Région Rive-Sud-Suroît
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  • 17-12-2014 Nos programmes sociaux en péril selon une étude - Qui est responsable : l’inaction ou le vieillissement de la population?

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ profite de la pause des Fêtes et de la fin de l’année 2014 pour formuler le souhait que la prévoyance soit au rendez-vous en 2015 en matière de vieillissement de la population. En effet, une énième étude parue cette semaine prévient que l’heure est grave pour le maintien des programmes sociaux en raison du vieillissement de la population.

    Lire le communiqué

  • 28-11-2014 Mes foufounes dans l’eau

    J.-Jacques Samson, Journal de Québec

    Nous en sommes donc rendus là. Il faudra une loi, des règlements, des normes publiques, affichées sur les murs, qui fixeront le nombre de bains par année auquel j’aurai droit dans le centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) où je finirai peut-être mes jours. Dans le meilleur des cas et avec un peu de chance, j’aurais les foufounes dans l’eau une fois par semaine.

    Le nouveau député de Lévis, l'ex-animateur d'émissions d'affaires publiques à TVA, François Paradis, s'est souvent fait le défenseur de la veuve et de l'orphelin dans sa vie antérieure. Hier, il a demandé à l'Assemblée nationale au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, que soient normés publiquement les soins d'hygiène corporelle fournis aux aînés. Il faisait ainsi écho à notre nouvelle sur cette dame de 85 ans, Rita Couturier, qui n'avait pas eu droit à un bain depuis son arrivée, le 28 février, au CHSLD Auclair, à Montréal. 270 jours. Pareilles histoires d'horreur se répètent depuis des décennies, rappelait pertinemment M. Paradis hier dans son intervention. Le ministre Barrette a d'ailleurs qualifié d'inacceptable un tel traitement. Il paraissait très sincère et si un bulldozer comme lui ne change pas les choses, je désespère qu'elles le soient un jour. LES SANS VOIX Les personnes âgées et celles handicapées mentalement sont parmi les plus vulnérables dans la société et elles sont toujours les parents pauvres du système. Quand les syndiqués du secteur public descendront dans la rue pour réclamer des hausses salariales de 15 %, elles souffleront dans de gros clairons. Les clients des CHSLD (parce que ce sont des clients qui paient pour leur place et non des bénéficiaires) n'ont pas les mêmes porte-voix. Pour une Rita Couturier dont les enfants se sont tournés vers Le Journal, il y a des milliers de victimes sans visites de proches, qui acceptent leur sort en silence, de peur de représailles ou qui n'ont tout simplement plus l'énergie pour exiger plus. Les administrateurs coupent toujours où on criera le moins fort. là LEÇON DE VIE Lors d'un voyage au Sénégal, je me suis fait servir une leçon de vie par un ministre de ce pays. Nous discutions d'écart de richesse et d'évolution technologique entre les pays de son continent et l'Amérique. Piqué, il m'avait rétorqué avec fierté que dans son pays, les mouroirs du type de nos CHSLD n'existaient pas. Les aînés des villages étaient pris en charge par leur famille et par la communauté. Ils étaient très respectés. Ils étaient consultés sur toutes les décisions importantes la concernant. Leur sagesse était recherchée. Plus tard durant ce même voyage on m'a amené à une hutte dans un village où, avec beaucoup d'égards à son endroit, j'ai été présenté au doyen et sage de la place, allongé sur son grabat. À l'oeil, il devait bien avoir 232 ans! On m'a fait comprendre que c'était un privilège qu'il me reçoive. Le niveau de civilisation d'une société se mesure pour beaucoup au sort réservé à ses éléments les plus fragiles. Le Québec est loin derrière des pays d'Afrique sur ce plan.

  • 24-11-2014 Les groupes d’aînés ont peur d’être les prochains sur la liste de l’austérité

    Camille Laurin-Desjardins, Journal de Montréal

    Les groupes d’aînés se prononcent eux aussi contre la modulation des tarifs en garderie, craignant de devoir à leur tour passer dans le tordeur de l’austérité.

    «On voit présentement un gouvernement qui veut à tout prix équilibrer le budget, et le fait sur le dos de toute la population, petit à petit», s’inquiète le directeur général du Réseau FADOQ (Fédération de l’âge d’or du Québec), Danis Prud’homme.

    C’est la «porte grande ouverte» vers le principe de l’«utilisateur-payeur» qui effraie l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP).

    Avenue «dangereuse»

    «C’est une avenue fort dangereuse à emprunter pour la société, clame le président de l’organisme, Donald Tremblay. Où est-ce qu’on va s’arrêter? Est-ce qu’on va appliquer la même logique pour les soins à domicile?»

    MM. Prud’homme et Tremblay ont d’ailleurs été tous deux interpellés par une des recommandations du rapport Robillard, présenté dimanche. La Commission de révision permanente des programmes propose entre autres choses de mettre fin à la gratuité des services ambulanciers pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

    «Ce sont les aînés les plus isolés et démunis qui en souffriraient», tranche M. Prud’homme.

    Heureux de contribuer

    Même si les aînés ne profitent pas de l’universalité des services de garde, ils sont heureux de pouvoir contribuer à l’éducation des enfants, ajoute Donald Tremblay.

    «Il ne faut pas braquer les groupes l’un contre l’autre, estime M. Prud’homme. C’est une vision de société. Sinon, à ce compte-là, on ne voudra plus payer les taxes scolaires si on n’a pas d’enfants? Tout le monde doit contribuer, et tout le monde en bénéficie.»

    Il déplore que le gouvernement base ses décisions «sur les chiffres des comptables» sans consulter la population et les gens sur le terrain.

    «La question qu’on doit réellement poser, c’est : qu’est-ce que la société québécoise veut pour les 30 ou 40 prochaines années?» estime le directeur général du Réseau FADOQ.

  • 22-11-2014 Les municipalités multiplient les initiatives pour les aînés

    À ce jour, plus de 750 municipalités québécoises ont adhéré (ou ont entrepris une démarche en ce sens) au programme Municipalité amie des aînés (MADA). Encore récemment, Francine Charbonneau, ministre de la Famille, ministre responsable des Aînés et ministre responsable de la Lutte contre l'intimidation, annonçait une aide financière pour 46 municipalités qui entreprenaient cette démarche, ainsi que pour 8 municipalités qui procédaient à la mise à jour du plan d'action qui en découle. Grâce à ce programme et à l'intérêt manifesté par les municipalités, le Québec est reconnu par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme étant le «leader mondial dans la mise en oeuvre de solutions innovantes pour favoriser te vieillissement actif». En effet, fondée sur l'adaptation des politiques, des infrastructures et des services municipaux au vieillissement de la population, ta démarche MADA actualise le concept du vieillissement actif prôné par l'OMS. Plus précisément, le programme MADA vise à soutenir la participation active des aînés au développement des communautés, leur maintien à domicile et leur inclusion sociale. A la suite d'une consultation des personnes aînées de la communauté, une municipalité peut, par exemple, s'engager à augmenter t'offre de loisir, à adapter le mobilier urbain ou à moduler le service de transport. Des projets d'infrastructures peuvent également en découler, comme la prolongation de la durée des feux piétonniers, l'ajout d'éclairage, de bancs ou d'installations sanitaires. «Je suis très heureuse de constater que tant de municipalités ont choisi de placer tes aînés au centre de leurs préoccupations dans le cadre de l'élaboration de leurs politiques, grâce à cette démarche menée pour les aînés et par les aînés», estime la ministre Francine Charbonneau. Au cours des prochaines années, selon le ministère, les grandes villes du Québec comme tes municipalités rurales connaîtront une hausse importante du nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus. Cette réalité amène les municipalités à élaborer des stratégies afin de s'adapter au vieillissement de la population. Le site Internet de MADA (madaquebec.com) recense les heureuses initiatives de municipalités participantes comme une «navette-biblio» gratuite pour les aînés de Montréal-Nord, l'organisation d'un réseau d'accompagnateurs à Témiscamingue, des commerces amis des aînés à Sherbrooke, et ainsi de suite un peu partout à travers le Québec.

  • 22-11-2014 Des inquiétudes chez les chercheurs et les syndicats

    Martine Letarte – Collaboratrice – Le Devoir

    Dans le milieu de la santé, chez les syndicats comme dans le milieu universitaire, le projet de loi 10 crée bien des inquiétudes. En voici quelques-unes soulevées par différents acteurs du système.

    Réaliser une grande fusion administrative pour augmenter l’efficience du système de santé et améliorer l’accessibilité et la qualité des soins aux patients : voilà les grands objectifs du projet de loi 10 déposé par Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux. L’idée n’est pas nouvelle, constate Damien Contandriopoulos, chercheur à l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal. Il est toutefois très inquiet puisque très rares sont les endroits dans le monde où les résultats ont été concluants. Par contre, d’autres stratégies éprouvées ont été laissées de côté. Ce qui l’amène ni plus ni moins à se demander à quoi sert la recherche.

    « On a tenté la stratégie de la grande réforme administrative dans plusieurs endroits, dont certains ont des systèmes qui ressemblent au nôtre, comme l’Alberta et l’Angleterre, explique M. Contandriopoulos. On a aussi essayé la stratégie en Suède. Ça n’a pas donné les résultats escomptés. La situation a même souvent empiré. C’est difficile de prendre le ministre au sérieux lorsqu’il dit que ça fonctionnera ici. »

    Paralysie et temps d’adaptation

    Concrètement, Damien Contandriopoulos s’attend à voir un réseau de santé concentré sur une foule de petites choses bien loin de sa mission première pour les prochains mois, voire les prochaines années. 

    « Déjà, les projets sont sur la glace dans le réseau en attendant de voir ce qui arrivera avec les cadres, dit-il. Lorsque le projet de loi sera adopté, on verra les cadres du réseau jouer à la chaise musicale, puis ça prendra beaucoup d’efforts pour comprendre qui fera quoi dans ces mégastructures et comment elles fonctionneront. Ce sera beaucoup d’énergie dépensée sans bénéfices pour le patient. Pendant ce temps, les cadres ne se concentreront pas sur l’essentiel : améliorer la trajectoire des soins et régler les dysfonctionnements. »

    Le Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) confirme l’inquiétude sur le terrain. 

    « On ne sait pas où on s’en va avec ces fusions, affirme Pierre Soucy, président du CPAS. Si je prends l’exemple de Québec, on fusionnera presque tous les établissements de la région de la Capitale-Nationale, de Portneuf à Charlevoix ! Est-ce que les travailleurs sur les listes de rappel devront se promener sur cet immense territoire, d’un établissement à un autre ? En plus, les hôpitaux, les centres de réadaptation, les centres jeunesse et les CLSC ont tous des besoins différents. Ce sera ingérable ! »

    Centralisation du pouvoir

    Jeff Bagley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, s’inquiète particulièrement, avec cette réforme, de la centralisation du pouvoir entre les mains du ministre de la Santé et des Services sociaux.

    « Le ministre nommera tous les membres des conseils d’administration et les seules places réservées le seront pour les médecins et les infirmières, affirme-t-il. Pour un centre jeunesse, par exemple, les médecins et les infirmières ne sont pas au coeur de la mission. Qu’arrivera-t-il avec la mission sociale des établissements ? »

    Pierre Soucy s’inquiète aussi de la concentration du pouvoir, notamment pour des raisons d’attribution des budgets aux établissements. 

    « Avec un seul gros employeur pour toute la région qui doit gérer une enveloppe budgétaire, je m’inquiète de ce que recevra un petit hôpital éloigné », affirme-t-il.

    Jeff Bagley craint aussi que le projet de loi ouvre davantage la porte au privé, puisque le ministre pourra donner des directives sur les objectifs, les orientations et les actions des établissements régionaux ou suprarégionaux.

    Des pistes de solutions éprouvées

    Des solutions éprouvées pour améliorer le système de santé sont pourtant facilement identifiables grâce à la recherche, d’après Damien Contandriopoulos. Par exemple, il y a le mode de rémunération des médecins de première ligne.

    « Pour encourager les médecins à faire du suivi de patients, on pourrait les rémunérer avec un montant forfaitaire par année par patient, ajusté selon l’âge et le niveau socio-économique, explique-t-il. Pour éviter que leurs patients soient dans leur bureau toutes les deux semaines, les médecins auraient intérêt à leur donner les meilleurs soins possible et à travailler en collaboration avec les infirmières. Pour encourager les cliniques à garder une bonne accessibilité, on pourrait aussi donner un incitatif à l’acte. » 

    Le dossier patient unique est un autre exemple.

    « Nous sommes à des années-lumière de ça, ici, affirme M. Contandriopoulos. J’ai vu des médecins dans des milieux universitaires performants noter les consultations sur un iPad, les imprimer et les donner au préposé à l’accueil pour les numériser et les mettre dans le dossier informatisé du patient. » 

    Damien Contandriopoulos est convaincu que les objectifs de la réforme ne pourront être atteints rapidement avec la stratégie proposée.

    « C’est très frustrant pour un chercheur de constater qu’avec tout le travail de recherche qui se fait, les preuves sont là, qu’on sait quoi faire, mais qu’on décide d’aller dans la mauvaise direction, en faisant fi des données scientifiques, affirme-t-il. À quoi sert la recherche si on prend des décisions au petit bonheur la chance ? »

  • 22-11-2014 Résidences pour personnes âgées: explosion à l'horizon

    Gilbert Leduc - Le Soleil

    (Québec) L'augmentation fulgurante du nombre de têtes grises bouleversera le marché de l'habitation dans la région de Québec au cours des prochaines années. Promoteurs et constructeurs devront se retrousser les manches pour accélérer l'érection de résidences pour les personnes âgées.

    «Jusqu'à tout récemment, nous ne connaissions pas une croissance soutenue des gens âgés de 75 ans et plus dans la région», signale au Soleil Elisabeth Koulouris, analyste principal de marché à la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). «Par contre, nous allons commencer à subir une pression plus forte au cours des prochaines années. La région de Québec vieillit. Elle vieillit rapidement.»

    Au cours de la période 2011-2016, il s'ajoutera 9400 personnes âgées de 75 ans et plus, ce qui correspond à un besoin de 400 places supplémentaires par année dans le marché de Québec. «Et si l'on s'étire le cou jusqu'à la période comprise entre 2016 et 2021, un contingent de 17 300 nouvelles personnes âgées de 75 ans et plus s'amènera. Les besoins d'unités de logement supplémentaires atteindront alors 750 nouvelles places en moyenne par année», fait remarquer Mme Koulouris.

    Depuis 2011, la SCHL dénombre en moyenne 332 mises en chantier par année de nouvelles unités d'habitation dans les résidences pour personnes âgées. Un coup d'accélérateur s'imposera donc dans les prochaines années.

    Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec qui comprend essentiellement le territoire des villes de Québec et de Lévis, 22 % des aînés de 75 ans et plus vivent dans une résidence de personnes âgées, c'est-à-dire un lieu d'habitation offrant plus qu'un toit et quatre murs, mais aussi une foule de services (salle à manger, clinique médicale, pharmacie, salon de coiffure, buanderie, entretien ménager, activités planifiées, etc.) Vingt-deux pour cent, c'est plus qu'à Montréal (17 %), mais moins qu'à Trois-Rivières (27 %). Pour l'ensemble de la Belle Province, c'est 18,6 % des personnes âges de 75 ans - autonomes et semi-autonomes - et plus qui ont adopté la vie en résidence.

    En tout et partout, dans la RMR de Québec, on compte actuellement 13 000 places dans 147 résidences.

    Le loyer dans une résidence de personnes âgées s'élève en moyenne à 1634 $ par mois. Il s'agit pratiquement du double du montant exigé (757 $) pour habiter dans un logement traditionnel.

    Depuis quelques années, le marché des résidences pour personnes âgées s'est légèrement resserré. Le taux d'inoccupation monte et descend. Il était à 6,3 % en 2013. Il avait chuté à 5,7 % au dernier décompte. Il est plus élevé dans le cas des chambres (8 %) en résidence pour personnes âgées que dans celui des appartements (4,8 %).

    Surplus de propriétés à vendre? 

    S'inspirant de travaux réalisés par ses collègues Francis Cortellino et Kevin Hughes de la SCHL, Elisabeth Koulouris ne croit pas que les changements qui surviendront dans les prochaines années sur le plan démographique provoqueront un surplus de propriétés à vendre à Québec ou au Québec. «Il y aura toujours suffisamment d'activité sur le marché pour absorber les unités mises en vente par les aînés qui quitteront leur maison ou leur condo pour la vie en résidence ou dans un logement locatif traditionnel.»

    MM. Cortellino et Hughes se sont interrogés sur les conséquences pour le marché de l'habitation des bouleversements démographiques causés par le vieillissement de la population, l'accession des baby-boomers à la retraite et la relative stabilité du nombre de jeunes ménages.

    «Au Canada, le nombre d'acheteurs surpassera toujours le nombre de vendeurs d'ici 2030», révèlent-ils. «La situation est similaire au Québec et dans la majorité des RMR québécoises. Toutefois, bien que le nombre d'acheteurs dépasse le nombre de vendeurs, l'écart dans le temps diminue beaucoup plus rapidement au Québec qu'au Canada. Ceci s'explique par la proportion plus importante de personnes âgées que connaîtra le Québec au cours des 20 prochaines années.»

    Dans la RMR de Québec, par exemple, il y aura 2900 plus d'acheteurs que de vendeurs entre 2011-2015. L'écart passera à 2700 entre 2016-2020, à 2200 entre 2021-2025 et, finalement, à 1700 en 2026-2030.

    S'ils évaluent qu'il y aura plus d'acheteurs que de vendeurs sur le marché au moins au cours des 15 prochaines années, les chercheurs se demandent si les acheteurs voudront se procurer ce qui est offert.

    «Le prix demandé par les vendeurs est toujours à considérer», plaide Elisabeth Koulouris, en rappelant que, pour les premiers acheteurs, les produits avaient la cote.

  • 20-11-2014 Barrette évoque le bâillon pour sa réforme

    Simon Boivin – Le Soleil

    (Québec) Un bâillon pourrait être nécessaire pour forcer l'adoption du projet de loi 10 sur la réforme du réseau de la santé, estime le ministre Gaétan Barrette.

    Une lettre publiée jeudi dans laquelle la porte-parole péquiste Diane Lamarre prévient que le Parti québécois «s'opposera au projet de loi 10» amène le ministre de la Santé à penser que le bâillon pourrait être la seule option.

    «C'est totalement irresponsable, a déploré le ministre Barrette jeudi matin. Le PQ discrédite l'ensemble du processus. Nous avons entendu les gens et nous allons proposer des amendements. Avant que cela se fasse, ils disent qu'ils vont bloquer le projet de loi.»

    La réforme proposée par le ministre Barrette ferait passer le nombre d'établissements du réseau de la santé de 182 à 28. 

    Les agences régionales de la santé sont abolies et remplacées par des Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). Une réorganisation qui doit dégager des économies de 220 millions $ à partir de 2017.

    Pas sur la «table de travail»

    De son côté, le leader parlementaire Jean-Marc Fournier a assuré ne pas avoir de loi bâillon sur sa «table de travail» et qu'il conserve l'espoir que le PQ collabore dans l'adoption du projet de loi 10. 

    «Je vois bien que le PQ ne se cache pas de vouloir faire de l'obstruction systématique, mais je pense qu'il va revenir à la raison, a affirmé M. Fournier. Franchement, je pense qu'il faut se donner un peu de temps.»

    Dans sa lettre, la députée péquiste Lamarre soutient que la réforme octroie trop de pouvoir au ministre de la Santé, qu'elle éloigne le pouvoir décisionnel des usagers et risque de laisser pour compte les besoins de clientèles vulnérables.

  • 20-11-2014 Barrette veut revoir l’encadrement

    Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec

    Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, entend mettre au pas l’industrie funéraire québécoise en révisant « toute la réglementation » entourant le « fonctionnement » des salons funéraires. « Je ne sais pas si “ ressusciter ” [le projet de loi 83] est un terme approprié pour le sujet, mais, certainement, on pourrait s’y “ réadresser ” de façon spécifique, et on le fera », a-t-il promis.

    Le gouvernement libéral pourrait « en temps et lieu » redonner vie au projet de loi 83 déposé par le ministre Yves Bolduc en 2012, mais mort au feuilleton lors du coup d’envoi de la campagne électorale. Au pouvoir durant 18 mois, « [les élus du] Parti québécois, manifestement, ne se sont pas intéressés au sujet », a lancé M. Barrette. 

    L’élu n’entend pas légiférer « spécifiquement » et « uniquement » sur les rites funéraires, chamboulés par de nouvelles moeurs. « Il y a l’ensemble de l’oeuvre qui manifestement peut poser problème. Il y a eu des épisodes évidemment dans les dernières années qui l’ont démontré. […] On doit surtout s’adresser à toute la réglementation qui entoure cette activité-là », a-t-il affirmé à la sortie du caucus des élus libéraux mercredi.

    Le projet de loi 83 prévoyait un nouveau régime juridique applicable aux activités funéraires afin d’assurer la protection de la santé publique, mais également le respect de la dignité des personnes décédées. Il encadrait notamment la disposition des corps réduits en cendres, dont ceux abandonnés dans les salons funéraires, et le transport de cadavres.

    Appel à l’aide

    La présidente de la Corporation des thanatologues du Québec, Valérie Garneau, a sollicité l’« aide » du ministre Gaétan Barrette afin d’empêcher que « des funérailles ne deviennent [au Québec] un banc d’essai pour tester les limites de la décence humaine ». Elle presse le gouvernement libéral de dépoussiérer la Loi sur les inhumations et les exhumations, adoptée il y a 40 ans, à un moment où les rites de l’Église faisaient foi de tout dans les entreprises de pompes funèbres.

    Elles craignent de voir certains acteurs de l’industrie québécoise satisfaire toutes les demandes des familles endeuillées, y compris les plus incongrues, comme celle rapportée par les médias louisianais d’asseoir un défunt dans une chaise, une paire de lunettes soleil sur le bout du nez, en train de simuler une partie de cartes. « [Les acteurs de l’industrie] ont besoin de nouveaux repères que seul [le ministère de la Santé] peut donner », a fait valoir Mme Garneau.

  • 19-11-2014 Nouvelle chaire de recherche

    Johanne Roy – Journal de Québec

    QUÉBEC  -  À l’Université Laval, une nouvelle chaire de recherche se penchera sur un domaine du droit encore peu développé au Québec: la protection juridique des aînés.

    La création de la Chaire de recherche Antoine-Turmel est rendue possible grâce à la Fondation Antoine-Turmel et à un don de 1,25 million $ qui permettra de soutenir les activités de la chaire au cours des cinq prochaines années.

    Le Québec représente, après le Japon, la société où la proportion de personnes âgées passera de 12 à 24 % dans le plus court laps de temps, soit 29 ans.

    «Les travaux de la chaire viseront à la fois la protection des droits des aînés qui sont vulnérables, soit sur le plan physique, psychologique, social ou économique, à la fois le respect de l’autonomie des personnes âgées, tout en évitant l’âgisme», a déclaré la titulaire de la nouvelle chaire, Christine Morin.

  • 14-11-2014 Les régimes de retraite donne des maux de tête à l’UMQ

    Laurence Houde-Roy, Métro

    L’Union des municipalités du Québec (UMQ) se penche actuellement sur la cotisation des élus municipaux à leur régime de retraite, mais la tâche n’est pas aussi simple que pour les élus provinciaux, estime sa présidente, Suzanne Roy.

    L’Assemblée nationale a adopté une motion, mercredi, réclamant que les députés contribuent dans une mesure de 50 % à leur régime de retraite. Ceci fait suite au projet de loi 3, présenté par le gouvernement libéral, qui demande aux employés municipaux de contribuer à parts égales avec leur employeur à leur fonds de retraite. Les élus ont voulu, eux aussi, «participer à l’effort de retour à l’équilibre budgétaire», selon la motion.

    Qu’en est-il du régime de retraite des élus municipaux? À Montréal, les élus ont également adopté une motion au conseil municipal, en août, pour affirmer leur appui à une cotisation à parts égales à leur régime de retraite.

    Mais la situation n’est pas aussi simple partout au Québec, prévient Mme Roy.

    «[Le partage 50/50], c’est moins contraignant ou restrictif [à Montréal], admet la présidente qui souligne que les maires et les conseillers y ont un salaire plus important que la moyenne des salaires des maires au Québec qui se situe à 21700$. Ce qui s’applique à Montréal ne s’applique pas nécessairement dans l’ensemble des municipalités», ajoute-t-elle en entrevue avec Métro.

    Un comité sur la rémunération des élus, au sein de l’UMQ, se penche actuellement sur la question et devra proposer à l’hiver 2015 au ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, des barèmes à appliquer pour répondre à «la capacité des différentes municipalités».

    «C’est complexe et tellement différent du débat avec les élus provinciaux où ils ont tous le même salaire de base», fait valoir Mme Roy qui attendra les conclusions du comité avant de prendre officiellement position.

    Elle ajoute que «la très grande majorité des élus municipaux n’ont aucun fonds de retraite» et souligne que certains maires ont des salaires aussi bas que 5000$.

    «Je ne veux pas présumer des travaux du comité, mais il y aura peut-être différents types [de barèmes] selon les niveaux salariaux, les niveaux de participation [à un régime de retraite]. Le partage 50/50 de 0$ (i.e. ceux qui n’ont pas de régime de retraite) va être simple, alors qu’il y en a d’autres qui n’ont presque rien, ou encore des salaires plus raisonnables», avance Suzanne Roy.

    La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, s’est elle aussi positionnée en faveur du partage de la cotisation à parts égales dans le régime de retraite des élus. «C’est une question d’équité et de cohérence», dit-elle.

    Mais elle reconnait que le débat n’est pas homogène. «À Longueuil, les conseillers municipaux et la mairesse travaillent à temps plein. Ce n’est cependant pas le cas ailleurs et les salaires sont donc moindres. Il faut faire attention à la formule qui sera proposée afin que la fonction d’élu demeure attirante», indique-t-elle, considérant qu’un partage 50/50 pourrait être plus contraignant pour un élu avec une plus faible rémunération.

    Toutefois, le porte-parole de la Coalition syndicale pour la libre négociation, Marc Ranger, estime quant à lui que la situation des élus municipaux n’est pas une exception. «Nous aussi, on a de plus petits syndicats dans le monde municipal, on en a qui n’ont pas de régime de retraite. Mais il y a un principe qui est sur la table et qu’on veut nous imposer, c’est le partage des coûts des régimes de retraite», rappelle-t-il.

    Il critique l’incapacité de la présidente de l’UMQ à prendre position. «Mme Roy n’est pas capable de prendre position parce qu’elle sait qu’elle a de ses membres qui ne veulent pas du partage 50/50, et non pas en raison de la «complexité»», s’insurge le représentant syndical.

  • 13-11-2014 Les députés goûteront tôt ou tard à la médecine de la réforme des retraites

    Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec

    «On doit prêcher par l’exemple», a lancé François Legault, dont le parti est à l’origine de la motion.

    Les députés libéraux et péquistes sont « politiquement liés » par la motion adoptée mercredi soir : ils ne pourront renvoyer aux calendes grecques toute hausse de leurs contributions à leur régime de retraite, avertit la Coalition avenir Québec.

    Tous les élus à l’exception des trois solidaires se sont ralliés mercredi soir derrière une motion caquisto-libérale — déposée par la CAQ, puis amendée à la demande du Parti libéral du Québec — invitant les membres de l’Assemblée nationale à contribuer à hauteur de 50 % à leur régime de retraite, et ce, dans les « mêmes délais » que les employés municipaux.

    Victoire de la CAQ ? Pas vraiment. La motion est « non contraignante » et « sans effet » répétait-on dans les camps libéral et péquiste, à peine quelques minutes après la tenue du vote.

    D’ailleurs, le premier ministre Philippe Couillard s’est refusé à fixer un échéancier pour donner suite à la motion, par le biais d’un projet de loi par exemple. « Lisez la motion. Lisez la motion », a-t-il répété à la sortie du Salon bleu.

    Les élus de l’Assemblée nationale feront le « même effort » que les employés municipaux pour atteindre l’« objectif incontournable » de l’équilibre budgétaire, prévu au terme de l’exercice financier 2015-2016, avait promis M. Couillard en début de journée.

    Les députés doivent faire passer de 21 % à 50 % leur cotisation à leur régime de retraite, à défaut de quoi ils feraient face à un « gros problèmede cohérence », a fait valoir le chef caquiste, François Legault. « On doit prêcher par l’exemple. On ne peut pas, d’un côté, demander une chose aux employés municipaux puis ne pas l’appliquer à nous-mêmes », a-t-il dit, pointant le projet de loi 3. Celui-ci prévoit un partage à parts égales du coût des régimes de retraite entre les municipalités et les employés.

    «Très mauvais signal»

    Les 125 députés se sont gardés d’imiter mercredi soir les élus municipaux de Montréal et de Québec qui avaient acquiescé il y a quelques mois à verser sur-le-champ un dollar dans leur régime de retraite pour chaque dollar déposé par leur municipalité.

    Les élus à l’Assemblée nationale enverraient un « très mauvais signal » en demeurant encore longtemps les bras croisés, croit cependant M. Legault. « Comment on peut, nous, les députés, se regarder dans le miroir puis dire : “ Moi, je contribue seulement à 21 % [et] 79 % est payé par le gouvernement qui a un problème de capacité de payer ? ” », a-t-il dit en début de journée.

    À l’heure actuelle, les députés versent des cotisations annuelles représentant 21 % du coût total de leur régime de retraite. Ils bénéficient de la « Cadillac » ou, mieux, de la « Ferrari » des régimes de retraite, avait fait valoir l’ex-secrétaire général de l’Assemblée nationale, François Côté.

    Le comité L’Heureux-Dubé, auquel faisait partie M. Côté, avait fait connaître en novembre 2013 une trentaine de recommandations afin d’assurer une rémunération « juste » et « équitable » aux députés. Il suggérait notamment de tirer vers le haut le salaire annuel de base des élus de 88 000 $ à 136 000 $, mais également leur contribution à leur régime de retraite (à 41 %).

    Le Bureau de l’Assemblée nationale aurait déjà donné suite au rapport du comité consultatif indépendant présidé par l’ex-juge à la Cour suprême Claire L’Heureux-Dubé s’il n’en tenait qu’aux élus libéraux, péquistes et solidaires, ont tour à tour soutenu les whips du PLQ, Stéphane Billette, et du PQ, Marjolain Dufour.

    Les trois élus de Québec solidaire, Manon Massé, Françoise David et Amir Khadir, étaient absents lors du vote. Ils ne sont « pas contre » la hausse des cotisations des députés à leur régime de retraite, mais craignaient de « cautionner » indirectement le projet de loi 3 en votant « pour » la motion caquiste.

  • 13-11-2014 Les aînés satisfaits de leurs résidences

    Agence QMI

    Près de 95% des aînés se disent satisfaits de la résidence qu'ils habitent, indique un sondage réalisé par la firme Léger.

    Ces résultats sont dévoilés dans le cadre du congrès annuel duRegroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), qui s'est ouvert mercredi à Rimouski. Plus de 300 personnes y assistent.

    Au total, 1200 aînés de partout au Québec ont été sondés. Le sondage a également fait ressortir l'aspect de la sécurité, où 73 % se disent satisfaits des mesures en place. 69 % des personnes sondées affirment que le personnel est respectueux, compétent et disponible.

    Un aspect moins satisfaisant est celui de la nourriture : 43 % des répondants disent que la qualité et la variété laissent à désirer.

    Selon Yves Desjardins, directeur général du RQRA, «il fautcontinuellement innover, arriver avec des plats qui plaisent à la majorité des résidents. C'est un grand défi, je n'ai pas l'impression qu'on va gagner sur cet aspect-là, mais on va y travailler. Non pas sur la qualité des aliments, mais surtout sur la variété.»

    La prise en compte de l'opinion des résidents par les gestionnaires est également un point à travailler, car il obtient un maigre 28 % de satisfaction.

    Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, donnera une conférence au congrès vendredi. Il devrait aborder la question de la certification des résidences qui pose un grand problème.

    Depuis un an, 200 résidences sur 1900 ont abandonné la certification compte tenu des coûts trop élevés que posent certaines normes, entre autres l'installation obligatoire de gicleurs dans les résidences.

  • 12-11-2014 Démystifier les troubles de mémoire chez les aînés

    Sophie Marcotte, Info07

    SANTÉ. Quelque 85% des aînés sont autonomes. Pourtant, on entend souvent parler des personnes d’âge mûr qui ne sont pas fonctionnelles. Une situation qui force les aînés à se poser des questions précoces sur leur état de santé, notamment sur leur perte de mémoire.

    En conférence au Conseil sur le vieillissement d’Ottawa, Angèle Lavallée, infirmière psychiatrique, le souligne: la perte de mémoire est naturelle. Selon l’enquête de Paquid, menée depuis 1988 auprès de 3777 aînés, 55% des personnes âgées se plaignaient de pertes de mémoire. Mais dans les faits, de ce nombre, seulement 17% présentaient de véritables problèmes. Ces pertes de mémoire sont naturelles et ne s’aggravent pas avec le temps. Seulement 3,7% des aînés étudiés sont atteints de la maladie d’Alzheimer.

    «Le vieillissement peut affecter la mémoire en changeant la façon d’emmagasiner l’information et en rendant le rappel difficile (de souvenirs). Mais ceux qui oublient vraiment s’en plaignent rarement», ajoute Mme Lavallée.

    De plus, elle soutient que les personnes qui souffrent réellement de la maladie d’Alzheimer n’ont pas d’autocritique, c’est-à-dire qu’ils ne réalisent pas qu’ils ont des pertes de mémoire importantes.

    Trucs et astuces pour se souvenir

    Angèle Lavallée conseille aux personnes âgées inquiètent face à leur mémoire de faire des listes, de suivre une routine, de faire des associations d’idées, de tenir un journal et de toujours placer les objets aux mêmes endroits. Elle conseille aussi de faire des activités stimulantes pour le corps et l’esprit.

  • 12-11-2014 Projet de loi n° 10 - Le Réseau FADOQ se questionne sur la place des aînés au sein du réseau de la santé

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est heureux de finalement pouvoir faire valoir ses principales préoccupations au sujet du projet de loi n° 10 sur la gouvernance et l’organisation du réseau de la santé et des services sociaux. En tant qu’organisation qui représente plus de 350 000 membres de plus de 50 ans, le Réseau FADOQ se questionne sur la place qui sera dévolue aux aînés au sein du réseau à l’avenir.

    Lire le communiqué

  • 06-11-2014 Courriels frauduleux: 1 personne sur 10 mord à l’hameçon

    Par Rémi Leroux, Protégez-vous

    Environ 10 % des Canadiens qui reçoivent des courriels d’hameçonnage cliquent sur un lien malveillant. Mais pourquoi donc?

    En octobre dernier, vous avez peut-être reçu un courriel annonçant la «Journée portes ouvertes du Service des incendies de Mont-Laurier» dans votre messagerie ou par un lien Facebook. Si vous avez ignoré cet hyperlien, vous avez bien fait. La Ville de Mont-Laurier a en effet confirmé qu’il s’agissait d’un courriel d’hameçonnage, recommandant de ne cliquer «en aucun cas sur l’hyperlien qu’il contient, car il pourrait vous mener vers des sites non sécurisés».

    Ce courriel ne représente qu’une goutte dans la mer de pourriels d’hameçonnage qui inondent Internet. Chaque jour, 156 millions de courriels frauduleux sont envoyés aux internautes dans le monde, chiffre le gouvernement du Canada, qui a mis en place le site pensezcybersecurite.gc.ca pour renseigner la population et la protéger. Les pourriels frauduleux ressemblent à s’y méprendre «à de vrais messages provenant d’une source de confiance, comme votre banque ou un détaillant en ligne», explique ce site.

    En effet, dans une récente campagne d’information, le groupe Desjardins affirme que 71 % des attaques d’hameçonnage utilisent le nom ou les couleurs des institutions financières pour soutirer des informations personnelles aux internautes – une tactique en hausse de 4 % depuis 2012.

    1 personne sur 10 mord à l’hameçon
    Environ 84 % des Canadiens reçoivent des courriels d’hameçonnage, et 1 personne sur 10 mord à l’hameçon. «Mais ce n’est pas parce que vous êtes hameçonné que vous allez automatiquement être victime d’une fraude», tempère Jean-François Tessier, conseiller principal Cyberprotection chez Desjardins.

    Car convertir le vol d’identité en monnaie sonnante et trébuchante est l’étape la plus difficile à réaliser pour les fraudeurs, affirme le spécialiste. En effet, plusieurs ingrédients sont nécessaires pour qu’une recette d’hameçonnage fonctionne. Provoquer un sentiment d’urgence chez l’internaute, lui faire croire qu’il y a un problème ou lui faire miroiter un profit, voilà les astuces les plus courantes utilisées par les fraudeurs.

    «Si la combinaison fonctionne au bon moment chez la bonne personne, le processus d’hameçonnage est enclenché», explique Jean-François Tessier. Et il n’y a pas de profil type des victimes de fraude: peu importe l’âge ou le niveau d’études, «tout le monde peut se faire prendre», soutient-il.

    Deux fois plus de campagnes ciblées
    D’autant plus que les techniques d’hameçonnage évoluent et sont de plus en plus ciblées. Symantec, une compagnie américaine spécialisée dans les logiciels, a recensé 779 campagnes d’hameçonnage ciblées (ou harponnages) en 2013 dans le monde, une progression de 91 % en un an! Ces campagnes visent un groupe donné d’internautes, qui peuvent, par exemple, être les employés d’une grande société ou d’un organisme gouvernemental, explique le rapport de l’entreprise Internet Security Threat Report 2014.

    5 conseils pour éviter l’escroquerie
    • Ne cliquez jamais sur un lien reçu dans un courriel qui vous demande des renseignements personnels ou bancaires et, surtout, n’y répondez jamais; les institutions financières ne demandent pas d’information sensible (mots de passe, numéro de compte, etc.) par courriel.

    • N’ouvrez jamais de pièces attachées à un courriel envoyé par un inconnu.

    • Ne vous laissez pas intimider par un courriel qui vous met en garde contre les conséquences désastreuses (fermeture d’un compte bancaire, par exemple) qui pourraient survenir si vous ne suivez pas ses consignes.

    • N’écrivez jamais de renseignements personnels dans une fenêtre surgissante (pop-up); les entreprises légitimes ne les utilisent pas pour échanger de l’information.

    • Installez un logiciel antivirus et un pare-feu, et mettez-les à jour régulièrement: les courriels d’hameçonnage peuvent en effet contenir des logiciels et des virus nuisibles pour votre ordinateur ou permettant aux fraudeurs de surveiller vos activités sur Internet à votre insu.

    • Si vous avez reçu un ou plusieurs courriels suspects, communiquez avec le Centre antifraude du Canada pour signaler de possibles tentatives de fraude et obtenir des conseils (téléphone sans frais: 1 888 495-8501).

  • 05-11-2014 RDP-PAT s'engage pour la qualité de vie des aînés

    Ville de Montréal

    Lors de la séance ordinaire du 4 novembre, le conseil d'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles a adhéré au « Contrat social en faveur d'une qualité de vie adéquate pour les personnes aînées du Québec » de la Fédération de l'âge d'or du Québec (Réseau FADOQ).

    Pour l'occasion, les membres du conseil d'arrondissement arboraient fièrement le bouton argenté, symbole du contrat social, en soutien au mouvement pour la qualité de vie des aînés. La séance s'est déroulée en présence de M. Ghislain Bilodeau, président du conseil d'administration de la FADOQ, démontrant toute l'importance de l'engagement de l'arrondissement en faveur des aînés.

    Le recensement de la population 2011 de Statistique Canada indique que la population de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles n'échappe pas au phénomène de vieillissement de la population. « Les aînés devront être au centre des priorités de nos collectivités. Ils doivent orienter nos décisions comme ils seront de plus en plus nombreux. L'arrondissement s'engage à garantir leur bien-être et leur sécurité pour qu'ils puissent s'épanouir ici et être fiers d'appartenir à notre communauté », a déclaré madame Chantal Rouleau, mairesse de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

    Cet appui survient alors que l'on constate un vieillissement de la société québécoise. Selon le manifeste pour les ainés de la FADOQ, « les personnes de 50 ans et plus représentaient 37 % de la population québécoise en 2011. Cette proportion devrait atteindre 42 % en 2021 et 44 % en 2031. Le phénomène de vieillissement de la population, déjà observable, ira donc en s'accélérant au cours des prochaines décennies. » Les plus jeunes doivent aussi se sentir interpellé puisqu'ils seront moins nombreux pour soutenir financièrement le système et les programmes adaptés aux besoins grandissants.

    « Je suis très heureuse que notre arrondissement soit le premier à signer le contrat social en adoptant une déclaration en ce sens. Nous sommes très sensibles aux enjeux entourant le vieillissement de la population et du bien-être des aînés. Déjà, nous mettons en œuvre ou soutenons plusieurs actions au bénéfice de cette population telles que des activités socioculturelles pour favoriser les échanges sociaux et l'accessibilité gratuite aux activités culturelles. Nous mettons en place des mesures en matière de sécurité routière et favorisons l'accessibilité physique aux bâtiments de notre arrondissement » a ajouté madame Suzanne Décarie, conseillère de la Ville pour le district de Pointe-aux-Trembles.

    Rappelons que l'arrondissement a été désigné officiellement « Municipalité amis des aînés " par le ministère de la Santé et des services sociaux du gouvernement du Québec.

  • 05-11-2014 Proches aidants : osez demander de l'aide

    Isabelle Gaboriault, La Voix de l’Est

    Tous ceux qui prennent soin d'un proche vous le diront; en tant qu'aidant naturel, avant que l'épuisement vous y oblige, il ne faut pas hésiter à demander de l'aide. En cette Semaine nationale des proches aidants, Danielle Poulin, dont le mari est atteint de la maladie d'Alzheimer, a un message à transmettre à ces femmes et ces hommes qui font preuve d'engagement envers un être cher: n'attendez pas. L'aide existe Danielle Poulin et Edgar Biron menaient une vie paisible jusqu'au jour où de petits oublis de la part de son homme ont venus créer un doute dans l'esprit de Mme Poulin. Une visite chez le médecin et une rencontre avec un spécialiste ont permis au couple d'en avoir le cœur net.

    M. Biron était atteint de la maladie d'Alzheimer. C'était en 2010. «On était un peu perdus, même très perdus», raconte Mme Poulin, rencontrée dans les bureaux de la Maison soutien aux aidants, un organisme où elle a trouvé information, écoute et répit. « L’Alzheimer était une maladie que nous ne connaissions pas, ajoute la dame de 68 ans. Au début. Tu es dépassé par les événements, mais heureusement qu'il y a la Maison soutien aux aidants et le CLSC.» Pendant la première année de la maladie de «son Edgar», Mme Poulin continue à travailler à temps plein aux Résidences Soleil Manoir Granby. «Mais il pouvait m'appeler entre 10 et 15 fois par jour, raconte-t-elle. Il demandait toujours de plus en plus d'attention. J'avais besoin d'aide.» C'est là qu'elle fait appel aux services du CLSC qui lui octroie alors 28 heures de répit par semaine. «Guy (envoyé par le CLSC) venait diner avec Edgar. Il lui faisait prendre sa marche ou l'amenait à la bibliothèque, dit-elle. Il était un amour. Parce que c'est lourd, je n'étais plus capable. Souvent, comme aidant, on veut trop. Ça draine beaucoup d'énergie.» Au même moment, Mme Poulin profite des relais-répit, offerts par blocs de quatre heures par la Maison soutien aux aidants. Ces pauses permettent à M. Biron de profiter d'activités dans les locaux de l'organisme et, d'un autre côté, à sa femme d'en profiter pour... faire son épicerie, aller chez la coiffeuse et abattre un peu d'ouvrage dans la maison. «On n'en profite pas pour se reposer, alors qu'on devrait, fait remarquer la dame. Et quand j'avais du répit à domicile, j'en profitais pour sortir.»

    Au bout d'un an, essoufflé, Mme Poulin entame les démarches pour trouver une place en résidence à son mari. M. Biron, 80 ans, habite maintenant à la résidence St- Charles, à Granby. «Je sais qu'il est bien là», dit-elle. Chaque semaine, Mme Poulin va chercher son mari pour qu'il vienne passer du bon temps à la maison. Récemment toutefois, elle a pris la décision de ne plus le garder pendant 24 heures. «C'est un deuil, mais c'était rendu trop difficile de le garder la nuit aussi, raconte-t-elle. Comme ça va être un deuil le jour où il va m'appeler Marie-Louise ou je ne sais quel autre prénom, car là, il me reconnaît encore.»

    Préparer l'aidant à traverser toutes ces étapes de la maladie, lui offrir du répit, des services et divers ateliers, c'est le mandat de la Maison soutien aux aidants. «Au total, 48% des aidants ont entre 45 et 64 ans, souligne Gabrielle Champagne, directrice générale dc l'organisme. Ce qui occasionne toutes sortes d'impacts au sein d'une famille, De ce chiffre, 54% sont des femmes et elles passent plus de 20 heures par semaine dans leur rôle d'aidante.» Des statistiques qui font bondir Mme Poulin, consciente que le rôle d'aidant doit être très exigeant dans une jeune famille. «C'est l'enfer!, lance-t-elle. C'est terrible.» «D'où l'importance de ne pas attendre pour demander de l'aide, insiste-t-elle. N'écoutez pas Pierre, Jean, Jacques! Mais le téléphone ne sonnera pas chez vous. Vous devez faire les démarches. De l'aide, il y en a.»

    Proches aidants : le saviez-vous ?  Le Droit  Au Québec, 60 % des proches aidants décèdent avant la personne qu'ils aident. Quand ce n'est pas la mort qui les freine, c'est la culpabilité, la dépression ou encore la solitude... Voici quelques données de Statistique Canada : 70 % sont des femmes; 44 % ont plus de 55 ans et 13% plus de 65 ans; 60 % travaillent; 47 % le font depuis 5 ans et plus, alors que 30% le font depuis plus de 10 ans; • En moyenne, 21 h et plus par semaine; • 15 % y consacrent entre 300 et 500 $ par mois de leur poche; • 13 % y consacrent plus de 500 $; 80 % DES SOINS PRODIGUÉS LE SONT PAR DES AIDANTS NATURELS • L'entretien courant et le ménage; • Tenir compagnie et transporter; • Surveiller la malade et sa prise de médicaments; • Rechercher et réclamer ressources et services.   

     

  • 04-11-2014 Le Réseau FADOQ joue cartes sur table !

    Le Réseau FADOQ a joué cartes sur table avec la première édition de Méninges-Jeux! L’événement consacré aux amateurs de jeux de table, qui s’est déroulé à Drummondville, a été fort apprécié. Vous avez participé?

    Accédez aux résultats des différentes disciplines

  • 04-11-2014 Politiques d’austérité

    Le Réseau FADOQ s’inquiète de certaines propositions, entendues dans le cadre des audiences publiques de la Commission d’examen de la fiscalité québécoise, qui toucheraient durement la qualité de vie des aînés, dont la tarification supplémentaire des services publics.

    Lire le communiqué

     

  • 03-11-2014 Les changements injustifiés de la réforme de la Santé

    Claude Castonguay, ex-ministre de la Santé du Québec

    Monsieur le premier ministre,

    Il est maintenant évident que votre ministre de la Santé a l'intention de faire adopter son projet de loi 10 malgré l'opposition généralisée qu'il suscite. La nécessité d'alléger les structures administratives du système ne justifie aucunement le changement majeur projeté par votre ministre. Ce projet de loi, s'il est adopté, va enfermer de façon définitive notre système de santé dans une bureaucratie étouffante. De plus, alors que le système a besoin d'être dépolitisé, comme vous l'avez déjà affirmé, il va l'être davantage.

    Selon tous les témoignages, il ne fait aucun doute que le projet va déresponsabiliser et démotiver tous ceux qui, à un titre ou autre, travaillent dans des conditions déjà difficiles à produire les soins et les services dont la population a besoin. Il va aussi écarter des milliers de Québécois et de Québécoises qui apportent leur aide au bon fonctionnement de nos hôpitaux. Enfin, les changements proposés ignorent l'apport considérable et essentiel des organismes communautaires et des aidants naturels auprès des malades chroniques et des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.

    Vous qui avez été ministre de la Santé, vous savez qu'il est impossible pour un ministre de vouloir gérer à distance un système aussi vaste et complexe que celui de la santé. Vous avez aussi été en mesure de constater l'importance de dépolitiser le système compte tenu des décisions difficiles qui doivent être prises malgré les pressions.

    Monsieur le premier ministre, vous devez ramener le projet de loi 10 à son objet premier, soit la simplification des structures administratives régionales de notre système de santé. Autrement, ce projet digne des ex-régimes socialistes de l'Europe de l'Est va donner les mêmes terribles résultats que dans ces pays.

    De nouveau, j'aurais sincèrement préféré ne pas avoir à vous transmettre cette lettre.

  • 30-10-2014 Divorces coûteux chez les baby-boomers

    Agence QMI - Le Journal de Montréal

    TORONTO - Le nombre de divorces gris est en hausse. Les unions qui éclatent alors que les conjoints ont plus de 50 ans sont en croissance au pays, selon une étude de Statistique Canada. Et ces ruptures coûtent cher et ont d'importantes répercussions sur la retraite.

    Sur les 60 000 couples canadiens qui ont divorcé en 2013, un sur quatre comptait des personnes de 55 ans et plus.

    «Les couples de baby-boomers divorcent même si ce n'est pas dans leur meilleur intérêt sur le plan financier», souligne Marion Korn, avocate en droit de la famille et coauteure du livre When Harry Left Sally (quand Harry a quitté Sally).

    Les difficultés financières commencent lorsqu'il faut, par exemple, assumer le prix de deux résidences plutôt qu'une seule.

    «Le divorce est une rupture de la cellule familiale, mais aussi la rupture d'une cellule économique», a souligné à grands traits Eva Sachs, analyste financière agréée en divorce et autre coauteure de When Harry Left Sally.

    Pour échapper à cette difficulté, certains boomers décident de se négocier un prêt hypothécaire inversé afin d'obtenir un prêt qui permettra à un des deux conjoints de racheter la part de son ancien partenaire.

    Selon la formule, il est possible de recevoir jusqu'à 50 % de la valeur de la résidence, d'une manière libre d'impôt.

    RÉGLER À PEU DE FRAIS

    Mme Korn s'est dite encouragée de constater que plusieurs couples refusent d'investir dans des procédures coûteuses.

    Eva Sachs renchérit en précisant que la séparation à l'amiable est une voie qui gagne du terrain. «C'est une solution que nous conseillons aux couples d'envisager», dit-elle.

  • 29-10-2014 L’avocat des patients sonne l’alarme

    Amélie Daoust-Boisvert - Le Devoir

    La population « doit se réveiller », car elle se fait passer sous le nez une réforme du réseau de la santé et des services sociaux qui la privera de droits primordiaux. L’avocat spécialisé en droit de la santé Jean-Pierre Ménard lance un cri d’alarme : « Ça va beaucoup plus loin qu’une simple réforme de structure, analyse-t-il. On recule en matière de transparence, d’indépendance du réseau et d’imputabilité, et la population ne se rend pas compte de ce qui est en train de se passer. »

    Celui qui porte les causes des patients devant les tribunaux et défend les droits des usagers depuis plus de 30 ans est catégorique : « Il y a une atteinte importante aux droits des citoyens » dans le projet de loi 10 du ministre Gaétan Barrette. « Cette réforme n’est pas rassurante du tout, et pendant ce temps, le débat se fait sans la population », se désole-t-il en entrevue avec Le Devoir, en référence à l’absence de consultation dans l’élaboration du projet de loi et à l’intérêt mitigé suscité par la commission parlementaire qui se déroule ces jours-ci. Dans une lettre envoyée au ministre mardi, l’avocat lui fait part de ses vives inquiétudes.

    Le plus grave impact de la réforme consiste à priver les patients du libre-choix de leur lieu de soins, lequel est pourtant garanti dans la loi sur la santé et les services sociaux. En fusionnant les établissements de santé en 19 établissements régionaux, légalement, le choix des patients est réduit à peau de chagrin. « C’est une valeur fondamentale. On ne veut pas que notre mère soit placée dans n’importe quel CHSLD, on veut choisir où on accouche, où on se fait traiter pour un cancer, dit Me Ménard. Mais le libre-choix, il concerne l’établissement. C’est-à-dire les 19 nouveaux centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). Les différents points de services, ce sont comme les étages d’un hôpital. Le CISSS de la Montérégie pourra choisir où les patients sont obligés d’aller », dénonce-t-il.

    « C’est mon devoir de le dire, c’est un changement très substantiel aux droits des citoyens qu’on tait. On va mettre les gens devant le fait accompli ! »

    L’âge de pierre de la transparence

    Ce n’est qu’une première inquiétude sur une longue liste. Les pouvoirs sans précédent que s’accorde le ministre et le manque de transparence y figurent.

    « Le réseau n’appartient pas au ministre, dit Me Ménard. C’est clair qu’il veut se l’approprier. Il y a des valeurs et des manières de faire dans ce réseau qui ne correspondent pas à l’approche coup de poing du ministre. »

    Me Ménard estime que les travailleurs et les cadres du réseau s’inscriront en faux contre la réforme, comme cela est déjà d’ailleurs perceptible. « On a beau décréter une approche autocratique, si le réseau n’est pas mobilisé, il ne va pas livrer la marchandise. On se dirige vers une résistance. »

    L’avocat s’étonne de ce que le projet de loi prévoit soustraire les futurs règlements au processus de publication et de consultation dans La Gazette officielle. « C’est ce qu’on fait pour les lois spéciales, les mesures d’urgence, remarque le juriste. C’est inquiétant, car ça va faire taire tout débat public, on va apprendre que c’est final après que ça aura été décidé derrière des portes closes. » Après des années de combat pour la transparence, Me Ménard juge qu’on revient « à l’âge de pierre en matière d’opacité ».

    Une approche inefficace

    Jean-Pierre Ménard reproche aussi au projet de loi de ne répondre en rien aux problèmes auxquels il prétend pourtant s’attaquer. L’objectif général, comme libellé dans le projet de loi, est de « simplifier l’accès aux services pour la population, de contribuer à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins et d’accroître l’efficience et l’efficacité de ce réseau ».

    Or, qu’en est-il dans les 165 articles qui constituent le projet de loi 10 ? Rien, selon Me Ménard. L’accès, d’abord. « L’expérience des fusions de 2003 nous a montré qu’elles n’ont pas un gros impact sur l’accès aux services. Car l’accès n’est pas une question de structures, mais de ressources, de culture, d’approche. On peut fusionner cinq CHSLD, mais on va avoir la même liste d’attente si on n’augmente pas l’offre de services ! » Idem pour les corridors de services promis par Gaétan Barrette et qu’il pourra décréter lui-même directement de Québec. « Si la maternité de Sainte-Justine est complète, on ne peut pas faire de miracle et lui faire accepter plus de patientes à risque des régions sans ajouter des ressources », estime Me Ménard.

    En ce qui concerne la qualité et la sécurité des soins, « pas un mot du projet de loi n’en parle », remarque-t-il. Alors que les compressions s’accumulent, les risques augmentent, au contraire, souligne-t-il.

    Et comment parler d’efficience et d’efficacité en excluant toute réforme touchant la pratique médicale ? Impossible, argue l’avocat. « Notre modèle de pratique médicale a près de 50 ans, et on le traite comme une vache sacrée, alors qu’il empêche le système d’être efficace et efficient »,s’insurge-t-il. Jean-Pierre Ménard rappelle que ce ne sont pas les structures, mais bien l’activité médicale qui pèse le plus lourd dans le budget du réseau.

    D’autant plus si, comme certains le craignent, le privé vient s’immiscer dans l’équation. Le projet de loi est muet sur le sujet, tout en laissant manifestement la porte ouverte à des ententes de services avec le privé, sans l’expliciter. « On ne connaît pas les véritables intentions du ministre. Mais le privé ne doit pas être une réponse. Le privé est incapable de rendre les services à coût compétitif en raison de la marge de profit qu’il recherche », tranche l’avocat.

    Devant les pouvoirs importants du ministre, de nombreux lobbys tenteront de l’influencer, prédit-il. Médecins, industrie pharmaceutique, milieu des affaires ou patients, qui aura le plus de poids ? « Le lobby des patients est le plus faible,avertit Me Ménard. Il faut créer un contrepoids autre que le lobbyisme, renforcer les comités des usagers, leur donner pouvoir et ressources pour leur permettre d’être les chiens de garde locaux. »

  • 28-10-2014 L’espérance de vie des 65 ans et plus augmente rapidement

    Gérard Bérubé - Le Devoir

    L'augmentation de l'espérance de vie se mesure davantage, désormais, dans le segment des âges plus avancés. Et au rythme où baisse le taux de mortalité, plus rapidement chez les hommes, le temps n'est pas lointain où ces derniers vont vivre plus longtemps que les femmes.

    Que les régimes de retraite en prennent acte. «Si l'amélioration de l'espérance de vie observée récemment, en particulier chez les 75 à 89 ans, se poursuit au rythme actuel, les hypothèses à long terme devront être ajustées en conséquence. »

    L'avertissement est venu de Jean-Claude Ménard, actuaire en chef du Régime de pension du Canada. Dans sa présentation faite lundi dans le cadre de l'assemblée annuelle de la Society of Actuaries tenue à Orlando, il a rappelé que, depuis 1901, l'espérance de vie à la naissance au Canada avait augmenté d'environ 33 ans. A la fin de 2013, elle atteignait 86 ans pour les hommes et 89 pour les femmes. Toutefois, les gains les plus rapides ont été enregistrés avant 1950. Et l'amélioration, actuelle ou projetée, est désormais attendue davantage chez les plus âgés, moins chez les plus jeunes. «Les augmentations futures de l'espérance de vie sont présumées se produire aux âges plus avancés comparativement aux âges plus jeunes, ce qui veut dire que l'impact sur l'espérance de vie à la naissance sera limité», et celle à l'âge de 65 ans, accrue. Jean-Claude Ménard retient qu'entre 1989 et 2009, 59% de l'augmentation de l'espérance de vie pour les hommes (67% pour les femmes) est venue «d'améliorations à la mortalité pour les âges de 65 ans et plus [...] On s'attend à ce que cette tendance continue dans le futur», peut-on lire dans la présentation. Il associe cette réalité à l'amélioration de la mortalité causée par les maladies du cœur. «A l'avenir, on peut espérer s'attendre à ce que les réductions de la mortalité causée par les tumeurs malignes deviennent un facteur important. »

    Groupes d'âge

    Par groupes d'âge, chez les 15-54 ans, la diminution des taux de mortalité se chiffrait à 57% au cours des 40 dernières années, soit un peu plus que les 50% des 40 années précédentes. Mais en découpant l'intervalle de temps, le taux de mortalité diminue aujourd'hui à un rythme plus lent. Il a été réduit de 28% au cours des 20 dernières années comparativement à 40% au cours des 20 années précédentes. « Une réduction supplémentaire de 38% est présumée au cours des 40 prochaines années», ajoute l'actuaire. Chez les 55-64 ans, «la diminution récente de 57% au cours des 40 dernières années fut beaucoup plus spectaculaire que celle de 26% au cours des 40 années précédentes». Une réduction supplémentaire de 33% est projetée. Un scénario similaire a été observé dans le segment des 65-74 ans, là où une diminution supplémentaire de 40% est projetée. Pour le groupe d'âge 75-84 ans, «la réduction des taux de mortalité se chiffrait à 43 % au cours des 40 dernières années comparativement à seulement 31 % au cours des 40 années précédentes. Une réduction supplémentaire de 37% est projetée.»

    Vivre 100 ans Cela dit, on peut comprendre que l'espérance de vie à 65 ans «augmentera de 3 ans pour atteindre 25 ans d'ici les 50 prochaines années, ce qui indique que la moitié des retraités canadiens dépasseront l'âge de 90 ans » Quant à la population des centenaires, les probabilités de vivre jusqu'à l'âge de 100 ans demeurent en dessous de 10%. Mais au final, l'impact sera sensible pour les régimes de retraite, les bénéficiaires étant appelés à recevoir leur pension pendant une plus longue période. L'actuaire retient également qu'en raison des récents taux d'amélioration plus élevés des hommes, il faut s'attendre à un rétrécissement de l'écart, voire à une inversion entre l'espérance de vie à 65 ans des hommes et des femmes. Au point que l'espérance de vie des hommes sera supérieure à celle des femmes à partir de 2026. «En 2075, l'espérance de vie des hommes dépasserait celle des femmes par plus de ro n ihiir cinq ans», avance Jean-Claude Ménard, tout en prenant soin de préciser qu'«une considérable incertitude existe à l'égard des taux futurs d'amélioration de mortalité».

  • 25-10-2014 Vieillir !

    Louise Latraverse, collaboration spéciale - La Presse

    Ça y est ! J'y suis. Je rentre dedans à cent milles à l'heure.

    Bonjour, ceux et celles qui se croient au-dessus de la mêlée. Ceux qui sont convaincus que vieillir n'est pas un processus normal dans l'évolution de l'être humain. Ceux qui croient qu'ils ne seront jamais touchés par cette... c't affaire-là.

    Oui, la vieillesse. Ouch ! Le mot que personne ne veut prononcer de peur de l'attraper. Ce sale virus qui sévit dans notre société riche, instruite et moderne. Cette maladie qui touche davantage les femmes que les hommes. Encore et depuis toujours, les hommes s'en sortent mieux que nous... pour le moment. Ils sont si séduisants avec leurs tempes grises et leurs belles petites rides au coin des yeux. Regardez comme ils sont beaux ! Fallait voir George Clooney, l'incarnation de la beauté mâle, se balader en gondole avec ses amis célèbres, flamber des millions pour épouser, à Venise, la belle Amal Alamuddin. L'avocate libanaise qui a décidé de changer de nom et de prendre celui de son célèbre mari, après son mariage. Yahoo nous informe que le site internet du cabinet d'avocats pour lequel elle travaille, Doughty Street Chambers, le nom qui figure au-dessus de son portrait est désormais celui d'Amal Clooney. En 2014, faut le faire ! Revenu à Los Angeles, notre beau George se promène affichant sa propre marque de téquila sur son T-shirt. Avec son avoir de 180 millions, a-t-il vraiment besoin de faire ce genre de publicité ? Nos héros ne savent plus s'arrêter. Et les belles ne cessent de rêver qu'il va bientôt divorcer et qu'elles auront encore une chance d'attraper le bellâtre de 53 ans.

    Pour conquérir ce trophée, elles devront envahir les gyms, faire du yoga, du chaud, du froid, courir, ne pas s'arrêter de courir et se convaincre que rien n'est à leur épreuve. Qu'elles repoussent l'échéance de quelques années ! Ensuite, trop souvent, arrive l'odieux, l'horrible. L'effaçage des rides, du double menton, du cou et du lissage de peau. En voulant se distinguer, les femmes sont devenues toutes pareilles. Elles ont donné en appâts leurs visages au Grand Chirurgien qui, se prenant pour un artiste, a sculpté sur elles, à coups de bistouri et de dollars, sa vision de la beauté et de la jeunesse. Elles y laissent souvent plus que leurs peaux : les économies de toute une vie !

    Que nous est-il arrivé ? Avons-nous vendu notre âme au diable ? Nous sommes toutes dans le même bateau. Et si peu solidaires ! Nous participons toutes, ensemble et individuellement, à cette débâcle. À cet abandon de notre identité pour plaire à tous sauf à nous-mêmes. Aucune femme n'est gagnante dans cette course effrénée à repousser le temps. On ne s'est pas libérées pour en arriver à ce triste constat : être réduites à notre apparence physique ! A une fausse jeunesse ! Et notre belle intelligence et nos talents ! Pfitt ! Réduits à néant ? Je dois me pincer. Je suis dans un mauvais film, dans un mauvais rêve. J'ai envie de nous secouer pour que nous retrouvions un peu de notre gros bon sens. Celles qui se sont fait remonter, celles qui songent à le faire et celles qui ont résisté, unissons-nous ! On fait bien des bêtises par inconscience, vanité, pression sociale, lâcheté, mode, peur. L'immense peur d'être rejetée, de ne plus travailler, de ne plus plaire à personne sauf au chat d'à côté. Moi, la première !

    C'est ensemble que nous arriverons à mettre un terme à cette barbarie. L'Histoire jugera notre faiblesse. Mes belles, mes toutes belles, la jeunesse a du bon, je vous l'accorde. La vieillesse aussi. Et combien ! L'endroit, si peu convoité, où l'on peut enfin se reposer de toutes ces pressions qu'une société très malade nous a imposées. Enfin heureuse de s'appartenir. Un matin, tu décides que c'est assez d'essayer, à grands frais depuis des années, de camoufler les signes du temps. Tu te rends chez ta coiffeuse et tu lui demandes :

    « Manon, penses-tu qu'il y a une façon assez rapide de retirer toute la teinture jusqu'à mes cheveux naturels, c'est-à-dire blancs ?

    — On va travailler doucement tes cheveux en enlevant la couleur, une couche à la fois. Ça peut prendre une couple d'heures. » L'après-midi a passé. Avec ses potions magiques et ses années d'expérience, la coloriste m'a transformée en femme moderne. De mon temps. Blanche et libérée !

    Elle m'a enlevé les années d'esclavage passées à teindre et restreindre des cheveux qui ne voulaient pas se faire emprisonner. Pardonnez-moi, un à un. En sortant du salon de Manon, je me suis sentie belle et légère. Avec une assurance que je ne me connaissais pas. Et la fierté d'être moi-même, enfin, sans artifice !

    J'aurai mis du temps ! Je suis lente.

  • 24-10-2014 Un Québécois sur trois souffre d’insomnie

    Yves Lamontagne - Journal de Montréal

    Chaque soir, un Québécois sur trois compte des moutons en espérant tomber dans les bras de Morphée. L'insomnie, qui touche davantage les femmes et les personnes âgées, peut être le résultat de plusieurs facteurs.

    La caféine en soirée, la nicotine, les médicaments qui contiennent des stimulants, l'alcool qui aide à s'endormir, mais qui provoque des éveils dans la nuit, les problèmes psychiatriques comme la dépression, les problèmes respiratoires comme l'apnée du sommeil, le stress, les brûlements d'estomac, etc. Comme on peut le constater, ce trouble du sommeil n'est pas une maladie, mais un symptôme dont il faut trouver la cause.

    MYTHES DU SOMMEIL

    Au cours d'une évaluation clinique d'insomniaques à laquelle j'avais participé en Angleterre, nous nous étions rendu compte des mythes suivants:

    ® Les patients disaient qu'ils se couchaient après les nouvelles. Quelle obligation y a-t-il de se coucher après les nouvelles? On se couche quand on s'endort.

    ® On doit dormir huit heures. Or, le temps de sommeil varie pour chaque individu et selon l'âge; un bébé dort 12 heures, un adolescent huit à 10 heures et une personne âgée de six à huit heures. Certains s'accommodent très bien de six heures alors que d'autres ont besoin de neuf à dix heures. Les insomniaques ont tendance à augmenter leur temps d'endormissement; lors de l'enregistrement en laboratoire, la majorité des patients s'endormaient en moins de temps qu'ils ne le disaient. Bien plus, ils dormaient plus longtemps qu'ils ne le rapportaient. Il y a donc une éducation certaine à faire chez les insomniaques.

    EST-CE GRAVE DE SOUFFRIR D'INSOMNIE?

    L'insomnie occasionnelle n'est pas dangereuse. En général, il est fort probable que vous dormirez bien la nuit suivant la période d'insomnie, si vous n'avez pas dormi durant la journée. Par contre, plusieurs nuits consécutives sans sommeil peuvent avoir des conséquences fâcheuses: fatigue, somnolence diurne, impatience.

    TRAITEMENT

    Les somnifères: il y a plusieurs types de somnifères dont certains peuvent être achetés sans prescription. Par contre, les somnifères ne sont pas un remède à l'insomnie, mais ils peuvent être utiles à court terme. Ils fonctionnent mieux quand ils sont utilisés sur une période de moins de trois semaines, et ce, dans les cas de décalage horaire, de stress temporaire aigu ou prévisible comme, par exemple la maladie d'un enfant ou l'anxiété avant de prononcer un discours.

    Les traitements comportementaux: il y a quatre traitements comportementaux qui ont été bien évalués. La restriction du sommeil qui limite le nombre d'heures passées au lit et aide à rendre le sommeil plus efficace; le contrôle du stimulus qui a pour but de rendre la chambre à coucher propice à l'endormissement; la thérapie par la relaxation qui permet de se concentrer sur des pensées agréables dans un milieu calme; et la thérapie cognitive qui utilise des méthodes de raisonnement afin de corriger les fausses idées en rapport avec le sommeil

    LA PRÉVENTION

    Compte tenu de ce qu'on vient de décrire, pour améliorer notre hygiène du sommeil, il est utile de suivre les conseils suivants:

    • On se couche quand on s'endort;

    • On est incapable de s'endormir après 20 minutes, on se lève et on fait une   activité calme dans un autre endroit que la chambre. On retourne se coucher uniquement quand on s'endort;

    • On garde notre chambre silencieuse et dans le noir le plus possible;

    • On établit un rituel qui aidera à se relaxer avant de se coucher: bain tiède, collation légère ou un peu de lecture;

    • On se réveille à la même heure tous les matins;

    • On évite de faire des siestes, de même que la caféine, la nicotine et l'alcool avant de se coucher;

    • On cesse les exercices rigoureux dans les six heures précédant le coucher;

    • Enfin, on évite les somnifères ou on les utilise avec précaution. Bonne nuit.

  • 22-10-2014 70 % des Canadiens ne prennent pas leur retraite à la date prévue

    La Presse Canadienne - The Huffington Post

    Une étude dévoilée mardi révèle que près de 70 pour cent des Canadiens retraités n'ont pas cessé de travailler à la date qu'ils avaient prévue.

    Dans bien des cas, l'état de santé a été donné comme principale raison d'un départ anticipé à la retraite.

    L'étude réalisée par Ipsos Reid et publiée par la Financière Sun Life précise que près de la moitié des gens sondés, soit 45 pour cent, ont éprouvé un problème de santé et que près du quart d'entre eux ont été touchés par un problème de santé mentale.

    Le sondage révèle quelques autres données: 53 pour cent des répondants s'inquiètent du coût des médicaments et des traitements médicaux à la retraite; 47 pour cent craignent de devoir rester dans un établissement de soins de longue durée plus longtemps qu'ils pourraient se le permettre sur le plan financier; enfin, 45 pour cent s'inquiètent d'épuiser leur épargne-retraite de leur vivant.
    Les résultats du sondage sont exacts à plus ou moins 2,1 pour cent. La consultation a été menée en ligne entre le 12 et le 20 novembre 2013 auprès de 3005 adultes âgés de 30 à 65 ans.

  • 22-10-2014 L’équipe Énergie grise du Réseau FADOQ remet 11 360 $ à quatre écoles

    L’équipe Énergie grise du Réseau FADOQ a remis 11 360 $ à quatre écoles primaires à travers la province dans le cadre de sa participation à l’édition 2014 du Grand Défi Pierre Lavoie. Voici en photos et en vidéo le périple d’hommes, de femmes et de jeunes passionnés. Le défi vous tente? Participez au concours Trouver le cinquième cycliste et courez la chance de joindre les rangs de l’équipe cycliste.

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  • 20-10-2014 24 000 ménages ne reçoivent plus le courrier à domicile

    PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD - La Presse

    Championne ne pourra plus japper chaque fois que le facteur passe à son domicile de la rue Lorraine, à Repentigny.

    À partir d'aujourd'hui, les résidents de cinq villes de la couronne nord de Montréal – soit Charlemagne, Repentigny, Bois-des- Filion, Rosemère et Lorraine – perdent leur service de distribution de courrier à domicile. Ils devront cueillir enveloppes et colis dans une des boîtes communautaires situées non loin de leur domicile. Au total, 24 000 ménages devront modifier leur routine quotidienne. Postes Canada assure que ce changement a été rendu nécessaire par la diminution constante du nombre de lettres reçues par les Canadiens. Le syndicat des postiers réplique que la situation financière de la société d'État est enviable et que les motifs qui expliquent ce projet sont idéologiques. 

    Garderie et déneigement

    La propriétaire de la chienne Championne, Mme Dépelteau, est chanceuse dans sa malchance. Sa boîte postale communautaire est juste en face de sa maison. La Repentignoise craint toutefois l'augmentation du trafic automobile devant chez elle et les jappements continuels de son animal. «Il va en passer, du monde! Il y a de la place pour 45 boîtes à lettres », a constaté Mme Dépelteau. 

    Autre problème canin pour Jean-Marc Brien, rue de la Loire, toujours à Repentigny. Propriétaire d'une garderie située sur le même terrain qu'une boîte communautaire, il craint que les chiens des promeneurs et les automobiles puissent poser un risque pour les enfants. «J'ai demandé à la Ville de la mettre ailleurs, a-t-il déploré. Avec les enfants, je ne tripais pas là-dessus.» Pour Roma Therrien, de la rue Sainte-Thérèse, à Charlemagne, c'est plutôt la gestion du déneigement qui pose problème. La montagne de neige annuelle devant sa maison ne pourra plus y être, et il espère que sa cour arrière ne servira pas de solution de rechange. 

    Danis Prud'homme est directeur général de la FADOQ, qui défend les intérêts des citoyens de 50 ans et plus.

    Joint hier, il s'est dit inquiet par l'étroitesse des critères médicaux auxquels les aînés doivent répondre pour continuer à recevoir le courrier à la maison. « On demande beaucoup d'informations que nous, on juge confidentielles », a-t-il déploré.  « Ils auraient dû prendre en considération, avant de couper le service, une transition vers différents services adaptés », a ajouté M. Prud'homme. « C'est bien entendu qu'on n'était pas d'accord, d'emblée, qu'on coupe du jour au lendemain.» Le passage aux boîtes communautaires touchera la Rive-Sud de Montréal au « début 2015 », a indiqué Anick Losier, porte-parole de Postes Canada. En cinq ans, c'est « cinq millions d'adresses à convertir». Hier, le syndicat des postiers a distribué des dépliants dans l'ouest de l'île de Montréal afin de tenter de susciter un mouvement d'opposition dans les quartiers qui seront éventuellement touchés par la fin de la distribution à domicile.

     

  • 16-10-2014 Suicide assisté : la « patate chaude » entre les mains de la Cour suprême

    Hélène Buzzetti - Le Devoir

    C'est parce que les élus ne veulent pas toucher à la « patate chaude » qu'est le suicide assisté que les juges doivent s'inviter dans le débat et forcer les parlementaires à permettre et baliser cette pratique. C'est ce qu'a fait valoir l'avocat des...

    C’est parce que les élus ne veulent pas toucher à la «patate chaude» qu'est le suicide assisté que les juges doivent s'inviter dans le débat et forcer les parlementaires à permettre et baliser cette pratique. C'est ce qu'a fait valoir l'avocat des plaignants qui s'adressaient mercredi à la Cour suprême lors de l'audience de la cause Lee Carter qui marquera assurément l'histoire. La cause est reliée à deux dames, aujourd'hui décédées, qui souffraient de maladies intraitables et dégénératives: Gloria Taylor et Kay Carter, la mère de Lee. Elles demandaient le droit d'obtenir de l'aide pour mettre fin à leurs jours. Mme Carter est finalement allée en Suisse pour mourir. Le gouvernement conservateur s'oppose à la requête, rappelant que le Parlement a voté en 2010 contre la légalisation du suicide assisté. L'avocat des plaignants rejette cet argument.

    «Comment se fait-il que l'opinion publique soit massivement d'accord avec l'aide médicalement assistée que réclament mes clients, mais qu'une telle initiative n'obtienne l'appui d'aucun des principaux partis politiques du pays?» a demandé Joseph Arvay. «On n'a pas besoin d'être un professeur de sciences politiques pour répondre, a continué l'avocat. C'est parce qu'on a affaire à une patate politique si chaude qu'aucun parti ne veut prendre le risque de récolter la colère des électeurs à intérêt unique. »

    La dernière initiative parlementaire fédérale sur le suicide assisté est un projet de loi d'initiative privée de feu la bloquiste Francine Lalonde, défait à 228 voix contre 59. Dans son mémoire, Ottawa cite ce vote pour conclure qu'a il n'y a aucune indication que le refus du Parlement de changer la loi est le résultat d'un manque de volonté de s'attaquer à cette question». Devant les neuf juges, l'avocat d'Ottawa, Robert Frater, a soutenu que les tribunaux n'avaient pas à se substituer au législateur, qui a «décidé» de ne pas changer la loi parce que les régimes adoptés dans d'autres pays ne sont pas suffisants pour prévenir les dérapages. Une interdiction mur à mur du suicide assisté reste donc justifiable, même si certains individus en font les frais. « [L'arrêt Sue] Rodriguez est encore une bonne loi. Les deux objectifs de la loi, soit la protection des vulnérables et la préservation de la vie, sont aussi vitaux aujourd'hui qu'ils l'étaient il y a 21 ans. » Signe que la cause attire l'attention, une importante foule de quelques centaines de personnes, surtout des étudiants en droit et des personnes handicapées, ont assisté aux audiences à Ottawa. Des chaises ont dû être ajoutées dans le hall pour asseoir tout le monde.

    Sue Rodriguez

    En 1993 aussi, le plus haut tribunal du pays avait été appelé à déterminer si la criminalisation du suicide assisté contrevenait aux droits fondamentaux d'une personne. Les neuf juges s'étaient déchirés : cinq avaient maintenu la criminalisation, quatre s'y étaient opposés. Pour la majorité, le juge Sopinka avait écrit: «Compte tenu des craintes d'abus et de la grande difficulté d'élaborer des garanties adéquates, l'interdiction générale de l'aide au suicide n'est ni arbitraire ni injuste. » Le juge avait ajouté que cette interdiction «semble être la norme au sein des démocraties occidentales». Voilà pourquoi les plaignants d'aujourd'hui évoquent la légalisation de l'aide au suicide en Belgique, aux Pays-Bas, en Suisse, au Luxembourg ainsi que dans certains États américains (Vermont, Oregon, Washington) et au Québec. L'avocat du Québec a fait valoir mercredi que cette question relevait de la juridiction des provinces. Il ne faudrait pas, a plaidé Me Jean-Yves Bernard, qu'à la suite d'un jugement favorable à l'aide médicale à mourir; le gouvernement fédéral soit « en mesure d'imposer des conditions qui contrecarrent notre loi ». La loi québécoise fait l'objet d'une contestation judiciaire distincte. Du banc de 1993 ayant présidé la cause Rodriguez, un seul magistrat siège encore à la

    Cour suprême. Il s'agit de la juge en chef Beverley McLachlin. Elle était de ceux qui auraient légalisé l'aide au suicide. Son clan soutenait que l'interdit créait une inégalité entre les personnes aptes à mettre fin — légalement — à leurs jours elles-mêmes et les handicapés qui en sont incapables. La question a cette fois encore été soulevée. À cela, les avocats d'Ottawa ont répondu mercredi que même les personnes lourdement handicapées pouvaient mettre fin à leurs jours, par exemple en refusant de s'alimenter. «Le refus de nourriture ou d'hydratation n'est ni facile ni confortable, mais les soi-disant moyens habituels de suicide ne sont eux non plus pas faciles ou confortables. Ils sont douloureux, ils sont violents, leur réussite n'est pas assurée et ils sont traumatisants pour les survivants», a expliqué Me Donnaree Nygard.

    Handicapés, mais pas vulnérables Me Arvay a par ailleurs servi un argument implacable aux groupes de défense des personnes handicapées qui s'opposent au nom de leur dignité à l'aide médicale à mourir: il se déplace lui-même en fauteuil roulant à la suite d'un accident de voiture de jeunesse. «Je serais la toute dernière personne à dire, pour les citer, que "mieux vaut être mort que handicapé". [...] C'est arrogant pour ces personnes handicapées d'imposer leur vision sur quel niveau de souffrance est tolérable pour les autres. » Les plaignants réclament que soit invalidé l'article 241 du Code criminel, qui prévoit 14 ans de prison pour «quiconque conseille à une personne de se donner la mort ou l'aide à passer à l'acte». Ils demandent que cette aide soit balisée de manière à ce qu'elle soit fournie par du personnel médical à des personnes qui souffrent et sont incapables de se donner la mort elles-mêmes. L'Association canadienne des libertés civiles, qui intervenait devant la Cour, est cependant allée plus loin en soutenant que cette aide devrait être offerte à quiconque désire mourir, qu'il soit malade ou pas. «Pourquoi devrait-on forcer quelqu'un à se pendre dans un placard? a demandé l'avocat Christopher Bredt. Pourquoi ne peuvent-ils pas le faire dans la dignité en allant voir un médecin ?» La cause a été prise en délibéré. La décision est attendue en 2015.

  • 15-10-2014 Retraité et endetté ?

    Françoise Genest - Le Bel Âge

    Vous n'arrivez pas à  rembourser le solde de vos cartes de crédit à la fin du mois ou à payer toutes vos factures ? Si oui, vous êtes sans doute surendetté... une réalité qui touche de plus en plus de retraités.

    Il y a deux ans, Rose-Marie, âgée de 88 ans, a dû déclarer faillite au terme de nombreux mois d'inquiétude. Et pour cause. Avec un revenu mensuel de 1 300 $ par mois, incluant le Supplément de revenu garanti (SRG), elle cumulait 44 000 $ de dettes sur ses cartes de crédit. À bout de ressources, harcelée par des agences de recouvrement, Rose-Marie a fini par se tourner vers l'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) de sa région. « La plupart des gens sont réticents à parler de leurs problèmes financiers, et cette réticence est particulièrement forte chez les personnes âgées », explique Francine Hamel, conseillère budgétaire à l'ACEF de Québec. Le prénom de la dame en difficulté est fictif, mais le cas, lui, est réel et pas du tout isolé. Les histoires semblables sont de plus en plus fréquentes. De fait, c'est chez les 65 ans et plus qu'on a enregistré la plus forte augmentation de la dette moyenne en 2012-2013, soit une hausse de 6,5 %. Et si les personnes de ce groupe d'âge sont moins endettées que la moyenne des autres adultes, leur ratio d'endettement est en constante progression. Selon Statistique Canada, l'endettement par tranche de 100 $ d'actif (en dollars constants de 2012) chez les 65 ans et plus est passé de 1,99 $ en 1999 à 3,50 $ en 2012, et de 5,89 $ à 8,09 $ chez les 55-64 ans.

    En 2009, on estimait que 34 % des 55 ans et plus avaient des dettes. Mais en 2013 et 2014, les sondages publiés par les institutions financières affichent des taux oscillant plutôt entre 37 et 59 % ! Une hausse que notent aussi les associations de consommateurs et les experts que nous avons consultés. Autre constat : pour 57 % des retraités endettés, ce sont les dettes à la consommation (marges et cartes de crédit, emprunts personnels) qui constituent la seule source d'endettement, tandis que pour 20 % des autres, il s'agit uniquement d'une dette hypothécaire et que pour 23 %, c'est plutôt une combinaison des deux types de dettes. Cela signifie qu'environ 40 % des retraités ont encore un solde hypothécaire à rembourser. Un scénario de plus en plus courant, même si idéalement les planificateurs financiers recommandent d'avoir liquidé toutes ses dettes, incluant l'hypothèque, avant la retraite. « Une dette hypothécaire à la retraite n'est pas l'idéal, mais le fait qu'elle soit liée à une capitalisation la rend moins problématique que les dettes à la consommation, qui augmentent le passif du bilan financier et dont les taux d'intérêt sont exorbitants. Toutefois, tout dépend du solde de l'hypothèque, du taux d'intérêt et des mensualités qu'il faudra verser à la retraite. Pour minimiser le risque de surendettement, les frais d'habitation incluant le chauffage ne devraient pas excéder 30 % du revenu brut. Il faut donc bien évaluer ses revenus et ses dépenses de retraite », explique Me Clarisse N'Kaa, avocate et conseillère budgétaire à Option consommateurs. 

    Et les causes de cet endettement ? 

    Les mutations socio familiales, le contexte économique et des revenus insuffisants expliqueraient, en partie du moins, cette explosion de l'endettement chez les retraités. « Les gens ont des enfants à un âge plus avancé qu'avant, et de plus en plus de jeunes retraités contribuent au financement des études universitaires de leurs enfants ou ont acheté une maison tardivement », indique Françoise Hamel.

    Autre facteur : le divorce ou la séparation, qui réduit le patrimoine des deux ex-conjoints, et le fait que de plus de en plus de retraités vivent seuls et font donc face à un plus lourd fardeau financier. « Il y a eu également beaucoup de mises à pied dans certains secteurs, notamment chez les quinquagénaires », ajoute Laurier Richard, syndic de faillite chez Leblond & Associés à Québec et Baie-Saint-Paul. À cela s'ajoutent les hausses de prix du logement, de la nourriture et du transport qui, depuis 2008, ont dépassé la hausse des salaires ou l'indexation de certaines rentes et, d'autre part, les soubresauts de l'économie qui ont réduit le bas de laine de nombreux Québécois. « Nous voyons de plus en plus de retraités qui puisent dans leur marge ou leurs cartes de crédit les 200 $, 300 $, voire plus, qui leur manquent chaque mois pour l'essentiel, explique M. Richard. Les sommes s'accumulent rapidement et peuvent dépasser 20 000 $ en moins de cinq ans. Par pudeur, les personnes âgées cachent cette réalité à leurs enfants ou refusent de priver leurs petits-enfants de cadeaux à Noël, etc. Elles hésitent à demander de l'aide et continuent de s'endetter. »

    Achetez maintenant, payez longuement !

    Outre ces facteurs, la consommation excessive et la mauvaise utilisation du crédit viennent en tête de liste des causes du surendettement. Il faut dire que les baby-boomers qui franchissent depuis quelques années le seuil de la retraite ont des habitudes de consommation et de crédit bien ancrées. Si bien qu'ils arrivent souvent à la retraite plus endettés que les générations précédentes. Les plans « Achetez maintenant, payez plus tard » ont la cote, et l'accès au crédit, avec ses pièges, n'a jamais été aussi facile. « Il faut dire que, même auprès d'une clientèle d'un âge avancé, la sollicitation pour le crédit est très forte, de la part des commerces notamment, explique M. Richard. Même si le client indique qu'il n'a que sa pension, le préposé n'hésitera pas à inscrire simplement le montant total de revenus. La plupart du temps, la demande est acceptée, malgré une situation précaire. »

    Autre phénomène : le retraité bricoleur, encouragé par les marges de crédit, qui décide de rénover la terrasse, le sous-sol et, pourquoi pas, la cuisine « Certains vont même jusqu'à hypothéquer à nouveau leur maison alors qu'ils avaient fini de la payer, commente Mme Hamel. Il faut dire aussi que, dans la plupart des cas, les gens qui s'endettent ne font pas de budget. Mais, même à la retraite, il faut en faire un; il faut aussi contrôler ses dépenses. J'ai vu des gens surendettés qui consacraient 400 $ par mois aux télécommunications. C'est 48 000 $ au bout de 10 ans!» 

    20, 25 et même 30 % d'intérêt ! 

    Il en coûte pourtant très cher d'avoir des dettes à la consommation. Les cartes de crédit des grandes chaînes de magasins, dont les taux d'intérêt oscillent entre 20 et 30 %, entraînent les dettes les plus critiques. Suivent de très près les cartes de crédit des institutions financières, dont les taux réguliers varient de 10 à 20 %. Et si les taux d'intérêt des marges de crédit hypothécaires ou personnelles sont inférieurs en moyenne à 6 %, celles-ci n'en demeurent pas moins des dettes qui pèsent sur le budget. « De plus en plus de retraités ont des mensualités minimales pour les cartes et les marges de crédit qui se chiffrent parfois en centaines de dollars », dit Laurier Richard. Mme Hamel ajoute : « Les gens font le paiement minimal exigé, sans réaliser que cela leur coûte très cher et qu'ils restent endettés. De plus, ils risquent ainsi de léguer des dettes plutôt qu'un patrimoine. » Êtes-vous surendetté ?

    Selon le Bureau du surintendant des faillites, la dette de consommation moyenne des Canadiens s'élevait en novembre 2013 à 27 485 $, somme à laquelle il faut ajouter les dettes hypothécaires. Les institutions financières estiment que le ratio d'endettement total ne devrait pas dépasser les 30 à 32 % du revenu brut pour les locataires, et les 37 à 40 % pour les propriétaires dont la maison représente un actif. Si votre taux d'endettement dépasse ce ratio, vous risquez de ne pas pouvoir effectuer tous vos paiements. Conseil intéressant : les associations de consommateurs suggèrent plutôt d'établir le ratio sur votre revenu net. « Cela donne un portrait budgétaire plus réaliste, puisque le véritable revenu disponible, c'est le revenu après impôts », explique Me Clarisse N'Kaa. Une formule particulièrement recommandée à la retraite, alors que les revenus diminuent. Comment évaluer votre ratio d'endettement ? Faites la somme de tous vos paiements mensuels de dettes (incluant l'hypothèque, le prêt auto et toutes les autres dettes) et divisez cette somme par votre revenu mensuel net, puis multipliez le résultat par 100 (total des paiements mensuels de dettes ÷ revenu net mensuel x 100). Si votre ratio est près de la limite critique ou la dépasse, il est grand temps que vous preniez les choses en main. 

    Votre ratio d'endettement vous inquiète ?

    Étape 1. Mettez un frein à l'endettement. Cessez d'utiliser vos cartes et votre marge de crédit.

    Étape 2.

    Faites un bilan financier : la liste et la valeur de tous vos avoirs (actif) et la liste et le montant de toutes vos dettes (passif). Évaluez les montants mensuels et le nombre de mois nécessaires pour tout rembourser. Si plus de trois ans s'avèrent nécessaires, mieux vaut consulter. Si vous le pouvez, transférez les soldes de cartes de crédit dans une marge de crédit au taux d'intérêt inférieur.

    Étape 3.

    Faites un budget réaliste. Selon MC Clarisse N'Kaa, de nombreux retraités s'endettent faute de faire un budget et de réduire leur train de vie en fonction de leurs nouveaux revenus. Incluez dans ce budget les sommes nécessaires au remboursement. Si votre budget ne s'équilibre pas, évaluez les dépenses variables (sorties, transports, loisirs, vêtements, etc.) que vous pourriez réduire, et respectez votre plan de match.

    Étape 4.

    Si, en faisant cet exercice, vous constatez que vous ne pouvez pas rembourser toutes vos dettes dans un temps raisonnable, consultez. Les experts en planification budgétaire ou un syndic vous proposeront des solutions.

    Problèmes de dettes ?

    Les ressources existent

    Il peut être difficile de parler de ses problèmes financiers. Pourtant, briser le silence et aller chercher de l'aide est la seule façon de vous en sortir et de réduire votre stress. Il existe diverses solutions (consolidation de dettes, dépôt volontaire, proposition de consommateur ou, dans certains cas, faillite). Si vous êtes aux prises avec des dettes, voici où vous pouvez vous adresser. 

    • L'ACEF de votre région pour une évaluation de votre situation de même qu'une consultation budgétaire.

    • Une association de consommateurs qui fait de la consultation budgétaire.

    • Un syndic de faillite qui évaluera votre niveau d'endettement et déterminera la meilleure stratégie. Seul le syndic peut enclencher une procédure de proposition de consommateur (entente avec les créanciers) ou, le cas échéant, de faillite.

    • Votre comptable.

    • Les services sociaux de votre CISC pour du soutien psychologique et des références vers des organismes compétents.

     

  • 15-10-2014 Les baby-boomers ne reviennent pas en ville

    Mathieu Perreault - La Presse

    Les baby-boomers ne repeupleront pas les villes, selon une nouvelle étude de l'Université Concordia. La proportion des déménagements de personnes âgées dont la destination est un quartier très urbanisé de Montréal a baissé de plus de 30%, à moins de 20%, depuis 20 ans, selon l'étude. C'est une baisse plus rapide que chez les autres groupes d'âge, et la plus haute parmi les grandes villes au Canada.

    «Dans les médias, on entend parler de baby-boomers qui rentrent en ville à leur retraite, parce qu'ils veulent profiter de la proximité des commerces et des divertissements et n'ont plus besoin de leur grande maison en banlieue, explique Zachary Patterson, géographe à Concordia, qui est l'auteur principal de l'étude publiée dans le Journal of Transport Geography. Des études américaines ont montré que ça ne semble pas être le cas. Nous voyons avec nos données que ça ne se produit pas non plus au Canada.»

    L'étude se penchait sur les déménagements vers les «quartiers urbains» (urban core) de six grandes villes canadiennes. À Montréal, cela correspond grosso modo aux quartiers sous le boulevard Métropolitaine, entre Hochelaga-Maisonneuve et Lachine et ceux qui bordent le boulevard Saint-Laurent jusqu'à la rivière des Prairies. Alors que Montréal est la seule grande ville où la proportion de jeunes qui déménagent vers un tel quartier urbain augmente depuis 1991, avec un léger plateau depuis 2001, elle connaît une baisse légèrement plus rapide de cette proportion chez les personnes âgées. À noter, Edmonton est une anomalie: la proportion de personnes très âgées (plus de 75 ans) déménageant vers un quartier urbain était supérieure à celle des jeunes de moins de 25 ans en 1991, et est toujours supérieure à celle de toutes les autres catégories d'âge.

    Qu'est-ce qui explique cette tendance? «Les terrains coûtent moins cher en banlieue, les gens choisissent de s'y établir, et probablement les résidences pour personnes âgées aussi», explique M. Patterson.

    Est-ce à dire que le stéréotype du baby-boomer qui veut s'installer près des théâtres, des restos et des petites épiceries de quartier pour y faire ses courses à pied est une invention médiatique?

    «Je ne peux pas m'avancer, mais il reste qu'on a vu ça seulement dans les médias, pas dans les données», dit le chercheur de Concordia.

    M. Patterson veut maintenant adapter les données de Statistique Canada de 2011, qui ont été faites selon un nouveau questionnaire très controversé (il n'est notamment plus obligatoire de le remplir), pour voir si la tendance se poursuit au-delà de 2006.

  • 11-10-2014 Quelle place veut-on donner aux aînés ?

    Hélène Roulot-Ganzmann - Le Devoir

    Avec l’enterrement par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, du projet de loi sur l’assurance autonomie que son prédécesseur, Réjean Hébert, n’était pas parvenu à faire voter à temps, les défis en matière de soins à domicile demeurent entiers. Si le débat est aujourd’hui sorti de la sphère médiatique, de nombreux observateurs assurent que, si on n’opère pas maintenant un changement radical dans l’organisation des services, les coûts vont augmenter de manière exponentielle.

    Réjean Hébert conteste l’affirmation que le processus menant à l’adoption de la loi sur l’assurance autonomie aurait pu aller plus vite et que donc, peut-être, cette adoption n’aurait pas fait complètement partie des priorités du gouvernement péquiste de Pauline Marois.

    « Tous les observateurs vous diront que le travail que nous avons abattu sur le sujet en 18 mois est titanesque, si on veut bien se rappeler que nous formions un gouvernement minoritaire, assure-t-il. Il s’agit d’un projet de société majeur et nous ne pouvions aller à l’encontre de la démocratie. Nous devions écouter la population et les groupes concernés, les aînés, les aidants naturels, les groupes communautaires. Il y a eu un livre blanc et une commission parlementaire, nous avons déposé le projet de loi. Mais il nous aurait fallu six mois de plus pour le faire adopter. »

    Battu aux dernières élections ce printemps, M. Hébert a décidé le mois dernier de se retirer de la vie politique active pour retourner dans ses laboratoires de l’Université de Sherbrooke, afin de générer de nouvelles preuves scientifiques, s’il en faut, que c’est toute l’organisation des services aux aînés qu’il faut revoir si on veut éviter de frapper un mur de plein fouet.

    « En fait, nous l’avons déjà frappé depuis une dizaine d’années, le mur, précise-t-il. Notre système est complètement centralisé sur l’hébergement et sur l’hôpital. Non seulement il coûte trop cher, mais il n’est pas efficient. Toutes les études montrent que les systèmes efficaces sont ceux qui permettent aux personnes en perte d’autonomie de rester le plus longtemps possible dans leur milieu de vie. Ce que fait le gouvernement actuel, c’est de revenir à un système de santé du XXe siècle, qui a pourtant montré qu’il était inapproprié. »

    Un système centré sur l’hébergement des personnes âgées… mais qui ne prévoit pourtant pas la création de places suffisantes en CHSLD.

    « Les soins à domicile, ça coûte moins cher à la société, et les gens demandent de rester chez eux, ça, c’est le premier point, explique Pierre Blain, directeur général du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU). Or, si rien n’est fait dans ce sens, il va falloir rajouter 15 000 places en hébergement d’ici 20 ans à cause du vieillissement de la population. Nous avons fait une étude économique qui démontre que, en maintenant à domicile et en augmentant les services qui y sont donnés, on économise entre quatre et cinq milliards durant la même période. Alors, bien sûr, ça nécessite un investissement aujourd’hui. On parlait de 50 à 100 millions par an pour l’assurance autonomie. Mais, en bout de ligne, on y gagne. Si on ne fait rien maintenant, ça va nous coûter beaucoup plus cher plus tard. »

    C’est donc un véritable changement de philosophie qui doit s’opérer. Du côté du RPCU, on prône le rapprochement entre les centres d’hébergement et les soins à domicile. Ainsi, le personnel pourrait prodiguer des soins hors les murs. Et les aînés vivant chez eux auraient l’occasion de profiter de certains services et de rompre l’isolement en venant dans les CHSLD durant la journée.

    « Ils pourraient notamment avoir accès à la cafétéria, ajoute M. Blain. Ça permettrait de soulager les proches aidants, et, dans le même temps, on pourrait mieux surveiller leur nutrition. Qu’est-ce que ça coûterait au centre de faire 10 ou 20 repas de pl