Région Rive-Sud-Suroît
Entête

Nouvelles

  • 10-05-2016 Feux à Fort McMurray : Le Réseau FADOQ pose un geste concret de solidarité

    Source : Réseau FADOQ

    Solidaire de la population de Fort McMurray et avec une pensée particulière pour les aînés de cette communauté, le Réseau FADOQ remet 2000 $ à la Société canadienne de la Croix-Rouge afin d’atténuer les impacts des feux sur les sinistrés rudement éprouvés par la catastrophe sans précédent qui sévit dans cette région de l’Alberta.

    Pour soutenir les efforts de la Société canadienne de la Croix-Rouge, vous pouvez vous aussi faire un don en cliquant ici

  • 05-05-2016 Frais accessoires : Le Réseau FADOQ exige une action immédiate et concrète pour les patients

    Source : Réseau FADOQ

    Deuxième volte-face aujourd’hui du ministre de la Santé du Québec à la suite du recours judiciaire déposé à la Cour fédérale hier par le procureur du Réseau FADOQ Me Jean-Pierre Ménard, Ad. E., avocat spécialisé dans la défense des droits des patients, pour forcer le gouvernement du Canada à faire cesser la pratique des frais accessoires. En effet, le ministre Barrette a annoncé qu’il souhaitait interdire les frais accessoires d’ici l’été dans le cadre de négociations avec les fédérations de médecins. Cette simple déclaration n’est cependant pas suffisante pour faire cesser la surfacturation actuelle des frais accessoires qui continuent à être payés par les patients du Québec.

    Lire le communiqué

     

  • 03-05-2016 Conférence de Presse : Frais accessoires

    Le Réseau FADOQ et des patients qui ont dû payer des frais accessoires illégaux déposent un recours judiciaire contre le gouvernement du Canada pour faire cesser la pratique illégale des frais accessoires. La requête a été déposée en leur nom par Me Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé dans la défense des droits des patients. Une conférence de presse, organisée par le Réseau FADOQ, a présentement lieu pour expliquer les enjeux considérables de cette démarche.

    Conférence de presse

    De gauche à droite : Dr Hugo Viens - Association médicale du Québec, Dr Brian Hutchinson - Canadian
    Doctors for Medicare, Lucie Levasseur - Syndicat canadien de la fonction publique, Danis Prud’homme -

    Réseau FADOQ, Me Jean-Pierre Ménard - Ménard, Martin avocats

    Crédit photo : Louis-Étienne Doré

  • 03-05-2016 FRAIS ACCESSOIRES - Recours judiciaire pour forcer le gouvernement fédéral à faire cesser la pratique des frais accessoires immédiatement

    Source : Réseau FADOQ

    « En ayant recours à la voie judiciaire, nous souhaitons forcer l’intervention de la ministre fédérale dans le dossier des frais accessoires au Québec, pour faire appliquer la Loi canadienne sur la santé (LCS) », clame le Réseau FADOQ, à titre de requérant, appuyé par des dizaines d’organisations de la société civile, syndicales, de patients, de médecins, etc. Une requête en mandamus a donc été déposée hier devant la Cour fédérale du Canada par Me Jean-Pierre Ménard Ad. E., avocat spécialisé dans la défense des droits des patients. Le but d’une telle requête est de forcer, par ordonnance d’un tribunal, une autorité publique (ici, la ministre de la Santé du Canada) à accomplir un devoir que la loi lui impose. Dans notre cas, la ministre a l’obligation d’empêcher la surfacturation de frais accessoires.

    Lire le communiqué

  • 14-04-2016 Dix questions pièges sur la vie en condo

    Agnès Delavault - Protégez-vous

    Assemblée annuelle, frais de condo, rénovations, droit de vote lors des assemblées… La vie en condo n’a pas de secrets pour vous? Prouvez-le en répondant à ce quiz!

    1. Vous êtes locataire et vous souhaitez acheter un condo. Pour connaître votre capacité de payer, il suffit de faire le calcul en vous basant sur le montant de votre loyer mensuel.

    C'est faux. Il ne suffit pas de prendre en compte le montant de votre loyer pour évaluer votre capacité de payer. Vos futurs frais de logement comprendront le remboursement du prêt hypothécaire, les frais de condo, les taxes foncières et l’assurance.

    2. La déclaration de copropriété est un contrat.

    C'est vrai. La déclaration de copropriété est un contrat qui lie tous les copropriétaires. On y trouve entre autres les conditions d’utilisation des parties communes et des condos, ainsi que les droits et obligations des copropriétaires.

    3. Lorsqu’on vit dans une petite copropriété où tout le monde s’entend bien, il n’est pas obligatoire de tenir une assemblée générale annuelle.

    C'est faux. L’obligation de tenir une assemblée générale annuelle vaut pour toutes les copropriétés, petites ou grandes. C’est à ce moment que sont discutés et votés le budget, les frais de condo, les travaux d’entretien, etc.

    4. En copropriété, il est interdit d’utiliser un barbecue sur son balcon.

    C'est vrai et faux. Tout dépend du règlement de l’immeuble inclus dans la déclaration de copropriété. Certaines copropriétés autorisent les barbecues, d’autres non. C’est pourquoi il est important de bien consulter la déclaration de copropriété avant de faire l’acquisition d’un condo.

    5. Lors de l’assemblée générale, chaque copropriétaire dispose du même nombre de voix.

    C'est faux. En copropriété, le principe d’une personne un vote ne s’applique pas. Chaque copropriétaire détient un nombre de voix proportionnel à la valeur relative de sa fraction et à sa quote-part des parties communes. Le nombre de voix tient donc compte du logement et des parties communes conformément à ce qui est indiqué dans l’acte constitutif de la déclaration de copropriété.

    6. Un copropriétaire peut perdre son droit de vote s’il ne paie pas ses frais de condo depuis deux mois.

    C'est faux. La perte automatique du droit de vote est un outil mis à la disposition du syndicat de copropriété pour sanctionner un copropriétaire qui ne paie pas ses frais de condo depuis plus de trois mois.

    7. Des frais de condo bas signifient que la copropriété est bien gérée et sont un avantage indéniable pour de futurs acheteurs.

    C'est faux. Généralement, des frais de condo bas signifient que les réserves du fonds de prévoyance sont maigres. En cas de travaux importants à réaliser, les copropriétaires risquent de faire face à des cotisations surprises qu’ils n’auront peut-être pas les moyens de payer. Avant d’acheter un condo, il est essentiel de consulter l’étude du fonds de prévoyance et le plan de financement qui en découle. Vous ne voulez pas payer pour des travaux découlant d’une usure antérieure à votre arrivée et voir le vendeur s’en tirer avantageusement en ayant payé des frais de condos peu élevés.

    8. À l’intérieur de votre logement (partie privative), vous pouvez faire les rénovations que vous souhaitez sans consulter les autres copropriétaires.

    Vrai et faux. Tout dépend de la nature des travaux. Si les travaux que vous envisagez risquent d’avoir un impact sur les droits des autres copropriétaires, ils doivent être approuvés par l’assemblée générale des copropriétaires. Par exemple, si vous décidez d’abattre un mur pour agrandir une pièce, il est possible que la cloison en question soit un mur porteur. Sa modification pourrait affecter l’ensemble du bâtiment. En revanche, si vous décidez de changer vos armoires de cuisine, vous devriez pouvoir le faire sans demander l’autorisation des autres copropriétaires.

    9. Comme l’ensemble de la copropriété est protégé par une couverture d’assurance qui intègre les parties communes et les parties privatives, les copropriétaires ne sont pas obligés d’avoir une assurance habitation personnelle.

    C'est faux. Les copropriétaires doivent se protéger contre les risques affectant leurs biens et leur responsabilité civile. Si un copropriétaire est responsable d’un sinistre, le syndicat et les autres copropriétaires ayant subi des dommages pourront lui réclamer une indemnisation. D’où l’importance d’avoir une assurance.

    10. Si vous n’êtes pas présent lors de l’assemblée générale, vous n’avez pas le droit de prendre part au vote des questions inscrites à l’ordre du jour.

    C'est faux. La procuration vous permet de vous faire représenter par un mandataire si vous ne pouvez pas assister à l’assemblée générale des copropriétaires. Vous pouvez nommer qui vous voulez comme mandataire, à condition que cette personne soit majeure.

  • 14-04-2016 Barrette s'engage à investir dans les soins à domicile... un jour

    Élisabeth Fleury - Le Soleil

    Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, convient que Québec doit en faire plus en matière de soins à domicile et assure que «si des marges [budgétaires] se dégagent, elles iront spécifiquement dans la prise en charge des personnes âgées».

    «Ce que les oppositions veulent, c'est créer des situations déficitaires. Elles n'ont aucun intérêt à être rationnelles, nous, on l'est», a déclaré le ministre Barrette en mêlée de presse, mercredi, avant de convenir qu'il fallait effectivement en faire plus pour les soins à domicile, «ça, il n'y a aucun doute là-dessus».

    «Mais est-ce qu'il y a quelqu'un qui pense que de la poudre de perlimpinpin, ça paie des employés? Il faut payer les gens et avoir les moyens de les payer, et ça, ça passe par l'équilibre budgétaire», a martelé le ministre de la Santé, accusant son prédécesseur péquiste, Réjean Hébert, d'avoir «fait des accroires du père Noël» en mettant sur la table «un projet [le livre blanc sur l'assurance autonomie] non financé».

    Mercredi, le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) ont réagi à la sortie de la FADOQ, de la Fédération interprofessionnelle de la santé, du Conseil pour la protection des malades, du Regroupement des aidants naturels et de l'avocat spécialisé en santé Jean-Pierre Ménard démontrant les lacunes dans l'accès aux soins à domicile pour les aînés.

    «Les services publics ne sont pas en mesure de fournir l'entièreté de ces soins dans les délais prescrits, ce qui crée des listes d'attente et des bris de service. Les aînés n'ont d'autre choix que de se procurer ces services essentiels à leur maintien à domicile au privé», résument les organismes dans un communiqué. Selon leur enquête, environ 16 500 personnes âgées seraient en attente de soins à domicile, et le temps d'attente serait de 6 à 12 mois.

    En point de presse, le PQ a rappelé que l'investissement de 60 millions $ annoncé cette année par le ministre de la Santé était «bien en deçà» de la promesse électorale des libéraux, qui s'étaient engagés pour 150 millions $ par année pendant cinq ans. «Le 60 millions $, ça correspond déjà à 390 millions $ de retard qui n'est pas là», a calculé la députée Diane Lamarre, porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé.

    «C'est un mauvais calcul de la part du ministre, parce qu'il y a des économies à faire si on déploie adéquatement les soins à domicile», a ajouté Mme Lamarre, soulignant que les patients qui ne reçoivent pas chez eux les soins requis par leur condition risquent d'aboutir à l'urgence (et donc de coûter plus cher au système de santé).

    Le porte-parole de la CAQ en matière de santé, François Paradis, estime lui aussi qu'il faut investir «massivement» dans les soins à domicile. «Il y a des solutions. Avec la désincorporation des médecins, on peut aller chercher facilement 150 millions au fédéral et au provincial qui pourraient être injectés directement dans les soins à domicile», a réitéré le député de Lévis.

     

  • 13-04-2016 Soins à domicile : Demandez et vous recevrez peu…ou pas !

     Source : Réseau FADOQ

    Le Réseau FADOQ, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, le Conseil pour la protection des malades (CPM), le Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ) et Me Jean-Pierre Ménard démontrent l’impact des lacunes d’accès aux soins à domicile pour les aînés à partir d’un portrait type d’une personne dont l’état requiert des soins. Le premier portrait concerne une personne de 78 ans présentant une perte d’autonomie légère (profil 3 selon le Système de mesure de l’autonomie fonctionnelle (ISO-SMAF)). Nous avons ensuite analysé les besoins d’une personne de 85 ans ayant un profil plus lourd et présentant des pertes cognitives (profil 8). À titre d'exemple, les personnes admises en CHSLD ont généralement un profil ISO-SMAF de 11 ou plus.

    Quelques données
    Le portrait de notre dame dont les besoins sont évalués en fonction du profil 3 nécessite 10 heures d’aides à la vie domestique (AVD) et 12 à la vie quotidienne (AVQ) par mois. N’étant pas admissible à l’aide provenant des services publics, elle doit combler en achetant ses services auprès d’organisations privées et subventionnées. En ce qui concerne le portrait du profil 8, l’évaluation des besoins lui prescrirait 70 heures de services par mois. Les services publics lui assureraient 45 heures, elle devrait quand même combler 25 heures. Dans les deux cas, selon le budget simulé de cette personne, elle aurait un manque à gagner d’une centaine de dollars par mois.

    Simulation complète

    Impact majeur
    « L’évaluation détermine le nombre d’heures de soins et d’aide requis pour des personnes qui sont en perte d’autonomie à des degrés divers. Or, les services publics ne sont pas en mesure de fournir l’entièreté de ces soins dans les délais prescrits, ce qui crée des listes d’attente et des bris de service. Les aînés n’ont d’autres choix que de se procurer ces services essentiels à leur maintien à domicile au privé, d’où la privatisation des soins aux aînés. Avec ces portraits nous démontrons, une fois de plus, l’impact du désengagement de l’État à l’égard des aînés en perte d’autonomie », soutiennent les porte-parole des organisations présentes.

    Revendications
    « Le ministre de la Santé dit que le maintien à domicile est une priorité. Mais ce n’est pas vrai qu’avec les 60 millions de dollars annoncés lors du dernier budget, les aînés en perte d’autonomie, les proches aidants et les intervenants de première ligne pourront souffler ! »,font remarquer les organisations. L'insuffisance et la difficulté d'accès aux soins à domicile ont des impacts très importants sur les droits des patients. Nous revendiquons une nouvelle politique publique de maintien à domicile soutenue par un financement adéquat et récurrent et une garantie de services et de soins mieux encadrés pour assurer une qualité de vie adéquate aux personnes parmi les plus vulnérables de notre société.

  • 12-04-2016 Les vertus de la généalogie

    Martine Desjardins, L’acutalité

    Mou­rir par curiosité est une œuvre de maturité, visiblement nourrie par l’expérience de l’auteure.

    S’il existe des thérapies par le rire, les animaux ou la musique, pourquoi n’y aurait-il pas aussi des thérapies par la généalogie ? Après tout, le récit de notre filiation forge, dès l’enfance, une partie de notre identité.

    Christiane Duchesne en sait sûrement quelque chose, elle qui met souvent en scène des grands-parents dans ses romans jeunesse (elle en a écrit une soixantaine, en plus d’avoir traduit quelque 700 albums illustrés). Son quatrième roman pour adultes, Mou­rir par curiosité, est une œuvre de maturité, visiblement nourrie par son expérience propre, qui montre de façon lumineuse les vertus des racines et leurs pouvoirs merveilleux.

    Toute l’action se passe dans une chambre d’hôpital où, pendant 40 jours, un adolescent gît totalement paralysé mais pleinement conscient, après avoir été victime d’un accident. Passionné de science, de planche à roulettes et de danse classique, Emmanuel sait qu’il risque de ne jamais recouvrer l’usage de ses jambes et il ne voit aucune raison valable de s’éveiller de son « coma ». À cet égard, il est emblématique de tous ces jeunes vissés à leur écran, isolés, renfermés, incapables de communiquer leurs émotions et leurs sentiments.

    Comme une fée marraine, la grand-tante Rose veille à son chevet. Habituée à s’occuper des cas lourds dans les écoles, elle entreprend d’aider Emmanuel à sortir de son silence et de son immobilité en lui racontant des histoires. Mais pas n’importe lesquelles : celles de ses ancêtres les plus singuliers. Ésaü le bossu, Onésime le revenant, Aurore l’amnésique, Marcel le meurtrier, Anasthésie enlevée par les bohémiens, Ismaël l’inventeur des lunettes fumées — sans oublier le grand-père, mort assommé par une oie gelée…

    Le charme et l’enchantement de ces contes sont si irrésistibles qu’il est impossible d’en ignorer le message : c’est par les histoires de sa famille qu’un enfant prend racine et qu’il peut ensuite établir un lien significatif avec les autres générations. À vos arbres généalogiques, donc.

  • 11-04-2016 Maladie d’Alzheimer : pourquoi la personne ne reconnaît plus ses proches?

    Institut universitaire de gériatrie de Montréal

    Souffrir de la maladie d’Alzheimer, ce n’est pas seulement oublier des événements, c’est aussi ne plus reconnaître les personnes qui nous sont chères. Cette étape accroît le fossé séparant la personne atteinte de ses proches. Une étude vient de démontrer que la maladie d’Alzheimer, au-delà des troubles de la mémoire, touche également la perception visuelle des visages. Cette explication aide les proches à mieux comprendre ce moment douloureux, et pourrait aboutir à de nouvelles méthodes pour le retarder.

    Les travaux de l’équipe du Dr Sven Joubert, Ph. D., chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal et professeur au Département de psychologie à l’Université de Montréal, seront publiés demain dans le Journal of Alzheimer’s Disease.

    La perception des visages joue un rôle fondamental dans la communication humaine. C’est pourquoi l’Homme a développé une expertise spécifique pour détecter et identifier très rapidement un visage. Cette faculté reposerait sur la capacité de percevoir un visage comme un tout. Cette perception globale se distingue d'une analyse locale et détaillée qui permet de percevoir les éléments individuels d'un visage (yeux, nez, bouche, etc.). La présente étude a démontré que la capacité à percevoir un visage de manière globale serait altérée par la maladie d’Alzheimer.

    L’équipe de Montréal a étudié la capacité de percevoir des photographies de visages et de voitures à l'endroit et à l’envers, chez des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et chez des personnes âgées en bonne santé. Le Dr Joubert explique les résultats : « Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ont obtenu des résultats semblables à ceux du groupe contrôle en ce qui concerne l'exactitude des réponses et la vitesse de traitement des visages et des voitures à l’envers. Pour ces tâches, le cerveau doit traiter les informations perçues par l’œil de manière analytique et locale, en analysant les différentes composantes de l'image. Par contre, les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer étaient beaucoup plus lentes et commettaient plus d’erreurs que les personnes en bonne santé pour les visages à l’endroit. Ceci nous porte à croire que c’est précisément la reconnaissance globale du visage qui est altérée. Par ailleurs, les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer avaient des performances normales en ce qui concernait la reconnaissance des voitures à l'endroit et à l’envers, ce qui suggère que les difficultés de perception visuelle concernent spécifiquement les visages dans la maladie. » Cet effet est d’autant plus surprenant qu‘il est observé à un stade léger de la maladie.

    L'étude du Dr Joubert permet de mieux expliquer la nature des difficultés rencontrées par les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer à reconnaître des personnes familières (personnes proches, personnalités connues, etc.). La mise en évidence que la difficulté à reconnaître les visages pourrait provenir d’une difficulté de perception globale, et non pas seulement d’un trouble de la mémoire, ouvre la voie à la mise en place d’autres types de stratégies pour que les patients reconnaissent leurs proches plus longtemps, tels que travailler sur la reconnaissance des particularités des visages ou s’appuyer sur d’autres sens (reconnaître la voix), etc.

  • 06-04-2016 Conseils pour une retraite à l’étranger

    Marc-André Sabourin, L’actualité 0

    Aller vivre sa retraite dans un autre pays demande de la préparation. Voici des clés pour partir l’esprit en paix.

    La santé, la priorité

    Sans assurance, un séjour à l’hôpi­tal peut amputer votre épargne-retraite durement gagnée de dizaines de milliers de dollars. Il est donc important de contracter une assurance auprès d’un assureur privé, qui vous protégera à l’étranger et, si nécessaire, au Québec.

    En effet, toute personne qui s’absente du Québec plus de 183 jours entre le 1er janvier et le 31 décembre ne sera pas couverte par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) pour l’ensemble de l’année. Afin d’éviter les mauvaises surprises, prévenez la Régie avant votre départ.

    Évasion oui, mais pas fiscale

    Même sous les palmiers, personne n’est censé échapper au fisc. Un retraité canadien installé à l’étranger devra payer de l’impôt. À quel pays ? Cela dépend de son statut de résidence.

    Le simple fait pour un Canadien de vivre à l’étranger n’en fait pas automatiquement un non-résidant aux yeux du fisc. Pour déterminer son statut, un ensemble de facteurs (comme posséder une carte d’assurance maladie, avoir une maison au Canada) sont pris en compte. Chaque situation est unique, dit l’avocat-fiscaliste Louis Sirois, du cabinet Sirois Tremblay et associés, qui recommande de consulter un expert avant le départ. Le résidant paiera des impôts au Canada sur tous ses revenus, peu importe leur provenance dans le monde. Le non-résidant en paiera seulement sur ses revenus de source canadienne.

    « Si un retraité revient au Canada après cinq ans sans avoir démontré son statut de non-résidant, le fisc pourrait lui demander de produire ses déclarations de revenus des cinq dernières années et d’acquitter les impôts impayés », précise Me Sirois.

    Rompre les liens avec le Canada pour obtenir le statut de non-résidant peut s’avérer financièrement intéressant. « Certains pays offrent une fiscalité nettement plus avantageuse que le Canada. Il existe même une certaine rivalité pour attirer la clientèle retraitée en provenance de pays aisés », poursuit-il. Au Panamá, par exemple, les étrangers dont les revenus mensuels dépassent 1 000 dollars américains ont droit à une exemption de frais de douane sur l’importation de meubles et de véhicules et à des rabais allant jusqu’à 50 % sur une foule de biens et services.

    Tester le paradis

    Déménager à l’étranger n’est pas une décision qu’on prend à la légère. « Allez d’abord passer du temps sur place. Et le plus longtemps sera le mieux ! » conseille Dan Presher, journaliste au magazine américainInternational Living, qui travaille en Équateur.

    Et il ne parle pas d’y séjourner en vacancier. « Vous devez expérimenter tous les éléments qui composent la vie quotidienne. » La plage et les restaurants, certes, mais aussi la conduite automobile, les soins de santé, les services bancaires, les télécommunications et les épiceries.

    Vous prendrez peut-être conscience que l’endroit où vous adorez passer deux semaines chaque hiver ne vous convient pas le reste de l’année. Ou que, oui, cet endroit est bel et bien le paradis sur terre.

    Les dernières volontés

    Certaines clauses de votre testament québécois ne seront peut-être pas valides dans votre pays d’accueil. Pour ne pas laisser de problèmes en héritage, consultez un notaire.

    En cas d’urgence

    Un ouragan menace votre atoll paradisiaque ? La situation politique se dégrade ? Le service Inscription des Canadiens à l’étranger permet à l’État de vous contacter et de vous aider plus rapidement en cas d’urgence. Ajoutez-y votre nom.

    Louer ou acheter ?

    Tout dépend de vos envies et de vos revenus. Entretenir une maison est une corvée ? Vous aimeriez changer de pays de temps à autre ? Mieux vaut louer. Vous comptez rester longtemps au même endroit ? Le taux de change est favorable ? Acheter peut être avantageux.

    Dans le cas d’une acquisition, le journaliste Dan Presher, d’International Living, conseille de s’établir dans un endroit prisé de la population locale. « Si jamais l’intérêt de la clientèle internationale diminue, vous serez encore capable de revendre votre maison », dit le journaliste, qui a acheté ou loué des demeures dans quatre pays d’Amérique latine.

  • 05-04-2016 Publication du livre sur le Sommet de la confiance 2015

    Le Réseau FADOQ, partenaire collaborateur du Sommet international de la confiance dans les organisations est fier d’annoncer la publication du livre sur cet événement ayant réuni des intervenants du monde entier, à Montréal, les 21 et 22 mai 2015, à l’invitation de l’Institut de la confiance dans les organisations. Télécharger le livre

  • 02-04-2016 La période la plus noire pour les usagers

    Amélie Daoust-Boisvert, Le Devoir

    Il a sonné l’alarme quand la réforme a été présentée. Un an après son adoption, l’inquiétude de l’avocat des patients Jean-Pierre Ménard s’est encore accentuée. Il affirme que, comme il le craignait, les droits des usagers reculent à la vitesse grand V.

    « Extrêmement inquiet pour l’avenir », Jean-Pierre Ménard avance sans mâcher ses mots que, depuis l’adoption du projet de loi 10, nous vivons la « période la plus noire pour les usagers ». « En 36 ans de pratique, c’est la première fois que les reculs sont aussi importants et que les besoins et les droits des usagers sont aussi peu considérés », affirme-t-il en entrevue avec Le Devoir.

    Son constat est alarmant. Jean-Pierre Ménard reproche d’abord et avant tout à la réforme administrative d’avoir retiré aux patients presque tout pouvoir sur le réseau, notamment par la disparition des conseils d’administration locaux de dizaines d’établissements.

    « On assiste à une perte de pouvoir des communautés, constate Me Ménard.S’ensuivent une démobilisation, une perte de l’influence des communautés sur le réseau et une perte d’autonomie des régions. »

    Pour lui, les usagers « ne font pas partie des préoccupations du ministre, tout ce qui touche leurs droits n’a pas été pris en compte ».

    Il y a aussi la réorganisation complète des comités d’usagers qui peine à se mettre en branle. Rappelons que ces comités, prévus dans la loi, sont les gardiens des droits des usagers et leurs représentants auprès des établissements. Le comité les accompagne notamment dans les processus de plainte.

    « La mise en oeuvre des supercomités d’usagers est laborieuse car les territoires sont grands et les membres sont bénévoles. »

    La réforme a aussi chamboulé le processus de plainte. Selon la protectrice du citoyen, Raymonde St-Germain, Québec contrevient à sa propre loi depuis qu’une partie du processus est confiée à des conseillers non indépendants qui épaulent les commissaires aux plaintes.

    Gigantisme sans efficacité

    Pendant ce temps, les décisions se prennent en haut, entre le ministre et les quelques p.-d.g. du réseau, constate Me Ménard, critique de ce mode de gestion centralisé.

    « Pendant que le ministre réunit ses p.-d.g., les conseils d’administration font un peu de la figuration », déplore-t-il. Il remet aussi en cause l’efficience accrue que doit atteindre le réseau à la suite de ces fusions. Jean-Pierre Ménard met fortement en doute l’obtention d’un quelconque effet positif à la suite de la réduction du nombre de cadres dans le réseau. « Actuellement, nous n’avons aucun indice d’efficience accrue du système. »

    Les médecins avant tout

    Si, selon lui, le ministre Gaétan Barrette oublie les patients, à qui penserait-il quand il prend ses décisions ? Tranchant, Jean-Pierre Ménard affirme que « quand le ministre doit choisir entre les intérêts des patients et ceux des médecins, il va toujours choisir ceux des médecins ».

    À preuve, selon lui, le projet de loi 20. Après avoir fait peur aux médecins en faisant mine de leur imposer d’importantes contraintes, Québec s’en remet finalement totalement « au volontariat des médecins avec une série de clauses échappatoires ».« La réforme ne touche ni le statut ni le revenu des médecins », reproche-t-il.

    Avec le frein appliqué à la croissance des dépenses en santé et en services sociaux, équilibre budgétaire oblige, Jean-Pierre Ménard n’hésite pas non plus à dire que nous assistons à une « décroissance » du système de santé. « Les gens ont de moins en moins confiance au système et à sa capacité de répondre à leurs besoins. Ça pousse les gens vers le privé. »

    Le ministre Barrette, de son côté, refuse toujours de parler de compressions et affirme que les services ne sont pas touchés. Le pire, selon l’avocat Ménard, « c’est que nous assistons à ce désengagement de l’État sans débat public. Le ministre a bien beau défendre le système public dans ses discours, les gestes vont plutôt dans le sens d’un système de santé affaibli et de plus en plus dysfonctionnel ».

  • 01-04-2016 Les locataires aînées jetées à la rue : un véritable fléau !

    Source : Aile parlementaire de Québec solidaire

    Le Comité logement de la Petite Patrie, la députée Françoise David, le Réseau FADOQ, des locataires aînées et des propriétaires de logements, notamment Christian Yaccarini, président et chef de la direction de la Société de développement Angus, déplorent et dénoncent les évictions de plus en plus nombreuses de personnes aînées dans les quartiers centraux de Montréal.

    « Les évictions de locataires aînées sont devenues un véritable fléau dans le quartier », selon Martin Blanchard du Comité logement de La Petite Patrie, qui rappelle que les personnes aînées représentent parfois jusqu'au tiers des personnes évincées. Ceci s'explique, nous dit M. Blanchard, « par un déséquilibre évident dans les relations entre locataires et propriétaires, en particulier quand les locataires sont vulnérables, ce dont profitent, entre autres, des spéculateurs dans un marché immobilier source de profits faciles ».

    La législation sur le logement locatif permet aux propriétaires d'évincer leurs locataires pour des motifs précis : reprise de logement ou éviction pour agrandissement, subdivision ou changement d'affectation. Plusieurs propriétaires en profitent pour évincer des locataires sous de faux prétextes avec ces dispositions légales, encore plus s'il s'agit de personnes vulnérables comme des locataires aînées.

    De nombreuses et nombreux locataires témoignent de leur désarroi face à cette situation. Notamment Pierino Di Tonno, qui a fait la manchette ces dernières semaines. Ce locataire de 82 ans qui habite son logement depuis une quarantaine d'années est persuadé que son propriétaire demande son éviction, car il paie un loyer bon marché dans un quartier qui gagne en popularité. M. Di Tonno, qui s'oppose à son éviction devant la Régie du logement, nous dit que s'il perd son logement, « ce sera ma fin ». Liliane Dufour, une locataire de 76 ans qui s'est fait évincer malgré elle par la voie légale, résume son histoire ainsi : « Un logement ce n'est pas une marchandise comme une autre, c'est un droit. Or, la Régie m'accorde un tout petit délai de trois semaines pour quitter mon chez-moi, sinon on me met à la porte, sur le trottoir. Trois semaines, c'est trop peu! En plus, mon propriétaire refuse de me verser la modeste indemnité décidée par le régisseur. C'est injuste!».

    Le Réseau FADOQ s'inquiète aussi de la situation des locataires aînées. « Une éviction a des conséquences importantes sur la qualité de vie des aînées qui doivent être pris en compte. Le stress qu'entraîne un déménagement non souhaité peut brusquement affecter l'autonomie d'une personne, ce qui occasionne des coûts pour toute la société. Il est temps d'agir pour protéger des personnes vulnérables qui n'ont aucun moyen de se défendre eux-mêmes. Il faut que le gouvernement respecte son engagement et agisse pour freiner ce fléau », plaide Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ.

    Des propriétaires de duplex et triplex se dissocient aussi de cette façon de faire de certains de leurs pairs. Christian Yaccarini, président et chef de la direction de la Société de développement Angus (SDA), est propriétaire d'un duplex à Montréal. « Quand j'ai acheté mon duplex », dit-il, « je savais que le haut était occupé par une personne âgée et donc qu'elle payait son loyer moins cher que les locataires du voisinage. Jamais il ne me serait venu à l'idée de mettre dehors ma locataire âgée». Catherine Larochelle, une propriétaire de 27 ans qui a une locataire âgée de 86 ans habitant son logement depuis 53 ans, est catégorique : « Elle est chez elle beaucoup plus que moi ».

    Pour protéger les droits des locataires aînées, la députée de Gouin, Françoise David, a déposé en juin 2015 un projet de loi demandant aux propriétaires qui souhaitent obtenir l'éviction d'une personne aînée de lui trouver un logement équivalent, qui correspond à ses besoins et situé à proximité. « On parle ici de personnes âgées pauvres ou vivant avec un handicap. Je suis convaincue que le projet de loi 492 permettrait de mieux protéger les personnes aînées face aux ardeurs de propriétaires avides de profits rapides tout en respectant un équilibre entre les droits des locataires et ceux des propriétaires » affirme la députée, qui rappelle que le premier ministre du Québec, ainsi que les chefs des partis d'opposition, ont promis un appui à un tel projet de loi lors du débat des chefs de 2014. « Je demande au gouvernement de procéder rapidement à l'étude détaillée du projet de loi, dernière étape avant son adoption finale » souligne-t-elle.

     

  • 01-04-2016 Les baby-boomers : de plus en plus libres de voyager

     

    Claudine Barry, Réseau Veille tourisme

    Les jeunes des générations Y et Z font l'objet de toutes les tribunes, si bien qu'on en oublie presque leurs parents ou leurs grands-parents : les baby-boomers. Aux États-Unis, plus de 70 % d'entre eux feront un voyage d'agrément au cours de la prochaine année. Lire la suite

  • 01-04-2016 Comment mieux aider les aidants : une affaire de psychologie et... d'empathie

    Québec Science

    Les aidants naturels sont souvent des partenaires de santé essentiels pour les personnes en perte d'autonomie. Mais ils ne sont pas toujours préparés pour les accompagner, constate Nancy Guberman, l'une des rares chercheuses à s'être penchées sur leur rôle. Longtemps professeure à l'École de travail social de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Nancy Guberman a vu la contribution des aidants naturels — ou proches aidants — prendre de plus en plus d'importance. Au point que, aujourd'hui, ils assurent entre 80% et 85% des services de maintien à domicile. Le personnel du secteur public n'y contribue qu'entre 10% et 15% de l'effort, note-t-elle, c'est- à-dire 2,5 heures par semaine. À titre de comparaison, en France, la part du secteur public pour le maintien à domicile atteint 25 heures par semaine.

    «Si leur travail était rémunéré à 12 $ l'heure, il en coûterait pas loin de 5 milliards de dollars au Québec, déjà calculé, en 2003. Qu'en est-il aujourd'hui, alors que près de 400 000 personnes présentant des incapacités importantes bénéficient en majeure partie du soutien de leurs proches?»

    Si, de façon générale, entre 60% et 80% de cette aide concerne les personnes âgées, pour le reste, elle profite par exemple aux jeunes affectés par des problèmes de santé mentale, aux personnes atteintes de sclérose en plaques, aux convalescents qui se remettent d'une chirurgie, etc.

    Très important, alors, le rôle des proches aidants! Malgré cela, ils ont un sérieux problème de reconnaissance, affirme Nancy Guberman. Et ils sont plus ou moins bien intégrés dans les plans d'intervention des cliniciens, quand ils ne sont pas que des exé- cutants aux yeux de certains professionnels». Pourtant, soutient-elle, on pourrait contribuer à faire une sorte de transfert de connaissances des intervenants professionnels vers l'entourage. Un besoin incontestable. À preuve, aujourd'hui à la retraite, Nancy Guberman continue de donner des formations aux intervenants pour les entraîner à écouter les aidants. «Rien que leur apprendre à se réserver une heure pour les écouter, c'est énorme. Leur montrer comment bien faire pour aider, ça leur enlève beaucoup d'anxiété.»

    Il faut dire que les aidants n'ont pas de distance professionnelle comme peuvent en avoir les intervenants. Sur le plan émotif, c'est très exigeant pour eux d'accompagner un malade ou un proche en perte d'autonomie. Ils sont en présence d'une personne qui souffre, poursuit-elle. Leur rôle dépasse donc celui de parent, d'ami, de frère ou de soeur. Aussi, ils ont bien des deuils à faire dans tout ça.»

    Les institutions pouvaient-elles prendre soin des personnes en difficulté ou en perte d'autonomie mieux que leurs propres familles? On a pu le penser avec l'avènement de l'État providence. « Mais cette institutionnalisation n'a pas réussi, c'était trop bureaucratique, dit Nancy Guberman, professeure à la retraite de l'École de travail social de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). De plus, au milieu des années 1980, on s'est rendu compte que cela coûtait très cher. On a donc commencé à parler de prise en charge communautaire pour soutenir la vague de désinstitutionnalisation qui a suivi. Mais de fait, cela n'a jamais été accompagné d'une redistribution de l'argent vers les services. Cet argent est resté dans les hôpitaux. »