Région Rive-Sud-Suroît
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  • 14-08-2014 Le Réseau FADOQ demande le retrait du projet de loi 3

    Source : Réseau FADOQ

    À quelques jours des travaux de la commission parlementaire sur la restructuration des régimes de retraite municipaux, le Réseau FADOQ demande au gouvernement le retrait du projet de loi 3, puisque son application aurait comme conséquence immédiate d’appauvrir les retraités, ce qui porterait atteinte à une qualité de vie adéquate des aînés

    De plus, le Réseau FADOQ est outré de voir le gouvernement s’immiscer dans la négociation en fixant un cadre rigide et déterminé à l’avance, bafouant ainsi le principe fondamental de la libre négociation. En outre, le gouvernement qui dit encourager la négociation a négligé d’inviter les retraités. « Les règles sont fixées pour les retraités, soit la diminution de leurs acquis, et ce, tout en les tenant à l’écart des négociations. C’est inadmissible », s’insurge Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ. En effet, la réduction des rentes de retraite ainsi que l'abolition de l'indexation automatique selon l’inflation affaibliraient leur pouvoir d’achat.

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  • 24-07-2014 Contrer le déclin démographique

    Rudy Le Cours - La Presse

    On commence à peine à mesurer le déclin de la population.

    Avec la faible création d'emplois depuis un an, le taux de chômage aurait augmenté davantage si les rangs de la population active grossissaient au même rythme qu'au début de la décennie. Or, ils sont stables au Québec, alors qu'ils ont gonflé d'à peine 0,5% depuis un an à l'échelle canadienne.

    Démographes et économistes affirment qu'il faut chercher à augmenter le taux de participation des 55 ans et plus pour combler la faible augmentation de la population.

    Sur ce plan, le Canada traîne derrière les États-Unis, et le Québec traîne au sein du Canada.

    On parle d'incitatifs, mais la situation ne sera pas facile à résorber.

    Beaucoup d'entreprises ne veulent pas embaucher des travailleurs qui ont dépassé la mi-cinquantaine. C'est dans cette cohorte que se retrouve la plus forte proportion de chômeurs longue durée (depuis plus de 26 semaines).

    Cette tendance s'est même accentuée avec la récession.

    Au Québec, on observe le même phénomène. L'an dernier, 17,6% des chômeurs de 55 ans et plus étaient sans emploi depuis au moins 6 mois. Chez les 25-54 ans, c'est plutôt 15,3%, mais en hausse depuis 3 ans.

    De toute évidence, les travailleurs licenciés non syndiqués ou ceux dont l'entreprise a fermé éprouvent des difficultés à retrouver du travail. Les employeurs privés semblent préférer les nouvelles compétences payées souvent au bas de l'échelle à l'expérience.

    Malgré tout, le taux d'emploi au sein de cette cohorte est à la hausse. Cela reflète le vieillissement de la population et peut-être aussi une volonté moins ferme de favoriser les retraites anticipées.

  • 24-07-2014 Régime de retraite des élus : deux poids, deux mesures ?

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ est surpris de l’appui du gouvernement au rapport du comité qui s’est penché sur les conditions de travail des élus. Le comité recommande notamment une augmentation de salaire de l’ordre de 40 % pour compenser une éventuelle révision du régime de retraite des élus. Pour le Réseau FADOQ, le contexte de négociation dans le cadre de la restructuration des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal exige davantage de retenue, de cohérence, d’équité et de solidarité.

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  • 23-07-2014 Saint-Lambert met fin au transport gratuit pour les aînés

    Thomas Gerbet - Radio-Canada

    Saint-Lambert n'offrira plus le transport gratuit aux aînés à compter du 31 juillet. La municipalité de la Rive-Sud s'est rendu compte que le tiers des titres de transport qu'elle achète aux plus de 65 ans ne sont pas utilisés.

    Les aînés de Saint-Lambert n'auront profité du transport gratuit que durant quatre mois. Le conseil municipal a pris cette décision après avoir constaté un taux d'utilisation décevant des titres de transport. Environ 35 % des aînés qui ont retiré une carte n'en ont pas du tout profité et certains ne l'ont utilisée qu'une ou deux fois, explique la municipalité dans une lettre aux résidents.

    « Nous sommes conscients qu'il y aura de la déception chez les utilisateurs assidus de ce service, mais nous espérons qu'ils comprendront que nous devons veiller à une gestion responsable des fonds publics » — Alain Despatie, maire de Saint-Lambert

    Le système est ainsi fait que Saint-Lambert achète les titres de transport auprès du Réseau de transport de Longueuil au coût mensuel de 26 $. En théorie, 5645 résidents de Saint-Lambert pourraient s'en procurer gratuitement. Saint-Lambert anticipait un investissement annuel de 200 000 $.

    « Nous nous questionnons sur le réel besoin pour ce programme. Nous ne pouvons pas nous permettre de payer un service si l'achalandage n'est pas au rendez-vous » — Alain Despatie, maire de Saint-Lambert

    Le transport gratuit pour les aînés est pourtant une tendance en hausse en dehors des heures de pointe, comme c'est le cas à Longueuil, Brossard et Boucherville, et en tout temps, à Laval. Saint-Bruno-de-Montarville était jusqu'à présent la seule municipalité de l'agglomération de Longueuil à ne pas offrir le service.

    Longueuil, Brossard et Boucherville offrent le service depuis le 31 juillet 2013 et ont décidé de le prolonger jusqu'au 31 décembre. Les heures gratuites pour les aînés sont de 9 h à 15 h 30 et de 18 h 30 jusqu'à la fin du service de la journée, de même que les week-ends et les jours fériés.

  • 21-07-2014 Le régime de retraite des députés doit être revu, soutient Couillard

    Jean-Marc Salvet - Le Soleil

    Le premier ministre Philippe Couillard soutient que le régime de retraite des élus de l'Assemblée nationale doit être revu.

    C'est ce qu'il affirme dans une entrevue exclusive accordée au Soleil. «Il faut être cohérent, postule-t-il. Si l'on demande des redressements aux régimes de retraite municipaux, il faut également qu'on fasse les efforts maximums pour rendre ça applicable au régime de retraite des élus du gouvernement du Québec.» Ces derniers doivent donner l'exemple, dit-il.

    Philippe Couillard est le premier chef de parti à accorder son appui explicite au rapport du comité présidé par l'ex-juge de la Cour suprême, Claire L'Heureux-Dubé.

    En présentant ses recommandations en novembre dernier, le groupe avait comparé le régime de retraite des 125 élus de l'Assemblée nationale à une «Ferrari». Il déplorait le fait que leurs cotisations ne représentent qu'environ 21 % du coût total de leur régime.

    Une «approche globale»
    La proposition d'accroître leur contribution et celle de rendre leurs rentes moins généreuses s'inscrivent dans un tout, souligne toutefois le chef du gouvernement québécois. C'est ainsi - dans une «approche globale» - qu'il faut appréhender le dossier, insiste-t-il.

    «Tout ça ne se règle pas à la pièce. Ça prend une approche globale pour l'ensemble des conditions de travail des élus. Ce qui est intéressant avec ce rapport, c'est qu'en termes de coûts nets pour les contribuables, c'est à coûts nuls.»

    Philippe Couillard détaille lui-même les grandes lignes du document : «On diminue la partie non imposée des rémunérations; on retire des possibilités de primes de séparation en cours de mandat; on modifie le régime de retraite - avec une augmentation de la rémunération de base.»

    Le comité recommandait de faire passer le salaire annuel de base des 125 députés québécois de 88 186 $ à 136 000 $. C'est la partie délicate du dossier - celle pour laquelle les partis ont manié le rapport avec des pincettes jusqu'ici.

    Philippe Couillard invite aujourd'hui le Bureau de l'Assemblée nationale, le conseil d'administration de l'institution, à se saisir du document.

    Un «déséquilibre structurel» à régler au plus vite
    La commission sur la fiscalité doit produire ses premières recommandations au début de l'automne. Certaines pourraient être mises en vigueur dès l'exercice de mise à jour économique et financière de novembre, soit plusieurs mois avant la présentation du budget 2015-2016 de l'État québécois.

    «Ce n'est pas exclu, indique le chef du gouvernement. On va voir la nature des recommandations. Si le comité nous dit : "Voici quelque chose que vous pourriez faire tout de suite", on n'attendra pas un budget.»

    «Il existe un intervalle de temps entre l'annonce d'une mesure fiscale et le rendement budgétaire qu'on anticipe, poursuit-il. Comme on veut établir l'équilibre budgétaire pour l'année 2015-2016, s'il y a des mesures qui peuvent être mises en place plus tôt, qu'elles le soient!»

    Son gouvernement mise beaucoup sur les deux commissions spéciales lancées récemment pour parvenir à l'équilibre budgétaire en 2015-2016. Celle sur la fiscalité devra générer des épargnes de

    650 millions $ pour l'État. Celle sur la révision permanente des programmes devra identifier pour 3,2 milliards $ d'économies.

    Un devoir envers la prochaine génération
    Le redressement des finances publiques du Québec constitue un «devoir fondamental envers la prochaine génération, répète M. Couillard. On ne peut plus laisser le Québec dans cet état de déséquilibre structurel.»

    Il laisse entendre que «les trois grands ministères de l'État que sont la Santé, l'Éducation et la Famille» sont déjà sous la loupe de la Commission sur la révision permanente des programmes.

    «S'il y a des structures qui doivent être changées de façon radicale, qu'elles le soient!» lance-t-il. Trop de ressources de l'État sont accaparées par l'administration et la bureaucratie, dit-il.

    L'état actuel de l'économie mondiale inquiète Philippe Couillard, bien qu'il existe «quand même quelques signes d'espoir».

    «On assiste à une lente récupération. L'économie se transforme. Les types d'emplois qui se créent ne sont plus les mêmes.»

    «Classiquement, lorsque les États-Unis reprennent, le Canada a toujours repris de façon presque automatique. Il semble que cet automatisme ne soit plus aussi direct. Je pense que ça, c'est préoccupant.»

    D'où la nécessité «de réformer les finances publiques du Québec de façon structurelle et de relancer l'économie sur de nouvelles bases avec des nouvelles façons de faire», récupère-t-il aussitôt.

    Il note que l'inauguration de la mine de diamants Stornoway «fait partie du grand travail de redressement des finances publiques».

    Une «main tendue» aux médecins
    Philippe Couillard prévient les deux fédérations médicales québécoises que leurs membres n'échapperont pas à l'effort de redressement des finances publiques.

    Devant le piétinement des négociations, il leur lance un appel pressant : «L'appel que je leur lance - et je dirais que c'est un appel de main tendue -, c'est de venir s'asseoir avec nous de façon à ce qu'on ait une entente sur l'étalement pour l'année en cours.»

    «Parce que d'une façon ou de l'autre, enchaîne-t-il, l'État du Québec s'assurera que les fédérations médicales participent aux efforts.»

    Même si le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, s'est déjà avancé sur ce terrain, le premier ministre refuse de dire si son gouvernement recourra à une loi spéciale s'il ne parvient pas à s'entendre avec elles sur l'étalement dans le temps des nouvelles augmentations salariales prévues pour les médecins.

    «Le message que j'envoie aux fédérations médicales est qu'il est dans leur intérêt d'avoir avec nous une entente satisfaisante reflétant leur participation aux efforts budgétaires que le Québec doit faire avant que la prochaine négociation ne débute vraiment.»

    En disant cela, M. Couillard suggère que ce qu'il n'obtiendrait pas sous peu grâce à l'étalement serait récupéré dans la prochaine entente que les parties devront bientôt commencer à négocier.

    Il refuse d'être plus explicite : «Cette question sera résolue d'une façon ou d'une autre. Je souhaite qu'elle le soit d'abord par une conclusion positive sur l'étalement. Ensuite, la prochaine négociation sera abordée dans un esprit plus positif.»

    D'après une entente négociée sous le gouvernement de Jean Charest, les médecins spécialistes et généralistes sont censés profiter d'un relèvement salarial global de 540 millions $ cette année seulement. Il a été de 530 millions $ l'an dernier et il est prévu qu'il soit de 358 millions $ l'an prochain.

    Les salaires des médecins ont bondi depuis cinq ans, surtout ceux des spécialistes.

  • 20-07-2014 Quelques conseils pour réaménager votre domicile

    Catherine Crépeau - Protégez-vous

    Pour continuer à profiter de votre maison, vous pourriez être obligé d’y faire des travaux. Quelques conseils pour réaménager et adapter votre domicile.

    Des gestes simples ou des travaux peuvent être nécessaires pour:

    • faciliter les déplacements grâce à une rampe d’accès;
    • diminuer les risques de chute en fixant les carpettes au sol, en installant des barres d’appui dans la baignoire, etc. ;
    • assurer un meilleur éclairage en installant des luminaires dans les zones ombragées et des veilleuses pour faciliter vos déplacements la nuit ;
    • rehausser vos équipements pour plus de confort ou de facilité d’utilisation, comme un siège de toilette surélevé ou une prise de courant à la hauteur des interrupteurs.

    Une partie des travaux pourrait être financée par le Programme d’adaptation de domicile (PAD) du gouvernement québécois qui vise à éviter les déménagements précoces dans des résidences privées ou des établissements de soins de longue durée. Vous devez avoir en main le rapport d’un ergothérapeute démontrant que vos incapacités nécessitent la modification de votre domicile et remplir le formulaire d’inscription disponible dans votre CLSC et à la Société d’habitation du Québec.

    L’aide financière maximale est de 16 000 $, mais elle peut être majorée de 10 000 $ pour les personnes à faible revenu qui ont besoin d’équipements spécialisés comme un lève-personne sur rail ou un fauteuil élévateur pour monter un escalier. En 2012-2013, 1 347 ménages québécois ont reçu en moyenne 15 400 $ chacun pour adapter leur logement.

    Si vous avez besoin, par exemple, d’orthèses, de prothèses ou d’aides à la marche (canne, marchette), vous pouvez profiter du programme d’appareils suppléants à une déficience physique. Il vous suffit de présenter votre ordonnance médicale à votre CLSC, à un laboratoire privé autorisé par le ministère ou à un établissement de réadaptation. Si vous détenez une assurance privée, vérifiez si elle rembourse une partie des coûts.

  • 20-07-2014 Maintien à domicile : votre CLSC peut vous aider

    Catherine Crépeau - Protégez-vous

    Votre CLSC est une ressource indispensable si vous souhaitez vieillir à la maison. Vous pouvez y obtenir des soins infirmiers, ainsi que de l’aide pour vous nourrir, vous déplacer ou prendre votre bain.

    Soins infirmiers
    Votre CLSC devrait vous fournir les services à domicile dont vous avez besoin, jusqu’à concurrence de ce qu’ils coûteraient dans un centre d’hébergement public. Ainsi, vous pourriez bénéficier de la visite d’une infirmière, d’une nutritionniste ou d’un ergothérapeute, selon ce que votre état exige. La visite d’évaluation devrait être faite dans les 30 jours suivant votre demande, ou avant si la situation est urgente, souligne Sylvain Gagnon, sous-ministre associé à la Direction générale des services sociaux du ministère de la Santé et des Services sociaux.

    Malheureusement, il n’est pas dit que vous recevrez toutes les heures de services auxquelles vous avez droit, en raison du manque de ressources humaines et financières. Si M. Gagnon assure que les besoins en soins infirmiers sont généralement comblés, sans période d’attente, vous pourriez patienter des mois, voire des années, avant d’obtenir des services spécialisés. Par exemple, le Vérificateur général relevait, dans son rapport 2013-2014, une attente moyenne de 896 jours pour voir un ergothérapeute au CSSS du Sud de Lanaudière.

    Services d’assistance personnelle
    Les CLSC offrent aussi des services pour l’hygiène corporelle, l’aide pour se lever et se mettre au lit, s’habiller ou se nourrir. À ce chapitre, la plupart des CLSC limitent le nombre d’heures qu’ils accordent à chaque patient, peu importe les besoins établis, déplore le Protecteur du citoyen. Votre CLSC devrait cependant vous orienter vers des entreprises d’économie sociale, pour vous permettre de combler les heures manquantes. « Le CLSC peut confier les activités de la vie quotidienne à des partenaires, mais personne ne devrait avoir à les défrayer », assure-t-on au ministère.

    Aide domestique
    Les CLSC n’ont pas les moyens d’offrir des services d’aide domestique comme l’entretien ménager, la préparation des repas ou l’accompagnement à des rendez-vous. Ils vous dirigeront vers des organismes communautaires ou des entreprises d’économie sociale qui proposent ce genre de services, à des coûts variés. Vous pourriez cependant bénéficier du Programme d’exonération financière pour les services d’aide domestique (PEFSAD) qui offre une aide de 4 à 13 $ l’heure de service, établie selon vos revenus. Si vous avez 70 ans ou plus, vous avez aussi droit à un crédit d'impôt, qui sera de 32 % en 2014, pour les dépenses liées aux services d'aide domestique et aux soins de santé spécialisés.

  • 17-07-2014 Daniel Pinard et les vieillards

    Mathieu Bock-Côté - Journal de Montréal

    Daniel Pinard est un homme drôle, raffiné, cultivé. Mais l'autre soir, sur le plateau de Christiane Charrette, au 125, Marie-Anne, il a dit une grosse sottise. Selon lui, les gens de plus de 70 ans devraient perdre leur droit de vote. Car de quels droits des vieillards pourraient-ils dicter aux jeunes dans quelle société ils vivront? Pourquoi ne pas les retirer du jeu électoral?

    Évidemment, c'était une boutade. On n'y porterait pas attention si elle n'était toutefois l'écho d'une conviction répandue: les aînés sont un poids pour la société. Ils sont inadaptés au nouveau monde. Ils devraient l'admettre et se coucher devant des jeunes infiniment plus savants, compétents, intelligents et énergiques.

    Cette vision témoigne du préjugé négatif qui frappe les aînés. Et inversement, des lunettes roses avec lesquelles on regarde les jeunes. On l'a senti l'automne dernier lors du débat sur la charte des valeurs. On ne cessait de rappeler la division entre les jeunes, qui y étaient défavorables, et les autres, qui l'endossaient globalement. Comme s'il suffisait de demander à quelqu'un sa date de naissance pour savoir s'il avait tort ou raison.

    Combien de fois ai-je entendu un «vieux» me dire qu'il aimerait bien parler publiquement mais qu'il ne s'en sentait plus le droit? Il craignait l'opprobre. Comme s'il risquait à tout moment un vieux: «Papy, tais-toi! On t'aime bien, mais retourne à l'hospice sucer tes "papermans" et mourir en paix. Si tu te tiens tranquille, on ira te voir une fois l'an.» Le mépris des aînés est le signe d'une société barbare. Non pas qu'il faille idolâtrer les rides. Mais justement, en se détachant de la frénésie du jeune âge qui veut tout bouleverser, ils font entendre une autre voix dans la cité. N'est-ce pas le privilège des vieilles années que de prendre le rythme de l'essentiel? Tous les âges de la vie devraient se faire entendre.

    Expérience accumulée
    On s'imagine que la tradition est un ensemble de coutumes pleines de poussière et sentant la vieille chaussette. C'est faux. C'est aussi une expérience accumulée et un savoir recueilli au fil des générations. C'est ce qui empêche l'humanité de toujours recommencer à zéro. Mais qui la transmettra si les aînés y renoncent?

    On le voit à l'école. Un professeur ne se croit plus en droit de dire: en lisant Dostoïevski, ou en apprenant l'histoire, vous n'atteindrez pas seulement les objectifs scolaires. Vous aurez une vie plus riche et plus heureuse. De même, bien des parents renoncent à leur autorité pour devenir amis de leurs enfants. Ces derniers payeront le prix de cette erreur.

    Jaime Semprun disait: «Il ne s'agit plus seulement de savoir quel monde nous laisserons à nos enfants. Mais à quels enfants laisserons-nous notre monde?» Plutôt que de tomber gaga devant les jeunes, je souhaiterais nos vieux un peu plus confiants et attachés à l'héritage qu'ils pourraient nous transmettre. Se pourrait-il que papa ou grand-papa aient encore des choses à nous dire?

  • 16-07-2014 Un silence préoccupant : La majorité des baby-boomers Canadiens n'ont pas discuté de la retraite avec leur conjoint

    Source : RBC

    Plus des deux tiers (68 %) des Canadiens âgés de 50 ans ou plus et qui ne sont pas encore retraités n'ont pas discuté avec leur conjoint de leurs aspirations pour cette étape de leur vie, selon les conclusions du Sondage annuel RBC sur les mythes et les réalités de la retraite.

    Voici trois des sujets que ces Canadiens hésitent le plus à aborder avec leur conjoint :

    • ce qu'ils feront si l'un d'eux a des problèmes de santé (86 %) ;
    • ce qu'ils feront si l'un d'eux décède prématurément (81 %) ;
    • les activités qu'ils pratiqueront à la retraite (65 %).

    « Souvent, les couples discutent davantage de ce qu'ils feront pendant leurs vacances d'été ou d'hiver que de leurs aspirations communes pour la retraite, a souligné Bill Hill, expert-conseil national en planification de la retraite, RBC. Pourtant, il est essentiel, pour les couples âgés de 50 ans ou plus, de discuter du style de vie qu'ils espèrent mener lorsqu'ils ne seront plus au travail à temps plein. C'est maintenant qu'ils doivent faire tout ce qui est possible pour assurer une retraite agréable aux deux conjoints. »

    Selon le sondage RBC, seulement 36 % des couples à l'approche de la retraite ont discuté du financement de celle-ci, et de l'endroit où ils demeureront lorsqu'ils la prendront. Le sondage indique également que les hommes et les femmes ont des attentes très différentes en ce qui a trait aux activités qu'ils pratiqueront à la retraite.

    Cinquante-sept pour cent des hommes prévoient passer plus de temps avec leur partenaire, tandis que cette proportion n'est que de 52 % chez les femmes. Les femmes, beaucoup plus que les hommes, se disent intéressées à passer davantage de temps avec leur famille (53 % par rapport à 37 %), avec des amis (51 % par rapport à 36 %) ou à faire du bénévolat (63 % par rapport à 50 %).

    « Compte tenu des différences d'opinion qu'expriment les hommes et les femmes à ce sujet, il est primordial qu'ils discutent ensemble de la retraite, a ajouté M. Hill. Nous avons constaté que nos clients qui à cette fin rencontrent en couple un planificateur financier ouvrent la porte à des discussions très fructueuses. Explorer les possibilités facilite la planification d'une retraite satisfaisante pour les deux partenaires. »

    Les conseils et ressources de RBC en matière de planification financière
    Votre avenir à définir est l'approche exclusive de RBC pour aider les Canadiens à établir, à planifier et à atteindre leurs objectifs de retraite. Les Canadiens peuvent utiliser cette approche, conçue par RBC Planification financière, pour établir une stratégie financière qui leur permettra de préparer une retraite conforme à leurs priorités : famille, santé, foyer, mode de vie, travail et entreprise, épanouissement personnel et patrimoine. Pour en savoir plus sur ce que RBC peut faire pour vous aider à établir une stratégie pour l'avenir, veuillez consulter le site rbcbanqueroyale.com/repenser/ ou composer le 1 866 783-6024 (sans frais). Ils peuvent aussi consulter Services financiers et soins aux aînés, un centre-ressource en ligne offrant des renseignements détaillés en matière de soins afin d'appuyer la planification d'une retraite réussie. Le Centre d'expertise RBC peut répondre aux questions des gens qui souhaitent bénéficier de meilleurs services bancaires courants, protéger ce qui compte pour eux, épargner et investir, emprunter en toute confiance ou prendre leurs affaires en main. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site centredexpertiserbc.com.

    À propos de la cinquième édition annuelle du Sondage RBC sur les mythes et les réalités de la retraite (2014)
    Ce sondage annuel examine les attentes et les expériences des Canadiens en ce qui a trait à la retraite. Il a été mené du mars 3-18, 2014 au moyen d'entrevues en ligne, par l'intermédiaire du panel en ligne national d'Ipsos Reid, auprès de 3 871 Canadiens de 50 ans ou plus dont le ménage dispose d'actifs d'au moins 100 000 $. Un échantillon aléatoire non pondéré de cette taille avec un taux de réponse de 100 % aurait une marge d'erreur de ± 1 %, 19 fois sur 20, par rapport au résultat que l'on aurait obtenu si l'ensemble de la population adulte canadienne avait été consultée. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d'autres types d'erreurs, notamment l'erreur de couverture et l'erreur de mesure.

  • 15-07-2014 Alzheimer : une découverte québécoise crée de l’espoir

    Mélanie Loisel - Le Devoir

    Des chercheurs québécois viennent de faire une découverte majeure qui pourrait révolutionner la lutte contre l’alzheimer. L’équipe du Dr Judes Poirier, de l’Institut Douglas à Montréal, a découvert qu’un gène protecteur pourrait retarder de cinq ans le développement de cette terrible maladie dégénérative du cerveau. En l’espace d’une génération, il serait ainsi possible d’éliminer à l’aide d’un médicament 50 % des cas d’alzheimer sur la planète. Et la bonne nouvelle, c’est que ce remède « miracle » existe peut-être déjà.

    Lors d’un entretien accordé au Devoir à la veille de s’envoler au Congrès international sur l’alzheimer à Copenhague, le Dr Poirier était très heureux de révéler au grand jour les résultats de ses recherches, qui sont publiés, ce mardi, dans le Molecular Psychiatric Journal. Après avoir analysé 800 cerveaux de Québécois, tous descendants des fondateurs venus d’Europe depuis 300 ans, l’équipe du Dr Poirier a constaté que la présence du gène appelé « HMG CoA réductase » réduisait les risques d’être atteint d’alzheimer de 30 % chez les hommes et de 50 % chez les femmes. « C’est un gène qu’on connaît déjà très bien dans les maladies cardiovasculaires. Il sert principalement à fabriquer le cholestérol et c’est une variante naturelle qui existe déjà chez environ 25 % des Québécois », note le Dr Poirier.

    En fait, les chercheurs ont remarqué que la présence de ce gène permettait de reporter de quatre à cinq ans le développement de la maladie. « Cinq ans, ce n’est peut-être pas impressionnant, mais comme l’alzheimer est une maladie de personnes âgées, on arriverait à éliminer la moitié des cas d’alzheimer au monde si on avait des médicaments qui permettaient de repousser de 4 à 5 ans la maladie. Et si un médicament pouvait reporter de 10 ans la maladie, on a calculé qu’il y aurait 95 % moins de cas d’alzheimer en une génération », explique-t-il.

    Depuis 20 ans, les recherches pour trouver un médicament ont toutefois été infructueuses jusqu’à présent. Cent six médicaments différents ont été examinés, dont la plupart visaient à ralentir la maladie ou encore à stimuler la mémoire. Des vaccins ont aussi été testés, mais deux d’entre eux ont même rendu les gens plus malades. « Ce qui est fascinant, cette fois-ci, c’est que les chercheurs en cardiovasculaire ont déjà utilisé le HMG CoA réductase. Ils ont fait fabriquer des médicaments qu’on appelle les statines, qui sont des inhibiteurs chimiques du fonctionnement de ce gène. Ils ont remarqué chez ceux qui prenaient ces médicaments contre le cholestérol qu’il y avait aussi un effet protecteur dans le cas de l’alzheimer », raconte le Dr Poirier.

    En effet, les chercheurs en cardiologie ont remarqué que les nouvelles statines (le lipitor, le crestor) n’avaient aucun effet sur les gens atteints d’alzheimer, mais que les anciennes statines (le zocar, le pravacor) sont beaucoup plus efficaces. « Si c’est comme je le pense, il y a sûrement un des vieux médicaments utilisés pour réduire le cholestérol qui est déjà prêt », avance le Dr Poirier, qui reconnaît qu’il faudra encore prouver que ces médicaments contre le cholestérol sont réellement efficaces pour contrer l’alzheimer.

    Aide gouvernementale nécessaire
    Le gouvernement canadien exige deux études indépendantes menées sur des humains avant d’approuver l’utilisation d’un médicament pour toute maladie. Ces études coûtent en moyenne 20 millions de dollars. « Les pharmaceutiques ne voudront pas les faire, parce que les anciennes molécules ne sont plus brevetées et qu’elles n’auront pas d’intérêt financier. Ça va donc être au gouvernement de le faire »,mentionne le Dr Poirier, qui croit que l’Europe, les États-Unis et le Canada pourraient s’unir. Comme l’alzheimer coûte environ 604 milliards de dollars par année à l’échelle mondiale, les chercheurs ont bon espoir de convaincre les gouvernements de collaborer. Au Québec seulement, 2,5 milliards de dollars sont dépensés chaque année en soins directs et indirects pour aider entre 120 000 et 130 000 personnes atteintes de la maladie.

    Dès l’automne, l’équipe du Dr Poirier prévoit donc mener une étude avec des proches de personnes atteintes pour tester un de ces anciens médicaments contre le cholestérol. Certains participants recevront le médicament et les autres, un placebo. « On va pouvoir suivre l’évolution de leur état dans le temps dans les années qui précèdent théoriquement l’arrivée de la maladie », mentionne le Dr Poirier, qui ajoute que la prévention est primordiale pour réduire le nombre de cas. Ces dernières années, les médecins ont constaté que les médicaments avaient peu d’effet chez leurs patients déjà atteints vu que 75 à 80 % des cellules de leur cerveau sont déjà mortes. Pour empêcher le développement de la maladie, l’idéal serait d’administrer un médicament une décennie avant l’apparition des premiers symptômes. Et il est bien facile de repérer ceux qui sont susceptibles de perdre la mémoire. En 1993, l’équipe du Dr Poirier avait découvert que les porteurs du gène APOE4 risquent d’être affectés par la maladie. Ce gène demeure à ce jour le plus important facteur de risque lié à l’alzheimer.

  • 15-07-2014 La vérité sur les dépenses en santé

    Alexis Gagné - L’Actualité 3

    Avec les primes d’Yves Bolduc et la fermeture de Rockland MD, pas de doute : les dépenses en santé sont d’actualité !

    J’en profiterai donc pour vous présenter ici l’un des 27 indicateurs qui forme l’indice québécois d’équité entre les générations : le pourcentage des dépenses consolidées provinciales allant à la santé.

    Cet indicateur permet de mettre en perspective ces enjeux d’actualité.

    La première chose que ces beaux chiffres nous montrent sera probablement surprenante pour plusieurs : le pourcentage des dépenses consolidées du gouvernement du Québec destinées à la santé est resté plutôt stable durant les 35 dernières années.

    En effet, celui-ci est passé de 28,8 % à 31,7 % entre 1976 et 2013.

    D’aucuns seront aussi surpris de ces chiffres (aux alentours de 30 % des dépenses), étant donné que plusieurs commentateurs ont récemment parlé de 40 % — et même plus.

    Ainsi, est-ce moi qui ai raison avec mes chiffres, alors que les autres seraient «dans le champ» ? Non !

    Grâce à la merveille que constitue la comptabilité gouvernementale, nous pouvons tous avoir raison. J’ai simplement choisi un dénominateur différent, c’est-à-dire les dépenses consolidées, plutôt que les dépenses de programmes et les dépenses budgétaires.

    En y allant avec l’explication la plus simple — car avec la comptabilité du gouvernement, on pourrait en avoir pour très longtemps… —, les dépenses de programmes incluent seulement les dépenses des ministères ; les dépenses budgétaires comprennent les dépenses des ministères et le service de la dette ; puis, les dépenses consolidées regroupent aussi les organismes autres que budgétaires, ainsi que les fonds spéciaux.

    Par exemple, pour l’année financière 2012-2013, les dépenses de programmes étaient de 62,6 milliards, les dépenses budgétaires, de 70,9 milliards, et les dépenses consolidées, de 91 milliards.

    L’écart de 20 milliards entre les dépenses budgétaires et les dépenses consolidées est la raison principale qui fait que la dette nette du Québec peut augmenter de 11 milliards au cours d’une année où le déficit n’est que de 1 milliard, comme il l’est prévu dans le premier budget Leitao de 2014-2015.

    Ainsi, selon les dépenses utilisées comme dénominateur, les dépenses en santé de 28,9 milliards représentaient 46 %, 40,7 % ou 31,7 % des dépenses en 2012-2013.

    Pour l’indice d’équité intergénérationnelle, nous voulions prendre le pourcentage des dépenses du gouvernement qui allaient à l’éducation, à la santé, aux services de garde et au service de la dette pour voir si les ressources étaient distribuées de manière équitable. Nous avons donc choisi d’inclure toutes les dépenses.

    Le véritable enjeu
    J’explique tout cela pour éviter toute confusion et parce que je pense qu’il est important de bien comprendre nos finances publiques, mais bien honnêtement, ce choix entre les différents types de dépenses est peu important.

    La réalité est que la teneur des dépenses allant à la santé aujourd’hui n’est pas l’enjeu premier. Le principal enjeu est plutôt le pourcentage des dépenses qui seront destinées à ce secteur dans cinq ans, dans 10 ans, dans 15 ans.

    À cet effet, la plupart des chercheurs sont d’accord qu’il existe un problème majeur. L’étude récente la plus intéressante sur le sujet est celle de Clavet, Duclos, Fortin, Marchand et Michaud, publiée en décembre dernier.

    Clavet et al. ont utilisé un modèle de microsimulation dynamique pour évaluer, selon certaines hypothèses, l’importance que prendront les dépenses en santé en 2030. Résultat : ils ont trouvé que les dépenses en santé passeront de 42,9 % des dépenses du gouvernement à 68,9 % entre 2013 et 2030, ou de 8,4 % à 13,5 % du PIB. Des chiffres qui ne sont évidemment pas soutenables.

    Mais ce qui est fascinant, c’est que cette hausse fulgurante de la part des dépenses en santé n’est pas majoritairement due au vieillissement de la population. En effet, Clavet et ses collègues affirment que seulement un peu plus d’un tiers de la hausse des dépenses en santé proviendra des effets de ce vieillissement et que le reste résultera de la croissance des coûts structurels des soins de santé.

    Les personnes plus âgées coûtent plus cher à servir — un trentenaire coûte en moyenne un peu moins de 2 000 dollars au gouvernement du Québec en soins de santé, alors que quelqu’un qui est âgé de 80 à 84 ans «vaut» environ 15 000 dollars —, mais c’est tout de même la croissance des coûts structurels qui sera la plus grande source des hausses de coûts.

    Cela nous ramène enfin à Yves Bolduc, à Gaétan Barrette, aux primes versées aux docteurs et à Rockland MD.

    Ces coûts structurels représentent ceux des salaires des médecins et des infirmières, des machines IRM, des médicaments, etc. Ils peuvent augmenter pour plusieurs raisons : par exemple, la hausse de la prévalence des maladies chroniques a récemment coûté très cher. Certains nouveaux médicaments, notamment ceux contre le cancer, sont aussi extrêmement onéreux.

    Mais ce sont les salaires, comme pour le reste des dépenses du gouvernement, qui prennent la plus grande part des coûts structurels en santé. La croissance des salaires a été à risque d’être la source première de la croissance de ces coûts.

    Il n’y a pas de doute que ces salaires doivent augmenter chaque année, mais de combien ? Devraient-ils augmenter simplement en fonction du coût de la vie, pour ainsi rester stables en termes réels ? Ou devraient-ils augmenter au même rythme que les salaires des autres professions, demeurant ainsi stables relativement aux salaires du reste de la population ? Ou, finalement, devraient-ils croître au même rythme que les revenus consolidés du gouvernement du Québec, afin de rester en équilibre relativement à la capacité de payer des Québécois ?

    C’est une question difficile à laquelle Gaétan Barrette devra répondre bientôt, mais une chose est sûre : nous ne pouvons continuer dans la direction actuelle. Entre 2003 et 2013, le revenu moyen des médecins a augmenté de 103 %, tandis que le PIB du Québec a augmenté d’un peu moins de 16 % !

    Dans un sens, c’est assez simple, et même arithmétique : si les coûts en santé continuent d’augmenter plus vite que le PIB — que la capacité de les payer, donc —, nos finances publiques frapperont éventuellement un mur… et ce sont surtout les générations futures qui écoperont.

  • 11-07-2014 Une consultation en ligne pour lutter contre l’intimidation

    Baptiste Zapirain - Le Journal de Montréal

    Les Québécois pourront donner leur vision de la lutte contre l’intimidation dans un sondage lancé sur internet par le gouvernement.

    La consultation a été lancée hier matin (www.intimidation.gouv.qc.ca). Elle invite les Québécois non pas à témoigner, mais à répondre à diverses questions sous forme de sondage.

    Par exemple, devant une phrase telle que: «Il est facile de reconnaître une situation ou un geste d'intimidation», il faut cocher une réponse allant de «entièrement d’accord» à «entièrement en désaccord».

    «Cela reste entièrement anonyme. On donne notre âge, mais on ne dit pas qui on est, et on ne donne pas de témoignages personnels», a précisé Francine Charbonneau, ministre responsable de la Lutte contre l’intimidation, pour rassurer ceux qui craignent de voir leur cas exposé au grand jour.

    Cette initiative est soutenue à l’unisson par l’ensemble des partis politiques présents à l’Assemblée.

    « On a manqué quelque chose »
    Les cas d’intimidation, qu’ils fassent des victimes chez les jeunes, les aînés, dans le milieu professionnel ou encore dans la vie conjugale, font régulièrement les manchettes des médias.

    Interrogée sur ce qu’un tel sondage pourrait apporter de plus, la députée solidaire de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, a répondu qu’«il y a forcément quelque chose qu’on a manqué, puisque le problème est toujours là».

    Mathieu Traversy, député péquiste de Terrebonne et porte-parole de l’opposition officielle en matière de lutte contre l’intimidation, s’est dit spécialement préoccupé par l’intimidation en ligne.

    «C’est la plus présente chez les jeunes, et celle contre laquelle nous sommes les moins outillés».

    Pour Jasmin Roy, qui préside la fondation qui porte son nom, cette consultation est tout sauf une perte de temps.

    «C’est important de savoir ce que la population veut qu’on fasse. Est-ce qu’elle aimerait plus de publicité, qu’on insiste plus dans les écoles, auprès des personnes âgées?»

    Culture de la non-violence
    Si on peut penser que les réponses à l’intimidation ne sont pas les mêmes à l’école qu’en couple ou dans le milieu professionnel, Jasmin Roy estime qu’il y a tout de même des points communs.

    «On s’en va pour travailler sur une culture de la non-violence. La violence a beaucoup évolué, elle est sur le web, elle est verbale, au travail.»

    Le sondage sera en ligne jusqu’au 10 novembre. Le 2 octobre, le gouvernement organisera également un Forum sur la lutte contre l’intimidation.

    «J’espère que tout cela débouchera sur un plan d’action concret», déclare Jasmin Roy. «Cela fera une société plus en santé, plus performante et plus heureuse. Ça vaut le coup qu’on s’y attarde.»

  • 10-07-2014 L’âgisme au Québec : inacceptable

    Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ s’insurge contre les propos tenus hier par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, demandant au père de l’assurance maladie, Claude Castonguay, de prendre sa retraite. L’organisme, qui représente 315 000 personnes de 50 ans et plus au Québec, considère que le ministre a nettement fait preuve d’âgisme et lui demande de retirer ses paroles par respect pour tous les aînés.

    « Il est inacceptable qu’en 2014, il y ait encore ce genre de propos et pire encore qu’ils viennent du ministre de la Santé. Le gouvernement doit donner l’exemple et non entretenir des préjugés sur les aînés comme l’a fait hier le ministre Barrette. Les aînés ne sont pas des citoyens de deuxième classe, qu’on se le dise », dénonce Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ.

    Lire le communiqué

  • 10-07-2014 Ouverture officielle du 4e Festival international de pétanque de Trois-Rivières

     

    Source : Réseau FADOQ

     

     

     

    C’est au milieu des 50 terrains déàgrouillants d’activitédu Parc des Ormeaux (secteur Cap-de-la-Madeleine) qu’aura lieu l’ouverture officielle du 4e Festival international de pétanque de Trois-Rivières, le lundi 14 juillet, à 11 heures.

    Prendront la parole lors du lancer protocolaire : Pierre-Michel Auger, député provincial de Champlain, Robert Aubin, député fédéral de Trois-Rivières, Maurice Dupont, président du RéseauFADOQ et Paul Blanchette, du comité organisateur.

     

    Du 11 au 20 juillet, 2500 joueurs d’Europe, des Éats-Unis, du Canada et du Québec sont attendus àce Festival qui regroupe des joueurs de péanque de tous les niveaux, beau temps, mauvais temps. Plus de 10 000 $ seront remis en bourses au cours de l’événement.

    Lire le communiqué

  • 02-07-2014 Une ligne 24 heures sur 24 pour les animaux mais pas pour les aînés

    Johanne Roy, Journal de Québec

    Le gouvernement québécois met en place une ligne téléphonique sans frais accessible 24 heures sur 24 pour les animaux, alors que la ligne Aide Abus Aînés ne peut être jointe qu’entre 8 h et 20 h, dénonce le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU).

    «Tante Alice doit choisir ses heures pour demander de l’aide à la ligne Aide Abus Aînés, mais elle peut dénoncer à toute heure du jour ou de la nuit la maltraitance dont est victime la chèvre de M. Séguin», s’insurge le directeur général du RPCU, Pierre Blain.

    Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), Pierre Paradis, a annoncé, lundi, la création de la ligne 1 844 ANIMAUX, qui permet de communiquer en tout temps directement avec les représentants du MAPAQ, afin de signaler une situation susceptible de mettre en danger la santé et la sécurité d’un animal.

    Cette triste ironie rappelle l’importance d’un accès permanent à des services de soutien pour les aînés vulnérables et les jeunes victimes d’intimidation, affirme M. Blain, soulignant au passage que la ligne Gai Écoute est uniquement accessible de 8 h à minuit.

    Priorités gouvernementales

    «Sans rien enlever à l’enjeu du bien-être animal, nous estimons que les aînés vulnérables et les jeunes victimes d’intimidation doivent faire partie des priorités gouvernementales. Nous recommandons au Forum sur la lutte contre l’intimidation d’accorder le financement nécessaire aux lignes d’écoute téléphonique qui viennent en aide à la population, afin d’étendre les heures de service 24 heures sur 24», exhorte M. Blain.

    Il fait en outre remarquer que ces services d’aide ont une incidence réelle sur la santé physique, la santé mentale et la vie des personnes en difficulté. Ils sont parfois leur seul recours et même le dernier recours dans certains cas.

  • 30-06-2014 Jamais trop tard

    Ariane Krol, La Presse

    Bonne nouvelle, les années d'études peuvent retarder l'apparition de troubles cognitifs durant la vieillesse. Meilleure nouvelle encore: exercer un travail suffisamment complexe - ou se livrer à des activités stimulantes à un âge plus avancé - peut compenser une scolarisation moins élevée, montre une recherche menée à la célèbre Clinique Mayo.

    Près de 2000 résidants du Minnesota âgés de 70 à 89 ans ont participé à l'étude publiée la semaine dernière dans la revue scientifique JAMA Neurology. Aucun ne souffrait de démence, mais un peu plus du quart étaient porteurs du gène apo E4, qui augmente le risque d'être atteint de la maladie d'Alzheimer. Les résultats sont particulièrement frappants chez ces derniers. Maintenir un niveau de stimulation intellectuelle élevé tout au long de leur vie pourrait retarder l'apparition des troubles cognitifs de près de neuf ans, constatent les auteurs.

    Les chercheurs ont pris deux mesures de la stimulation intellectuelle. La première est une combinaison du niveau de scolarité et de l'occupation principale à l'âge adulte. La seconde tient compte des activités cognitives de 50 à 65 ans et dans les 12 mois précédents. Ils ont ensuite évalué la performance cognitive avec une batterie de neuf tests.

    Les résultats concordent avec ceux d'autres études montrant que l'éducation, le travail et les activités stimulantes peuvent exercer un effet protecteur contre le déclin des facultés cognitives et l'alzheimer. Toutefois, les distinctions et comparaisons entre les années de formation-travail et les activités à un âge plus avancé ajoutent un éclairage particulièrement intéressant.

    L'impact positif d'un diplôme avancé (quatre ans d'études postsecondaires ou plus) est un argument supplémentaire en faveur de l'éducation. Par contre, l'éducation et l'occupation principale ayant le même poids dans la première mesure, un individu ayant seulement terminé son secondaire (niveau de scolarité moyen) mais occupant une profession spécialisée (niveau d'occupation élevé) est considéré comme ayant un degré d'activité intellectuelle relativement élevé. De même, un entrepreneur qui mène plusieurs tâches de front aura une note moyenne-élevée à la composante occupation, peu importe le temps passé sur les bancs d'école.

    Les activités auxquelles une personne s'adonne à un âge avancé ont en général moins d'impact. Cependant, les personnes ayant un faible niveau de scolarité ou d'emploi en tirent de plus grands bénéfices, montre l'étude. Chez les porteurs du gène apo E4 qui s'y adonnent au moins trois fois par semaine, ces activités pourraient retarder l'apparition des troubles cognitifs de plus de trois ans. Pour le reste de la population, l'effet protecteur serait de plus de sept ans.

    Lire des livres ou des magazines, faire de la musique, de l'informatique ou des menus travaux, participer à des jeux ou à des activités artistiques ou sociales sont autant de sources de stimulation recommandées. On peut imaginer plus triste comme prescription.

  • 30-06-2014 Aide médicale à mourir: rien n’est joué

    Alain Vadeboncoeur, L’actualité

    La loi n’est pas tant un aboutissement qu’un début. Ce n’est pas demain qu’on verra les médecins pousser sur le piston de la seringue pour permettre à un patient de terminer dans la dignité une vie devenue insupportable.

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    Suite à l’adoption du projet de loi portant sur l’aide médicale à mourir, l’ex-ministre Véronique Hivon se disait heureuse du dénouement, « un résultat fort et éloquent. » Sans doute, mais les plus gros défis sont encore devant nous.

    Associée depuis le début à ce projet novateur et courageux, la députée a d’excellentes raisons de se réjouir : la qualité du projet, l’absence de politique partisane tout au long du parcours et la grande ouverture marquée par les parlementaires sont autant d’exemples de politique éclairée qu’on aimerait observer plus souvent.

    Après réflexion, j’ai moi-même appuyé le projet, vu l’importance de donner toute la place au choix du patient dans ces circonstances extrêmes. Dans le contexte bien décrit par le texte de loi, le patient devrait choisir ce qu’il advient de sa vie – et de sa mort – puis recevoir l’aide appropriée pour que ce choix se réalise.

    Mais comme l’a fait remarqué à l’ex-ministre Hivon un de mes collègues, le gériatre David Lussier, spécialiste de la prise en charge de la douleur, la loi n’est pas tant un aboutissement qu’un début. Je suis d’accord avec lui : ce n’est pas demain qu’on verra les médecins pousser sur le piston de la seringue pour permettre à un patient de terminer dans la dignité une vie devenue insupportable.

    La loi : avancées essentielles

    Bien sûr, la loi réalise des avancées importantes; mais pour chacun des gains, on ne pourra éviter les effets collatéraux. Soulignons d’abord l’importance de la proposition d’étendre l’offre en soins palliatifs, qui devront dorénavant être offerts dans tous les établissements.

    Du côté positif, la loi définit et encadre juridiquement ce qui se faisait déjà, mais de manière plus ou moins cachée; elle permettra ainsi aux médecins d’accélérer la fin de vie quand le patient juge son état insupportable et en fait la demande, dans un cadre qui met en place toutes les balises requises pour éviter les dérapages.

    Ensuite, elle donne au médecin traitant un rôle central dans cette décision conjointement établie – comme toutes les décisions médicales complexes – de mettre fin aux jours en cas de souffrance insupportable, ce qui est très bien.

    Par ailleurs, elle oblige les établissements de santé à offrir l’aide médicale à mourir, quitte à demander à un autre médecin – et sans doute à le désigner pour ce rôle – d’agir pour assurer l’accès si le médecin traitant ne souhaite pas y participer.

    Enfin, elle établit des procédures et règles de fonctionnement claires pour assurer que la décision d’aider les patients à mourir rencontre un certain nombre d’obligations, notamment que ce soit une demande libre de toute pression externe et qu’elle soit validée par un second médecin.

    Sur papier, cet encadrement et les processus décrits apparaissent bien conçus, pertinents et pétris d’humanisme. Mais dans la réalité, j’ai bien peur que ce ne soit plus complexe.

    Les médecins suivront-ils?

    Comme la plupart des gens, les médecins ne souhaitent pas contrevenir aux lois. Or, malgré les assurances données par les gouvernements successifs du Québec, la loi sur l’aide médicale à mourir entre bel et bien en contradiction avec le Code criminel canadien, même si les soins sont de juridiction provinciale.

    L’euthanasie demeure en effet un meurtre (prémédité), avec les conséquences connues : la possibilité de prison à vie. On sait que le procureur général du Québec demeure responsable de l’application de la loi et peut ou non décider d’engager des poursuites.

    Mais je crains que l’assurance qu’il n’y aura pas de poursuites ne soit pas suffisante pour rassurer les médecins. D’autant plus qu’il n’y a pas de prescription pour les actes criminels et qu’un gouvernement québécois pourrait toujours, en théorie, penser un jour autrement.

    Ce doute est renforcé par l’attitude belliqueuse des groupes sociaux minoritaires qui ont combattu l’adoption du projet et continueront de le combattre juridiquement, s’il le faut jusqu’en Cour suprême, semble-t-il. Nul doute qu’ils suivront de très près tout développement allant dans le sens d’une aide médicale à mourir et feront tout un boucan pour manifester publiquement leur désaccord, ce qui fera pression sur les pouvoirs politiques et judiciaires.

    Une pression qui trouver une oreille attentive à Ottawa, parce que visiblement, le gouvernement Harper n’entend pas laisser passer sans réagir des gestes médicaux contraires à la loi fédérale. On souligne d’ailleurs que la loi québécoise reste en contradiction avec le Code criminel. « Respecter les sanctions existantes du Code criminel » est d’ailleurs le conseil donné par le ministre Peter McKay aux médecins, ce qui n’est guère rassurant.

    Je parie que les médecins, même les mieux disposés, seront hésitants à avancer sur ce terrain miné; on ne défie pas une loi criminelle impunément et les médecins sont naturellement prudents.

    Quant aux autres partis fédéraux – sauf le Bloc québécois –, ils ont une position pour le moins mitigée, le NPD soulignant une contradiction possible entre les lois québécoises et le Code criminel et Justin Trudeau souhaitant obtenir d’abord un avis de la Cour suprême. Comme quoi le sujet est très sensible au Canada anglais, où ni les médecins ni la population ne semblent prêts à bouger aussi rapidement que le Québec dans la direction choisie.

    Je suis aussi curieux de voir la position des assureurs des médecins sur la question : appuieront-ils la pratique d’un geste condamné par le droit criminel canadien, par exemple en cas de poursuite civile? Il serait intéressant qu’ils se prononcent à ce sujet, les médecins agissant rarement contre l’avis de leur assureur.

    Même ceux qui pratiquaient de temps en temps, on s’en doute, une forme d’euthanasie à l’abri des regards pourraient se retrouver dans une position plus difficile, puisque la loi propose un encadrement qui les obligerait dorénavant à mettre de la lumière sur ces gestes médicaux.

    Il faut clarifier le contexte juridique

    L’obligation faite aux établissements de rendre disponible l’aide médicale à mourir pourrait se heurter à une résistance plus ou moins ouverte des médecins, qui craindraient de s’avancer sur ce terrain alors qu’ils seront nécessairement au cœur de ces décisions médicales.

    Le ministre de la Santé, le docteur Gaétan Barrette, qui a non seulement fait adopté le projet, mais l’avait solidement appuyé auparavant comme président de la FMSQ et compte bien le défendre bec et ongles, se veut rassurant : « Il n’y aura pas de poursuite intentée au Québec pour des gens qui pratiquent l’aide médicale à mourir ».

    Au-delà d’établir cette position de principe, le ministre devrait demander à Ottawa, voire à la Cour suprême, d’émettre une position claire sur le sujet, s’il veut que le texte législatif adopté au Québec amène des gestes concrets de ses collègues sur le terrain.

    Ni le code de déontologie du Collège des médecins ni le serment des nouveaux médecins ne proscriv