soutien à domicile est compris dans l’augmentation de 3 % du budget de la santé. Le réseau devra donc couper 110 millions de services ailleurs, avertit la directrice générale de l’AQESSS, Diane Lavallée.

    « C’est le réseau public qui est mis en danger », scande-t-elle, catégorique.

    Le bureau du ministre de la Santé Réjean Hébert a refusé de confirmer cette information, affirmant que les crédits budgétaires seraient dévoilés «en temps et lieu».

    Un défi impossible ?
    En déposant le projet de loi sur l’assurance autonomie à l’automne, Québec avait promis une enveloppe « supplémentaire » de 500 millions jusqu’en 2017-2018, dont 110 millions en 2014-2015. Ces sommes doivent être dédiées aux soins à domicile, mais le projet de loi n’a pas encore été adopté: la Caisse autonomie n’existe pas encore. Le virage vers les soins à domicile est toutefois amorcé afin de mettre la table pour l’entrée en vigueur en avril 2015.

    L’AQESSS approuve le projet d’assurance autonomie. « Mais dans quels services va-t-on devoir couper pour le financer ? » demande Mme Lavallée.

    L’attachée de presse du ministre Hébert, Ariane Lareau, continue d’affirmer que le gouvernement a « doublé l’enveloppe récurrente des soins à domicile », et que ces derniers sont « résolument priorisés ». Le cadre budgétaire de l’assurance autonomie, que le ministre avait promis pour le début de la commission parlementaire, n’a toujours pas été rendu public. Avec les élections probables, il y a peu de chance que cette commission se tienne à court terme.

    Avec cette nouvelle tuile à son budget, l’AQESSS calcule qu’il lui reste un maigre 226 millions pour honorer des engagements de 844 millions, nécessaires au maintien des services actuels. Cela comprend un déficit anticipé de 150 millions pour l’année qui s’achève. Ou, si on regarde les chiffres par l’autre bout de la lorgnette, qu’il faudra couper 618 millions dans les services pour équilibrer le budget. « On ne peut pas penser qu’on va pouvoir donner les mêmes services », avertit Mme Lavallée.

    « Les gens vont être encore malades demain, indépendamment du budget du Québec », s’indigne-t-elle. Elle promet que ses membres ne vont pas « rester les bras croisés ».

    Elle demande à Québec de tenir un débat « transparent » sur les « choix de société » qui devront être faits. « Il va falloir mettre les chiffres sur la table et dire ce qu’on peut se payer en attendant d’aller chercher de nouveaux revenus ». La question est pressante. « Les choix, c’est cette année qu’il faut les faire. Si ce n’est pas Québec qui les fait, ce sera chaque établissement, à la pièce, et ça, ce serait inéquitable ! »

    Si le ministre de la Santé, Réjean Hébert, arrive à négocier avec les médecins un étalement de leurs hausses salariales, la pression sur le réseau se relâcherait un peu, sans être résorbée. Reste que « ces négociations doivent donner des résultats, urge Mme Lavallée, car il en va du maintien des services à la population ».

    Un système trop coûteux ?
    Pour justifier la hausse de 3 % consentie au secteur de la santé, contre un engagement précédent de 4,8 %, le ministre des Finances a affirmé en entrevue à Radio-Canada Première vendredi dernier que le Québec qu’il fallait contenir les coûts. « On fait ce que toutes les provinces font », a répondu M. Marceau à Marie-France Bazzo, ajoutant qu’« au Québec, on dépense plus, que ce soit par habitant ou en fonction du PIB [produit intérieur brut] ». Il félicite aussi l’Ontario, qui a su compresser la hausse des dépenses de santé à 1,9 % pour 2014-2015.

    Le dernier rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) stipule que le Québec se situe plutôt en queue de peloton en matière de dépenses publiques de santé par habitant. En 2012, elles se sont élevées à 3792 $, contre une moyenne canadienne de 4148 $.

    Au ministère des Finances, on explique que si on ajuste les données de l’ICIS au coût de la vie par province, le Québec n’est plus dernier, mais troisième quant à l’importance des dépenses publiques de santé par habitant. « On est en fait assez dans la moyenne », dit le porte-parole du ministère Jacques Delorme. En fonction du PIB par habitant, le Québec se classe au 5e rang, avec 8,5 %, toujours selon les calculs du ministère des Finances. L’Ontario s’en tire en investissant 7,8 %, la Colombie-Britannique, 8,3 %.

    Devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain jeudi, le ministre Marceau a aussi dit fonder beaucoup d’espoir sur le financement axé sur le patient, une nouveauté annoncée au dernier budget. Cette réforme est nécessaire pour « augmenter la valeur de chaque dollar investi » et « relever les défis » du système de santé, croit M. Marceau.

  • 28-02-2014 Éviter une «commission Charbonneau» en santé

    Ariane Lacoursière - La Presse

    Le monopole qui s'installe dans certaines régions du Québec en matière de contrats de ressources intermédiaires pour aînés choque certains observateurs. Pour la CSN, le gouvernement doit agir «avant qu'il n'y ait une commission Charbonneau en santé».

    «Il y a tellement d'argent qui va au privé en santé. Il faut développer des règles pour qu'il n'y ait aucune question sur la façon dont ces contrats sont donnés», affirme le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley.

    Pour sa part, Québec solidaire dresse un parallèle entre l'octroi de places en ressources intermédiaires pour personnes âgées et le scandale qui a secoué le milieu des garderies il y a quelques années.

    Depuis 2006, le nombre de contrats de ressources intermédiaires (RI) pour aînés est passé de 20 à près de 400 au Québec. Dans un reportage publié hier, La Presse révélait que dans certaines régions, les contrats sont concentrés entre les mains des mêmes entrepreneurs. Certains étant de grands donateurs aux fondations des établissements avec lesquels ils signent des contrats.

    Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, n'a jamais caché son intention de poursuivre le développement des RI dans la province. À Montréal seulement, un peu plus de 800 places de ressources intermédiaires doivent encore être développées.

    Pour la coporte-parole de Québec solidaire Françoise David, il faut au contraire «mettre un frein à la pratique». Mme David critique fortement le fait que les règles d'octroi de contrats ne soient pas claires, comme le révélait notre reportage. «C'est révoltant d'entendre un des promoteurs avouer candidement que pour obtenir un contrat de RI, «il faut être ami avec les décideurs». Après le scandale des garderies sous les libéraux, sommes-nous en train d'assister au scandale des RI pour aînés avec les péquistes?»

    Critique de l'opposition officielle en matière de santé, Yves Bolduc estime pour sa part que le développement des ressources intermédiaires doit se poursuivre, mais «en respectant les règles d'appels d'offres et en respectant les barèmes».

    Le ministre Hébert n'a pas rappelé La Presse.

  • 25-02-2014 Jacques Languirand devient « porte-parole silencieux » de la Fédération québécoise des sociétés alzheimer

    Source : La Fédération Québécoise des Sociétés Alzheimer

    La Fédération Québécoise des Sociétés Alzheimer est fière d’annoncer que Jacques Languirand a accepté d’être son « porte-parole silencieux ».

    Pendant toute sa vie, Jacques Languirand a œuvré pour accompagner l’être humain dans ses questionnements. Que ce soit à travers ses écrits, son site internet ou sa célèbre émission « Par 4 chemins », son humour et son immense culture ont été mis au service de l’épanouissement de la conscience de milliers de lecteurs et d’auditeurs.

    Après plus de 60 ans de présence à Radio-Canada, il a récemment annoncé qu’il était atteint de la maladie d’Alzheimer et devait se retirer de la société d’état dont il était devenu une icône. Toujours poussé par sa volonté d’être utile, Jacques Languirand a adressé aux 125 000 Québécois également touchés par cette maladie, ce message émouvant.

    « J’ai accepté d’être le porte-parole « silencieux » de la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer.

    « Silencieux » parce que les mots commencent parfois à me manquer mais aussi parce que j’aimerais vous donner la parole au lieu de la prendre. Vous permettre de parler de votre état sans en avoir honte, de voir votre situation avec humour si c’est possible, de dire vos besoins autant physiques que psychologiques que sociaux… Tous ces sujets que vous devez pouvoir aborder avec sérénité. Vous vous sentez seuls, vous avez peur de ce qui vient, vous souffrez dans votre cœur, dans votre âme, dans votre corps ? Vous devez pouvoir le dire.

    Cette parole, je voudrais la donner à tous ceux qui sont touchés par cette maladie ou par une maladie apparentée, que ce soit la personne atteinte ou celles qui voient à leur confort relatif, ceux qu’on appelle les « aidants ».

    Ce geste de ma part se veut une demande à tous ceux qui ne sont pas touchés par cette maladie. Si vous pouvez aider, faites-le. Donnez. Du temps, de l’argent, de l’attention, une écoute attentive. Donnez ce que vous pouvez. Tendez la main à tous ceux qui ne sont plus ce qu’ils ont déjà été, à tous ceux qui ont besoin d’aide parce que le poids est souvent trop lourd s’il n’est pas partagé.

    Aidez. Parce que c’est un geste égoïste qui fait tellement de bien. »

  • 25-02-2014 Vers une nouvelle ère d'aînés marquée par... le divorce

    Baptiste Ricard-Châtelain - Le Soleil

    Les baby-boomers changent radicalement le portrait du couple âgé. La génération qui a démocratisé le divorce, l'union libre et le mariage de conjoints de même sexe bouscule les idées reçues sur pépé et mémé!

    En 30 ans, le nombre d'aînés qui ont divorcé ou se sont séparés a triplé, nous informe Mireille Vézina, analyste au Centre canadien de la statistique juridique de Statistique Canada. Ils sont encore minoritaires - autour de 12 % de nos aïeuls ont déjà rompu au moins une union stable -, mais la tendance est lourde. Le tiers de la prochaine cohorte de retraités, ceux qui ont aujourd'hui entre 55 et 64 ans, ont «expérimenté plus d'une union dans leur vie».

    «C'est la génération du baby-boom qui arrive», enchaîne Mme Vézina. La même qui a connu l'adoption de la première véritable législation sur le divorce, en 1968. Et qui a participé à accroître l'accessibilité par une nouvelle loi votée durant les années 80.

    Mais ces divorcés ne veulent pas nécessairement rester seuls jusqu'au dernier repos. Plus de 75 % des hommes et 55 % des femmes ont fondé un nouveau ménage! Et la majorité se sont remariés. Les vieux en couple ne forment pas nécessairement de vieux couples, en somme.

    N'empêche, même si le mariage a encore la cote, les aînés vivent aussi de plus en plus en union libre, observe Statistique Canada. Surtout dans la Belle Province, société distincte. «Au Québec, la proportion des unions libres a toujours été plus importante. On le voit même chez les personnes plus âgées. C'est une autre tendance qui gagne du terrain.»

    Réglons tout de suite l'essentiel : la majorité des couples de plus de 65 ans sont toujours et encore mariés. Quelque 11 % des papis et mamies vivent néanmoins hors du mariage, dans la même maisonnée. Deux fois plus que dans le Rest of Canada (ROC). D'ici quelques années, près du quart des couples aînés du Québec seront concubins!

    Mireille Vézina fait également remarquer que, «depuis 30 ans, il y a beaucoup plus de personnes âgées qui vivent en couple, que ce soit en union libre ou mariées». Malgré les divorces, il y a plus de couples âgés qu'avant? Voilà qui mérite explication... «Avant», l'homme décédait pas mal plus jeune que sa douce. Celle-ci parcourait donc les dernières saisons seule. «Au cours des dernières années, l'espérance de vie des hommes a augmenté plus rapidement que celle des femmes.» Voilà qui permet à plus de couples de rester ensemble et à plus d'âmes esseulées de se réunir.

    Et oubliez (un peu) le préjugé voulant que Monsieur convole avec une jeunesse. Dans la moitié des ménages de plus de 65 ans, les amants ont moins de trois ans d'écart. Il demeure que 46 % des hommes sont âgés d'au moins quatre années de plus de leur conjointe. C'est parfois l'inverse : dans 6 % des ménages, c'est la femme qui cumule au moins quatre ans de plus que son homme.

    Cas de solitude
    Au-delà des chiffres sur les couples, il ne faut pas oublier d'entrevoir la solitude importante vécue par tous les autres, ceux et celles qui ne se rembarquent pas dans l'aventure, commente le sociologue Richard Lefrançois, lui-même retraité. Il était professeur à l'Université de Sherbrooke et chercheur à l'Institut universitaire de gériatrie.

    «Les couples vivent plus longtemps en couple», certes. Mais lorsqu'un conjoint décède ou que le mariage éclate, tous ne sont pas enclins à chercher une nouvelle âme soeur. «Plus ça arrive tard chez les femmes, moins elles ont tendance à être intéressées à revivre en couple. C'est plus difficile pour les hommes d'accepter la solitude.»

    «Les femmes ont une espérance de vie plus longue», explique-t-il. «La solitude de la vieillesse touche donc beaucoup plus les femmes.»

    Les familles vont aussi être ébranlées, analyse Richard Lefrançois. «La dynamique» change quand grand-papa, fraîchement divorcé après un long mariage, débarque avec sa nouvelle flamme... Enfants et petits-enfants devront s'ajuster.

    Parlant d'ajustement, soulignons que les couples homosexuels et lesbiens franchissent lentement mais sûrement le cap de la retraite. Statistique Canada en compte environ 4000. Au cours de la prochaine décennie, le groupe devrait croître rapidement pour atteindre au moins 10 000 couples de même sexe de plus de 65 ans.

  • 25-02-2014 Jeunes et moins jeunes ciblés par l’hameçonnage

    La Presse canadienne - La Presse

    Les jeunes Canadiens branchés sont devenus des cibles fréquentes de fraudes par hameçonnage, selon un nouveau sondage effectué par Visa Canada.

    Le sondage révèle que 92 % des répondants de moins de 35 ans ont confirmé avoir été ciblés par des fraudeurs qui envoient des messages hameçons dans l'espoir d'obtenir leurs numéros de compte, leurs mots de passe, leurs numéros de carte de crédit ou leur numéro d'assurance sociale.

    Les fraudeurs ciblent aussi les personnes âgées, mais ils le font généralement avec des appels hameçons à leur domicile.

    Au total, 84 % des personnes sondées ont indiqué recevoir fréquemment des messages hameçons et les deux tiers d'entre elles ont affirmé qu'elles signaleraient ce type de fraude si elles savaient à qui s'adresser.

    Le sondage a été rendu public lundi en prévision du mois de la prévention de la fraude, en mars.

    Le tiers des Canadiens sondés ont admis avoir été victimes d'hameçonnage.

    Les courriels non sollicités et les messages incitant leurs destinataires à «agir maintenant» et à «vérifier leur nom d'utilisateur et leur mot de passe» sont des tactiques régulièrement utilisées par les fraudeurs. Ceux-ci souhaitent ainsi mettre de la pression sur les destinataires des messages et les inciter à répondre.

    Les mots mal épelés et les fautes de grammaire sont souvent un signe qu'un courriel reçu est frauduleux, mais le chef des risques et services aux acquéreurs nord-américains chez Visa Canada, Gord Jamieson, souligne que les fraudeurs se sont améliorés sur ce point.

    Les faux messages peuvent sembler provenir de banques, d'entreprises ou de compagnies de cartes de crédit demandant des mots de passe ou numéros de compte, mais M. Jamieson rappelle que les banques et Visa n'envoient jamais de courriels demandant aux clients de révéler de l'information personnelle.

    Il ajoute que quelque 156 millions de messages hameçons sont envoyés chaque jour dans le monde et que bien qu'il ne soit pas recommandé de les ouvrir, les destinataires devraient s'assurer de les transmettre aux autorités, au Centre antifraude du Canada (info@antifraudcentre.ca), à Visa (phishing@visa.com) ou à reportingphishing@apwg.org.

    Les résidents de la Colombie-Britannique sont ceux qui reçoivent le plus de messages hameçons (89 %), selon le sondage. À l'opposé, ce sont les Québécois qui en reçoivent le moins (77 %), mais ils sont également les plus susceptibles de télécharger par inadvertance un maliciel (31 %).

    Le sondage a été effectué par Pollara Strategic Insights, au nom de Visa Canada, auprès d'un échantillon en ligne de 1007 Canadiens, du 13 au 16 janvier 2014. La marge d'erreur d'un échantillon aléatoire de cette taille est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

  • 24-02-2014 Les aînés en couple vivent plus longtemps chez eux qu'en logement

    Pierre Saint-Arnaud - La Presse

    Les aînés canadiens vivent davantage en couple et restent plus longtemps chez eux.

    Les données à ce sujet rendues publiques par Statistique Canada lundi indiquent que 92% des personnes de plus de 65 ans vivaient en ménage privé contre 8% en logement collectif en 2011. La moitié des personnes vivant en logement collectif étaient âgées de plus de 85 ans.

    Cependant, la proportion d'aînés en logement collectif est en baisse constante, particulièrement chez les plus âgés. Ainsi, on constate qu'entre 1981 et 2011, la proportion des personnes de plus de 85 ans vivant en logement collectif est passée de 41 à 35% chez les femmes et de 29 à 23% chez les hommes.

    Quant aux aînés vivant en ménage privé, trois hommes sur quatre - une proportion pratiquement inchangée en 30 ans - et une femme sur deux vivaient en couple comme conjoints mariés ou comme partenaires en union libre. Chez les femmes, il s'agit d'une nette augmentation, la proportion passant de 40 à 49% entre 1981 et 2011.

    Cette situation s'explique notamment par une augmentation de l'espérance de vie chez les hommes.

    Pourtant, malgré une hausse de la proportion de couples, on constate toujours la présence d'une proportion importante d'aînés vivant seuls en 2011, soit 35% des femmes et 17% des hommes, des chiffres qui ont très peu changé en 30 ans et même qui sont en hausse de 3% chez les hommes.

    Une des raisons qui expliquent cette apparente contradiction se situe du côté de la baisse du nombre de personnes âgées qui partagent un ménage privé avec un parent et qui, donc, ne forment pas un couple. Le nombre de femmes dans cette situation est passé de 23 à 16% et le nombre d'hommes a également fléchi de 11 à 7% entre 1981 et 2011.

    Par ailleurs, Statistique Canada note une progression importante du nombre d'aînés divorcés ou séparés, qui est passé de 4 à 12% durant ces 30 années. Plusieurs d'entre eux ont cependant formé une seconde union à la suite d'un divorce ou d'une séparation.

    Sans surprise, la situation des personnes de 55 à 64 ans - soit la prochaine cohorte d'aînés - était encore plus diversifiée, avec une proportion de 20% de personnes divorcées ou séparées et environ 3 d'entre elles sur 10 ont formé au moins deux unions durant leur vie, en comparaison de 2 sur 10 chez les aînés actuels.

  • 21-02-2014 Mourir dans la dignité : chronique d’une mort annoncée

    Amélie Daoust-Boisvert - Le Devoir

    Les parlementaires ont quitté le salon bleu à 18 h jeudi sans avoir voté sur le projet de loi 52. Il mourra vraisemblablement au feuilleton, ayant échappé au vote après le refus du Parti libéral du Québec de prolonger les travaux parlementaires.

    La ministre Véronique Hivon n’a pas caché sa déception en point de presse à 15 h, alors que le destin du projet de loi sur les soins de fin de vie et l’aide médicale à mourir semblait scellé. « La population est perdante. La démocratie vit un jour difficile », a-t-elle estimé.

    Chronique d’une mort annoncée
    La Coalition avenir Québec et Québec solidaire avaient donné leur consentement, mais le Parti libéral du Québec a refusé de poursuivre les échanges sur le projet de loi 52 à l’heure du midi et en soirée jeudi, ce qui a tué tout espoir de procéder au vote avant la relâche. Si des élections sont déclenchées, le projet de loi sur les soins de fin de vie et l’aide médicale à mourir mourra au feuilleton.

    Cela paraît improbable, mais le projet de loi pourrait encore être débattu le 11 mars, avant le débat sur le budget, si tous les partis y consentaient. Mais Véronique Hivon n’a pas montré une grande ouverture devant cette possibilité. « À partir du 11 mars, c’est le débat sur le budget qui aura préséance. Ce qu’on voulait, c’était protéger le projet de loi des aléas qui viennent avec le dépôt d’un budget », a-t-elle plaidé.

    « Ce qui rend ce projet de loi politique et partisan aujourd’hui, c’est la décision de Mme Marois d’aller en élection », a accusé de son côté le chef du PLQ, Philippe Couillard. Selon lui, le gouvernement a créé un « sentiment d’urgence artificiel » autour du projet de loi. Il explique son refus de siéger plus longtemps pour permettre le vote en affirmant qu’il refuse de « tomber dans le panneau » d’une « manœuvre bassement partisane du Parti québécois ». M. Couillard a en outre affirmé qu’il était hors de question de limiter le temps de parole de ses députés sur une question aussi importante.

    Le leader du gouvernement, Stéphane Bédard, alors que la mort au feuilleton plus que probable du projet de loi se profilait à l’heure du midi, a affirmé qu’il vivait le « moment le plus décevant » de toute sa carrière. « C’est faux qu’on manque de temps, a-t-il martelé en conférence de presse. J’aurais accepté d’entendre jusque dans la nuit ceux qui voulaient s’exprimer. »

    Stéphane Bédard et Bernard Drainville ont tous deux mis en doute le leadership de Philippe Couillard dans la journée. Selon M. Bédard, M. Couillard a « abdiqué ses responsabilités. Je pense qu’il souhaitait surtout ne pas voter sur le projet de loi 52  ».

    Rendez-vous reporté
    La CAQ et Québec solidaire ont déploré la tournure partisane des événements, accusant tant le gouvernement que les libéraux. « Ceux qui sont les plus pénalisés, ce sont les gens qui souffrent ; ils auront raison d’être déçus », a lancé la députée caquiste Hélène Daneault.

    Françoise David « renvoie le PQ et le PLQ, deux adolescents, dos à dos ». « Ç’aurait pu se terminer ce soir. Le PQ a créé la crise de toutes pièces, mais le PLQ se refuse à la résoudre. Nous étions tous prêts à rester jusqu’à minuit. »

    Si des élections sont déclenchées, le projet de loi pourra être ramené au calendrier au retour des parlementaires à Québec, peu importe la couleur du nouveau gouvernement : tant le PLQ que le PQ s’y sont engagés.

  • 20-02-2014 Fin de livraison à domicile de Postes Canada: 100 000 adresses annoncées

    La Presse canadienne - Le Devoir

    La Société canadienne des postes identifie les onze premières communautés canadiennes qui devront se résoudre au service de livraison dans des boîtes communautaires plutôt qu'à domicile, dès l'automne prochain.

    Cette première annonce, qui touche environ 100 000 adresses postales, s'inscrit dans un plan quinquennal annoncé il y a deux mois qui prévoit l'abolition de la livraison du courrier à domicile dans les zones urbaines.

    Parmi les communautés touchées dès l'automne prochain figurent cinq municipalités du Québec, toutes de la région de Montréal: Rosemère (3350 adresses), Lorraine (2550 adresses), Bois-des-Filion (2750 adresses), Charlemagne (1300 adresses) et Repentigny (14 400 adresses).

    Les autres collectivités affectées sont situées à Calgary et Fort McMurray, en Alberta, Winnipeg, Oakville et Kanata, en Ontario, et Halifax.

    La Société canadienne des postes dit avoir choisi ces secteurs, car plusieurs reçoivent déjà le courrier à des boîtes communautaires. Elle les croit donc bien placés pour permettre une conversion efficace.

    Les entreprises conserveront la livraison à la porte si elles sont situées dans des secteurs commerciaux bien établis, si elles sont établies dans des corridors d'affaires ou si elles reçoivent un volume relativement élevé de courrier et de colis.

    Les résidants touchés par un changement du mode de livraison vont recevoir par la poste une trousse d'information contenant un sondage et d'autres renseignements sur la conversion.

  • 20-02-2014 Les gens se fient sur leur maison pour assurer leur retraite

    Agence QMI

    Près du quart des Canadiens prévoient utiliser leur résidence comme principale source de revenus après avoir quitté le marché du travail, selon une étude de la Financière Sun Life. Ce type de financement fait toutefois sourciller les experts.

    Les auteurs de cette étude précisent que dans un marché qui est déjà en surchauffe, les personnes qui approchent de leur retraite pourraient ressentir encore plus de pression si elles prévoient utiliser leur maison comme principale source de revenus. «En raison de ces conditions économiques, les gens pourraient devoir envisager déménager dans une propriété plus petite afin de bénéficier d'un revenu additionnel», note Anne Meloche, vice-présidente régionale affaires institutionnelles, Québec et Est du Canada chez Placements mondiaux Sun Life.

    Marché déprimé
    Le planificateur financier et président d'Option Fortune, Richard Giroux, est du même avis. «Souvent, on se met la tête dans le sable et on pense qu'on va pouvoir demeurer dans notre maison et que tout va bien aller. Sauf que lorsqu'on fait un budget, et qu'on manque de revenus, on se dit qu'on va vendre la maison. On voit cela de plus en plus.» M. Giroux prévient toutefois que le montant obtenu de la vente de la propriété ne sera peut-être pas aussi élevé qu'attendu, s'il s'avère que le marché est déprimé.

    Quant à ceux qui songent à obtenir une marge hypothécaire pour financer leur train de vie, ils pourraient aussi avoir une mauvaise surprise, parce que les institutions financières pourraient leur offrir une marge moindre qu'espérée. Les personnes interrogées ont aussi indiqué que leurs autres sources de revenus proviendront des régimes de l'État (30 %), de leur épargne personnelle (27 %), des régimes d'employeurs (23 %) ou d'héritage (5 %).

    Retraite progressive
    D'autre part, l'étude révèle que la retraite progressive est devenue une stratégie de plus en plus répandue. Ainsi près de 50 % des répondants ont indiqué qu'elles prévoient occuper un emploi à temps partiel avant de quitter définitivement le marché du travail.

    Parmi les personnes qui prévoient une retraite tardive, 25 % ont indiqué continuer à travailler pour pouvoir payer les dépenses de première nécessité, 21 % pour bien vivre et 16 % parce qu'elles ne croient pas que les prestations de retraite des gouvernements seront suffisantes.

    En moyenne, les Canadiens prévoient avoir besoin d'un revenu de retraite annuel de 46 000$ et ils prévoient passer une vingtaine d'années à la retraite. L'âge moyen auquel les Canadiens s'attendent à prendre leur retraite a atteint son niveau le plus bas des quatre dernières années; il est de 66 ans cette année, comparativement à 69 ans en 2011.

    Le sondage a été r&eacu