Région Rive-Sud-Suroît
Entête

Nouvelles

  • 23-01-2015 Ne touchez pas aux piluliers ! - Le Réseau FADOQ craint la perte de ce service aux aînés

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ s’inquiète de certaines dispositions contenues dans le projet de loi 28 à l’égard de la rémunération des pharmaciens, qui pourraient avoir un sérieux impact sur le service de préparation des piluliers offert aux aînés. Sans s’immiscer dans le processus de consultation, le Réseau FADOQ tient à rappeler le caractère quasi essentiel de ce service dans le maintien d’une bonne gestion de la santé des aînés.

    Lire le communiqué

     

  • 09-01-2015 Des milliers de Québécois se privent de médicaments

    Pierre Pelchat - Le Soleil

    Même avec l'assurance médicaments publique, des dizaines de milliers de Québécois ne sont pas en mesure de payer leurs ordonnances, selon une enquête menée par cinq associations coopératives d'économie familiale (ACEF).

    «Souvent on pense, parce qu'on a un régime public d'assurance médicaments au Québec, qu'il n'y a pas de problèmes. Mais nous, on en voit, des problèmes sur le terrain. On voit encore des gens qui ont de la difficulté à acheter leur médication», a affirmé, jeudi, auSoleil, Mélanie Rioux, conseillère budgétaire à l'ACEF de la Rive-Sud de Québec.

    «Ce qu'on nous dit en consultation budgétaire, c'est qu'ils ne prennent plus leurs médicaments parce qu'ils n'ont pas les moyens de les payer. Des gens s'endettent pour payer leurs médicaments. Des fois, certains nous disent qu'ils coupent la posologie en deux. Ça frappe quand tu entends ça. Pour moi, c'est aussi important que de manger. Quand on a un médicament à prendre, c'est parce que ça doit être important de le prendre», a ajouté Mme Rioux.

    Des gens avec un revenu de22 000 $ par année doivent payer une prime de 611 $ et une coassurance pouvant atteindre plus de 1000 $ par année dans le régime public, à raison d'un maximum de 83,33 $ par mois actuellement.

    La conseillère n'a pu toutefois donner un nombre précis de personnes qui doivent se priver ou limiter leur consommation de médicaments. Toutefois, elle croit que les données recueillies lors des consultations budgétaires sont révélatrices des difficultés de nombreuses personnes.

    «On a analysé 1954 dossiers de consultation budgétaire dans cinq régions la dernière année. Il y a 75 dossiers qu'on a jugés problématiques. Ça représente 4 % des cas étudiés. Ça peut paraître peu, mais par rapport aux trois millions de personnes couvertes par l'assurance médicaments publique, ça commence à être beaucoup de monde. En plus, il y a plein de gens qui ne viennent pas nous consulter et qui vivent ces problèmes», a souligné Mme Rioux.

    Hausses collatérales
    Par ailleurs, la non-prise de médicaments peut entraîner une hausse des coûts du système de santé par des visites plus fréquentes à la clinique médicale et des hospitalisations, en plus de nuire à la santé des personnes, a avancé la conseillère budgétaire.

    La solution serait, selon les ACEF, la mise en place d'un seul régime universel d'assurance médicaments au Québec qui permettrait des économies importantes dans l'achat regroupé des médicaments. On pense que ces économies permettraient aux gens d'avoir des médicaments à un meilleur prix.

    Mme Rioux réfute l'impression qu'ont certaines personnes voulant qu'un seul régime ferait en sorte qu'elles paieraient pour les autres. «Je ne vois pas pourquoi on paierait plus pour les autres. Je pense plus qu'on va payer moins avec un régime entièrement public et un contrôle des coûts. Actuellement, il n'y a pas de contrôle des coûts des médicaments et on paye toujours plus cher», a-t-elle affirmé.

    De plus, elle estime que la mise en place d'un seul régime permettra d'éliminer des iniquités. «Présentement, les médicaments sont gratuits pour les enfants de moins de 18 ans d'un employé couvert par le régime public alors qu'il faut payer une prime familiale dans une entreprise couverte par un régime privé», a déploré la conseillère budgétaire.

  • 05-01-2015 La dernière adresse des sans-abri

    Katia Gagnon - La Presse

    Un sans-abri sur cinq a plus de 55 ans : le vieillissement de la clientèle frappe de plein fouet les refuges montréalais, qui doivent de plus en plus composer avec l'incontinence, la démence et les problèmes de santé complexes. Seules de très rares ressources offrent à ces vieux sans-abri un endroit pour déposer les armes. Aujourd'hui, nous visitons la maison J.A. De Sève, l'équivalent d'une résidence pour personnes âgées pour les sans-abri, où ces vétérans de la rue viennent finir leurs jours.

    Pendant 10 ans, Gilles Morissette a été un fantôme. L'homme à la carrure imposante et à la barbe en bataille vivait dans un abri, une toile tendue entre quatre poteaux de métal. Toute la journée, il poussait une grosse poubelle noire sur roulettes, qu'il remplissait de canettes vides. Ces canettes revendues cinq sous chacune, c'était son salaire. Sans carte d'assurance maladie, sans pension de vieillesse ni aide sociale, sans aucune présence dans les fichiers gouvernementaux, Gilles Morissette n'existait tout simplement pas. Un jour, il saute dans un conteneur pour aller récupérer des canettes. Sa jambe est transpercée par un bout de métal. « Ça s'est infecté. J'ai failli perdre ma jambe », raconte-t-il. On l'a remis sur pied à l'hôpital, mais ensuite, quoi? L'homme a 55 ans. Ses 10 ans de rue l'ont épuisé. Son corps ne suit plus.

    M. Morissette a finalement abouti à la résidence J.A. De Sève. « J'ai décidé d'arrêter ça, le farfinage dans la rue. Lâcher la bouteille, ça m'a fait du bien, dit-il. J'ai pas l'intention de m'en aller d'icitte » Sur les deux étages de la résidence J.A. De Sève, il y a 78 pensionnaires comme Gilles Morissette. Ils ont tous plus de 55 ans. C'est jeune, direz-vous. Mais leurs corps sont usés prématurément par des années de rue. En moyenne, les pensionnaires y demeurent 10 ans, jusqu'à leur mort. Le pensionnaire le plus âgé a 86 ans Les bénéficiaires sont nourris, logés, un médecin vient sur place toutes les semaines pour soigner leurs petits — et gros — problèmes de santé. Des intervenants les aident à gérer leurs rendez-vous médicaux.

    Comme dans une Résidence Soleil il y a des activités quotidiennes, on organise aussi des sorties aux pommes, à la bibliothèque, au cinéma. « Je ne suis jamais allée dans une Résidence Soleil, mais j'imagine que c'est exactement la même chose », dit France Desjardins, directrice de la Maison du Père, l'organisme propriétaire de la résidence.

    Exactement comme chez les clients d'Eddy Savoie, sauf que les pensionnaires arrivent parfois soûls ou gelés à la porte de la résidence. Que leurs amis ne sont pas toujours recommandables. Que leurs placards débordent parfois d'un incroyable fatras. Que, malgré le ménage, leur chambre peut dégager une très forte odeur d'urine. « Les gens sont libres de leurs allées et venues ici. C'est pour ça qu'on a un certain succès : parce que les gens ne veulent pas perdre leur liberté. Non, leurs amis ne sont pas toujours propres, propres. Madame Tout-le Monde ne leur ouvrirait pas la porte. Mais nous, on les accueille. Parce que si on leur dit qu'on ne veut plus voir leurs chums, ils vont se dire : j'étais peut-être mieux dans la rue », explique Martin Raymond, directeur de la maison J.A. De Sève.

    La seule règle ferme de la maison: aucune consommation tolérée à l'intérieur des murs. « C'est la limite qu'on s'est mise. Il ne faut pas perdre le contrôle, dit France Desjardins. Ils peuvent consommer à l'extérieur et revenir lorsqu'ils sont en état de ne pas faire de problèmes. »

    Quand les bénéficiaires reçoivent de la visite, on leur demande égale- ment de garder leur porte ouverte. « On n'est pas là pour espionner. Mais l'extorsion, le vol et autres, c'est moins évident la porte ouverte », dite Martin Raymond. Entre ces quatre murs qui les protègent, dans leur petite chambre bien à eux, les ex-sans-abri peuvent enfin déposer les armes. « Parfois, quand ils mettent le pied dans leur chambre, ils nous disent : tu es sûr que c'est chez nous ici ? Et boum, les mécanismes de défense sautent et les bobos sortent, observe Martin Raymond. Un bénéficiaire était dans la rue depuis cinq ans, n'avait jamais soigné son diabète. Trois semaines après son arrivée, il s'est retrouvé en coma diabétique à l'hôpital. »

    Première étape, à l'arrivée : redonner une existence légale aux bénéficiaires. « On a des récits de survivance, des choses époustouflantes. Des gens disparus complètement dans la rue, ils n'ont plus d'identité », dit M. Raymond. On leur procure une carte-soleil. Avec une adresse, ils peuvent recevoir la pension de vieillesse à laquelle ils ont droit.

    Bien assis dans sa chaise berçante, sa canne à la main, Gilles Morissette peut désormais raconter ses incroyables aventures à la journaliste, en toute quiétude. « J'ai eu toute une vie, moi, madame! » Son arrivée à Montréal à 8 ans, son émerveillement devant la grande ville. Son premier travail à la Vickers. Sa virée californienne au début de la vingtaine, au cours de laquelle il dit avoir travaillé sur les plateaux de Stanley Kubrick. « Le gars qui se fait tuer par Ryan O'Neal, à la 22e minute de Barry Lyndon, c'est moi. » Quant à ses années dans la rue, elles ne sont plus, elles aussi, qu'un souvenir.

  • 03-01-2015 Vieillesse en détresse

    Katia Gagnon - La Presse

    Ils sont vieux, ils sont seuls, ils sont pauvres et malades. Leur vie est l'envers de la « Liberté 55» que nous avaient promis les célèbres publicités. À l'heure où la société québécoise débat des fonds de retraite des privilégiés, les aînés vulnérables sont nombreux: 60 000 baby-boomers arriveront à la retraite dans une situation de très grande précarité. Aujourd'hui, nous vous faisons entrer chez ces gens âgés, pour qui la vieillesse est synonyme d'indignité. «Il te reste 26$. »

    En entendant les cinq mots prononcés par Tatiana Frenette-Erazo, Michel Langlois, 59 ans, semble frappé par la foudre. Ils sont à l'épicerie. Tatiana vient chaque semaine aider Michel, qui marche avec grand-peine, à sortir de chez lui pour aller au supermarché. C'est sa seule sortie de la semaine. Et aujourd'hui, il reste à Michel un gros 26$ pour faire son épicerie. Nous sommes le 14 du mois. Le prochain chè- que d'aide sociale, qui s'élève à 680$, est dans 18 jours. « Ça se peut pas », dit Michel. « As-tu donné ta carte à quelqu'un récemment ? », demande Tatiana. La semaine dernière, Michel a prêté sa carte de guichet à son voisin pour qu'il aille lui acheter « une couple de bières et un sac de chips ». Le voisin s'est-il servi dans son compte ? Michel a-t-il lui-même dépensé son argent? Il boit peu et ne prend pas de drogue.

    On ne saura pas avec certitude où est passé l'argent. Mais le mur de béton de la réalité, c'est ce 26$. Michel pousse donc péniblement son panier dans les allées en cueillant peu de choses sur les étagères. Un pain tranché grand format. Une demi-livre de boeuf haché. Douze saucisses à hot-dog et 12 pains. Cinq bananes. Total: 17,86$. Les bananes, c'est une nouveauté. C'est Tatiana, intervenante à l'organisme communautaire Le Pas de la rue, qui a convaincu Michel d'en mettre dans son panier. La première fois qu'elle a fait l'épicerie avec lui, elle lui a aussi proposé d'acheter des légumes. «Des légumes! Tu ne trouves pas qu'il y a assez de moi qui est un légume ! », lui a répondu Michel. Ses yeux souriaient derrière ses verres teintés.

    Michel n'a jamais mangé un légume de sa vie. Et avant les bananes, probablement pas un fruit non plus. C'est à cause de ces décennies de malnutrition, et aussi d'inactivité, que les muscles de ses jambes se sont atrophiés. Il y a maintenant cinq ans qu'il marche péniblement, à l'aide d'une canne. « Mes muscles ont fondu. C'est ça que les docteurs m'ont dit », résume-t-il. 10 mètres carrés de solitude Michel Langlois n'est donc plus en mesure de sortir seul de la chambre où il vit. Un espace qui fait tout au plus 10 mètres carrés, avec un lit sans draps ni couvre-lit, une télé juchée sur une boîte de carton, une commode, une chaise, un mini-frigo et une plaque chauffante. Pas de téléphone.

    Tatiana le visite depuis son entrée en fonction au Pas de la rue, en juin. Avant, Michel était totalement seul. Son logeur l'emmenait parfois à l'épicerie. «Le reste du temps, il ne mangeait pas. Ou il commandait », dit Tatiana. Dans le cas de Michel, l'intervenante a deux priorités. Un: faire augmenter son chèque d'aide sociale. Michel est manifestement inapte à l'emploi; et ce, depuis plusieurs années. Or, il n'a jamais demandé la bonification de son chèque, à laquelle il aurait pourtant droit. Deux: avec ces nouveaux revenus, lui trouver une résidence pour personnes âgées à loyer modique, où les repas seraient fournis.

    Il y a sept mois, Tatiana a fait une demande de soutien à domicile au CLSC pour Michel. Deux cent dix jours plus tard, toujours rien. La liste d'attente est longue, même pour un homme physiquement incapable de sortir de chez lui, atteint d'une légère déficience intellectuelle et analphabète. La semaine dernière, Michel a perdu pied dans sa chambre. Il est tombé. Il a passé la nuit sur le plancher. Au matin, son logeur est venu frapper à sa porte. «Je suis pas capable de me lever. Ouvre la porte! » Michel a passé trois jours à l'hôpital. Qui l'a, au bout de ces quelques jours, retourné chez lui. Dans sa chambre de quelques dizaines de mètres carrés, d'où il ne peut sortir seul.

    « C'est incroyable que ce monsieur-là soit totalement laissé à lui-même », dit Tatiana. En clopinant dans la rue - il ne veut pas marcher sur les trottoirs, il trouve qu'il y a trop de trous - Michel raconte sa vie de journalier à la Ville de Montréal. Il y a travaillé plus de 10 ans. «Récupération, vidanges, parcs, entretien, j'ai tout fait. » Il a fini par se faire mettre à la porte parce qu'il arrivait souvent en retard. Né d'un père ouvrier et d'une mère infirmière, il a grandi à Longueuil. «Mes parents sont morts tous les deux ». La plupart de ses frères et soeurs ne savent même pas où il habite.

    11%
    d
    es baby-boomers arrivent a la retraite en situation de précarité et 5 %, en situation de grande précarité.

    58 %
    En 1993, 27% des ménages de plus de 65 ans avaient des dettes. En 2010, cette proportion est passée à 58%.

    42 %
    des ménages locataires de 55 à 74 ans consacrent plus de 30% De leur revenu à leur logement.

  • 01-01-2015 Mise en forme: le secret du succès

    Catherine Crépeau - Protégez-vous

    Vous êtes déterminé à vous mettre en forme. Mais vous craignez d’abandonner après quelques semaines? Voici comment intégrer l’activité physique à votre routine.

    Que vous choisissiez de vous entraîner au gym ou à la maison, votre défi sera de garder votre motivation à long terme. «Pour y arriver, il faut se donner un objectif précis. Se mettre en forme, c’est trop vague. Il faut plutôt se dire qu’on veut courir les 10 kilomètres dans six mois ou perdre deux livres par semaine pendant deux mois. Mais attention, si l’écart entre la situation souhaitée et la situation actuelle est trop grand ou trop petit, la motivation diminue», explique Alain Vigneault, éducateur en psychologie sportive au PCN Sainte-Foy.

    Pour rester motivé, fixez-vous des objectifs réalistes et choisissez des activités qui conviennent à votre personnalité et à votre portefeuille.

    La stratégie gagnante? Établissez des étapes de progression et parlez-en à vos proches: «C’est la meilleure motivation», confirme Charles Lamontagne, kinésiologue et entraîneur chez Miseenforme.ca.

    Autre gage de réussite: intégrez l’activité physique à votre routine hebdomadaire, comme vous le faites pour les visites au supermarché. Inscrivez ces moments d’exercice à votre horaire trois ou quatre fois par semaine et ne les déplacez qu’en cas d’urgence.

    Sachez néanmoins qu’à un moment ou à un autre, la baisse de motivation est inévitable, indique la Dre Chantal Guimont, professeure au Département de médecine familiale et de médecine d’urgence de l’Université Laval et entraîneuse d’une équipe de vélo féminine. «Vous devez accepter qu’il y aura des périodes où vous ferez moins d’exercice et ne pas vous flageller.» Ni en profiter pour abandonner! Sauter deux semaines d’entraînement ne signifie pas que tout est perdu. Il suffit de revoir vos objectifs et de modifier votre routine pour retrouver votre allant.

    Avant l’âge de 30 ans, le manque d’assiduité à l’entraînement peut passer inaperçu. Après, les effets de la sédentarité se font sentir: essoufflement à l’effort, maux de dos, problèmes de posture, fatigue accrue, etc. De plus, entre 30 et 50 ans, vous perdrez 50% de votre masse musculaire si vous ne vous activez pas. Bref, faire de l’exercice régulièrement n’est pas une option, mais une «nécessité», selon la Dre Guimont.

    Un programme de conditionnement physique complet comporte des exercices cardiovasculaires et de musculation. Les premiers permettent de brûler des calories et renforcent le cœur et les poumons, alors que les seconds aident à maintenir votre masse musculaire, ce qui se traduit par un accroissement de votre force et de votre métabolisme de base. Votre corps consommera donc plus d’énergie – et dépensera plus de calories –, même au repos.

    Pour le cardio
    Un adulte devrait faire au moins 30 minutes d’activité physique trois ou quatre fois par semaine. L’intensité de l’effort doit être modérée, c’est-à-dire à un niveau suffisamment exigeant pour provoquer un léger essoufflement et une augmentation du rythme cardiaque. Le choix d’activités est vaste: jogging, marche rapide, vélo, natation, ski de fond, danse, etc. L’important est de trouver une activité que vous aurez envie de pratiquer de façon répétée. Pour éviter la routine, diversifiez vos activités en fonction des saisons ou des jours de la semaine.

    Vous voulez combiner cardio et activité sociale? Choisissez les séances de groupe de danse aérobique, de vélo stationnaire ou d’entraînement en parcours (CrossFit) proposées par les centres de conditionnement physique. Les prix et les formules varient grandement. Dans certains centres, ces séances sont incluses dans l’abonnement annuel, alors que d’autres exigent des frais supplémentaires de 65 à 150$ par session, selon l’activité choisie. Les écoles de danse peuvent aussi vous faire transpirer avec leurs cours de salsa, tango ou hip hop, pour 75 à 200$ la session de 8 à 12 semaines.Votre budget est serré?

    Plusieurs cours sont offerts dans les piscines et les centres sportifs municipaux ainsi que dans les centres sportifs des écoles secondaires, cégeps et universités. Un cours d’aquaforme, par exemple, pourrait vous coûter 65$ pour 10 semaines.

    Vous aimez les sports d’équipe? Renseignez-vous au centre sportif de votre quartier sur les ligues pour adultes de basket-ball, volley-ball, soccer, etc. Pour 90 à 180$ par session, vous pourrez pratiquer votre sport préféré en compagnie d’amis ou de voisins. Le hockey sur glace vous coûtera plus cher, environ 600$ pour l’année, de septembre à avril.

    Vous préférez les activités en solitaire? La course, le vélo, le ski de fond et la natation ont l’avantage de pouvoir se pratiquer n’importe où et à peu de frais. Vous trouverez sur DVD ou sur Internet une multitude de programmes d’entraînement conçus en fonction de divers objectifs.

    Pour la musculation
    Les exercices de musculation font gagner en force et en endurance. Ils devraient être intégrés à votre routine de deux à quatre fois par semaine. Choisissez le type d’entraînement qui respecte à la fois votre budget et votre horaire.

    L’entraînement au gym
    Les centres de conditionnement restent le meilleur endroit pour faire de la musculation, selon les kinésiologues. Ouverts souvent dès 6 h et jusqu’à 22 h, tous les jours de la semaine, ils disposent d’une variété d’appareils et de petits équipements pour renforcer vos muscles. Un abonnement annuel au gym coûte entre 300 et 700$. Si vous préférez payer au mois, vous débourserez de 40 à 65$ à la fois.

    À votre première visite, un entraîneur vous rencontrera pour établir un programme adapté à vos objectifs et vous aidera à évaluer quels poids vous devrez soulever. Par la suite, vous pourrez réserver ses services pour superviser vos entraînements ou réviser votre programme, moyennant des frais de 40 à 75$ l’heure. Les sports qui favorisent la musculation.

    Si vous préférez les activités dirigées et les ambiances de groupe, explorez plutôt l’offre de cours. Le pilates, le yoga ou la gymnastique douce permettent de développer la force musculaire en travaillant en profondeur les différents muscles. Dans certains centres de conditionnement, l’abonnement donne accès à quelques-uns de ces cours. Sinon, vous devrez débourser entre 130 et 200$ pour une session.

    Envie d’un défi un peu plus grand? Regardez du côté de l’escalade. Il existe de nombreux centres disposant d’installations intérieures qui offrent des cours d’initiation pour 130 à 170$ ainsi que des périodes d’activités libres pour 10 à 15$ l’heure. L’entraînement à la maison


    Vous pouvez faire votre musculation à domicile sans ouvrir votre portefeuille. Internet regorge de programmes qui misent sur des exercices ne nécessitant pas d’équipement, comme les redressements assis, les push-ups et les squats, ou bien des exercices de yoga et de pilates, souligne la Dre Guimont. «À moins de souffrir d’ostéoporose ou de problèmes de santé particuliers, il y a peu de risques de se blesser en faisant seul des exercices de musculation. L’important, c’est d’y aller doucement, graduellement et de respecter ce qu’on ressent», ajoute-t-elle.

    Les magasins proposent, pour quelques dizaines de dollars ou moins, des ballons, des bandes élastiques et de petits haltères. Ces accessoires ne sont pas indispensables, mais ils permettent d’augmenter l’intensité de certains exercices.

    Vous ignorez ce qu’est un bon programme d’exercice? Demandez à un entraîneur ou à un kinésiologue de vous en préparer un. Une consultation coûte entre 50 et 100$ l’heure.

    Avec entraîneur ou pas?
    Lorsque l’objectif est réaliste et que sa raison d’être est bien expliquée, la motivation du participant augmente de 35%, selon les recherches en thérapie cognitive et comportementale, rapporte Alain Vigneault. Sur le terrain, les personnes qui profitent d’un encadrement individuel ou en petits groupes sont effectivement plus assidues, confirme Nicolas Boisclair, kinésiologue et préparateur physique chez Myocardio, une petite entreprise-conseil en entraînement physique.

    Pourtant, tous n’ont pas besoin d’un entraîneur qui les suit pas à pas. Pour certains, savoir que leurs coéquipiers comptent sur eux est suffisant pour les amener au terrain de pratique. D’autres préfèrent l’encadrement des clubs de jogging ou de vélo où les membres sont libres d’assister aux sorties, tout en profitant de la présence d’un entraîneur. «Des fois, tout ce qu’il faut, c’est d’avoir quelqu’un avec qui courir pour nous encourager à continuer», souligne Marianne Long, fondatrice de Mission F3, un club pour femmes.

    Restez réaliste
    Que vous soyez supervisé ou non par un entraîneur, vous ne vous transformerez pas du jour au lendemain en mannequin mince et musclé. Vous mettrez généralement de 6 à 12 semaines avant de constater de réels changements. Et vous devrez y consacrer des efforts. «Si c’était facile, il n’y aurait pas d’abandon», dit Karine Larose, kinésiologue et spécialiste de la motivation à l’entraînement à Nautilus Plus.

    Votre programme doit ensuite évoluer au même rythme que votre condition physique. Ainsi, vos séances de jogging pourraient passer de 20 à 30 minutes, et le nombre de redressements assis de trois séries de 15 à trois séries de 20 ou 25. «Les bonnes intentions disparaissent souvent parce que vous ne voyez pas les résultats. Mais pour que ça marche, vous devez faire vos exercices régulièrement et avec une certaine intensité. C’est pourquoi ça vaut la peine d’investir pour rencontrer un entraîneur qui va ajuster votre programme toutes les quatre à cinq semaines. C’est une question de santé. Et vous le faites bien pour le coiffeur ou le dentiste», conclut Nicolas Boisclair.

  • 29-12-2014 Nouveau pacte entre les générations

    Gérard Bérubé - Le Devoir

    Le vieillissement de la population frappe un peu partout dans les pays industrialisés. Là où un choc démographique est appréhendé se profile l’esquisse d’un nouveau pacte entre les générations.

    Dans un texte publié par Le Monde dans son édition du 19 décembre, des experts français soulignent qu’« une génération, celle des baby-boomers, est parvenue, au sortir des “ Trente glorieuses ”, à capter une grande partie du patrimoine, à la conserver et même à faire augmenter sa valeur. Entre 1992 et 2010, elle a crû de 25 % pour les baby-boomers, mais elle a baissé pour toutes les autres générations. En particulier, l’accès au logement et à la propriété est devenu de plus en plus difficile pour les jeunes, en raison de hausses des prix de l’immobilier et des bas salaires. En conclusion, l’équilibre de notre modèle social est désespérément favorable aux plus vieux. »

    Mais, au-delà de cette lecture ponctuelle, un peu plus haut dans le même texte les mêmes auteurs soulignent que « l’analyse économique des transferts entre les générations ne révèle pas de creusement des inégalités ». Dit autrement, il faut ajouter le jeu des « flux financiers intergénérationnels privés et publics », y compris les appels plus fréquents aux « solidarités familiales », et une mise à contri