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  • 14-11-2014 Les régimes de retraite donne des maux de tête à l’UMQ

    Laurence Houde-Roy, Métro

    L’Union des municipalités du Québec (UMQ) se penche actuellement sur la cotisation des élus municipaux à leur régime de retraite, mais la tâche n’est pas aussi simple que pour les élus provinciaux, estime sa présidente, Suzanne Roy.

    L’Assemblée nationale a adopté une motion, mercredi, réclamant que les députés contribuent dans une mesure de 50 % à leur régime de retraite. Ceci fait suite au projet de loi 3, présenté par le gouvernement libéral, qui demande aux employés municipaux de contribuer à parts égales avec leur employeur à leur fonds de retraite. Les élus ont voulu, eux aussi, «participer à l’effort de retour à l’équilibre budgétaire», selon la motion.

    Qu’en est-il du régime de retraite des élus municipaux? À Montréal, les élus ont également adopté une motion au conseil municipal, en août, pour affirmer leur appui à une cotisation à parts égales à leur régime de retraite.

    Mais la situation n’est pas aussi simple partout au Québec, prévient Mme Roy.

    «[Le partage 50/50], c’est moins contraignant ou restrictif [à Montréal], admet la présidente qui souligne que les maires et les conseillers y ont un salaire plus important que la moyenne des salaires des maires au Québec qui se situe à 21700$. Ce qui s’applique à Montréal ne s’applique pas nécessairement dans l’ensemble des municipalités», ajoute-t-elle en entrevue avec Métro.

    Un comité sur la rémunération des élus, au sein de l’UMQ, se penche actuellement sur la question et devra proposer à l’hiver 2015 au ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, des barèmes à appliquer pour répondre à «la capacité des différentes municipalités».

    «C’est complexe et tellement différent du débat avec les élus provinciaux où ils ont tous le même salaire de base», fait valoir Mme Roy qui attendra les conclusions du comité avant de prendre officiellement position.

    Elle ajoute que «la très grande majorité des élus municipaux n’ont aucun fonds de retraite» et souligne que certains maires ont des salaires aussi bas que 5000$.

    «Je ne veux pas présumer des travaux du comité, mais il y aura peut-être différents types [de barèmes] selon les niveaux salariaux, les niveaux de participation [à un régime de retraite]. Le partage 50/50 de 0$ (i.e. ceux qui n’ont pas de régime de retraite) va être simple, alors qu’il y en a d’autres qui n’ont presque rien, ou encore des salaires plus raisonnables», avance Suzanne Roy.

    La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, s’est elle aussi positionnée en faveur du partage de la cotisation à parts égales dans le régime de retraite des élus. «C’est une question d’équité et de cohérence», dit-elle.

    Mais elle reconnait que le débat n’est pas homogène. «À Longueuil, les conseillers municipaux et la mairesse travaillent à temps plein. Ce n’est cependant pas le cas ailleurs et les salaires sont donc moindres. Il faut faire attention à la formule qui sera proposée afin que la fonction d’élu demeure attirante», indique-t-elle, considérant qu’un partage 50/50 pourrait être plus contraignant pour un élu avec une plus faible rémunération.

    Toutefois, le porte-parole de la Coalition syndicale pour la libre négociation, Marc Ranger, estime quant à lui que la situation des élus municipaux n’est pas une exception. «Nous aussi, on a de plus petits syndicats dans le monde municipal, on en a qui n’ont pas de régime de retraite. Mais il y a un principe qui est sur la table et qu’on veut nous imposer, c’est le partage des coûts des régimes de retraite», rappelle-t-il.

    Il critique l’incapacité de la présidente de l’UMQ à prendre position. «Mme Roy n’est pas capable de prendre position parce qu’elle sait qu’elle a de ses membres qui ne veulent pas du partage 50/50, et non pas en raison de la «complexité»», s’insurge le représentant syndical.

  • 13-11-2014 Les députés goûteront tôt ou tard à la médecine de la réforme des retraites

    Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec

    «On doit prêcher par l’exemple», a lancé François Legault, dont le parti est à l’origine de la motion.

    Les députés libéraux et péquistes sont « politiquement liés » par la motion adoptée mercredi soir : ils ne pourront renvoyer aux calendes grecques toute hausse de leurs contributions à leur régime de retraite, avertit la Coalition avenir Québec.

    Tous les élus à l’exception des trois solidaires se sont ralliés mercredi soir derrière une motion caquisto-libérale — déposée par la CAQ, puis amendée à la demande du Parti libéral du Québec — invitant les membres de l’Assemblée nationale à contribuer à hauteur de 50 % à leur régime de retraite, et ce, dans les « mêmes délais » que les employés municipaux.

    Victoire de la CAQ ? Pas vraiment. La motion est « non contraignante » et « sans effet » répétait-on dans les camps libéral et péquiste, à peine quelques minutes après la tenue du vote.

    D’ailleurs, le premier ministre Philippe Couillard s’est refusé à fixer un échéancier pour donner suite à la motion, par le biais d’un projet de loi par exemple. « Lisez la motion. Lisez la motion », a-t-il répété à la sortie du Salon bleu.

    Les élus de l’Assemblée nationale feront le « même effort » que les employés municipaux pour atteindre l’« objectif incontournable » de l’équilibre budgétaire, prévu au terme de l’exercice financier 2015-2016, avait promis M. Couillard en début de journée.

    Les députés doivent faire passer de 21 % à 50 % leur cotisation à leur régime de retraite, à défaut de quoi ils feraient face à un « gros problèmede cohérence », a fait valoir le chef caquiste, François Legault. « On doit prêcher par l’exemple. On ne peut pas, d’un côté, demander une chose aux employés municipaux puis ne pas l’appliquer à nous-mêmes », a-t-il dit, pointant le projet de loi 3. Celui-ci prévoit un partage à parts égales du coût des régimes de retraite entre les municipalités et les employés.

    «Très mauvais signal»

    Les 125 députés se sont gardés d’imiter mercredi soir les élus municipaux de Montréal et de Québec qui avaient acquiescé il y a quelques mois à verser sur-le-champ un dollar dans leur régime de retraite pour chaque dollar déposé par leur municipalité.

    Les élus à l’Assemblée nationale enverraient un « très mauvais signal » en demeurant encore longtemps les bras croisés, croit cependant M. Legault. « Comment on peut, nous, les députés, se regarder dans le miroir puis dire : “ Moi, je contribue seulement à 21 % [et] 79 % est payé par le gouvernement qui a un problème de capacité de payer ? ” », a-t-il dit en début de journée.

    À l’heure actuelle, les députés versent des cotisations annuelles représentant 21 % du coût total de leur régime de retraite. Ils bénéficient de la « Cadillac » ou, mieux, de la « Ferrari » des régimes de retraite, avait fait valoir l’ex-secrétaire général de l’Assemblée nationale, François Côté.

    Le comité L’Heureux-Dubé, auquel faisait partie M. Côté, avait fait connaître en novembre 2013 une trentaine de recommandations afin d’assurer une rémunération « juste » et « équitable » aux députés. Il suggérait notamment de tirer vers le haut le salaire annuel de base des élus de 88 000 $ à 136 000 $, mais également leur contribution à leur régime de retraite (à 41 %).

    Le Bureau de l’Assemblée nationale aurait déjà donné suite au rapport du comité consultatif indépendant présidé par l’ex-juge à la Cour suprême Claire L’Heureux-Dubé s’il n’en tenait qu’aux élus libéraux, péquistes et solidaires, ont tour à tour soutenu les whips du PLQ, Stéphane Billette, et du PQ, Marjolain Dufour.

    Les trois élus de Québec solidaire, Manon Massé, Françoise David et Amir Khadir, étaient absents lors du vote. Ils ne sont « pas contre » la hausse des cotisations des députés à leur régime de retraite, mais craignaient de « cautionner » indirectement le projet de loi 3 en votant « pour » la motion caquiste.

  • 13-11-2014 Les aînés satisfaits de leurs résidences

    Agence QMI

    Près de 95% des aînés se disent satisfaits de la résidence qu'ils habitent, indique un sondage réalisé par la firme Léger.

    Ces résultats sont dévoilés dans le cadre du congrès annuel duRegroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), qui s'est ouvert mercredi à Rimouski. Plus de 300 personnes y assistent.

    Au total, 1200 aînés de partout au Québec ont été sondés. Le sondage a également fait ressortir l'aspect de la sécurité, où 73 % se disent satisfaits des mesures en place. 69 % des personnes sondées affirment que le personnel est respectueux, compétent et disponible.

    Un aspect moins satisfaisant est celui de la nourriture : 43 % des répondants disent que la qualité et la variété laissent à désirer.

    Selon Yves Desjardins, directeur général du RQRA, «il fautcontinuellement innover, arriver avec des plats qui plaisent à la majorité des résidents. C'est un grand défi, je n'ai pas l'impression qu'on va gagner sur cet aspect-là, mais on va y travailler. Non pas sur la qualité des aliments, mais surtout sur la variété.»

    La prise en compte de l'opinion des résidents par les gestionnaires est également un point à travailler, car il obtient un maigre 28 % de satisfaction.

    Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, donnera une conférence au congrès vendredi. Il devrait aborder la question de la certification des résidences qui pose un grand problème.

    Depuis un an, 200 résidences sur 1900 ont abandonné la certification compte tenu des coûts trop élevés que posent certaines normes, entre autres l'installation obligatoire de gicleurs dans les résidences.

  • 12-11-2014 Démystifier les troubles de mémoire chez les aînés

    Sophie Marcotte, Info07

    SANTÉ. Quelque 85% des aînés sont autonomes. Pourtant, on entend souvent parler des personnes d’âge mûr qui ne sont pas fonctionnelles. Une situation qui force les aînés à se poser des questions précoces sur leur état de santé, notamment sur leur perte de mémoire.

    En conférence au Conseil sur le vieillissement d’Ottawa, Angèle Lavallée, infirmière psychiatrique, le souligne: la perte de mémoire est naturelle. Selon l’enquête de Paquid, menée depuis 1988 auprès de 3777 aînés, 55% des personnes âgées se plaignaient de pertes de mémoire. Mais dans les faits, de ce nombre, seulement 17% présentaient de véritables problèmes. Ces pertes de mémoire sont naturelles et ne s’aggravent pas avec le temps. Seulement 3,7% des aînés étudiés sont atteints de la maladie d’Alzheimer.

    «Le vieillissement peut affecter la mémoire en changeant la façon d’emmagasiner l’information et en rendant le rappel difficile (de souvenirs). Mais ceux qui oublient vraiment s’en plaignent rarement», ajoute Mme Lavallée.

    De plus, elle soutient que les personnes qui souffrent réellement de la maladie d’Alzheimer n’ont pas d’autocritique, c’est-à-dire qu’ils ne réalisent pas qu’ils ont des pertes de mémoire importantes.

    Trucs et astuces pour se souvenir

    Angèle Lavallée conseille aux personnes âgées inquiètent face à leur mémoire de faire des listes, de suivre une routine, de faire des associations d’idées, de tenir un journal et de toujours placer les objets aux mêmes endroits. Elle conseille aussi de faire des activités stimulantes pour le corps et l’esprit.

  • 12-11-2014 Projet de loi n° 10 - Le Réseau FADOQ se questionne sur la place des aînés au sein du réseau de la santé

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est heureux de finalement pouvoir faire valoir ses principales préoccupations au sujet du projet de loi n° 10 sur la gouvernance et l’organisation du réseau de la santé et des services sociaux. En tant qu’organisation qui représente plus de 350 000 membres de plus de 50 ans, le Réseau FADOQ se questionne sur la place qui sera dévolue aux aînés au sein du réseau à l’avenir.

    Lire le communiqué

  • 06-11-2014 Courriels frauduleux: 1 personne sur 10 mord à l’hameçon

    Par Rémi Leroux, Protégez-vous

    Environ 10 % des Canadiens qui reçoivent des courriels d’hameçonnage cliquent sur un lien malveillant. Mais pourquoi donc?

    En octobre dernier, vous avez peut-être reçu un courriel annonçant la «Journée portes ouvertes du Service des incendies de Mont-Laurier» dans votre messagerie ou par un lien Facebook. Si vous avez ignoré cet hyperlien, vous avez bien fait. La Ville de Mont-Laurier a en effet confirmé qu’il s’agissait d’un courriel d’hameçonnage, recommandant de ne cliquer «en aucun cas sur l’hyperlien qu’il contient, car il pourrait vous mener vers des sites non sécurisés».

    Ce courriel ne représente qu’une goutte dans la mer de pourriels d’hameçonnage qui inondent Internet. Chaque jour, 156 millions de courriels frauduleux sont envoyés aux internautes dans le monde, chiffre le gouvernement du Canada, qui a mis en place le site pensezcybersecurite.gc.ca pour renseigner la population et la protéger. Les pourriels frauduleux ressemblent à s’y méprendre «à de vrais messages provenant d’une source de confiance, comme votre banque ou un détaillant en ligne», explique ce site.

    En effet, dans une récente campagne d’information, le groupe Desjardins affirme que 71 % des attaques d’hameçonnage utilisent le nom ou les couleurs des institutions financières pour soutirer des informations personnelles aux internautes – une tactique en hausse de 4 % depuis 2012.

    1 personne sur 10 mord à l’hameçon
    Environ 84 % des Canadiens reçoivent des courriels d’hameçonnage, et 1 personne sur 10 mord à l’hameçon. «Mais ce n’est pas parce que vous êtes hameçonné que vous allez automatiquement être victime d’une fraude», tempère Jean-François Tessier, conseiller principal Cyberprotection chez Desjardins.

    Car convertir le vol d’identité en monnaie sonnante et trébuchante est l’étape la plus difficile à réaliser pour les fraudeurs, affirme le spécialiste. En effet, plusieurs ingrédients sont nécessaires pour qu’une recette d’hameçonnage fonctionne. Provoquer un sentiment d’urgence chez l’internaute, lui faire croire qu’il y a un problème ou lui faire miroiter un profit, voilà les astuces les plus courantes utilisées par les fraudeurs.

    «Si la combinaison fonctionne au bon moment chez la bonne personne, le processus d’hameçonnage est enclenché», explique Jean-François Tessier. Et il n’y a pas de profil type des victimes de fraude: peu importe l’âge ou le niveau d’études, «tout le monde peut se faire prendre», soutient-il.

    Deux fois plus de campagnes ciblées
    D’autant plus que les techniques d’hameçonnage évoluent et sont de plus en plus ciblées. Symantec, une compagnie américaine spécialisée dans les logiciels, a recensé 779 campagnes d’hameçonnage ciblées (ou harponnages) en 2013 dans le monde, une progression de 91 % en un an! Ces campagnes visent un groupe donné d’internautes, qui peuvent, par exemple, être les employés d’une grande société ou d’un organisme gouvernemental, explique le rapport de l’entreprise Internet Security Threat Report 2014.

    5 conseils pour éviter l’escroquerie
    • Ne cliquez jamais sur un lien reçu dans un courriel qui vous demande des renseignements personnels ou bancaires et, surtout, n’y répondez jamais; les institutions financières ne demandent pas d’information sensible (mots de passe, numéro de compte, etc.) par courriel.

    • N’ouvrez jamais de pièces attachées à un courriel envoyé par un inconnu.

    • Ne vous laissez pas intimider par un courriel qui vous met en garde contre les conséquences désastreuses (fermeture d’un compte bancaire, par exemple) qui pourraient survenir si vous ne suivez pas ses consignes.

    • N’écrivez jamais de renseignements personnels dans une fenêtre surgissante (pop-up); les entreprises légitimes ne les utilisent pas pour échanger de l’information.

    • Installez un logiciel antivirus et un pare-feu, et mettez-les à jour régulièrement: les courriels d’hameçonnage peuvent en effet contenir des logiciels et des virus nuisibles pour votre ordinateur ou permettant aux fraudeurs de surveiller vos activités sur Internet à votre insu.

    • Si vous avez reçu un ou plusieurs courriels suspects, communiquez avec le Centre antifraude du Canada pour signaler de possibles tentatives de fraude et obtenir des conseils (téléphone sans frais: 1 888 495-8501).

  • 05-11-2014 Proches aidants : osez demander de l'aide

    Isabelle Gaboriault, La Voix de l’Est

    Tous ceux qui prennent soin d'un proche vous le diront; en tant qu'aidant naturel, avant que l'épuisement vous y oblige, il ne faut pas hésiter à demander de l'aide. En cette Semaine nationale des proches aidants, Danielle Poulin, dont le mari est atteint de la maladie d'Alzheimer, a un message à transmettre à ces femmes et ces hommes qui font preuve d'engagement envers un être cher: n'attendez pas. L'aide existe Danielle Poulin et Edgar Biron menaient une vie paisible jusqu'au jour où de petits oublis de la part de son homme ont venus créer un doute dans l'esprit de Mme Poulin. Une visite chez le médecin et une rencontre avec un spécialiste ont permis au couple d'en avoir le cœur net.

    M. Biron était atteint de la maladie d'Alzheimer. C'était en 2010. «On était un peu perdus, même très perdus», raconte Mme Poulin, rencontrée dans les bureaux de la Maison soutien aux aidants, un organisme où elle a trouvé information, écoute et répit. « L’Alzheimer était une maladie que nous ne connaissions pas, ajoute la dame de 68 ans. Au début. Tu es dépassé par les événements, mais heureusement qu'il y a la Maison soutien aux aidants et le CLSC.» Pendant la première année de la maladie de «son Edgar», Mme Poulin continue à travailler à temps plein aux Résidences Soleil Manoir Granby. «Mais il pouvait m'appeler entre 10 et 15 fois par jour, raconte-t-elle. Il demandait toujours de plus en plus d'attention. J'avais besoin d'aide.» C'est là qu'elle fait appel aux services du CLSC qui lui octroie alors 28 heures de répit par semaine. «Guy (envoyé par le CLSC) venait diner avec Edgar. Il lui faisait prendre sa marche ou l'amenait à la bibliothèque, dit-elle. Il était un amour. Parce que c'est lourd, je n'étais plus capable. Souvent, comme aidant, on veut trop. Ça draine beaucoup d'énergie.» Au même moment, Mme Poulin profite des relais-répit, offerts par blocs de quatre heures par la Maison soutien aux aidants. Ces pauses permettent à M. Biron de profiter d'activités dans les locaux de l'organisme et, d'un autre côté, à sa femme d'en profiter pour... faire son épicerie, aller chez la coiffeuse et abattre un peu d'ouvrage dans la maison. «On n'en profite pas pour se reposer, alors qu'on devrait, fait remarquer la dame. Et quand j'avais du répit à domicile, j'en profitais pour sortir.»

    Au bout d'un an, essoufflé, Mme Poulin entame les démarches pour trouver une place en résidence à son mari. M. Biron, 80 ans, habite maintenant à la résidence St- Charles, à Granby. «Je sais qu'il est bien là», dit-elle. Chaque semaine, Mme Poulin va chercher son mari pour qu'il vienne passer du bon temps à la maison. Récemment toutefois, elle a pris la décision de ne plus le garder pendant 24 heures. «C'est un deuil, mais c'était rendu trop difficile de le garder la nuit aussi, raconte-t-elle. Comme ça va être un deuil le jour où il va m'appeler Marie-Louise ou je ne sais quel autre prénom, car là, il me reconnaît encore.»

    Préparer l'aidant à traverser toutes ces étapes de la maladie, lui offrir du répit, des services et divers ateliers, c'est le mandat de la Maison soutien aux aidants. «Au total, 48% des aidants ont entre 45 et 64 ans, souligne Gabrielle Champagne, directrice générale dc l'organisme. Ce qui occasionne toutes sortes d'impacts au sein d'une famille, De ce chiffre, 54% sont des femmes et elles passent plus de 20 heures par semaine dans leur rôle d'aidante.» Des statistiques qui font bondir Mme Poulin, consciente que le rôle d'aidant doit être très exigeant dans une jeune famille. «C'est l'enfer!, lance-t-elle. C'est terrible.» «D'où l'importance de ne pas attendre pour demander de l'aide, insiste-t-elle. N'écoutez pas Pierre, Jean, Jacques! Mais le téléphone ne sonnera pas chez vous. Vous devez faire les démarches. De l'aide, il y en a.»

    Proches aidants : le saviez-vous ?  Le Droit  Au Québec, 60 % des proches aidants décèdent avant la personne qu'ils aident. Quand ce n'est pas la mort qui les freine, c'est la culpabilité, la dépression ou encore la solitude... Voici quelques données de Statistique Canada : 70 % sont des femmes; 44 % ont plus de 55 ans et 13% plus de 65 ans; 60 % travaillent; 47 % le font depuis 5 ans et plus, alors que 30% le font depuis plus de 10 ans; • En moyenne, 21 h et plus par semaine; • 15 % y consacrent entre 300 et 500 $ par mois de leur poche; • 13 % y consacrent plus de 500 $; 80 % DES SOINS PRODIGUÉS LE SONT PAR DES AIDANTS NATURELS • L'entretien courant et le ménage; • Tenir compagnie et transporter; • Surveiller la malade et sa prise de médicaments; • Rechercher et réclamer ressources et services.   

     

  • 04-11-2014 Le Réseau FADOQ joue cartes sur table !

    Le Réseau FADOQ a joué cartes sur table avec la première édition de Méninges-Jeux! L’événement consacré aux amateurs de jeux de table, qui s’est déroulé à Drummondville, a été fort apprécié. Vous avez participé?

    Accédez aux résultats des différentes disciplines

  • 04-11-2014 Politiques d’austérité

    Le Réseau FADOQ s’inquiète de certaines propositions, entendues dans le cadre des audiences publiques de la Commission d’examen de la fiscalité québécoise, qui toucheraient durement la qualité de vie des aînés, dont la tarification supplémentaire des services publics.

    Lire le communiqué

     

  • 03-11-2014 Les changements injustifiés de la réforme de la Santé

    Claude Castonguay, ex-ministre de la Santé du Québec

    Monsieur le premier ministre,

    Il est maintenant évident que votre ministre de la Santé a l'intention de faire adopter son projet de loi 10 malgré l'opposition généralisée qu'il suscite. La nécessité d'alléger les structures administratives du système ne justifie aucunement le changement majeur projeté par votre ministre. Ce projet de loi, s'il est adopté, va enfermer de façon définitive notre système de santé dans une bureaucratie étouffante. De plus, alors que le système a besoin d'être dépolitisé, comme vous l'avez déjà affirmé, il va l'être davantage.

    Selon tous les témoignages, il ne fait aucun doute que le projet va déresponsabiliser et démotiver tous ceux qui, à un titre ou autre, travaillent dans des conditions déjà difficiles à produire les soins et les services dont la population a besoin. Il va aussi écarter des milliers de Québécois et de Québécoises qui apportent leur aide au bon fonctionnement de nos hôpitaux. Enfin, les changements proposés ignorent l'apport considérable et essentiel des organismes communautaires et des aidants naturels auprès des malades chroniques et des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.

    Vous qui avez été ministre de la Santé, vous savez qu'il est impossible pour un ministre de vouloir gérer à distance un système aussi vaste et complexe que celui de la santé. Vous avez aussi été en mesure de constater l'importance de dépolitiser le système compte tenu des décisions difficiles qui doivent être prises malgré les pressions.

    Monsieur le premier ministre, vous devez ramener le projet de loi 10 à son objet premier, soit la simplification des structures administratives régionales de notre système de santé. Autrement, ce projet digne des ex-régimes socialistes de l'Europe de l'Est va donner les mêmes terribles résultats que dans ces pays.

    De nouveau, j'aurais sincèrement préféré ne pas avoir à vous transmettre cette lettre.

  • 30-10-2014 Divorces coûteux chez les baby-boomers

    Agence QMI - Le Journal de Montréal

    TORONTO - Le nombre de divorces gris est en hausse. Les unions qui éclatent alors que les conjoints ont plus de 50 ans sont en croissance au pays, selon une étude de Statistique Canada. Et ces ruptures coûtent cher et ont d'importantes répercussions sur la retraite.

    Sur les 60 000 couples canadiens qui ont divorcé en 2013, un sur quatre comptait des personnes de 55 ans et plus.

    «Les couples de baby-boomers divorcent même si ce n'est pas dans leur meilleur intérêt sur le plan financier», souligne Marion Korn, avocate en droit de la famille et coauteure du livre When Harry Left Sally (quand Harry a quitté Sally).

    Les difficultés financières commencent lorsqu'il faut, par exemple, assumer le prix de deux résidences plutôt qu'une seule.

    «Le divorce est une rupture de la cellule familiale, mais aussi la rupture d'une cellule économique», a souligné à grands traits Eva Sachs, analyste financière agréée en divorce et autre coauteure de When Harry Left Sally.

    Pour échapper à cette difficulté, certains boomers décident de se négocier un prêt hypothécaire inversé afin d'obtenir un prêt qui permettra à un des deux conjoints de racheter la part de son ancien partenaire.

    Selon la formule, il est possible de recevoir jusqu'à 50 % de la valeur de la résidence, d'une manière libre d'impôt.

    RÉGLER À PEU DE FRAIS

    Mme Korn s'est dite encouragée de constater que plusieurs couples refusent d'investir dans des procédures coûteuses.

    Eva Sachs renchérit en précisant que la séparation à l'amiable est une voie qui gagne du terrain. «C'est une solution que nous conseillons aux couples d'envisager», dit-elle.

  • 29-10-2014 L’avocat des patients sonne l’alarme

    Amélie Daoust-Boisvert - Le Devoir

    La population « doit se réveiller », car elle se fait passer sous le nez une réforme du réseau de la santé et des services sociaux qui la privera de droits primordiaux. L’avocat spécialisé en droit de la santé Jean-Pierre Ménard lance un cri d’alarme : « Ça va beaucoup plus loin qu’une simple réforme de structure, analyse-t-il. On recule en matière de transparence, d’indépendance du réseau et d’imputabilité, et la population ne se rend pas compte de ce qui est en train de se passer. »

    Celui qui porte les causes des patients devant les tribunaux et défend les droits des usagers depuis plus de 30 ans est catégorique : « Il y a une atteinte importante aux droits des citoyens » dans le projet de loi 10 du ministre Gaétan Barrette. « Cette réforme n’est pas rassurante du tout, et pendant ce temps, le débat se fait sans la population », se désole-t-il en entrevue avec Le Devoir, en référence à l’absence de consultation dans l’élaboration du projet de loi et à l’intérêt mitigé suscité par la commission parlementaire qui se déroule ces jours-ci. Dans une lettre envoyée au ministre mardi, l’avocat lui fait part de ses vives inquiétudes.

    Le plus grave impact de la réforme consiste à priver les patients du libre-choix de leur lieu de soins, lequel est pourtant garanti dans la loi sur la santé et les services sociaux. En fusionnant les établissements de santé en 19 établissements régionaux, légalement, le choix des patients est réduit à peau de chagrin. « C’est une valeur fondamentale. On ne veut pas que notre mère soit placée dans n’importe quel CHSLD, on veut choisir où on accouche, où on se fait traiter pour un cancer, dit Me Ménard. Mais le libre-choix, il concerne l’établissement. C’est-à-dire les 19 nouveaux centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). Les différents points de services, ce sont comme les étages d’un hôpital. Le CISSS de la Montérégie pourra choisir où les patients sont obligés d’aller », dénonce-t-il.

    « C’est mon devoir de le dire, c’est un changement très substantiel aux droits des citoyens qu’on tait. On va mettre les gens devant le fait accompli ! »

    L’âge de pierre de la transparence

    Ce n’est qu’une première inquiétude sur une longue liste. Les pouvoirs sans précédent que s’accorde le ministre et le manque de transparence y figurent.

    « Le réseau n’appartient pas au ministre, dit Me Ménard. C’est clair qu’il veut se l’approprier. Il y a des valeurs et des manières de faire dans ce réseau qui ne correspondent pas à l’approche coup de poing du ministre. »

    Me Ménard estime que les travailleurs et les cadres du réseau s’inscriront en faux contre la réforme, comme cela est déjà d’ailleurs perceptible. « On a beau décréter une approche autocratique, si le réseau n’est pas mobilisé, il ne va pas livrer la marchandise. On se dirige vers une résistance. »

    L’avocat s’étonne de ce que le projet de loi prévoit soustraire les futurs règlements au processus de publication et de consultation dans La Gazette officielle. « C’est ce qu’on fait pour les lois spéciales, les mesures d’urgence, remarque le juriste. C’est inquiétant, car ça va faire taire tout débat public, on va apprendre que c’est final après que ça aura été décidé derrière des portes closes. » Après des années de combat pour la transparence, Me Ménard juge qu’on revient « à l’âge de pierre en matière d’opacité ».

    Une approche inefficace

    Jean-Pierre Ménard reproche aussi au projet de loi de ne répondre en rien aux problèmes auxquels il prétend pourtant s’attaquer. L’objectif général, comme libellé dans le projet de loi, est de « simplifier l’accès aux services pour la population, de contribuer à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins et d’accroître l’efficience et l’efficacité de ce réseau ».

    Or, qu’en est-il dans les 165 articles qui constituent le projet de loi 10 ? Rien, selon Me Ménard. L’accès, d’abord. « L’expérience des fusions de 2003 nous a montré qu’elles n’ont pas un gros impact sur l’accès aux services. Car l’accès n’est pas une question de structures, mais de ressources, de culture, d’approche. On peut fusionner cinq CHSLD, mais on va avoir la même liste d’attente si on n’augmente pas l’offre de services ! » Idem pour les corridors de services promis par Gaétan Barrette et qu’il pourra décréter lui-même directement de Québec. « Si la maternité de Sainte-Justine est complète, on ne peut pas faire de miracle et lui faire accepter plus de patientes à risque des régions sans ajouter des ressources », estime Me Ménard.

    En ce qui concerne la qualité et la sécurité des soins, « pas un mot du projet de loi n’en parle », remarque-t-il. Alors que les compressions s’accumulent, les risques augmentent, au contraire, souligne-t-il.

    Et comment parler d’efficience et d’efficacité en excluant toute réforme touchant la pratique médicale ? Impossible, argue l’avocat. « Notre modèle de pratique médicale a près de 50 ans, et on le traite comme une vache sacrée, alors qu’il empêche le système d’être efficace et efficient »,s’insurge-t-il. Jean-Pierre Ménard rappelle que ce ne sont pas les structures, mais bien l’activité médicale qui pèse le plus lourd dans le budget du réseau.

    D’autant plus si, comme certains le craignent, le privé vient s’immiscer dans l’équation. Le projet de loi est muet sur le sujet, tout en laissant manifestement la porte ouverte à des ententes de services avec le privé, sans l’expliciter. « On ne connaît pas les véritables intentions du ministre. Mais le privé ne doit pas être une réponse. Le privé est incapable de rendre les services à coût compétitif en raison de la marge de profit qu’il recherche », tranche l’avocat.

    Devant les pouvoirs importants du ministre, de nombreux lobbys tenteront de l’influencer, prédit-il. Médecins, industrie pharmaceutique, milieu des affaires ou patients, qui aura le plus de poids ? « Le lobby des patients est le plus faible,avertit Me Ménard. Il faut créer un contrepoids autre que le lobbyisme, renforcer les comités des usagers, leur donner pouvoir et ressources pour leur permettre d’être les chiens de garde locaux. »

  • 28-10-2014 L’espérance de vie des 65 ans et plus augmente rapidement

    Gérard Bérubé - Le Devoir

    L'augmentation de l'espérance de vie se mesure davantage, désormais, dans le segment des âges plus avancés. Et au rythme où baisse le taux de mortalité, plus rapidement chez les hommes, le temps n'est pas lointain où ces derniers vont vivre plus longtemps que les femmes.

    Que les régimes de retraite en prennent acte. «Si l'amélioration de l'espérance de vie observée récemment, en particulier chez les 75 à 89 ans, se poursuit au rythme actuel, les hypothèses à long terme devront être ajustées en conséquence. »

    L'avertissement est venu de Jean-Claude Ménard, actuaire en chef du Régime de pension du Canada. Dans sa présentation faite lundi dans le cadre de l'assemblée annuelle de la Society of Actuaries tenue à Orlando, il a rappelé que, depuis 1901, l'espérance de vie à la naissance au Canada avait augmenté d'environ 33 ans. A la fin de 2013, elle atteignait 86 ans pour les hommes et 89 pour les femmes. Toutefois, les gains les plus rapides ont été enregistrés avant 1950. Et l'amélioration, actuelle ou projetée, est désormais attendue davantage chez les plus âgés, moins chez les plus jeunes. «Les augmentations futures de l'espérance de vie sont présumées se produire aux âges plus avancés comparativement aux âges plus jeunes, ce qui veut dire que l'impact sur l'espérance de vie à la naissance sera limité», et celle à l'âge de 65 ans, accrue. Jean-Claude Ménard retient qu'entre 1989 et 2009, 59% de l'augmentation de l'espérance de vie pour les hommes (67% pour les femmes) est venue «d'améliorations à la mortalité pour les âges de 65 ans et plus [...] On s'attend à ce que cette tendance continue dans le futur», peut-on lire dans la présentation. Il associe cette réalité à l'amélioration de la mortalité causée par les maladies du cœur. «A l'avenir, on peut espérer s'attendre à ce que les réductions de la mortalité causée par les tumeurs malignes deviennent un facteur important. »

    Groupes d'âge

    Par groupes d'âge, chez les 15-54 ans, la diminution des taux de mortalité se chiffrait à 57% au cours des 40 dernières années, soit un peu plus que les 50% des 40 années précédentes. Mais en découpant l'intervalle de temps, le taux de mortalité diminue aujourd'hui à un rythme plus lent. Il a été réduit de 28% au cours des 20 dernières années comparativement à 40% au cours des 20 années précédentes. « Une réduction supplémentaire de 38% est présumée au cours des 40 prochaines années», ajoute l'actuaire. Chez les 55-64 ans, «la diminution récente de 57% au cours des 40 dernières années fut beaucoup plus spectaculaire que celle de 26% au cours des 40 années précédentes». Une réduction supplémentaire de 33% est projetée. Un scénario similaire a été observé dans le segment des 65-74 ans, là où une diminution supplémentaire de 40% est projetée. Pour le groupe d'âge 75-84 ans, «la réduction des taux de mortalité se chiffrait à 43 % au cours des 40 dernières années comparativement à seulement 31 % au cours des 40 années précédentes. Une réduction supplémentaire de 37% est projetée.»

    Vivre 100 ans Cela dit, on peut comprendre que l'espérance de vie à 65 ans «augmentera de 3 ans pour atteindre 25 ans d'ici les 50 prochaines années, ce qui indique que la moitié des retraités canadiens dépasseront l'âge de 90 ans » Quant à la population des centenaires, les probabilités de vivre jusqu'à l'âge de 100 ans demeurent en dessous de 10%. Mais au final, l'impact sera sensible pour les régimes de retraite, les bénéficiaires étant appelés à recevoir leur pension pendant une plus longue période. L'actuaire retient également qu'en raison des récents taux d'amélioration plus élevés des hommes, il faut s'attendre à un rétrécissement de l'écart, voire à une inversion entre l'espérance de vie à 65 ans des hommes et des femmes. Au point que l'espérance de vie des hommes sera supérieure à celle des femmes à partir de 2026. «En 2075, l'espérance de vie des hommes dépasserait celle des femmes par plus de ro n ihiir cinq ans», avance Jean-Claude Ménard, tout en prenant soin de préciser qu'«une considérable incertitude existe à l'égard des taux futurs d'amélioration de mortalité».

  • 25-10-2014 Vieillir !

    Louise Latraverse, collaboration spéciale - La Presse

    Ça y est ! J'y suis. Je rentre dedans à cent milles à l'heure.

    Bonjour, ceux et celles qui se croient au-dessus de la mêlée. Ceux qui sont convaincus que vieillir n'est pas un processus normal dans l'évolution de l'être humain. Ceux qui croient qu'ils ne seront jamais touchés par cette... c't affaire-là.

    Oui, la vieillesse. Ouch ! Le mot que personne ne veut prononcer de peur de l'attraper. Ce sale virus qui sévit dans notre société riche, instruite et moderne. Cette maladie qui touche davantage les femmes que les hommes. Encore et depuis toujours, les hommes s'en sortent mieux que nous... pour le moment. Ils sont si séduisants avec leurs tempes grises et leurs belles petites rides au coin des yeux. Regardez comme ils sont beaux ! Fallait voir George Clooney, l'incarnation de la beauté mâle, se balader en gondole avec ses amis célèbres, flamber des millions pour épouser, à Venise, la belle Amal Alamuddin. L'avocate libanaise qui a décidé de changer de nom et de prendre celui de son célèbre mari, après son mariage. Yahoo nous informe que le site internet du cabinet d'avocats pour lequel elle travaille, Doughty Street Chambers, le nom qui figure au-dessus de son portrait est désormais celui d'Amal Clooney. En 2014, faut le faire ! Revenu à Los Angeles, notre beau George se promène affichant sa propre marque de téquila sur son T-shirt. Avec son avoir de 180 millions, a-t-il vraiment besoin de faire ce genre de publicité ? Nos héros ne savent plus s'arrêter. Et les belles ne cessent de rêver qu'il va bientôt divorcer et qu'elles auront encore une chance d'attraper le bellâtre de 53 ans.

    Pour conquérir ce trophée, elles devront envahir les gyms, faire du yoga, du chaud, du froid, courir, ne pas s'arrêter de courir et se convaincre que rien n'est à leur épreuve. Qu'elles repoussent l'échéance de quelques années ! Ensuite, trop souvent, arrive l'odieux, l'horrible. L'effaçage des rides, du double menton, du cou et du lissage de peau. En voulant se distinguer, les femmes sont devenues toutes pareilles. Elles ont donné en appâts leurs visages au Grand Chirurgien qui, se prenant pour un artiste, a sculpté sur elles, à coups de bistouri et de dollars, sa vision de la beauté et de la jeunesse. Elles y laissent souvent plus que leurs peaux : les économies de toute une vie !

    Que nous est-il arrivé ? Avons-nous vendu notre âme au diable ? Nous sommes toutes dans le même bateau. Et si peu solidaires ! Nous participons toutes, ensemble et individuellement, à cette débâcle. À cet abandon de notre identité pour plaire à tous sauf à nous-mêmes. Aucune femme n'est gagnante dans cette course effrénée à repousser le temps. On ne s'est pas libérées pour en arriver à ce triste constat : être réduites à notre apparence physique ! A une fausse jeunesse ! Et notre belle intelligence et nos talents ! Pfitt ! Réduits à néant ? Je dois me pincer. Je suis dans un mauvais film, dans un mauvais rêve. J'ai envie de nous secouer pour que nous retrouvions un peu de notre gros bon sens. Celles qui se sont fait remonter, celles qui songent à le faire et celles qui ont résisté, unissons-nous ! On fait bien des bêtises par inconscience, vanité, pression sociale, lâcheté, mode, peur. L'immense peur d'être rejetée, de ne plus travailler, de ne plus plaire à personne sauf au chat d'à côté. Moi, la première !

    C'est ensemble que nous arriverons à mettre un terme à cette barbarie. L'Histoire jugera notre faiblesse. Mes belles, mes toutes belles, la jeunesse a du bon, je vous l'accorde. La vieillesse aussi. Et combien ! L'endroit, si peu convoité, où l'on peut enfin se reposer de toutes ces pressions qu'une société très malade nous a imposées. Enfin heureuse de s'appartenir. Un matin, tu décides que c'est assez d'essayer, à grands frais depuis des années, de camoufler les signes du temps. Tu te rends chez ta coiffeuse et tu lui demandes :

    « Manon, penses-tu qu'il y a une façon assez rapide de retirer toute la teinture jusqu'à mes cheveux naturels, c'est-à-dire blancs ?

    — On va travailler doucement tes cheveux en enlevant la couleur, une couche à la fois. Ça peut prendre une couple d'heures. » L'après-midi a passé. Avec ses potions magiques et ses années d'expérience, la coloriste m'a transformée en femme moderne. De mon temps. Blanche et libérée !

    Elle m'a enlevé les années d'esclavage passées à teindre et restreindre des cheveux qui ne voulaient pas se faire emprisonner. Pardonnez-moi, un à un. En sortant du salon de Manon, je me suis sentie belle et légère. Avec une assurance que je ne me connaissais pas. Et la fierté d'être moi-même, enfin, sans artifice !

    J'aurai mis du temps ! Je suis lente.

  • 24-10-2014 Un Québécois sur trois souffre d’insomnie

    Yves Lamontagne - Journal de Montréal

    Chaque soir, un Québécois sur trois compte des moutons en espérant tomber dans les bras de Morphée. L'insomnie, qui touche davantage les femmes et les personnes âgées, peut être le résultat de plusieurs facteurs.

    La caféine en soirée, la nicotine, les médicaments qui contiennent des stimulants, l'alcool qui aide à s'endormir, mais qui provoque des éveils dans la nuit, les problèmes psychiatriques comme la dépression, les problèmes respiratoires comme l'apnée du sommeil, le stress, les brûlements d'estomac, etc. Comme on peut le constater, ce trouble du sommeil n'est pas une maladie, mais un symptôme dont il faut trouver la cause.

    MYTHES DU SOMMEIL

    Au cours d'une évaluation clinique d'insomniaques à laquelle j'avais participé en Angleterre, nous nous étions rendu compte des mythes suivants:

    ® Les patients disaient qu'ils se couchaient après les nouvelles. Quelle obligation y a-t-il de se coucher après les nouvelles? On se couche quand on s'endort.

    ® On doit dormir huit heures. Or, le temps de sommeil varie pour chaque individu et selon l'âge; un bébé dort 12 heures, un adolescent huit à 10 heures et une personne âgée de six à huit heures. Certains s'accommodent très bien de six heures alors que d'autres ont besoin de neuf à dix heures. Les insomniaques ont tendance à augmenter leur temps d'endormissement; lors de l'enregistrement en laboratoire, la majorité des patients s'endormaient en moins de temps qu'ils ne le disaient. Bien plus, ils dormaient plus longtemps qu'ils ne le rapportaient. Il y a donc une éducation certaine à faire chez les insomniaques.

    EST-CE GRAVE DE SOUFFRIR D'INSOMNIE?

    L'insomnie occasionnelle n'est pas dangereuse. En général, il est fort probable que vous dormirez bien la nuit suivant la période d'insomnie, si vous n'avez pas dormi durant la journée. Par contre, plusieurs nuits consécutives sans sommeil peuvent avoir des conséquences fâcheuses: fatigue, somnolence diurne, impatience.

    TRAITEMENT

    Les somnifères: il y a plusieurs types de somnifères dont certains peuvent être achetés sans prescription. Par contre, les somnifères ne sont pas un remède à l'insomnie, mais ils peuvent être utiles à court terme. Ils fonctionnent mieux quand ils sont utilisés sur une période de moins de trois semaines, et ce, dans les cas de décalage horaire, de stress temporaire aigu ou prévisible comme, par exemple la maladie d'un enfant ou l'anxiété avant de prononcer un discours.

    Les traitements comportementaux: il y a quatre traitements comportementaux qui ont été bien évalués. La restriction du sommeil qui limite le nombre d'heures passées au lit et aide à rendre le sommeil plus efficace; le contrôle du stimulus qui a pour but de rendre la chambre à coucher propice à l'endormissement; la thérapie par la relaxation qui permet de se concentrer sur des pensées agréables dans un milieu calme; et la thérapie cognitive qui utilise des méthodes de raisonnement afin de corriger les fausses idées en rapport avec le sommeil

    LA PRÉVENTION

    Compte tenu de ce qu'on vient de décrire, pour améliorer notre hygiène du sommeil, il est utile de suivre les conseils suivants:

    • On se couche quand on s'endort;

    • On est incapable de s'endormir après 20 minutes, on se lève et on fait une   activité calme dans un autre endroit que la chambre. On retourne se coucher uniquement quand on s'endort;

    • On garde notre chambre silencieuse et dans le noir le plus possible;

    • On établit un rituel qui aidera à se relaxer avant de se coucher: bain tiède, collation légère ou un peu de lecture;

    • On se réveille à la même heure tous les matins;

    • On évite de faire des siestes, de même que la caféine, la nicotine et l'alcool avant de se coucher;

    • On cesse les exercices rigoureux dans les six heures précédant le coucher;

    • Enfin, on évite les somnifères ou on les utilise avec précaution. Bonne nuit.

  • 22-10-2014 70 % des Canadiens ne prennent pas leur retraite à la date prévue

    La Presse Canadienne - The Huffington Post

    Une étude dévoilée mardi révèle que près de 70 pour cent des Canadiens retraités n'ont pas cessé de travailler à la date qu'ils avaient prévue.

    Dans bien des cas, l'état de santé a été donné comme principale raison d'un départ anticipé à la retraite.

    L'étude réalisée par Ipsos Reid et publiée par la Financière Sun Life précise que près de la moitié des gens sondés, soit 45 pour cent, ont éprouvé un problème de santé et que près du quart d'entre eux ont été touchés par un problème de santé mentale.

    Le sondage révèle quelques autres données: 53 pour cent des répondants s'inquiètent du coût des médicaments et des traitements médicaux à la retraite; 47 pour cent craignent de devoir rester dans un établissement de soins de longue durée plus longtemps qu'ils pourraient se le permettre sur le plan financier; enfin, 45 pour cent s'inquiètent d'épuiser leur épargne-retraite de leur vivant.
    Les résultats du sondage sont exacts à plus ou moins 2,1 pour cent. La consultation a été menée en ligne entre le 12 et le 20 novembre 2013 auprès de 3005 adultes âgés de 30 à 65 ans.

  • 22-10-2014 L’équipe Énergie grise du Réseau FADOQ remet 11 360 $ à quatre écoles

    L’équipe Énergie grise du Réseau FADOQ a remis 11 360 $ à quatre écoles primaires à travers la province dans le cadre de sa participation à l’édition 2014 du Grand Défi Pierre Lavoie. Voici en photos et en vidéo le périple d’hommes, de femmes et de jeunes passionnés. Le défi vous tente? Participez au concours Trouver le cinquième cycliste et courez la chance de joindre les rangs de l’équipe cycliste.

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  • 20-10-2014 24 000 ménages ne reçoivent plus le courrier à domicile

    PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD - La Presse

    Championne ne pourra plus japper chaque fois que le facteur passe à son domicile de la rue Lorraine, à Repentigny.

    À partir d'aujourd'hui, les résidents de cinq villes de la couronne nord de Montréal – soit Charlemagne, Repentigny, Bois-des- Filion, Rosemère et Lorraine – perdent leur service de distribution de courrier à domicile. Ils devront cueillir enveloppes et colis dans une des boîtes communautaires situées non loin de leur domicile. Au total, 24 000 ménages devront modifier leur routine quotidienne. Postes Canada assure que ce changement a été rendu nécessaire par la diminution constante du nombre de lettres reçues par les Canadiens. Le syndicat des postiers réplique que la situation financière de la société d'État est enviable et que les motifs qui expliquent ce projet sont idéologiques. 

    Garderie et déneigement

    La propriétaire de la chienne Championne, Mme Dépelteau, est chanceuse dans sa malchance. Sa boîte postale communautaire est juste en face de sa maison. La Repentignoise craint toutefois l'augmentation du trafic automobile devant chez elle et les jappements continuels de son animal. «Il va en passer, du monde! Il y a de la place pour 45 boîtes à lettres », a constaté Mme Dépelteau. 

    Autre problème canin pour Jean-Marc Brien, rue de la Loire, toujours à Repentigny. Propriétaire d'une garderie située sur le même terrain qu'une boîte communautaire, il craint que les chiens des promeneurs et les automobiles puissent poser un risque pour les enfants. «J'ai demandé à la Ville de la mettre ailleurs, a-t-il déploré. Avec les enfants, je ne tripais pas là-dessus.» Pour Roma Therrien, de la rue Sainte-Thérèse, à Charlemagne, c'est plutôt la gestion du déneigement qui pose problème. La montagne de neige annuelle devant sa maison ne pourra plus y être, et il espère que sa cour arrière ne servira pas de solution de rechange. 

    Danis Prud'homme est directeur général de la FADOQ, qui défend les intérêts des citoyens de 50 ans et plus.

    Joint hier, il s'est dit inquiet par l'étroitesse des critères médicaux auxquels les aînés doivent répondre pour continuer à recevoir le courrier à la maison. « On demande beaucoup d'informations que nous, on juge confidentielles », a-t-il déploré.  « Ils auraient dû prendre en considération, avant de couper le service, une transition vers différents services adaptés », a ajouté M. Prud'homme. « C'est bien entendu qu'on n'était pas d'accord, d'emblée, qu'on coupe du jour au lendemain.» Le passage aux boîtes communautaires touchera la Rive-Sud de Montréal au « début 2015 », a indiqué Anick Losier, porte-parole de Postes Canada. En cinq ans, c'est « cinq millions d'adresses à convertir». Hier, le syndicat des postiers a distribué des dépliants dans l'ouest de l'île de Montréal afin de tenter de susciter un mouvement d'opposition dans les quartiers qui seront éventuellement touchés par la fin de la distribution à domicile.

     

  • 16-10-2014 Suicide assisté : la « patate chaude » entre les mains de la Cour suprême

    Hélène Buzzetti - Le Devoir

    C'est parce que les élus ne veulent pas toucher à la « patate chaude » qu'est le suicide assisté que les juges doivent s'inviter dans le débat et forcer les parlementaires à permettre et baliser cette pratique. C'est ce qu'a fait valoir l'avocat des...

    C’est parce que les élus ne veulent pas toucher à la «patate chaude» qu'est le suicide assisté que les juges doivent s'inviter dans le débat et forcer les parlementaires à permettre et baliser cette pratique. C'est ce qu'a fait valoir l'avocat des plaignants qui s'adressaient mercredi à la Cour suprême lors de l'audience de la cause Lee Carter qui marquera assurément l'histoire. La cause est reliée à deux dames, aujourd'hui décédées, qui souffraient de maladies intraitables et dégénératives: Gloria Taylor et Kay Carter, la mère de Lee. Elles demandaient le droit d'obtenir de l'aide pour mettre fin à leurs jours. Mme Carter est finalement allée en Suisse pour mourir. Le gouvernement conservateur s'oppose à la requête, rappelant que le Parlement a voté en 2010 contre la légalisation du suicide assisté. L'avocat des plaignants rejette cet argument.

    «Comment se fait-il que l'opinion publique soit massivement d'accord avec l'aide médicalement assistée que réclament mes clients, mais qu'une telle initiative n'obtienne l'appui d'aucun des principaux partis politiques du pays?» a demandé Joseph Arvay. «On n'a pas besoin d'être un professeur de sciences politiques pour répondre, a continué l'avocat. C'est parce qu'on a affaire à une patate politique si chaude qu'aucun parti ne veut prendre le risque de récolter la colère des électeurs à intérêt unique. »

    La dernière initiative parlementaire fédérale sur le suicide assisté est un projet de loi d'initiative privée de feu la bloquiste Francine Lalonde, défait à 228 voix contre 59. Dans son mémoire, Ottawa cite ce vote pour conclure qu'a il n'y a aucune indication que le refus du Parlement de changer la loi est le résultat d'un manque de volonté de s'attaquer à cette question». Devant les neuf juges, l'avocat d'Ottawa, Robert Frater, a soutenu que les tribunaux n'avaient pas à se substituer au législateur, qui a «décidé» de ne pas changer la loi parce que les régimes adoptés dans d'autres pays ne sont pas suffisants pour prévenir les dérapages. Une interdiction mur à mur du suicide assisté reste donc justifiable, même si certains individus en font les frais. « [L'arrêt Sue] Rodriguez est encore une bonne loi. Les deux objectifs de la loi, soit la protection des vulnérables et la préservation de la vie, sont aussi vitaux aujourd'hui qu'ils l'étaient il y a 21 ans. » Signe que la cause attire l'attention, une importante foule de quelques centaines de personnes, surtout des étudiants en droit et des personnes handicapées, ont assisté aux audiences à Ottawa. Des chaises ont dû être ajoutées dans le hall pour asseoir tout le monde.

    Sue Rodriguez

    En 1993 aussi, le plus haut tribunal du pays avait été appelé à déterminer si la criminalisation du suicide assisté contrevenait aux droits fondamentaux d'une personne. Les neuf juges s'étaient déchirés : cinq avaient maintenu la criminalisation, quatre s'y étaient opposés. Pour la majorité, le juge Sopinka avait écrit: «Compte tenu des craintes d'abus et de la grande difficulté d'élaborer des garanties adéquates, l'interdiction générale de l'aide au suicide n'est ni arbitraire ni injuste. » Le juge avait ajouté que cette interdiction «semble être la norme au sein des démocraties occidentales». Voilà pourquoi les plaignants d'aujourd'hui évoquent la légalisation de l'aide au suicide en Belgique, aux Pays-Bas, en Suisse, au Luxembourg ainsi que dans certains États américains (Vermont, Oregon, Washington) et au Québec. L'avocat du Québec a fait valoir mercredi que cette question relevait de la juridiction des provinces. Il ne faudrait pas, a plaidé Me Jean-Yves Bernard, qu'à la suite d'un jugement favorable à l'aide médicale à mourir; le gouvernement fédéral soit « en mesure d'imposer des conditions qui contrecarrent notre loi ». La loi québécoise fait l'objet d'une contestation judiciaire distincte. Du banc de 1993 ayant présidé la cause Rodriguez, un seul magistrat siège encore à la

    Cour suprême. Il s'agit de la juge en chef Beverley McLachlin. Elle était de ceux qui auraient légalisé l'aide au suicide. Son clan soutenait que l'interdit créait une inégalité entre les personnes aptes à mettre fin — légalement — à leurs jours elles-mêmes et les handicapés qui en sont incapables. La question a cette fois encore été soulevée. À cela, les avocats d'Ottawa ont répondu mercredi que même les personnes lourdement handicapées pouvaient mettre fin à leurs jours, par exemple en refusant de s'alimenter. «Le refus de nourriture ou d'hydratation n'est ni facile ni confortable, mais les soi-disant moyens habituels de suicide ne sont eux non plus pas faciles ou confortables. Ils sont douloureux, ils sont violents, leur réussite n'est pas assurée et ils sont traumatisants pour les survivants», a expliqué Me Donnaree Nygard.

    Handicapés, mais pas vulnérables Me Arvay a par ailleurs servi un argument implacable aux groupes de défense des personnes handicapées qui s'opposent au nom de leur dignité à l'aide médicale à mourir: il se déplace lui-même en fauteuil roulant à la suite d'un accident de voiture de jeunesse. «Je serais la toute dernière personne à dire, pour les citer, que "mieux vaut être mort que handicapé". [...] C'est arrogant pour ces personnes handicapées d'imposer leur vision sur quel niveau de souffrance est tolérable pour les autres. » Les plaignants réclament que soit invalidé l'article 241 du Code criminel, qui prévoit 14 ans de prison pour «quiconque conseille à une personne de se donner la mort ou l'aide à passer à l'acte». Ils demandent que cette aide soit balisée de manière à ce qu'elle soit fournie par du personnel médical à des personnes qui souffrent et sont incapables de se donner la mort elles-mêmes. L'Association canadienne des libertés civiles, qui intervenait devant la Cour, est cependant allée plus loin en soutenant que cette aide devrait être offerte à quiconque désire mourir, qu'il soit malade ou pas. «Pourquoi devrait-on forcer quelqu'un à se pendre dans un placard? a demandé l'avocat Christopher Bredt. Pourquoi ne peuvent-ils pas le faire dans la dignité en allant voir un médecin ?» La cause a été prise en délibéré. La décision est attendue en 2015.

  • 15-10-2014 Retraité et endetté ?

    Françoise Genest - Le Bel Âge

    Vous n'arrivez pas à  rembourser le solde de vos cartes de crédit à la fin du mois ou à payer toutes vos factures ? Si oui, vous êtes sans doute surendetté... une réalité qui touche de plus en plus de retraités.

    Il y a deux ans, Rose-Marie, âgée de 88 ans, a dû déclarer faillite au terme de nombreux mois d'inquiétude. Et pour cause. Avec un revenu mensuel de 1 300 $ par mois, incluant le Supplément de revenu garanti (SRG), elle cumulait 44 000 $ de dettes sur ses cartes de crédit. À bout de ressources, harcelée par des agences de recouvrement, Rose-Marie a fini par se tourner vers l'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) de sa région. « La plupart des gens sont réticents à parler de leurs problèmes financiers, et cette réticence est particulièrement forte chez les personnes âgées », explique Francine Hamel, conseillère budgétaire à l'ACEF de Québec. Le prénom de la dame en difficulté est fictif, mais le cas, lui, est réel et pas du tout isolé. Les histoires semblables sont de plus en plus fréquentes. De fait, c'est chez les 65 ans et plus qu'on a enregistré la plus forte augmentation de la dette moyenne en 2012-2013, soit une hausse de 6,5 %. Et si les personnes de ce groupe d'âge sont moins endettées que la moyenne des autres adultes, leur ratio d'endettement est en constante progression. Selon Statistique Canada, l'endettement par tranche de 100 $ d'actif (en dollars constants de 2012) chez les 65 ans et plus est passé de 1,99 $ en 1999 à 3,50 $ en 2012, et de 5,89 $ à 8,09 $ chez les 55-64 ans.

    En 2009, on estimait que 34 % des 55 ans et plus avaient des dettes. Mais en 2013 et 2014, les sondages publiés par les institutions financières affichent des taux oscillant plutôt entre 37 et 59 % ! Une hausse que notent aussi les associations de consommateurs et les experts que nous avons consultés. Autre constat : pour 57 % des retraités endettés, ce sont les dettes à la consommation (marges et cartes de crédit, emprunts personnels) qui constituent la seule source d'endettement, tandis que pour 20 % des autres, il s'agit uniquement d'une dette hypothécaire et que pour 23 %, c'est plutôt une combinaison des deux types de dettes. Cela signifie qu'environ 40 % des retraités ont encore un solde hypothécaire à rembourser. Un scénario de plus en plus courant, même si idéalement les planificateurs financiers recommandent d'avoir liquidé toutes ses dettes, incluant l'hypothèque, avant la retraite. « Une dette hypothécaire à la retraite n'est pas l'idéal, mais le fait qu'elle soit liée à une capitalisation la rend moins problématique que les dettes à la consommation, qui augmentent le passif du bilan financier et dont les taux d'intérêt sont exorbitants. Toutefois, tout dépend du solde de l'hypothèque, du taux d'intérêt et des mensualités qu'il faudra verser à la retraite. Pour minimiser le risque de surendettement, les frais d'habitation incluant le chauffage ne devraient pas excéder 30 % du revenu brut. Il faut donc bien évaluer ses revenus et ses dépenses de retraite », explique Me Clarisse N'Kaa, avocate et conseillère budgétaire à Option consommateurs. 

    Et les causes de cet endettement ? 

    Les mutations socio familiales, le contexte économique et des revenus insuffisants expliqueraient, en partie du moins, cette explosion de l'endettement chez les retraités. « Les gens ont des enfants à un âge plus avancé qu'avant, et de plus en plus de jeunes retraités contribuent au financement des études universitaires de leurs enfants ou ont acheté une maison tardivement », indique Françoise Hamel.

    Autre facteur : le divorce ou la séparation, qui réduit le patrimoine des deux ex-conjoints, et le fait que de plus de en plus de retraités vivent seuls et font donc face à un plus lourd fardeau financier. « Il y a eu également beaucoup de mises à pied dans certains secteurs, notamment chez les quinquagénaires », ajoute Laurier Richard, syndic de faillite chez Leblond & Associés à Québec et Baie-Saint-Paul. À cela s'ajoutent les hausses de prix du logement, de la nourriture et du transport qui, depuis 2008, ont dépassé la hausse des salaires ou l'indexation de certaines rentes et, d'autre part, les soubresauts de l'économie qui ont réduit le bas de laine de nombreux Québécois. « Nous voyons de plus en plus de retraités qui puisent dans leur marge ou leurs cartes de crédit les 200 $, 300 $, voire plus, qui leur manquent chaque mois pour l'essentiel, explique M. Richard. Les sommes s'accumulent rapidement et peuvent dépasser 20 000 $ en moins de cinq ans. Par pudeur, les personnes âgées cachent cette réalité à leurs enfants ou refusent de priver leurs petits-enfants de cadeaux à Noël, etc. Elles hésitent à demander de l'aide et continuent de s'endetter. »

    Achetez maintenant, payez longuement !

    Outre ces facteurs, la consommation excessive et la mauvaise utilisation du crédit viennent en tête de liste des causes du surendettement. Il faut dire que les baby-boomers qui franchissent depuis quelques années le seuil de la retraite ont des habitudes de consommation et de crédit bien ancrées. Si bien qu'ils arrivent souvent à la retraite plus endettés que les générations précédentes. Les plans « Achetez maintenant, payez plus tard » ont la cote, et l'accès au crédit, avec ses pièges, n'a jamais été aussi facile. « Il faut dire que, même auprès d'une clientèle d'un âge avancé, la sollicitation pour le crédit est très forte, de la part des commerces notamment, explique M. Richard. Même si le client indique qu'il n'a que sa pension, le préposé n'hésitera pas à inscrire simplement le montant total de revenus. La plupart du temps, la demande est acceptée, malgré une situation précaire. »

    Autre phénomène : le retraité bricoleur, encouragé par les marges de crédit, qui décide de rénover la terrasse, le sous-sol et, pourquoi pas, la cuisine « Certains vont même jusqu'à hypothéquer à nouveau leur maison alors qu'ils avaient fini de la payer, commente Mme Hamel. Il faut dire aussi que, dans la plupart des cas, les gens qui s'endettent ne font pas de budget. Mais, même à la retraite, il faut en faire un; il faut aussi contrôler ses dépenses. J'ai vu des gens surendettés qui consacraient 400 $ par mois aux télécommunications. C'est 48 000 $ au bout de 10 ans!» 

    20, 25 et même 30 % d'intérêt ! 

    Il en coûte pourtant très cher d'avoir des dettes à la consommation. Les cartes de crédit des grandes chaînes de magasins, dont les taux d'intérêt oscillent entre 20 et 30 %, entraînent les dettes les plus critiques. Suivent de très près les cartes de crédit des institutions financières, dont les taux réguliers varient de 10 à 20 %. Et si les taux d'intérêt des marges de crédit hypothécaires ou personnelles sont inférieurs en moyenne à 6 %, celles-ci n'en demeurent pas moins des dettes qui pèsent sur le budget. « De plus en plus de retraités ont des mensualités minimales pour les cartes et les marges de crédit qui se chiffrent parfois en centaines de dollars », dit Laurier Richard. Mme Hamel ajoute : « Les gens font le paiement minimal exigé, sans réaliser que cela leur coûte très cher et qu'ils restent endettés. De plus, ils risquent ainsi de léguer des dettes plutôt qu'un patrimoine. » Êtes-vous surendetté ?

    Selon le Bureau du surintendant des faillites, la dette de consommation moyenne des Canadiens s'élevait en novembre 2013 à 27 485 $, somme à laquelle il faut ajouter les dettes hypothécaires. Les institutions financières estiment que le ratio d'endettement total ne devrait pas dépasser les 30 à 32 % du revenu brut pour les locataires, et les 37 à 40 % pour les propriétaires dont la maison représente un actif. Si votre taux d'endettement dépasse ce ratio, vous risquez de ne pas pouvoir effectuer tous vos paiements. Conseil intéressant : les associations de consommateurs suggèrent plutôt d'établir le ratio sur votre revenu net. « Cela donne un portrait budgétaire plus réaliste, puisque le véritable revenu disponible, c'est le revenu après impôts », explique Me Clarisse N'Kaa. Une formule particulièrement recommandée à la retraite, alors que les revenus diminuent. Comment évaluer votre ratio d'endettement ? Faites la somme de tous vos paiements mensuels de dettes (incluant l'hypothèque, le prêt auto et toutes les autres dettes) et divisez cette somme par votre revenu mensuel net, puis multipliez le résultat par 100 (total des paiements mensuels de dettes ÷ revenu net mensuel x 100). Si votre ratio est près de la limite critique ou la dépasse, il est grand temps que vous preniez les choses en main. 

    Votre ratio d'endettement vous inquiète ?

    Étape 1. Mettez un frein à l'endettement. Cessez d'utiliser vos cartes et votre marge de crédit.

    Étape 2.

    Faites un bilan financier : la liste et la valeur de tous vos avoirs (actif) et la liste et le montant de toutes vos dettes (passif). Évaluez les montants mensuels et le nombre de mois nécessaires pour tout rembourser. Si plus de trois ans s'avèrent nécessaires, mieux vaut consulter. Si vous le pouvez, transférez les soldes de cartes de crédit dans une marge de crédit au taux d'intérêt inférieur.

    Étape 3.

    Faites un budget réaliste. Selon MC Clarisse N'Kaa, de nombreux retraités s'endettent faute de faire un budget et de réduire leur train de vie en fonction de leurs nouveaux revenus. Incluez dans ce budget les sommes nécessaires au remboursement. Si votre budget ne s'équilibre pas, évaluez les dépenses variables (sorties, transports, loisirs, vêtements, etc.) que vous pourriez réduire, et respectez votre plan de match.

    Étape 4.

    Si, en faisant cet exercice, vous constatez que vous ne pouvez pas rembourser toutes vos dettes dans un temps raisonnable, consultez. Les experts en planification budgétaire ou un syndic vous proposeront des solutions.

    Problèmes de dettes ?

    Les ressources existent

    Il peut être difficile de parler de ses problèmes financiers. Pourtant, briser le silence et aller chercher de l'aide est la seule façon de vous en sortir et de réduire votre stress. Il existe diverses solutions (consolidation de dettes, dépôt volontaire, proposition de consommateur ou, dans certains cas, faillite). Si vous êtes aux prises avec des dettes, voici où vous pouvez vous adresser. 

    • L'ACEF de votre région pour une évaluation de votre situation de même qu'une consultation budgétaire.

    • Une association de consommateurs qui fait de la consultation budgétaire.

    • Un syndic de faillite qui évaluera votre niveau d'endettement et déterminera la meilleure stratégie. Seul le syndic peut enclencher une procédure de proposition de consommateur (entente avec les créanciers) ou, le cas échéant, de faillite.

    • Votre comptable.

    • Les services sociaux de votre CISC pour du soutien psychologique et des références vers des organismes compétents.

     

  • 15-10-2014 Les baby-boomers ne reviennent pas en ville

    Mathieu Perreault - La Presse

    Les baby-boomers ne repeupleront pas les villes, selon une nouvelle étude de l'Université Concordia. La proportion des déménagements de personnes âgées dont la destination est un quartier très urbanisé de Montréal a baissé de plus de 30%, à moins de 20%, depuis 20 ans, selon l'étude. C'est une baisse plus rapide que chez les autres groupes d'âge, et la plus haute parmi les grandes villes au Canada.

    «Dans les médias, on entend parler de baby-boomers qui rentrent en ville à leur retraite, parce qu'ils veulent profiter de la proximité des commerces et des divertissements et n'ont plus besoin de leur grande maison en banlieue, explique Zachary Patterson, géographe à Concordia, qui est l'auteur principal de l'étude publiée dans le Journal of Transport Geography. Des études américaines ont montré que ça ne semble pas être le cas. Nous voyons avec nos données que ça ne se produit pas non plus au Canada.»

    L'étude se penchait sur les déménagements vers les «quartiers urbains» (urban core) de six grandes villes canadiennes. À Montréal, cela correspond grosso modo aux quartiers sous le boulevard Métropolitaine, entre Hochelaga-Maisonneuve et Lachine et ceux qui bordent le boulevard Saint-Laurent jusqu'à la rivière des Prairies. Alors que Montréal est la seule grande ville où la proportion de jeunes qui déménagent vers un tel quartier urbain augmente depuis 1991, avec un léger plateau depuis 2001, elle connaît une baisse légèrement plus rapide de cette proportion chez les personnes âgées. À noter, Edmonton est une anomalie: la proportion de personnes très âgées (plus de 75 ans) déménageant vers un quartier urbain était supérieure à celle des jeunes de moins de 25 ans en 1991, et est toujours supérieure à celle de toutes les autres catégories d'âge.

    Qu'est-ce qui explique cette tendance? «Les terrains coûtent moins cher en banlieue, les gens choisissent de s'y établir, et probablement les résidences pour personnes âgées aussi», explique M. Patterson.

    Est-ce à dire que le stéréotype du baby-boomer qui veut s'installer près des théâtres, des restos et des petites épiceries de quartier pour y faire ses courses à pied est une invention médiatique?

    «Je ne peux pas m'avancer, mais il reste qu'on a vu ça seulement dans les médias, pas dans les données», dit le chercheur de Concordia.

    M. Patterson veut maintenant adapter les données de Statistique Canada de 2011, qui ont été faites selon un nouveau questionnaire très controversé (il n'est notamment plus obligatoire de le remplir), pour voir si la tendance se poursuit au-delà de 2006.

  • 11-10-2014 Quelle place veut-on donner aux aînés ?

    Hélène Roulot-Ganzmann - Le Devoir

    Avec l’enterrement par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, du projet de loi sur l’assurance autonomie que son prédécesseur, Réjean Hébert, n’était pas parvenu à faire voter à temps, les défis en matière de soins à domicile demeurent entiers. Si le débat est aujourd’hui sorti de la sphère médiatique, de nombreux observateurs assurent que, si on n’opère pas maintenant un changement radical dans l’organisation des services, les coûts vont augmenter de manière exponentielle.

    Réjean Hébert conteste l’affirmation que le processus menant à l’adoption de la loi sur l’assurance autonomie aurait pu aller plus vite et que donc, peut-être, cette adoption n’aurait pas fait complètement partie des priorités du gouvernement péquiste de Pauline Marois.

    « Tous les observateurs vous diront que le travail que nous avons abattu sur le sujet en 18 mois est titanesque, si on veut bien se rappeler que nous formions un gouvernement minoritaire, assure-t-il. Il s’agit d’un projet de société majeur et nous ne pouvions aller à l’encontre de la démocratie. Nous devions écouter la population et les groupes concernés, les aînés, les aidants naturels, les groupes communautaires. Il y a eu un livre blanc et une commission parlementaire, nous avons déposé le projet de loi. Mais il nous aurait fallu six mois de plus pour le faire adopter. »

    Battu aux dernières élections ce printemps, M. Hébert a décidé le mois dernier de se retirer de la vie politique active pour retourner dans ses laboratoires de l’Université de Sherbrooke, afin de générer de nouvelles preuves scientifiques, s’il en faut, que c’est toute l’organisation des services aux aînés qu’il faut revoir si on veut éviter de frapper un mur de plein fouet.

    « En fait, nous l’avons déjà frappé depuis une dizaine d’années, le mur, précise-t-il. Notre système est complètement centralisé sur l’hébergement et sur l’hôpital. Non seulement il coûte trop cher, mais il n’est pas efficient. Toutes les études montrent que les systèmes efficaces sont ceux qui permettent aux personnes en perte d’autonomie de rester le plus longtemps possible dans leur milieu de vie. Ce que fait le gouvernement actuel, c’est de revenir à un système de santé du XXe siècle, qui a pourtant montré qu’il était inapproprié. »

    Un système centré sur l’hébergement des personnes âgées… mais qui ne prévoit pourtant pas la création de places suffisantes en CHSLD.

    « Les soins à domicile, ça coûte moins cher à la société, et les gens demandent de rester chez eux, ça, c’est le premier point, explique Pierre Blain, directeur général du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU). Or, si rien n’est fait dans ce sens, il va falloir rajouter 15 000 places en hébergement d’ici 20 ans à cause du vieillissement de la population. Nous avons fait une étude économique qui démontre que, en maintenant à domicile et en augmentant les services qui y sont donnés, on économise entre quatre et cinq milliards durant la même période. Alors, bien sûr, ça nécessite un investissement aujourd’hui. On parlait de 50 à 100 millions par an pour l’assurance autonomie. Mais, en bout de ligne, on y gagne. Si on ne fait rien maintenant, ça va nous coûter beaucoup plus cher plus tard. »

    C’est donc un véritable changement de philosophie qui doit s’opérer. Du côté du RPCU, on prône le rapprochement entre les centres d’hébergement et les soins à domicile. Ainsi, le personnel pourrait prodiguer des soins hors les murs. Et les aînés vivant chez eux auraient l’occasion de profiter de certains services et de rompre l’isolement en venant dans les CHSLD durant la journée.

    « Ils pourraient notamment avoir accès à la cafétéria, ajoute M. Blain. Ça permettrait de soulager les proches aidants, et, dans le même temps, on pourrait mieux surveiller leur nutrition. Qu’est-ce que ça coûterait au centre de faire 10 ou 20 repas de plus ? Autre exemple, j’ai travaillé avec l’Ordre des dentistes sur l’accès aux soins dentaires. Plusieurs CHSLD ont des accords avec des cabinets dentaires. Or ils ne s’en servent à peu près pas, parce qu’ils n’ont pas la clientèle suffisante. Pourquoi ne pas les offrir à la communauté des personnes aînées à domicile ? C’est certain qu’il y a non seulement des économies à faire, mais aussi du répit à donner aux aidants naturels en jumelant l’hébergement et les services à domicile. Or, aujourd’hui, ils se considèrent plutôt comme des concurrents. »

    Des propos que Réjean Hébert nuance, arguant que ce type de rapprochement a déjà cours dans certaines régions du Québec, notamment en Estrie. S’il affirme que ce n’est pas la solution à tous les maux, il estime cependant que ces pratiques gagneraient à être généralisées afin, notamment, de soulager les proches aidants.

    « Nombre d’entre eux doivent quitter leur emploi pour se mettre à temps plein au service de leur parent, explique-t-il. Cela a un coût social et même économique important, qui est assumé actuellement par la société. Il serait beaucoup moins important si on investissait dans les soins à domicile. En seulement 18 mois, même si nous n’avons pas pu voter la loi, nous avons fait beaucoup de travail pour prioriser les soins à domicile. Résultat : il y a eu une diminution de 30 % sur les listes d’attente des CHSLD. Le meilleur était à venir… »

    Ainsi, son projet de loi prévoyait que le financement des services à domicile passe de 15 % à 40 % et que les proches aidants puissent trouver du répit auprès de professionnels.

    « Avec l’enterrement du projet de loi, la question qu’on doit se poser aujourd’hui au Québec, c’est : quelle place veut-on donner à nos aînés ?, conclut le directeur général du RPCU. Et c’est à toute la société de se la poser. Par exemple, les épiceries pourraient généraliser la livraison à domicile. Ça pourrait même faire partie de la surveillance. Toutes les semaines, elles appelleraient leurs clients pour savoir de quoi ils ont besoin. Ça se fait déjà, mais, souvent, il faut acheter pour une certaine somme, ou alors acheter les boîtes de tomates par paquet de six… La personne seule n’a pas besoin de tout ça. Il y a plein de services à domicile qui ont disparu. Autrefois, il y avait le laitier, par exemple. Il faudra bien revenir à ce genre de choses. »

  • 09-10-2014 Les dettes peuvent contrecarrer les projets de retraite

    Agence QMI - Le Journal de Montréal

    Le déclin du marché immobilier pourrait bien mettre en péril les plans de retraite de plusieurs Canadiens craint le président de la Financière Sun Life.

    Dean Connor considère que les baby-boomers ont une vision faussée de la réalité économique. D'une part, ils ont été friands de dettes, sans connaître de véritables hausses des taux d'intérêt; par conséquent, plusieurs estiment avoir été rigoureux et stratégiques dans leurs investissements, alors qu'ils ont plutôt joué de chance, a-t-il confié dans une entrevue avec le «Globe and Mail».

    Aussi le président de la Sun Life invite les baby-boomers qui approchent de la retraite à liquider leurs dettes avant d'arrêter de travailler. Sans quoi, ils risquent d'avoir à assumer le poids de leurs années de consommation.

    Sans prédire un effondrement du marché immobilier, M. Connor s'est dit convaincu que les taux d'intérêts vont augmenter. Le relèvement des taux se traduit généralement par une baisse du prix des maisons. Cette perspective préoccupe le président de l'institution financière puisque plus de 50 % des Canadiens ont des dettes élevées et souvent adossées à des actifs immobiliers.

    Avec une baisse de la valeur immobilière, le risque est de voir des milliers de Canadiens vendre leurs maisons sans pouvoir en tirer les profits espérés. Le manque à gagner pourrait considérablement miner les plans de retraite de nombreux épargnants.

    M. Connor a souligné qu'ayant connu la Grande Dépression des années 1930, la génération qui a précédé les baby-boomers avait horreur des dettes, ce qui contraste avec les baby-boomers qui n'ont pas de problème avec l'idée de s'endetter.

    «Il est facile de comprendre pourquoi», a commenté M. Connor. «Pendant plus de 30 ans, ils ont connu des baisses des taux d'intérêt et une augmentation de la valeur foncière. Quelle combinaison», s'est exclamé le président de Sun Life.

  • 09-10-2014 Les Canadiens appuient l'aide à mourir

    Philippe Teisceira-Lessard -La Presse

    Une majorité écrasante de Canadiens et de Québécois appuieraient la légalisation de l'aide médicale à mourir pour les individus atteints d'une maladie incurable, selon un sondage réalisé par la firme Ipsos pour un groupe de pression ontarien.

    Dans le cas d'individus gravement handicapés sans être atteints de maladie incurable - comme celui du tétraplégique Pierre Mayence dont La Presse a fait état hier -, l'appui à l'aide médicale à mourir baisse à 67% dans l'ensemble du pays.

    M. Mayence est mort à la mi-septembre après avoir cessé de s'alimenter pendant 61 jours, seul moyen qu'il avait trouvé de mettre fin à ses jours. Il avait obtenu une décision de la Cour supérieure interdisant à ses médecins de le nourrir de force s'il devenait inconscient.

    «Le niveau de soutien de 84% [envers l'aide médicale à mourir pour les malades en fin de vie], c'est beaucoup plus haut qu'avant. Ce soutien apparaît dans tous les groupes de Canadiens, même ceux qu'on croirait opposés - notamment les individus religieux», s'est réjoui le Dr James Downar. Il est porte-parole du groupe Dying with Dignity, qui a commandé le sondage.

    L'appui à ces idées est relativement semblable dans les différentes provinces canadiennes. Ainsi 89% des Néo-Écossais et 87% des Britanno-Colombiens légaliseraient l'aide médicale à mourir pour les individus en fin de vie, contre 79% des résidants du Manitoba et de la Saskatchewan. Les Québécois se situent en milieu de peloton avec un appui de 84% à l'idée.

    Le coup de sonde révèle aussi que l'appui à l'aide médicale à mourir reste constant, que le répondant soit handicapé (85%) ou pas (84%), qu'il soit vieux ou jeune ou qu'il connaisse personnellement une personne ayant souffert en mourant (85%) ou pas (83%). Les ruraux appuient autant l'idée que les urbains.

    Dying with Dignity a salué l'adoption de la Loi concernant les soins de fin de vie (dite «Mourir dans la dignité») par l'Assemblée nationale en juin dernier, mais milite pour aller encore plus loin en autorisant le suicide assisté pour les individus atteints d'une maladie incurable ou gravement handicapés.

    Ipsos affirme que son étude est «le sondage le plus complet jamais effectué au Canada sur cette question». Il relaie l'avis de plus de 2500 répondants, mais seulement 305 au Québec.

    Selon Sean Simpson, porte-parole de la firme de sondage Ipsos, le fait que l'étude ait été commandée par un groupe d'intérêt ne change rien à sa solidité. «C'est notre nom qui est sur le sondage et on ne veut pas mettre en danger notre crédibilité, a-t-il plaidé. Nous prenons la décision ultime quant au libellé du questionnaire.»

    Le sondage a été mené du 21 au 29 août dernier auprès d'un panel internet. Pour les données relatives à l'ensemble de la population canadienne, les données sont considérées comme fiables dans une marge de 2,2 points de pourcentage 19 fois sur 20.

    Quelques résultats du sondage: proportion des Canadiens qui appuient l'aide médicale à mourir

    88 %
    Pour un malade en phase terminale qui vit des souffrances intolérables.

    86 %
    Pour un individu qui souffre d'une maladie incurable en phase avancée qui vit des souffrances intolérables.

    67 %
    Pour un individu qui souffre d'un handicap physique grave et permanent qui affecte de manière marquée ses conditions de vie.

  • 09-10-2014 Doit-on toujours jeter un médicament périmé?

    Catherine Crépeau - Protégez-vous

    La saison froide vient de commencer, vous avez le rhume et tout ce que vous trouvez dans votre pharmacie, c’est une vieille bouteille sirop. Pouvez-vous en consommer sans crainte?

    La durée de vie d’un médicament varie entre trois et cinq ans, mais certains seraient encore efficaces des années après leur date de péremption. En 2012, une étude publiée dans la revue Archives of Internal Medicine montrait que certains médicaments seraient utilisables une quarantaine d’années après la date d’expiration.

    Des résultats qui rejoignent ceux d’une étude publiée en 2002 par la Food and Drug Administration (FDA) qui révélait que 84 % des 96 médicaments analysés étaient encore stables 57 mois après la date de péremption, soit presque cinq ans plus tard. Malgré tout, l’Ordre des pharmaciens du Québec recommande de ne pas utiliser de médicaments périmés, même d’un seul jour.

    Diminution des principes actifs
    La date de péremption indique la fin de la période pendant laquelle le fabricant garantit l’efficacité et la sûreté de son produit. Elle correspond au moment où la quantité de principes actifs du médicament a diminué de 10 %, ce qui lui confère un taux d’efficacité de 90 %. Après cette date, le taux d’efficacité du produit et son risque pour la santé ne sont pas connus.

    La plupart des médicaments sont utilisables pendant deux à trois ans. Mais certains doivent être détruits dans les semaines qui suivent leur première utilisation, le produit n’étant plus stérile une fois le contenant ouvert. C’est le cas notamment des gouttes pour les oreilles ainsi que des gouttes et onguents pour les yeux. La date qui figure sur l’emballage du manufacturier peut donc porter à confusion. L’étiquette posée par le pharmacien sur l’emballage des médicaments prescrits vous indique la date précise où vous devriez éliminer ces produits.

    Moins efficaces et parfois toxiques
    Le principal inconvénient d’un médicament périmé, c’est qu’il perd son efficacité. Lorsqu’il est question d’un sirop pour soulager la toux, les risques sont minces. Par contre, prendre un comprimé de nitroglycérine qui a perdu en efficacité pour traiter son angine de poitrine peut avoir des conséquences graves. Même chose pour l’adrénaline, utilisée en injection dans les cas d’allergies. Ces molécules étant peu stables, il est donc important de respecter la date de péremption et les consignes d’entreposage.

    Un médicament périmé peut aussi donner naissance à des produits de dégradation dangereux. C’est le cas, par exemple, de la tétracycline, un antibiotique qui devient nocif à sa date d’expiration.

    Les médicaments inutilisés ou périmés doivent être retournés à la pharmacie. Évitez de les jeter dans les poubelles, les toilettes ou le lavabo. Ils pourraient tomber entre des mains mal intentionnées ou polluer les sols et l’eau.

    Évitez de les ranger dans la salle de bain
    Les médicaments craignent le gel, ainsi que la chaleur et l’humidité, qui accélèrent leur dégradation. La salle de bain n’est donc pas le meilleur endroit pour les entreposer. Pensez plutôt à un endroit sec et frais hors de la portée des enfants… et des adolescents!

    Certains médicaments doivent être conservés au froid. Lisez bien les étiquettes décrivant les conditions d’entreposage.

    Vous devriez aussi laisser vos médicaments dans leur contenant d’origine qui les protège de la lumière et de l’oxygène. De plus, vous éviterez les erreurs quand viendra le temps de les prendre.

    Les médicaments dont la couleur, la forme, la consistance ou l’odeur ont changé devraient être retirés de votre pharmacie lors de votre ménage annuel.

  • 02-10-2014 Le Canada, 4e au palmarès des meilleurs pays pour les aînés

    Par David Crary, The Associated Press, Métro

    NEW YORK – Le Canada figure en quatrième position d’un classement de 96 pays en fonction du niveau de bien-être des personnes âgées.

    La Norvège figure au sommet de la liste, suivie par la Suède, la Suisse, le Canada et l’Allemagne. Les États-Unis sont en huitième position, le Japon en neuvième, la Chine en 48e, la Russie en 65e et l’Inde, en 69e. L’Afghanistan ferme les rangs.

    Les 13 indicateurs recensés incluent l’espérance de vie, la couverture des régimes de retraite, l’accès aux transports en commun et le taux de pauvreté des gens âgés de plus de 60 ans.

    Certains pays n’ont pu être inclus dans le classement, des renseignements étant impossibles à trouver. L’organisme derrière l’indice Global AgeWatch, HelpAge, affirme toutefois que les 96 pays de la liste abritent environ 90 pour cent de la population mondiale âgée de 60 ans et plus. La mission de HelpAge est d’aider les aînés à lutter contre la discrimination, à surmonter la pauvreté et à mener des vies sécuritaires et actives.

    Selon les données de l’organisme, il y a environ 868 millions de personnes de 60 ans et plus dans le monde, soit près de 12 pour cent de la population mondiale. Ce chiffre devrait passer à 2,02 milliards d’ici 2050, ou 21 pour cent du monde. Dans certains pays, cette proportion sera de plus de 30 pour cent.

    Il s’agit de la deuxième édition du rapport. Cette nouvelle mouture a porté une attention spéciale aux régimes de retraite et leur rôle dans le maintien d’une vie active et autonome. Le rapport félicite plusieurs pays latino-américains, dont la Bolivie, le Pérou et le Mexique, pour les mesures qu’ils ont prises pour accorder l’aide financière aux personnes âgées qui n’ont pas contribué au régime lorsqu’elles étaient plus jeunes. Le gouvernement péruvien a établi en 2011 un programme de retraite qui donne 90 $ tous les deux mois aux personnes âgées vivant en situation de pauvreté extrême.

  • 02-10-2014 La retraite demeure un concept positif

    Agence QMI, Le Journal de Montréal

    Lorsqu’on leur demande de choisir un mot pour décrire ce que représente la retraite, 78 % des Québécois utilisent un terme à connotation positive comme «liberté», «confort» ou «aisance financière».

    À peine 10 % des personnes sondées ont associé l’idée de retraite à des considérations financières et ce, même si 49 % associent retraite réussie à une bonne santé financière.

    D’une manière générale la retraite est perçue comme un événement heureux pour 90 % des travailleurs de 25 à 64 ans interrogés pour un sondage SOM, et dont les résultats sont publiés pour lancer le Mois de la planification financière de la retraite.

    Questionnés sur leurs plans, les répondants ont indiqué avoir des projets bien définis. Le désir de voyager trône toujours au sommet des priorités pour 63 % des travailleurs. Viennent ensuite le désir de prendre du repos (27 %), de se garder du temps pour des loisirs (21 %) et de vivre des moments en famille (18 %).

    Le sondage SOM a été réalisé pour Question Retraite, en collaboration avec la Régie des rentes du Québec, auprès de 1600 répondants de 25 à 64 ans, du 8 au 30 avril 2014. La marge d'erreur est de 3,0 %.

  • 01-10-2014 Un aîné sur deux dans le monde ne touche aucune pension

    Agence France-Presse, Le Devoir

    Genève — Près de la moitié des personnes ayant dépassé l’âge de la retraite dans le monde ne touchent aucune pension et, pour une bonne part des 52 % qui en perçoivent une, la protection est insuffisante, indique un nouveau rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT).

    De ce fait, la majorité des personnes âgées n’ont aucune sécurité de revenu, ni possibilité de prendre leur retraite et doivent continuer à travailler souvent dans des conditions de précarité, avec de faibles rémunérations, note cette étude réalisée sur 178 pays dans le monde, publiée mardi.

    Plus de 45 pays ont atteint un taux de couverture de 90 % et plus de 20 pays en développement sont parvenus à des régimes de retraite universels ou presque. « De nombreux pays en développement étendent fortement leurs régimes de retraite — une tendance très positive », a constaté Isabel Ortiz, directrice du Département de la protection sociale de l’OIT. « Mais la garantie de prestations de retraite suffisantes est aussi importante que l’élargissement de la couverture. Les hommes et femmes âgés ont le droit de partir à la retraite dans la dignité, sans sombrer dans la pauvreté. C’est un problème qui concerne le monde entier », souligne-t-elle.

    En Europe, la réduction des prestations sociales dans le cadre des politiques de restrictions budgétaires « a contribué à la hausse de la pauvreté et de l’exclusion sociale », affirme ce rapport. Il note que désormais 123 millions de personnes au sein de l’Union européenne sont touchées par cette situation, soit 24 % de la population.« Les progrès atteints par le modèle social européen […] ont été minés par les réformes d’ajustement à court terme », estime ce rapport.

    À l’opposé, il souligne les progrès accomplis par la Chine où la couverture retraite est passée de 25 % de la population à plus de 70 % entre 2000 et 2012.

    La part des dépenses publiques consacrée aux retraites représente de 0 à 2 % du PIB des pays à faible revenu, contre 11 % dans les pays d’Europe occidentale.

  • 01-10-2014 Entrevue de Louise DesChâtelets pour le Mouvement du Bouton argenté

    Voici l'entrevue de Louise DesChâtelets pour le Mouvement du Bouton argenté avec Alain Jean-Mary à CIME FM.

    Écouter l'entrevue

  • 30-09-2014 La 4e édition du Défi Janine-Sutto : 20 066 $ amassés pour la déficience intellectuelle !

    Source : Association de Montréal pour la déficience intellectuelle

    L’Association de Montréal pour la déficience intellectuelle (AMDI) est fière d’annoncer le bilan de la 4e édition du Défi Janine-Sutto réalisé dimanche dernier, dans le cadre du Marathon Oasis de Montréal.

    Les 60 participants qui ont parcouru 5 ou 10 km ont réussi à amasser la somme de 20 066 $ au profit de l’AMDI, soit 66 % de plus que l’an dernier.

    Autre record battu cette année : 9 personnes avec déficience intellectuelle ont pris part à la course et ont pu donner un bel exemple de dépassement de soi. C’est avec une grande détermination qu’une équipe de 8 intervenants du CRDITED de Montréal (Centre d'activités de jour Sud-Ouest) jumelés à 6 adultes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement (DI-TED) a pris part au Défi. Nous avons aussi pu compter sur le retour d’employés de CSSS qui travaillent directement auprès des personnes ayant une DI ou un TED.

    « Coup double : cet événement de collecte de fonds sportif et rassembleur atteint notre objectif premier d’amasser des sommes destinées à la réalisation de nos projets, en plus de nous permettre un rapprochement avec les intervenants oeuvrant en déficience intellectuelle », a souligné Nadia Bastien, directrice générale de l’AMDI. « Sans compter que les participants du public deviennent du coup des personnes davantage conscientisées à la déficience intellectuelle. De nouveaux ambassadeurs qui contribuent à défaire les préjugés. »

    La 5e édition du Défi Janine-Sutto se déroulera le 20 septembre 2015, toujours dans le cadre du Marathon Oasis de Montréal. Un rendez-vous à ne pas manquer !

  • 29-09-2014 Être retraité et consultant à la fois

    Par Fanny Bourel, Métro

    C’est souvent parmi leur réseau que la plupart des néo-consultants trouvent leurs premiers clients.

    Plutôt que de se mettre au golf ou au bingo, bien des retraités choisissent de rester dans le monde du travail en devenant consultants. Pourquoi pas!

    Encore pleins de ressources, certains jeunes retraités trouvent dans la consultation le moyen de ne pas raccrocher complètement. «Il y a des gens qui ont eu un gros impact professionnel au cours de leur carrière et qui veulent continuer à avoir un impact», explique Nathalie Sabourin, elle-même consultante en ressources humaines.

    La décision de s’orienter vers la consultation est parfois plus imposée que délibérée. Des seniors sont en effet poussés dehors avant l’âge de la retraite à la suite d’une restructuration de leur entreprise et voient dans la consultation la possibilité de continuer à travailler.

    La réalité du métier
    Relever des défis professionnels en toute autonomie, trouver son équilibre entre retraite et travail en adaptant son horaire à ses besoins, maintenir une socialisation par le travail, conserver un sentiment d’utilité… Être consultant présente de nombreux avantages, mais exige de faire preuve d’habiletés en relations humaines et en développement des affaires.

    La forte concurrence qui sévit dans certains domaines de la consultation, notamment en ressources humaines, nécessite aussi de développer une spécialité. «Le client va payer pour obtenir une expertise très particulière et très précise», note Mme Sabourin.

    Le rôle de consultant demande également une certaine dose de créativité et un travail constant d’actualisation de ses connaissances. «Il faut toujours se tenir au courant des dernières tendances, y compris sur le plan technique, et mettre à jour sa boîte à outils», affirme-t-elle. Passer de l’autre côté de la barrière est parfois difficile à gérer pour ceux qui ont exercé d’importantes responsabilités par le passé. «Ce n’est pas facile de passer de la position de celui qui décide des consultants à engager à celle où l’on doit se vendre», souligne Mme Sabourin.

    Comment s’y prendre?
    Devenir consultant signifie être à la tête de sa propre petite entreprise. La première étape consiste donc à préparer un plan d’affaires et à réfléchir au créneau que l’on occupera. «Il faut s’engager dans une réflexion par rapport à la valeur ajoutée que l’on apportera à ses clients en se demandant quelle est sa force et quel est son domaine d’excellence», préconise la consultante en ressources humaines. Refaire son CV est également une étape incontournable et permet de nourrir le processus de réflexion. «Une refonte du CV par zone de compétences aide à cibler son expertise-clé et à voir comment on pourra se démarquer», estime
    Mme Sabourin.

    Le réseautage est essentiel pour tous les consultants. C’est d’ailleurs parmi leur réseau que la plupart des néo-consultants trouvent leurs premiers clients. L’utilisation de LinkedIn n’est pas à négliger en la matière. «Se créer un site internet n’est pas indispensable, mais il faut mettre à jour son profil LinkedIn et y ajouter une photo professionnelle», conseille-t-elle.

    Pour déterminer vers quels clients se tourner, Mme Sabourin recommande de suivre ses envies: «Mieux vaut aller vers les projets qui nous intéressent le plus et vers les gens avec qui on veut travailler.» Une fois les premiers clients obtenus, Mme Sabourin pense également qu’il est préférable d’opter pour une démarche de suivi. «C’est bien de faire de la rétroaction avec le client pour voir si ce qu’on a mis en place fonctionne», propose-t-elle.

    Les aspects financiers doivent également être considérés. Des visites à son planificateur financier et à son comptable s’imposent. Devenir consultant demande donc un certain investissement personnel, mais s’avère potentiellement plus payant que le bingo!

    En demande
    Selon une étude réalisée par l’Association des consultants en gestion CMC-Canada (2011), les entreprises auront besoin de plus de consultants pour les aider à faire face aux nombreux départs à la retraite et participer au transfert des connaissances.

  • 24-09-2014 Immense succès des 23es Jeux FADOQ à Victoriaville : plus de 1500 participants

    Source - Le Réseau FADOQ

    Montréal, le 24 septembre 2014 — Plus de 1500 personnes de 50 ans et plus ont participé à la 23e édition de la finale provinciale des Jeux FADOQ, les 16, 17 et 18 septembre. Cette finale réunissait les finalistes régionaux des 14 disciplines sportives et récréatives au programme. Au total, plus de 12 000 personnes avaient préalablement compétitionné lors des Jeux régionaux qui se sont tenus partout au Québec, le printemps dernier.

    Lire le communiqué

  • 24-09-2014 L’Écart se creuse entre les boomers et les Y

    Jean-Sébastien Marsan - Agence QMI

    Au Canada, les jeunes constituent la première génération moins bien nantie que celle de leurs parents indique une étude du Conference Board du Canada révélant un écart générationnel grandissant.

    Le revenu disponible moyen des Canadiens âgés de 50 à 54 ans est désormais 64 % plus élevé que celui des 25 à 29 ans. Au milieu des années 1980, cet écart était de 47 %.

    Ainsi, pendant que les inégalités de revenu entre hommes et femmes diminuaient, l'écart salarial selon l'âge, lui, s'est creusé. C’est ce que révèle l’étude «Au bout du compte: Tendances relatives à l'inégalité des revenus entre les générations», publiée mardi. Cette enquête est fondée sur des données fiscales fournies par l’Agence du revenu du Canada pour les années 1984 à 2010.

    Appauvrissement constant de la jeunesse

    Le Conference Board estime que les inégalités économiques entre les générations constituent une véritable menace pour la croissance économique et la stabilité sociale.

    Il y a 30 ans, les inégalités les plus flagrantes opposaient les hommes aux femmes, mais depuis 1984, la proportion de femmes sur le marché du travail a considérablement augmenté et fait rétrécir le fossé entre les sexes, mais sans l'éliminer totalement.

    Pendant ce temps, les jeunes gagnaient moins d’argent, avant et après impôt, que leurs collègues plus âgés. Le Conference Board précise qu’il est «normal que des travailleurs plus âgés gagnent plus que des travailleurs moins expérimentés», par contre, il met en lumière un appauvrissement de la jeunesse comparativement à la génération du baby-boom.

    Cet appauvrissement est observable aussi chez les jeunes qui vivent en couple et qui cumulent deux revenus d’emplois. Les ménages sont moins prospères que les couples de la génération précédente où les femmes étaient moins susceptibles de travailler. En 2010, les couples au sein des cohortes les plus jeunes avaient toujours un revenu plus faible comparativement aux couples qui vivaient en 1984.

    Les jeunes adultes d’aujourd’hui ont désormais tendance à être plus endettés que leurs aînés, surtout en raison des prix élevés de l’immobilier. Ils ont étudié davantage sans obtenir nécessairement de meilleurs emplois et ils vivront plus longtemps avec une épargne-retraite plus faible.

    Avec le vieillissement de la population et le départ à la retraite des baby-boomers, il y a forcément moins de jeunes travailleurs pour contribuer au marché du travail. Si leurs revenus demeurent inférieurs à ceux de la génération précédente, cela ne peut qu’affecter l’économie, s’inquiète le Conference Board.

    Les écarts de revenus entre les générations pourraient également provoquer des tensions sociales. Le principe «à travail égal, salaire égal» ne doit pas seulement s’appliquer aux relations hommes-femmes, mais aussi d’une génération à l’autre, conclut l’étude.

  • 22-09-2014 Hausse des faillites chez les aînés

    Lise Millette - Le Journal de Montréal

    Il y a quelques années à peine, la retraite rimait encore avec la fin de la vie au travail et l'affranchissement des dettes. Ce temps est révolu et l'insolvabilité est désormais en hausse chez les plus de 55 ans.

    Le Bureau du surintendant des faillites au Canada confirme que les dossiers en insolvabilité des 55 ans et plus ont augmenté de 30 % entre 2008 et 2013. Pour le Québec, cette progression a été de 17%, chez ce même groupe d'âge.

    Bruno Therrien, Directeur régional chez Groupe Investors et planificateur financier, suggère des pistes pour comprendre pourquoi l'endettement perdure même après 65 ans.

    «Deux facteurs expliquent cette situation, d'une part nous vivons dans un monde qui encourage la consommation et l'autre facteur, que les gens négligent souvent, est l'espérance de vie qui ne cesse de progresser», analyse-t-il.

    L'espérance de vie a progressé de près de 25 ans depuis 1921 au Canada. Au Québec, l'Institut de la statistique place l'espérance de vie à 83,8 ans pour les femmes et à 79,8 ans pour les hommes. La majeure partie de cette augmentation est attribuée à la diminution des décès prématurés chez les personnes âgées de moins de 75 ans.

    «Bientôt, nous compterons au Québec des gens qui passeront plus de temps à la retraite qu'au travail. Et en plus, certains espèrent prendre leur retraite tôt. En combinant tout ce temps, et de plus en plus de centenaires, si les années au travail servent surtout à consommer, le risque de manquer de liquidités est grand», observe le planificateur financier.

    Les données du Recensement de 2011 indiquent que le Canada compte 5 825 personnes âgées de 100 ans et plus: 4 870 femmes et 955 hommes. Au pays, le taux de centenaires est de 17,4 par 100 000 habitants, ce qui place le Canada en dessous de la moyenne des pays du G8.

    L'endettement plombe les finances des 65 ans et plus

    La chercheuse de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques Ève-Lyne Couturier s'est intéressée à la situation financière des aînés.

    «Les personnes âgées sont plus endettées qu'avant et arrivent à la retraite sans avoir terminé de rembourser leur hypothèque, parfois parce qu'elles ont refinancé leur maison ou alors parce qu'elles ont des dettes au crédit importante», mentionne-t-elle.

    Mme Couturier souligne également le rôle joué par les personnes âgées dans l'accompagnement financier des jeunes familles.

    «Souvent, les grands-parents contribuent au financement des études de leurs petits-enfants ou encore pour l'achat d'une première maison. Avec la précarisation des personnes âgées, il y a là un enjeu économique important».

  • 20-09-2014 Aînés actifs: le programme récompensé en Haute-Yamaska La Voix de l’Est

    Ayant connu un franc succès depuis son lancement en 2013 au sein de la MRC de la Haute-Yamaska, le projet Aînés actifs vient de remporter le prix Communauté conviviale et solidaire, dans le cadre du colloque annuel du Réseau Québécois de Villes et villages en santé (RQVVS). La candidature de chacun des projets en lice a notamment été évaluée selon des critères tels la participation des citoyens, la concertation et le partenariat ainsi que les liens sociaux.

    Ayant été implanté dans 11 parcs municipaux de la MRC de la Haute- Yamaska, le programme, piloté par le comité Santé et milieu de vie de Vision 2015, « a attiré 300 personnes différentes en 2013, avec une moyenne de 120 présences par semaine. En 2014, ils étaient en moyenne 208 participants à bouger chaque semaine dans un des neuf parcs de la MRC, pour un total de 1660 présences durant huit semaines. Il s'agit d'une augmentation de 33%, par rapport à l'an dernier. Selon un sondage, le succès de ce programme s'explique principalement par la qualité des instructeurs, le fait que les exercices étaient adaptés et se donnaient en plein air, la proximité de la demeure des participants, la variété des activités et sa gratuité, l'absence d'inscription ainsi que la socialisation lors des rencontres », a mentionné le CLD de la Haute-Yamaska par voie de communiqué. «Ce projet a su répondre aux besoins diversifiés des collectivités, réduire l'exode des aînés en leur offrant des activités physiques de qualité directement dans leur milieu et également, favoriser les saines habitudes de vie et le mieux-être des aînés », a indiqué le maire de Saint- Joachim-de-Shefford, président du CLD Haute-Yamaska et coprésident de Vision 2015, René Beauregard. Prix « Intelligence collective » Le Canton de Shefford a aussi remporté un des «Prix d'excellence » décernés lors du 26' colloque du RQVVS. Ainsi, la municipalité a gagné le prix Intelligence collective dans la catégorie « municipalité de 5000 à 20 000 habitants », avec le projet du Parc des Montagnards, qui sera bientôt ouvert au public. Le programme a été lancé par le comité de citoyens Conservation Espace Nature Shefford (CENS). Pour ce faire, la municipalité a entre autres « réussi à mettre en valeur une superficie de 145 hectares, reconnue pour ses espèces rares, ses milieux naturels, ses zones humides et ses écosystèmes sensibles. »

  • 19-09-2014 Appel à la solidarité envers les plus vulnérables

    Tommy Chouinard - La Presse

    Le sort des personnes vulnérables dans le contexte des compressions budgétaires inquiète la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, qui a présenté son rapport annuel, hier.

    Elle demande au gouvernement de s'assurer que les coupes se fassent en respectant «le principe de la solidarité envers les plus vulnérables» et sans créer «d'injustices ou d'iniquités». Or ce n'est par exemple pas le cas, selon elle, avec les coupes dans l'aide aux devoirs. «Est-ce qu'on a regardé d'autres compressions qui sont possibles avant de faire cette compression-là?», s'est-elle demandé en conférence de presse après le dépôt de son rapport, qui s'attarde à plusieurs problèmes.

    Aucune protection pour des personnes souffrant de santé mentale

    Les résidences privées qui hébergent des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale ne sont soumises à aucune certification, une situation «très préoccupante», déplore la protectrice du citoyen. Elle ne peut d'ailleurs pas intervenir dans ces établissements, pas plus que les commissaires aux plaintes et à la qualité des services de santé. Faute d'hébergement ailleurs, des personnes vulnérables sont orientées vers ces établissements où elles «ne bénéficient d'aucune protection», affirme-t-elle. Elle a reçu des plaintes touchant «des attitudes et comportements problématiques des propriétaires, une mauvaise gestion de la médication, l'insalubrité des lieux et la piètre qualité des aliments servis».

    Manque de formation dans les ressources intermédiaires

    En plein développement depuis quelques années, les ressources intermédiaires qui hébergent des personnes âgées ne sont pas suffisamment encadrées. Elles sont liées par contrat à des CSSS; or certains ne font aucun contrôle et se «délestent de leurs responsabilités envers les usagers qu'ils hébergent auprès de ces partenaires». Il n'existe aucune exigence de formation pour le personnel des ressources intermédiaires, déplore la protectrice du citoyen. Elle demande au gouvernement de remédier à la situation et d'assurer une supervision adéquate des ressources intermédiaires.

    Mixité problématique dans les CHSLD

    En raison du manque de services à domicile, de jeunes adultes handicapés se retrouvent dans des CHSLD avec des personnes âgées. Or les services ne sont pas adaptés à leur situation, et la cohabitation des deux clientèles peut poser problème, estime la protectrice du citoyen. Elle constate également que dans certains CHSLD, des personnes âgées lucides à mobilité réduite en côtoient d'autres qui ont des troubles cognitifs sévères et des problèmes de comportement. Des personnes sont parfois victimes d'agression, souffrent d'anxiété et s'isolent. La protectrice recommande que les CHSLD améliorent la sécurité des personnes hébergées et regroupent les usagers selon leur profil.

    Histoire «sordide» entourant la mort d'un enfant

    La «tolérance excessive» d'intervenants d'un centre de santé et des services sociaux (CSSS) à l'égard de parents pourrait s'être révélée fatale pour un jeune enfant lourdement handicapé, révèle la protectrice du citoyen. Malgré la présence quasi quotidienne de ces intervenants, l'état de santé de l'enfant de 5 ans était «lamentable» et se détériorait. Il «ne recevait visiblement pas les soins d'hygiène adéquats» à la maison - «un milieu désorganisé et insalubre» de l'aveu même des intervenants du CSSS qui étaient impliqués dans le dossier. «L'enfant a finalement été conduit dans un centre hospitalier spécialisé [...] où il est malheureusement décédé peu après», peut-on lire dans le rapport. Les intervenants du CSSS ont manqué à leur obligation légale de signaler le cas de cet enfant auprès de la Protection de la jeunesse, conclut Raymonde Saint-Germain.

    La baisse des demandes de libération conditionnelle est inquiétante

    Environ la moitié des détenus qui peuvent faire une libération conditionnelle au tiers de leur peine renoncent à le faire, une proportion plus importante qu'auparavant. Le gouvernement doit «documenter sans délai les motifs expliquant ce taux élevé de renonciations à l'examen de la libération conditionnelle», recommande la protectrice du citoyen. Elle souligne qu'en l'absence de libération conditionnelle, le détenu «quittera le centre sans condition visant à empêcher les occasions de récidive. [Il] n'aura pas à se soumettre à une thérapie ou à un programme lié à un problème de violence, d'ordre sexuel ou psychiatrique». Les chances de réinsertion sociale sont ainsi réduites, selon elle.

  • 18-09-2014 FADOQ – Campagne du Bouton argenté: Lise Lavallée appuie l’initiative de la FADOQ au nom de la qualité de vie des aînés

    La députée de Repentigny et porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de famille, aînés et lutte contre l’intimidation, Lise Lavallée, a joint sa voix à l’ensemble des députés de l’Assemblée nationale, qui, par la voie d’une motion adoptée à l’unanimité, appuie la campagne du Bouton argentée lancée le 16 septembre par le Réseau FADOQ.

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  • 16-09-2014 Portez le bouton argenté pour soutenir la qualité de vie adéquate des aînés québécois

    Source - Le Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ, accompagné de sa porte-parole, Louise DesChâtelets, lançait aujourd’hui la 1re édition du Mouvement Bouton argenté qui fait la promotion d’une qualité de vie adéquate des aînés du Québec, devant de nombreux invités. Cette campagne de sensibilisation à l’égard des aînés se déploiera au cours des prochaines semaines par l’entremise des médias électroniques, imprimés et sur Internet. Cette offensive a pour but de susciter une prise de conscience quant au vieillissement accéléré de la population québécoise et sur la façon d’assurer une qualité de vie adéquate à tous les aînés.

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  • 15-09-2014 Ces retraités américains qui remboursent encore leur prêt étudiant

    BFM Business - D. L. avec AFP

    La dette étudiante des 65 ans et plus aux Etats-Unis a atteint 18,2 milliards de dollars en 2013. Si ces personnes âges ont du mal à rembourser, le gouvernement peut piocher dans leur retraite pour récupérer son argent.

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que les études coutent cher aux Etats-Unis. Et certains passent leur vie à les rembourser. La dette étudiante des 65 ans et plus a atteint en 2013 quelque 18,2 milliards de dollars, selon un nouveau rapport du Government Accountability Office (GAO), l'équivalent de la Cour des comptes en France.

    Cette dette a rapidement grossi depuis 2005, où elle n'était encore pour cette tranche d'âge "que" de 2,8 milliards de dollars, souligne le GAO.

    La plupart de ces personnes âgées ont emprunté pour rembourser leur propre éducation, pas même celle de leurs enfants ou de leurs petits-enfants, et beaucoup peinent encore à rembourser leurs prêts.

    Ainsi, dans plus de la moitié des cas, les individus de plus de 75 ans font défaut sur le remboursement de leur prêt, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas effectué de paiement depuis au moins 270 jours.

    Des prestations retraite affectées

    "La dette des personnes âgées américaines grandit et peut affecter la sécurité financière de leur retraite", souligne le GAO dans ce rapport. En effet, lorsqu'une personne âgée ne parvient pas à rembourser un prêt de l'Etat pour ses études, le gouvernement peut piocher dans sa retraite pour récupérer son argent.

    Entre 2002 et 2013, le nombre d'individus dont les prestations de retraite ont été affectées pour payer le remboursement de leurs prêts étudiants a quintuplé, passant de 31.000 à 155.000. S'agissant de la tranche des 65 ans et plus, ce chiffre est passé de 6.000 à 36.000 sur la même période, soit une augmentation de presque 500%.

    "En 1998, des limites additionnelles ont été imposées au montant qui peut être ponctionné des prestations mensuelles (de retraite), mais depuis cette époque, la valeur du montant protégé et laissé à l'emprunteur est tombée en-dessous du seuil de pauvreté", prévient le rapport.

  • 11-09-2014 23e finale provinciale des Jeux FADOQ - Le plus important rassemblement sportif et récréatif des 50 ans et plus : 1 500 participants dans 14 disciplines

    Source - Le Réseau FADOQ

    C’est en compagnie du maire de Victoriaville, Alain Rayes, que le Réseau FADOQ donnera le coup d’envoi de la 23e finale des Jeux FADOQ qui se tiendra du 16 au 18 septembre 2014. Près de 1 500 personnes de 50 ans et plus, de même que 150 bénévoles provenant de toutes les régions du Québec, participeront à ces Jeux. Il s’agit du plus important événement sportif et récréatif s’adressant aux personnes de 50 ans et plus au Québec.

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  • 10-09-2014 Jeux canadiens 55+ : une médaille d’argent au palet

    L’Hebdo charlevoisien - G.F.

    Une résidente de Saint-Aimé-des-Lacs, Louisette Martel, et son partenaire de Longueuil, Gilles Demers, ont remporté la médaille d'argent en deck shuffleboard (un jeu de palet sur plancher) aux Jeux canadiens des 55 ans et +. Ceux-ci se sont déroulés du 26 au 30 août à Stathcona County en Alberta. Mme Martel et M. Demers ont remporté cet honneur dans la catégorie 55 à 70 ans, en double. Le duo n'en est pas à sa première médaille dans cette discipline, puisqu'en 2010 en Ontario, ils ont obtenu l'argent à Brockville, puis le bronze â Houston au Texas en 2011. Dans une autre compétition, un tournoi interprovincial à Dieppe au Nouveau-Brunswick en 2014, les deux partenaires se sont joints à six autres coéquipiers pour représenter le Québec et le groupe a gagné sept parties sur douze.

  • 10-09-2014 Espérance de vie : les hommes rattrapent les femmes

    Caroline Montpetit - Le Devoir

    L’écart de l'espérance de vie entre les hommes et les femmes québécois se rétrécit chaque année, constate l'Institut de la statistique du Québec (ISQ). Alors qu'il est de quatre ans aujourd'hui, il pourrait ne plus être que de deux ans dans 50 ans, selon Frédéric Payeur, qui vient de cosigner une étude de prévisions démographiques pour l'ISQ.

    «Les hommes gagnent quatre mois par année» en matière d'espérance de vie, constate-t-il, tandis que les femmes gagnent pour leur part deux mois par année. Avec l'accroissement des naissances et l'immigration, l'espérance de vie accrue fait bondir les prévisions démographiques du Québec des prochaines décennies. L'Institut prévoit en effet que la population du Québec atteindra 10 millions en 2061.

    Présentement, l'espérance de vie des hommes québécois est de 80 ans tandis qu'elle est de 84 pour les femmes. Selon l'ISQ, en 2061, les hommes vivront en moyenne 87,8 ans et les femmes 90 ans. Les régions se stabilisent Par ailleurs, l'Institut constate que les pertes démographiques des régions du Québec se sont stabilisées au cours des dernières années. Les régions de Laval et de Lanaudière ont enregistré des croissances démographiques de 31%, tandis que l'Abitibi, dont les chiffres étaient négatifs avant les années 2000, pourrait enregistrer une croissance de 5% au cours des prochaines décennies. La région de Montréal, qui compte déjà pour quelque 48,5% de l'ensemble du Québec conserverait cependant son avantage pour franchir le seuil des 50% vers 2027.

    «Beaucoup de jeunes viennent à Montréal pour étudier et quand ils vieillissent, ils se déplacent en banlieue», ajoute M. Payeur. Le taux de fécondité des femmes est un autre facteur favorisant l'accroissement démographique du Québec au cours des prochaines décennies. Alors qu'il avait atteint 1,73 enfant par femme en 2008-2009, il est redescendu à 1,67 l'année dernière, mais pourrait remonter à 1,7 enfant par femme, selon l'analyse de l'ISQ. Toutes ces données font aussi en sorte que le «rapport de dépendance», comme les démographes l'appellent, entre les habitants qui sont en âge de travailler et ceux qui ne le sont pas, change. Ainsi, alors qu'en 2011, on comptait 59 jeunes et aînés pour 100 personnes de 20 à 64 ans, donc considérées comme étant en âge de travailler, on prévoit qu'en 2036, il y aura plutôt 87 jeunes et aînés pour 100 personnes considérées en âge de travailler. En 2061, le rapport pourrait être de 95 jeunes et aînés pour 100 personnes en âge de travailler.

  • 08-09-2014 L'assurance parentale pour les proches aidants ?

    Pierre Pelchat - Le Soleil

    Les proches aidants de personnes âgées devraient être admissibles au programme d'assurance parentale, selon une étude sur les soins aux aînés au Québec. Le tiers des 600000 proches aidants au Québec - dont la grande majorité sont des femmes - pourrait bénéficier de cette mesure sociale.

    Un des auteurs de l'étude, le professeur Jean-Pierre Lavoie, de l'Université McGill et de l'Université du Québec à Montréal, estime que les mesures financières actuelles pour soutenir les proches aidants sont nettement insuffisantes. L'assurance parentale assure une prestation représentant jusqu'à 75 % du salaire pendant un an.

    «Actuellement, ce qui est offert aux aidants pour compenser les pertes de revenus et composer avec le travail, c'est essentiellement un programme fédéral, soit le congé de compassion qui accorde six semaines d'assurance emploi», a-t-il indiqué.

    «Ce programme est peu utilisé. Les travailleurs autonomes ne sont pas éligibles à ce programme. En plus, il faut un certificat médical de la personne dont ils vont prendre soin qui indiquera qu'elle devrait décéder dans les prochains six mois. Généralement, les médecins sont frileux à émettre ce genre de certificat», a-t-il poursuivi.

    On estime qu'au moins 6 % des proches aidants doivent quitter leur travail pour prendre soin d'un parent âgé. En plus de la perte de revenus, ces personnes voient en plus diminuer leurs prestations de la Régie des rentes. M. Lavoie propose que des changements soient apportés à la Régie des rentes pour que les proches aidants qui se retirent du marché du travail ne soient plus pénalisés avec des prestations réduites.

    Par ailleurs, M. Lavoie considère que les crédits d'impôt pour le maintien à domicile sont très modestes. «La plupart des crédits d'impôt sont presque symboliques. Les seuls crédits qui peuvent permettre une déduction importante sont ceux pour le maintien à domicile et les dépenses de santé dans le privé. Or, ce sont des crédits régressifs parce que ce sont des personnes qui ont assez d'argent qui peuvent en bénéficier. Celles qui sont très pauvres ne peuvent pas en bénéficier», a-t-il avancé.

    Le chercheur est conscient que la proposition d'étendre l'assurance parentale aux proches aidants risque d'être mal accueillie dans le contexte d'austérité du gouvernement Couillard. «Je ne m'attends pas à ce qu'on dise bravo, mais on n'a pas beaucoup le choix d'augmenter le soutien aux personnes âgées. Par rapport aux autres provinces canadiennes et les pays industrialisés, le Québec se démarque par un très faible investissement dans les soins de longue durée», a-t-il souligné.

    Investir ailleurs que dans les hôpitaux

    En outre, il déplore la décision du ministre de la Santé, le Dr Gaétan Barrette, d'avoir coupé la hausse prévue de 150 millions $ dans le budget des centres locaux de services communautaires (CLSC) pour le maintien à domicile des personnes âgées. Il s'attend à ce que ces services soient encore plus limités au cours des prochains mois.

    «M. Couillard, quand il avait été nommé ministre de la Santé en 2004, a fait exactement la même chose. La première décision qu'il a prise a été de couper les services à domicile. Ça prend souvent trois ou quatre ans avant que les ministres médecins, à l'exception du Dr Réjean Hébert, commencent à réaliser que peut-être la solution réside ailleurs que de toujours investir dans les hôpitaux», a-t-il affirmé.

    De plus, les compressions dans le maintien à domicile n'annoncent rien de bon pour désengorger les urgences et libérer des lits d'hôpital occupés par des personnes âgées. «Quand on regarde beaucoup de pays qui réussissent à dépenser moins que nous en santé, ils ont généralement mis l'accent sur les services de première ligne, sur des soins de longue durée. C'est ce qui permet de dégager les hôpitaux et les services plus lourds. On a beaucoup de difficultés avec ça au Québec.»

    L'étude a été produite avec les fonds de l'Institut de recherche en politiques publiques. Les professeurs Nancy Guberman de l'Université du Québec à Montréal et Patrick Marier de l'Université Concordia ont collaboré à la rédaction du document.

  • 02-09-2014 Une facture de 500 millions pour la facture

    STÉPHANIE GRAMMOND - La Presse

    Un petit 2 $ par-ci, un autre 3 $ par-là. Mine de rien, les entreprises qui imposent des frais aux clients qui veulent continuer de recevoir une facture papier empochent plus d'un demi-milliard de dollars par an avec cette détestable pratique commerciale.

    Plus précisément, les Canadiens déboursent de 495 à 734 millions afin d'obtenir par la poste une facture ou un relevé mensuel pour leurs services bancaires, internet et de télécommunications, selon les estimations du Centre pour la défense de l'intérêt public (CDIP) qui publiait une étude fouillée sur la question la semaine dernière.

    Ces frais sont vraiment enrageants pour les consommateurs qui estiment avoir le droit de recevoir une véritable facture, et pas seulement un relevé électronique, avant de payer leur dû.

    Deux fois plutôt qu'une, les conservateurs ont promis d'interdire aux entreprises de faire payer un extra pour la facture papier. À l'approche des élections, cette promesse est une véritable aubaine pour le gouvernement Harper qui voit là une façon simple de plaire aux consommateurs, sans que cela coûte un cent au gouvernement qui doit garder les cordons de la bourse serrés afin d'éliminer son déficit. Vivement une solution, car le problème prend sans cesse de l'ampleur. Partout au Canada, pas moins de 27 sociétés de télécoms, dont les trois géants que sont Bell, Rogers et Telus, font payer des frais allant de 0,99 à 5,95 $ par mois pour une facture papier. Du côté des services financiers, la plupart des banques exigent 2 ou 3 $ pour l'envoi d'un relevé de compte bancaire mensuel. Évidemment, cela permet aux entreprises de réduire leurs coûts, surtout depuis que le prix du timbre est passé à 1 $ (un peu moins pour les entreprises qui font des envois fréquents).

    Mais pour encourager les consommateurs à migrer vers la facturation électronique, les entreprises font surtout valoir l'argument « vert D. Par exemple, Bell se vantait en 2012 d'avoir sauvé 33 000 arbres grâce à son initiative de facturation électronique. Et Rogers affirmait avoir économisé plus de 992 000 kilos de papier grâce à sa transition. Économie de papier pour l'entreprise, d'accord. Mais parmi les consommateurs qui reçoivent un relevé électronique, combien impriment leur facture pour la conserver dans leurs archives ? Pour ce faire, il leur faut une imprimante, des cartouches d'encre, des feuilles. Ainsi, une partie des coûts d'impression est refilée au client. Et la forêt est probablement moins gagnante qu'on ne le pense.

    Mais le plus grave, c'est que l'accès à l'internet n'est pas universel. Près du quart (22 %) des Canadiens n'ont pas de connexion, majoritairement des personnes âgées et des familles démunies. Pour ces personnes vulnérables, les frais pour l'obtention d'une facture s'élèvent entre 77 et 102 millions par an, évalue le CDIP. Convoqués par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), jeudi dernier, les membres de l'industrie ont accepté de faire des exemptions pour certains clients, notamment les personnes de 65 ans et plus et les handicapés. Mais ce n'est pas assez. Il faut trouver une solution acceptable pour l'ensemble de la population, car le tiers des Canadiens ne sont pas à l'aise de recevoir des relevés ou des factures en ligne, démontre un sondage réalisé par le CDIP. Les trois quarts des consommateurs sont contre le fait d'avoir à payer pour obtenir une facture ou un relevé papier. Pour eux, la facturation fait partie des coûts d'exploitation normaux de l'entreprise, et les clients ne devraient pas avoir à payer un extra.

    Une majorité de Canadiens pensent que les entreprises devraient plutôt offrir des rabais aux consommateurs qui choisissent de recevoir une facture électronique.

    Même si cette approche semble plus acceptable, elle risque de mener au même résultat. Les entreprises auraient deux catégories de clients : ceux qui paient un peu plus cher pour recevoir une facture papier et ceux qui paient un peu moins parce qu'ils font tout sur l'internet. Simple question de marketing. Pour régler le problème, le CDIP réclame plutôt l'interdiction de faire payer les clients pour une facture, quitte à accorder un rabais, mais modeste, aux clients qui font le saut vers la facturation électronique.

    En attendant, voici quelques trucs pour éviter les frais :

    • Certaines entreprises acceptent d'annuler les frais pour la facture papier pour les personnes handicapées ou celles qui n'ont pas accès à un ordinateur. Les consommateurs sont-ils informés qu'ils peuvent en faire la demande ? J'en doute. N'hésitez pas à poser la question.

    • Restez à l'affût. Ottawa a demandé aux banques d'offrir, à partir du 15 janvier prochain, des comptes à frais modiques (4 $ par mois) qui incluront l'envoi d'un relevé par la poste. Ces comptes seront offerts gratuitement aux jeunes, aux étudiants, aux aînés à faibles revenus et aux handicapés.

    • Ceci dit, il existe déjà bon nombre de comptes bancaires à frais modiques ou même sans frais (pour les ados) qui incluent le relevé mensuel imprimé. Pour dénicher celui qui vous convient le mieux, consultez l'outil de sélection de comptes de l'Agence de la consommation en matière financière du Canada.

    • Prêt à faire le saut ? Inscrivez-vous à la facturation électronique, surtout que Postes Canada commencera bientôt à éliminer la livraison à domicile dans les centres urbains. Et si vous avez tendance à oublier vos paiements, pourquoi pas ajouter le paiement automatique ? Ceci dit, il faut continuer de prendre le temps de vérifier ses factures. Les erreurs, ça arrive !

  • 02-09-2014 8 % des médicaments ­coûtent le tiers du budget

    Héloïse Archambault - Journal de Montréal

    Pourtant, ces médicaments n’ont représenté que 8% des prescriptions en 2013 à la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ). «C’est scandaleux et exorbitant», réagit Pierre Biron, professeur retraité de pharmacologie à l’Université de Montréal.

    La facture explose

    Depuis cinq ans, la facture totale des médicaments d’exception a pratiquement doublé, passant de 585 millions $ à plus de 1 milliard $ l’an dernier. D’ailleurs, des voix s’élèvent pour réclamer une révision de la liste de produits (voir article à gauche). «Il y a une sérieuse réflexion à entamer sur la justesse des prix, croit Johanne Brosseau, directrice de la stratégie nationale de gestion des médicaments chez Mercer. Il y a quelqu’un qui ramasse la facture quand les médecins prescrivent.» Ces médicaments sont classés «d’exception» entre autres parce que leur efficacité et leur coût ne justifient pas une utilisation à grande échelle. Les médecins les prescrivent de manière «exceptionnelle» parce qu’ils offrent un gain particulier à un patient ou parce que le médicament habituel n’est pas efficace. Chaque ordonnance doit être d’abord autorisée par la RAMQ. En 2012 et 2013, le taux d’approbation a été de 91%.

    Une dose à 1575 $

    Certains médicaments coûtent extrêmement cher. Par exemple, l’an dernier, la facture totale de Lucentis, une solution injectable pour la dégénérescence maculaire, a atteint 80 millions $. Chaque dose coûte 1575 $. Certains médicaments d’exception sont prescrits à grande échelle. C’est le cas de l’Aricept, qui traite l’Alzheimer, alors que 662 000 prescriptions ont été remboursées en 2013. Actuellement, 255 médicaments d’exception sont approuvés à la RAMQ sur un total de plus de 7000 produits. La liste des médicaments d’exception est déterminée par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). Après avoir reçu l’autorisation de Santé Canada pour un médicament, un fabricant peut demander qu’il soit inscrit sur la liste du régime général d’assurance médicament. Or, quatre critères doivent être satisfaits, dont la justesse du prix et le rapport entre le coût du médicament et son efficacité (voir encadré). Lorsque le produit ne satisfait pas aux critères, le médicament peut être classé «d’exception» s’il offre un meilleur soin à certains patients.

    Nouveaux médicaments

    Coordonnatrice à la direction de l’inscription des médicaments à l’INESSS, Marie Hotte croit que la hausse de la facture est attribuable à l’arrivée de nouveaux médicaments très dispendieux en oncologie. «Il y a eu un gros boum dans les dernières années, et ce n’est pas juste au Québec.» «Avant, les traitements étaient beaucoup plus larges. Mais maintenant, on a des médicaments qui traitent des maladies très précises, souligne Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ). Ce n’est pas surprenant qu’ils soient plus chers.» D’ailleurs, ce dernier croit que la facture de ces médicaments continuera d’augmenter. «Le phénomène est en hausse, je ne serais pas surpris que la facture continue d’augmenter, dit-il. Des pilules à 10 cents, il n’y en a plus beaucoup.»

  • 01-09-2014 Cuba : une retraite clandestine

    Orlando Palma - Courrier international

    Faute de structures d’accueil suffisantes pour les personnes âgées dépendantes, des particuliers aménagent leurs maisons et développent une petite activité d’accueil pour ces seniors. En toute discrétion, pour échapper aux taxes.

    « D’ici peu, les commerces les plus rentables à Cuba seront ceux des ordures et des vieux », lance sans rougir la propriétaire d’un foyer pour personnes âgées. Les établissements comme le sien ne sont pas officiellement reconnus par la loi mais se sont multipliés pour répondre aux besoins d’une population vieillissante.

    Selon diverses estimations, d’ici dix ans, le nombre de Cubains de plus de 60 ans sera supérieur à 26 %. Et les besoins de ces millions de personnes vont peser sur la santé publique, la sécurité sociale et les structures d’accueil pour personnes âgées du pays. A l’heure actuelle, l’île ne compte que 126 établissements de ce type, pour une capacité totale de moins de 10 000 lits, autant dire un chiffre ridicule comparé à une demande en augmentation. Le nombre de gériatres, lui, est inférieur à 150.

    Les problèmes de logement obligent de plus en plus de familles à confier les grands-parents aux bons soins d’institutions de l’Etat ou religieuses. Si on ajoute à cela les difficultés économiques et le faible montant des retraites, s’occuper d’une personne âgée s’avère de plus en plus difficile pour les proches.

    Des foyers privés pour les personnes agées

    « Lorsque mon père, qui a plus de 90 ans, est tombé malade, je me suis dit que je pouvais m’occuper d’autres petits vieux », raconte Cary. Elle a donc ouvert un foyer, devenu prospère, où elle propose à ses clients une prise en charge pour « le petit-déjeuner, le déjeuner, le dîner et aussi le goûter ».

    L’asile de Cary se fait connaître sur Internet. Le tarif de l’hébergement s’élève au minimum à 70 CUC [52 euros] par mois et « les personnes âgées trouvent ici des services de coiffure, de barbier et de pédicure », assure la propriétaire du lieu. « Ils peuvent même être hébergés du lundi au vendredi ». Aucun panneau de bienvenue n’est visible depuis l’extérieur et si quelqu’un demande des renseignements par téléphone, on lui répond avec précaution. Les clients potentiels doivent être recommandés ou être amis d’amis.

    La liste des professions indépendantes [auxquelles peuvent prétendre les Cubains] inclut celle de « la prise en charge de malades, de personnes âgées ou handicapés », mais l’autorisation concerne uniquement les soins. Pour que son établissement soit reconnu, Cary devrait obtenir d’autres permis, dont celui de vente d’aliments pour que les personnes âgées puissent manger chez elle et celui de louer des chambres pour qu’elles puissent passer la nuit sous son toit. Mais ce qu’elle gagne ne lui permettrait pas de payer ces trois autorisations. Elle a déjà eu des problèmes avec la police et doit maintenant dire à ses voisins qu’elle s’occupe « de frères et de cousins » de son père.

    Trop peu d’établissements publics

    Malgré les tarifs élevés, ces initiatives sont très recherchées à cause du manque de lits dans les asiles de l’Etat et de la vétusté de leurs installations.

    Les maisons de retraite publiques ont touché le fond pendant la crise économique des années 1990. La situation est devenue si critique que le gouvernement s’est vu dans l’obligation de déléguer une partie des soins et des services d’hygiène à l’église catholique. De ce fait, beaucoup d’asiles pour personnes âgées sont gérés presque entièrement par des congrégations religieuses. Cette collaboration a permis d’éviter un effondrement total, mais peu de nouveaux établissements ont été construits par l’Etat.

    C’est ainsi que les travailleurs indépendants ont commencé à se positionner dans ce secteur : les logements privés sont aménagés pour pouvoir y mettre un lit médicalisé, les portes élargies pour que les fauteuils roulants passent sans difficulté et des rampes d’appui installées dans les salles de bains pour que les personnes âgées puissent les utiliser. Le tout dans la plus grande discrétion pour que, vu de l’extérieur, rien ne trahisse la transformation de la maison en foyer privé.

    « La plupart des personnes dont nous nous occupons viennent de loin », explique Angélica, une infirmière à la retraite qui a ouvert sa structure d’accueil. La majorité d’entre elles ont des enfants qui ont émigré et paient les soins de leurs parents. « Ils ont parfois des exigences de monde développé, comme de placer un lit électrique ou une caméra dans la chambre afin de suivre ce que font les petits vieux à toute heure du jour ou de la nuit », s’offusque Angélica.

  • 01-09-2014 Liberté 55 : jamais dans cent ans

    Judith Lussier - Les Affaires Plus

    Prendre sa retraite à 55 ans? C'est tellement 1980 ! De plus en plus de travailleurs comptent rester actifs professionnellement aussi longtemps que leur santé le leur permettra.

    Après s'être épanouie pendant 35 ans dans le domaine de la mode, Francine Brûlé hésitait entre tout lâcher pour faire le tour du monde et investir dans la restauration. Ceux qui fréquentent l'une des deux succursales des Enfants terribles, à l'Île-des-Soeurs ou sur la rue Bernard, à Outremont, deux restaurants qui roulent fond de train depuis leur ouverture, savent à que la femme d'affaires a plutôt choisi de repousser sa retraite aux calendes grecques. Bien qu'elle commence à peine à reprendre son souffle après s'être lancée dans l'aventure en 2008, la femme qui fêtera ses 60 ans en septembre ne regrette rien. «Je ne pense plus à la retraite. J'en rêvais seulement parce que je n'aimais plus ce que je faisais», résume celle qui a retrouvé le feu sacré entre deux chaudrons. Lancer sa petite entreprise, se convertir à un métier manuel, tenter un retour à la terre, se recycler dans le coaching et le mentorat, ils sont plusieurs à envisager une nouvelle carrière plutôt que d'arrêter de travailler à 65 ans. Le concept de Liberté 55? De plus en plus de baby-boomers n'y adhèrent pas, tandis que les travailleurs de la génération X, qui ont aujourd'hui entre 35 et 50 ans, ne planifient plus leur retraite mais leur prochaine carrière. Question d'argent? Selon Statistique Canada, seulement le tiers de ceux qui comptent rester actifs le veulent pour des raisons financières. Yves Carrières, professeur agrégé au Département de Démographie de l'Université de Montréal, n'est guère étonné par le phénomène. Bien sûr, celui-ci correspond à une plus grande longévité, mais ce n'est pas tout. «Ce qui se passe en ce moment chez ceux qui ont dans les 60 ans est le miroir de ce qu'on voyait il y a 35 à 40 ans. C'est le résultat du fait d'avoir étudié plus longtemps et d'avoir eu des enfants plus tard. Entre 1975 et 1995, les gens prenaient leur retraite plus tôt, explique le démographe. A partir du milieu des années 1990, on constate un changement très marqué: on prend sa retraite plus tard, et cette tendance s'est depuis accentuée.» Les adultes se préparent donc à travailler plus longtemps en planifiant une seconde carrière plus amusante, conçue à leur mesure. «On a travaillé toute sa vie pour combler des besoins ou pour faire vivre des personnes à charge, une fois à la retraite, on a le temps de se réaliser, on n'est plus obligé de garder un emploi qu'on n'aime pas», estime Marie-Paule Dessaint, docteure en sciences de l'éducation, coach de vie certifiée, auteure et conférencière.

    Changer d'air

    Chargée de cours à l'université depuis sept ans, après une carrière en enseignement au primaire, Chantal Bordeleau, 56 ans, pourrait continuer à donner des cours jusqu'à 80 ans. Mais elle avait envie de changer d'air. Une terre de 40 arpents acquise avec son conjoint allait lui en offrir l'occasion. Quand elle a mis la main sur son lopin de terre il y a quatre ans, elle ne s'est pas fait croire qu'elle allait devenir fermière du jour au lendemain. Son objectif: prendre moins de charges de cours d'ici trois ans, et cesser d'enseigner d'ici six ans. Son conjoint et elle ont prévu un plan d'affaires de manière à ce que la ferme soit rentable d'ici là. «Je pourrais prendre ma retraite sans les revenus de la ferme, j'en aurais les moyens, précise-t- elle, mais la ferme me permet de prendre une retraite progressive de l’enseignement plus tôt, sans toucher à mon fonds de pension.» Si son plan réussit, Chantal Bordeleau sera fermière à temps plein à l'âge où la plupart des fermiers tentent plutôt de se départir de leur terre. «À 60 ans, le fermier qui a fait ça toute sa vie est fatigué. Mais pour nous, c'est un choix qui correspond à nos valeurs », explique celle qui voulait devenir sa propre patronne tout en travaillant à l'extérieur. Pendant qu'elle prodigue des soins à ses brebis, elle vise l’autonomie alimentaire. Sans pesticides!

    Une pause avant de reprendre le collier

    Monick Piché, elle, a «mesuré le prix de la liberté » après avoir perdu deux frères et deux soeurs en l'espace de douze ans. «Les gens disent: "il me reste sept ans avant d'avoir 70% de mon salaire". Moi, même si j'ai 20 000 dollars de moins par année, mais que je peux prendre mon café le matin à mon rythme, je trouve que ça en vaut le coup », estime-t-elle. Après une carrière dans l'enseignement, elle a quitté un poste de direction d'un centre de formation à 54 ans. Mais elle ne veut pas prendre une retraite définitive pour autant. «Les gens trouvent que c'est jeune pour prendre sa retraite. En effet, je me sens comme quand j'avais 20 ans et que j'avais la vie devant moi. Si je trouve quelque chose que j'aime, je vais pouvoir le faire pendant 30 ans!» calcule-t-elle. Pour découvrir ce qu'elle aime, Monick s'est inscrite à plusieurs formations, dont une en synergologie, la discipline qui a pour objet de décoder le langage corporel. Elle a suivi des cours en communication organisationnelle pour travailler dans le domaine culturel, dont elle a toujours été proche. Désirant renouer avec sa créativité, elle a aussi fréquenté l'École nationale de l'humour, où elle a appris les bases de l'écriture des sitcoms. « L'idée n'est pas de jeter mon argent par les fenêtres avec toutes ces formations, assure-t-elle, mais je voulais me donner du temps pour explorer.» Il aurait été plus risqué pour elle de se lancer à corps perdu dans un projet où l'intérêt et le plaisir se seraient vite étiolés. De ce point de vue, l'exploration a ses avantages. «De nombreuses personnes se cassent le nez en se lançant dans n'importe quel projet - souvent parce qu'elles ont peur du vide - sans prendre le temps de faire un bilan », dit la coach Marie-Paule Dessaint. Le truc : prendre son temps et opter pour des activités de transition, des activités qu'on peut abandonner si, au bout du compte, elles ne nous allument pas. Monick s'est finalement concentrée sur la synergologie. Bientôt, une fois sa formation terminée, elle jumèlera ses nouvelles compétences et l'expertise qu'elle a acquise au fil des ans. «J'ai été dans le milieu de l'éducation pendant près de 30 ans et j'aimerais développer une formation qui aiderait les enseignants à mieux comprendre le langage non verbal de l'élève», explique-t-elle.

    Le travail, c'est la santé

    Les heures passées par l'ancienne enseignante sur les bancs d